Portrait de Bach ou son vrai visage?

Avez-vous entendu parler de la reconstitution faciale de Bach, son vrai visage? Dorénavant, vous regardez le portrait de Bach autrement. Si si, nous parlons bien de Jean-Sébastien, bien entendu. Quant à ses fils, ils étaient plusieurs, de bons musiciens également, mais l’aura du père étant si fort, ils portent encore mal aujourd’hui, le poids du gigantisme paternel.

C’est une nouvelle provenant de Berlin. On a recomposé le visage de Jean-Sébastien Bach, qui sera la pièce maîtresse de l’exposition Bach à travers le miroir de la médecine. L’exposition ouvrira le 21 mars au musée Jean-Sébastien Bach d’Eisenach.

Nous vous épargnons le détail des activités scientifiques d’anatomie et d’identification humaines menées par l’anthropologue écossaise Caroline Wilkinson. Il suffit être attentif, BBC diffusera et Radio Canada vous traduira un dimanche soir. Donc, l’opération fut possible, grâce à un système de reconstruction faciale par ordinateur. On parle d’une ressemblance vraisemblable à 70% avec le compositeur. C’est quand même précis, non? Mais, il y a encore beaucoup de place à l’amélioration!

Selon AFP, Caroline Wilkinson, connue pour avoir notamment reconstitué le visage du pharaon Ramsès II, s’est basée sur une première tentative de reconstitution du visage de Jean-Sébastien Bach, menée en 1894 par l’anatomiste Wilhelm His et le sculpteur Carl Ludwig Seffner. Ces derniers avaient auparavant exhumé le corps de Bach qui était enterré à proximité d’une église d’Eisenach. Seffner avait ensuite réalisé un buste en bronze.

Après lesdits ossements de Jésus de Nazareth, après les fragments de l’Évangile de Judas, après la voix reconstituée de Mona Lisa, après le visage de Ramsès II, trararan! maintenant le vrai visage de Papy Bach!

Nous nous demandons si vous ressentez ce même vague sentiment que nous éprouvons, qui nous fait pensé que nous, les humains, sommes toujours à la recherche d’une réalité intangible et d’un idéal en devenir. Nous sommes toujours un peu titillés par ce désir inassouvi pour une compréhension nouvelle ou renouvelée comme l’humanisme était à la Renaissance; comme l’imploration du divin dans l’art baroque; comme l’effarement de l’homme romantique laissé à lui-même sur un sentier sinueux et menaçant de la Forêt-Noire; comme l’homme du 19e accaparé par les changements et le capitalisme sauvage ne cherchant en réalité que du repos bien mérité par un beau dimanche d’après-midi ensoleillé… peut-être, quelques madeleines, une tasse de thé pour quelques rêveurs d’une autre époque.

Mon vieux, au fond, tant que nous avons la Variation par Gould, tant que nous avons Jesu, Meine Freude et les partitas pour violoncelle seul de Bach, nous en sommes heureux. Nous ne sommes point gourmands, ni gourmets, mais d’une simplicité volontaire. Cependant, si nous réfléchissons un peu… tiens, peut-être la version de YoYo Ma, ;-) Mais laquelle? Assez! Ça suffit! :-|

Peu importe le vrai visage de Bach dans notre mémoire, qu’il ressemble à Hopkins, ou évoque en nous le visage de Hannibal Lecter. Bach, c’est Bach. Entre-nous, ce souci environnemental, cette curiosité pour la vérité du passé, cette volonté d’avoir du bon temps de qualité et, ce désir Social friendly ou Peace & Love ne trouvent-ils pas parmi les gènes de notre condition humaine? Nous n’avons point de réponse… si vous en avez, soyez généreux!

Portrait de Bach

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