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À propos de cette oeuvre
La
Diseuse de bonne aventure est l'un des tableaux les
plus fascinants de La Tour, sa découverte est entourée
de mystère et son achat par le Métropolitain de New York
le 8 juin 1960 déchaîne la France et déclenche une
campagne de presse que la France nous a habituée depuis
toujours. André Malraux, alors ministre des Affaires
culturelle est contraint à expliquer l'octroi du visa de
sortie devant l'Assemblée Nationale.
L'aventure
de la Diseuse au 20e siècle débute en 1946 lorsque le
tableau est identifié par Dom Henri de Laborde de
l'Abbaye de Soleames au château de Vagotière, près de
Mans. La tableau était sur les lieux depuis 1925.
Deux ans
plus tard, Le père de Laborde signale sa découverte au
Louvre. Débutent alors les négociations entre le musée
et les neveux du général de Gastines, propriétaire du
tableau, mais mort en 1948. La transaction s'est
concrétisée le 3 août 1949 en faveur
d'un 2e joueur, la galerie Wildenstein, qui a
surenchéri. Le tableau est vendu pour 7,5M de francs.
Le tableau
est signé en haut à droite G. De La Tour Fécit
Lunevilla Lothar qui témoigne la fierté d'un
peintre en pleine possession de ses moyens. Sur le fichu frangé
de la vieille Bohémienne, La Tour a
écrit le mot
« merde
». Intriguant, n'est-ce pas?
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