Présidents américains – une sensation pénible ressentie

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En parlant de Reagan et de Clinton, ils ont eu chacun leur décennie. Bientôt, ce sera au Président Obama de faire sa marque. Le jour de l’assermentation du 44e président américain élu s’approche à grands pas. En attendant, voici deux caricatures pour vous amuser.

Deux images illustrent l’appréciation que des candidats présidentiels éprouvent pour leur président sortant. Deux regards caricaturaux témoignent une similitude, frappante. Peu importent la grandeur d’âme, la capacité de gouverner et les habilités d’émouvoir d’un président américain. Lorsqu’il est à la fin de son dernier mandat, il est toujours un peu gênant aux yeux du candidat prétendant de son parti.

Président américain - Clinton

Présidents américains - une sensation pénible ressentie

Pour Al Gore, devenu depuis sa mésaventure de la course présidentielle de 2000, une vedette écolo des Oscars et éminent récipiendaire du prix Nobel de la paix, son désir de se dissocier de l’Administration Clinton était tout aussi fort que John McCain, sénateur républicain, qui tentait désespérément à s’éloigner de George W Bush.

Pourtant, Clinton et Bush fils, deux présidents américains aux antipodes; Gore et McCain, deux candidats malheureux, deux hommes de deux époques et de deux générations. Mais un même combat pour tenter de gagner la faveur de son électorat et une même attitude face à son prédécesseur : « Loin de moi, Monsieur le Président! »

N’avez-vous pas cette impression qu’à la fin de deux mandats consécutifs comme président américain, peu importe le réel mérite du président sortant, il est une persona non grata pour son aspirant-successeur, républicain ou démocrate. Barak Obama subira-t-il le même sort? Le Sort aurait peut-être encore une fois raison, car la nature humaine est ainsi faite.

Voilà pour cette autre petite incursion dans l’art de la caricature : l’art d’illustrer un malaise, à notre avis, la grande qualité de ces deux caricatures. Entre le président et son prétendant, cette sensation pénible ressentie par les candidats est mise en évidence, sans perte de subtilité.

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