Tagué par Max
Tagué, tout laisse croire qu’il s’agit d’un jeu de blogueurs ayant pour but de faire parler de « soi », ou simplement, pour faire la promotion de leur blog.
Nous avons été tagués par le blog à Max. En voyant le titre de son article, ce fut un choc! Nous nous souvenons ensuite d’un commentaire que nous avons laissé nous-même à l’auteur qui a tagué le blog à Max. Si vous êtes intéressé à lire le commentaire en question, cliquez ici.
Après quelques jours de cogitation, nous décidons de ne pas briser cet élan d’échange. Voici les règlements de la « Tague des blogueurs »:
- Mettre le lien du blog qui vous tague;
- Mettre les règlements du jeu de tague sur votre blog;
- Mentionner six choses - habitudes - tics sur vous-même;
- Taguer six personnes, en occurrence, leur blog à la fin de votre billet en mettant leurs liens;
- Aller avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées.
Voici donc un peu de nous :
- Nous partageons ici une passion;
- Nous voulons un art à l’image du blogosphère. C’est-à-dire, non-élitiste;
- Nous travaillons pour un art accessible, dans sa forme et dans son sens;
- De temps à autre, nous essayons d’exalter ici une bribe d’histoire de l’art à notre manière;
- Nous tentons de faire évoluer notre conscience à travers nos articles;
- Nous souhaitons faire connaître notre art.
Pour faire honneur à notre blog, après tout, un blog d’art.
Voici une image de l’Extase de sainte Thérèse, par Bernini. Un sommet de l’art baroque. Également, un extrait de l’écrit de Thérèse d’Avila. Si si, par sainte Thérèse elle-même!
(…) Il n’était point grand, mais petit et très beau; à son visage enflammé, on reconnaissait un de ces esprits d’une très haute hiérarchie, qui semblent n’être que flamme et amour. Il était apparemment de ceux qu’on nomme chérubins; (…) Je voyais dans les mains de cet ange un long dard qui était d’or, et dont la pointe en fer avait à l’extrémité un peu de feu. De temps en temps il le plongeait, me semblait-il, au travers de mon coeur, et l’enfonçait jusqu’aux entrailles; en le retirant, il paraissait me les emporter avec ce dard, et me laissait toute embrasée d’amour de Dieu.
La douleur de cette blessure était si vive, qu’elle m’arrachait ces gémissements dont je parlais tout à l’heure : mais si excessive était la suavité que me causait cette extrême douleur, que je ne pouvais ni en désirer la fin, ni trouver de bonheur hors de Dieu. Ce n’est pas une souffrance corporelle, mais toute spirituelle, quoique le corps ne laisse pas d’y participer un peu, et même à un haut degré. Il existe alors entre l’âme et Dieu un commerce d’amour ineffablement suave. (…)
Pour conclure, nous taguons par ordre alphabétique six acteurs de la blogosphère que nous apprécions:
Diane de Bozarts, un blog Simple Life artistique? Non, non, détrompez-vous, vous n’y trouverez pas les dernières fracasses d’une Jetsetteuse. Vous y trouveriez la quiétude d’une Mamie à plein temps et artiste professionnelle engagée
de ses heures.
Dominic Arpin, patrouilleur du net, étoile du monde des blogueurs québécois.
L’Hystérique, allez-y, lisez ses chroniques, à petites doses. Si ça vous effraye, c’est normal. Les voix dans la tête sont des inspirations pour certains, effrayants et incompréhensibles pour d’autres.
MatooBlog, où le matooyage, matage et citage se mêlent aux autres « age » à travers les lectures du Matoo. Prenez le temps.
Nina de Zio Peppino, des mots et le rythme des mots.
Un Taxi la nuit, des mots nocturnes ou des Nocturnes en mots. Chauffeur, conduisez-nous à votre destination.


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14 février 2008 à 13:25
ahhahahahharrrgggggg nannnnanaannn pas un tag !!!!!!! lol mais si c’est un signe d’estime de mon blog ça me fait quand même plaisir !
15 février 2008 à 15:56
tiens! c’est drôle comme cette tague pullule les blogs ces temps-ci. j’en ai justement été contaminée cette semaine! rigolo!
15 février 2008 à 19:46
Nous ne sommes pas nécessairement en désaccord avec vos commentaires.
Mais bon, parfois, certains gestes peuvent susciter des réactions. Nous pouvons bien prétendre que notre intention, elle est différente. Nous vivrons avec notre décision et geste.
Merci @ L’hystérique et vous, CaRO, de dire ce que vous pensez.
Nous, nous préférons de croire que laisser des commentaires
constructifssur un blog, c’est une geste de communication. Allez, nous vous souhaitons une bonne fin de semaine!16 février 2008 à 16:18
Merci pour ces explications, MY Arts! Je considère que c’est une pratique sympathique et pas du tout agressante. C’est un p’tit clin d’oeil gratuit qui nous présente gentiment d’autres sites. En être offusqué dénote une étroitesse d’esprit: à croire qu’on est tout seul sur le net! Bonne journée!
16 février 2008 à 21:25
Merci Diane!
Nous avons censuré aujourd’hui pour la première fois notre commentaire suite à des commentaires que l’on nous a laissé. Nous avons barré le mot “constructif” et effacé un commentaire. La raison se trouve là.
Car nous apprenons ici notre façon de communiquer et nous trouvons que le mot “constructif” est de trop, du moins dans nos propos publiés ci-haut. Voilà, une façon à nous de partager notre regard sur la vie.
17 février 2008 à 0:09
Hmm… MY Arts, c’est vrai que ça peut sembler de la provocation, dans le contexte mondial actuel que d’encourager une telle pratique. Si on veut se prévaloir de la liberté d’expression, il faudrait aussi accepter ceux qui nient l’Holocauste des Juifs. Or, on sait que tout personnage public qui nie cet événement se retrouve en tôle ou devant la justice. Alors, je crois que pour l’instant, les jeux de Mahommet et le passé des Juifs devraient être abordés avec plus de… respect et de circonspection.
Sur une note semblable, j’aimerais rectifier un peu la présentation que vous faites de mon blogue et de moi-même. Je suis avant tout une artiste professionnelle, bachelière de Concordia (BFA circa 2000) et l’art est mon activité principale, mais vous dites:
“Vous y trouveriez la quiétude d’une Mamie à plein temps et artiste de ses heures.”
ce qui peut porter à confusion alors qu’en réalité, je suis toute à la préparation de ma prochaine exposition et à la diffusion de mes autres travaux artistiques. Je gère aussi une galerie et une communauté d’artistes en ligne et je n’ai vraiment pas beaucoup de temps pour mon petit-fils, bien que ce soit toujours une joie de le voir et de le revoir au hasard de mes repos. Je suis encore loin de la quiétude!
Ce qui m’a chiffonnée un brin est la connotation “peintre du dimanche” qui semblait ressortir de votre présentation mais je suis sûre que telle n’était pas votre intention et je suis quand même ravie d’être sur votre liste et de vous compter parmi mes lecteurs.
Diane
17 février 2008 à 1:13
@ Diane,
Merci pour vos commentaires et pour votre franchise qui vous fait honneur! Nous l’avons remarquée en vous lisant depuis quelque temps. Sincèrement désolé si notre présentation laisse penser autrement quant à votre passion pour la peinture. Nous sommes déjà parmi vos lecteurs, et nous y demeurons.
Quant à l’artiste et auteur de la controverse - Allah o gaybar, il s’agit d’une facette non négligeable de l’art dit contemporain… mais qu’est-ce que l’art contemporain? …Ouf! Malraux a dit - Le drame de la civilisation du siècle des machines n’est pas d’avoir perdu les dieux, car elles les a perdus moins qu’on ne dit : c’est d’avoir perdu toute notion profonde de l’homme.
17 février 2008 à 4:20
Tout d’abord, merci MY Arts d’avoir si gentiment fait la correction, c’est très apprécié.
Quand à la controverse en cours (Allah o gaybar), il faut toujours questionner l’intention, pour commencer, puis situer le contexte, que ce soit dans l’art contemportain ou plus ancien. Cependant, il est vrai qu’avec un peu plus d’humour, le monde se porterait sûrement beaucoup mieux!!!
Mais, si on regarde, par exemple, la production plus récente de Bottero, ça devient plus engagé, plus dénonciateur — je parle de ses toiles où il représente des scènes de torture de détenus Irakiens par les soldats Américains. Comment faut-il l’interpréter? Quant à moi, je me fie à l’intention de l’artiste qu’il a bien verbalisée lors d’entrevues. Se sentant horrifié et impuissant devant de telles atrocités, il n’a pu que l’exprimer en peinture, risquant ainsi de perdre le plus gros de sa clientèle (américaine) de New York dont il était le chouchou.
Nous vivons une période difficile en tant qu’artistes. Dans un sens, nous voulons donner une voix à ceux qui l’ont perdue par la guerre, les génocides et les déplacements mais, d’un autre côté, nous désirons aller à contre-sens, c-à-d manifester le contraire de la guerre pour qu’il devienne réalité… une espèce d’invocation à l’effet que “l’amour est plus fort que la peur”, donc en éloignant notre art du malaise mondial, en regardant au-delà des conflits actuels pour se concentrer sur leur solutions, sur “ce qui peut être”. Ça devrait sûrement faire partie d’un prochain débat sur notre blogue ou notre forum.
Bon dimanche!
