Têtes de mort
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En ce dimanche soir estival, une brise douce et un air frais. Tout est calme et paisible. Nous savourons doucement ce silence de fin de soirée en pensant à ce billet à poster avant d’aller au lit. Une autre semaine de travail débutera dans quelques heures. Mais il suffit d’allumer l’ordinateur et cliquer sur Twitter pour constater de nouveau que le monde vit frénétiquement des jours mouvementés depuis maintenant plusieurs semaines.
Il y a eu ces mouvements de foule en Iran pour contester les résultats de l’élection présidentielle, l’horreur du vidéo de la jeune Neda tuée par balle par des milices. Presque en direct. Puis, on annonce le décès de Jackson. Du coup, on ne parle que du Roi de la Pop. Sans oublier ces deux accidents d’avion, des centaines de victimes et une survivante miraculeuse. Là, c’est au Honduras, on annonce deux morts parmi les manifestants qui soutiennent le retour du président déchu Manuel Zelaya, mais son avion est interdit d’atterrissage… Voilà, le charme est rompu.
Nous avons cette impression que nous ne parlons pas beaucoup de l’art ces derniers jours. Une oeuvre d’art contemporain pour accompagner ce billet : l’ombre de deux têtes de mort.
Une photo/installation de deux artistes anglais, Tim Noble et Sue Webster. Ils font partie de la Génération post-YBA (Young British Artists), comme leurs prédécesseurs les YBA, ils sont des protégés du célèbre Saatchi Gallery, la pouponnière de l’art contemporain anglais.
Il est un peu difficile de qualifier le travail de ce couple d’artistes. Il y a un amalgame de sculpture, d’installation et de photographie. Nous le qualifierions de l’art éphémère. Dans un monde où l’on parle de plus en plus de la récupération des matières recyclables, on y trouve dans leurs oeuvres, charme, intelligence et actualité. Si le concept est vieux comme le monde, son ingéniosité est pleine d’innovation.
Voilà pour ce zigzag de maux supportables pour certains, intolérables pour d’autres, et pour cet amalgame d’actualités traitant des droits inaliénables… la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Il n’en demeure pas moins que dans les marges de la vie, on y trouve des peuples qui cherchent, des victimes et des morts.


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7 juillet 2009 à 2:25
A la biennale il y a une oeuvre qui s’appelle « fucking rats»
http://www.jamesclar.com/blog/img/20090604_venicebiennale_19.jpg
8 juillet 2009 à 0:12
Merci Lo!
Pour vous, les rats de Banksy. Mais nous doutons que ceux-ci soient méconnus pour vous. Mais quand même!
Disons, c’est pour le côté « ombre» et « lumière» .
8 juillet 2009 à 2:21
Je ne connaissais pas :s:s ^^