Pardonnez-moi, Seigneur
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En ce jour de l’Action de Grâce de l’An 2009, une oeuvre contemporaine pour amorcer une peut-être méditation : Pardonnez-moi, Seigneur, parce que j’ai péché. Un titre évocateur, une oeuvre de Damien Hirst, 2006.
De quoi constitue-t-elle cette oeuvre contemporaine qui fait partie du patrimoine artistique et culturel de notre humanité? Des mouches et de la résine.
Si! Des mouches, insectes volants possédant une paire d’ailes, un corps hideux cylindrique en boule, avec une tête d’une très grande liberté de mouvement; et de la résine, matière gommée et laquée. Le triptype Forgive Me Father for I Have Sinned ou si vous préfériez Pardonnez-moi, Seigneur, car j’ai péché d’Hirst est un simple agrégat goudronné de mouches. Les scintillements et l’aspérité periphérique perceptibles des trois tableaux noirs sont des malheureuses créatures figées et fixées pour une éternité… appréhensible.
C’est tout simple à faire, mais il fallait bien d’y penser. Conceptualiser sa pensée créatrice et doter son oeuvre une dimension du sacré et une figure religieuse pervertie, Hirst est passé maître. Pardonnez-moi, Seigneur est d’une ambiguïté certaine entre le corps périssable préservé et la résurrection incertaine, artistiquement matérialisée.
Puisque le Web ne permet pas encore aux intéressés de bien voir ce triptype d’Hirst, nous osons d’illustrer le comment. Bon début de semaine!


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