Promenade dans Paris
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Par Mélibée
Promenade dans Paris par un bel après-midi, le nez… un peu trop en l’air.

Voilà, je quitte ma minuscule studette, Paris 15e, pour aller déjeuner… au pied de la Tour Eiffel. Enfin dîner pour nous autres Canadiens, déjeuner pour vous autres Français et pour le restant de la planète… le repas du midi. Je sais, je sais… je suis un peu, tatillonne sur les précisions, je pinaille quoi.
Donc, où en étais-je… Ha oui, ma promenade.
Je me fais un sandwich avec des crudités, j’achète une bouteille d’eau au rare marchand du coin ouvert. Nous sommes dimanche. La plupart des grandes surfaces sont fermées. Je décide de prendre rue de la Convention, une rue commerçante. Mais il y a les étales des petits marchands sur la rue. Un ravissement pour les yeux… les dattes côtoient les pistaches. Un peu plus loin, il y a du poisson frais, des crevettes cuites… la file chez le boulanger… au moins vingt personnes. Une vraie vie de quartier. Je décide de prendre de petites rues, comme elles sont zigzagantes avec des bâtiments tout en hauteur… impossible à avoir un point de repère visuel… alors, je file d’une rue à une autre en regardant l’architecture… le nez en l’air. Les frises, les corniches, les lucarnes… me voilà rendue rue Vercingétorix, chef gaulois… tiens dans le 14e… ha bon! Mais ayant toujours en tête mon objectif de déjeuner au pied de la belle boulonnée… de fil en aiguille toujours le nez en l’air… tient voilà la gare Montparnasse et hop photo. Je la vois au loin… je m’active… je commence à avoir faim. J’ai fait mon jogging ce matin. Je fonce droit devant. Je viens encore de la perdre de vue… ce n’est pas grave… elle ne va pas bouger… elle va m’attendre. Alors d’une rue à une autre, de Pasteur à Commerce… en passant par le boulevard Garibaldi, chef politique italien… Ils ont le chic ces Français de mettre des mots sur… tout, tout, tout… n’en pouvant plus… je vois un parc… Place du commerce avec un petit pavillon. Jardin à la française, évidemment les arbres sont bien alignés, troncs dégagés. Le haut des arbres forme une haie de verdure, les branches tordues, sciées… faut faire prendre le bon pli… quoi. Le sandwich avalé. Je me cherche un petit café… pour siroter le précieux liquide qui éveille les sens…

Tiens, une station de métro. Ici, ils disent le Métropolitain. À New York, c’est le Subway… à Londres, Underground… à Montréal le Métro…
Merde… désolée pour le gros mot. C’est la station Félix Faure… je ne suis qu’à quelques pas de ma studette… Bon, je vais rentrer et me le faire… mon café. Zut, zut zut… j’ai tout simplement tourné en rond comme une bourrique… Voilà ce qui arrive quand on ne prend pas garde où l’on va… tiens en parlant de bourrique, connaissez-vous la mule du pape… d’Alphonse Daudet? Une bien jolie histoire.


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