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Cette Madeleine a un
passé cocasse et insolite.
En 1877, la marquise de
Caulaincourt, propriétaire du tableau, le confie au
restaurateur et marchand Haro pour vernissage et
encadrement. Pour des raisons que nous ignorons, ce
dernier va le conserver 34 ans. Il l'a finalement rendu
en 1911, à la comtesse d'Andigné, soeur de Madame de
Caulaincourt, entre-temps décédée.
C'est André
Fabius qui l'acquis en 1936 lors d'un encan. La tableau
demeure dans sa collection jusqu'au 1974. D'où vient
alors de l'appellation de Madeleine Fabius.
Le thème de
cette Madeleine est relativement différent des trois
autres Madeleine. La
Madeleine à la veilleuse et la
Madeleine pénitente à
la flamme filante sont la représentation d'une
femme ascétique en état de méditation. Quant à la
Madeleine Wrihgtsman,
elle représente une femme qui renoncer à son monde de
luxure. Donc, fort peu d'ambiguïté.
Celle-ci, il
n'y a ni extase dans l'esprit de la spiritualité de
l'époque, ni méditation qui traduit l'ascèse. Elle est
aussi la seule Madeleine dont le regard se dirige au
miroir qui renvoie le crâne, symbole de la morte. Est-ce
les dernières tentations de la sainte, la doute de sa
conversion?
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