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De référence biblique,
Georges de la Tour peint la figure de Marie Madeleine à
plusieurs reprises. Celle-ci, la Madeleine à la veilleuse
est la version qui se trouve au Louvre et est également la
plus connue des Madeleine de La Tour.
La scène présente la jeune
femme assise, courtisane repentie et convertie par sa
rencontre avec le Christ. Elle est absorbée dans ses
pensées, le regard égaré. Sa main s'appuie sur un crâne,
symbole de la vanité terrestre et de la temporalité de
la vie. La lampe à huile qui brûle devant des livres
entassés, constitue le point focal du tableau, mais
elle représente encore une fois le caractère éphémère de la vie
terrestre.
L'œuvre se présente aussi comme la réflexion d'une jeune femme
sur sa beauté éphémère. D’un style dépouillé et sobre, à
la manière nocturne de La Tour, on y décèle aussi
l'art portraitiste en vogue à l’époque de la Réforme,
surtout dans les pays nordiques.
Ce tableau a appartenu jadis
à une collectionneuse d'art parisienne, Camille Terff, avant d'être acquis
par le Louvre en 1949. On l'appelle parfais Madeleine
Terff. C'est la seule parmi les quatre Madeleine de
La Tour connues à être signée. C'est aussi la plus
austère des quatre Madeleine.
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