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L'iconographie de la Madeleine aux deux flammes
est bien différente de celles des autres Madeleine
de La Tour. Celle-ci, elle regarde le miroir au
lieu de porter son regard sur un objet pieux.
Chez La Tour, le souci du
message spirituel n'exclut jamais le plaisir de peindre.
Dans cette Madeleine, il a introduit de nouvelles
couleurs, de nouveaux reflets et d'un symbolisme de
méditation au lieu d'une évocation de la mort.
Madeleine
Wrightsman est une Madeleine qui médite sur
la vanité des plaisirs et la fragilité ses apparences :
jupe d'étoffe rouge galonnée, miroir au cadre doré,
regard détourné, mains joignantes, bijoux dispersés et
reflet de la flamme sur le miroir. La scène suggère le
moment tout juste après sa conversion.
La peinture
n'est pas signée. La datation de cette Madeleine
pose deux difficultés aux spécialistes de La Tour: sa
technique raffinée laisse croire que l'oeuvre n'est pas
tardive; la vigueur du coloris et les lignes
géométriques épurées démontrent qu'elle n'est pas parmi
les premiers nocturnes.
Madeleine
aux deux flammes serait située entre l'Ange
apparaissant à saint Joseph et la Femme à la puce.
Car elle présente des similitudes de facture avec le
premier et un rapprochement de composition avec la
seconde.
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