Art de propagande

25 octobre 2008

Bien souvent, on désigne l’art de propagande comme étant une affaire liée au totalitarisme du 20e siècle, par opposition à l’expression artistique libre, vaste et diversifiée, généralement associée à des créations artistiques manifestées au sein de la société démocratique et libérale. Or, de l’art de propagande, c’est vieux comme le monde. L’art de propagande n’est pas juste un simple culte de la personnalité, aspect visible et accrocheur, très prisé comme moyen de communication éducationnelle pour endoctriner une population dans sa perception de leur leader politique.

Art propagande de l’empire anglais

L’art de propagande est un outil à la disposition d’un pouvoir politique pour influencer sa population dans l’exercice de sa gouvernance, afin de rendre l’opinion de cette masse populaire maniable. L’évangélisation en est une propagande doctrinaire faite de mots, paroles, images et actions. Une grande partie de l’art occidental est d’ailleurs de l’art de propagande au service d’une religion étatique dissimulée derrière la foi. Une autre partie substantielle de l’art occidental peut être qualifié de l’art de propagande ayant pour but d’enrégimenter au service du pourvoir monarchique. Mais, tout cela n’est pas le sujet d’aujourd’hui. Car tout cela demande bien d’efforts, mais il s’intéresse peu les gens. Donc, sans tomber dans un quelconque placotage d’idéologie, nous réunissons aujourd’hui quelques images glorifiantes pour effleurer un aspect de l’art de propagande du 20e siècle que l’on appelle parfois le culte de la personnalité d’un leader politique, tout cela grâce à ces artistes de l’exposition Barack Obama in Paris, qui nous ont inspiré malgré eux.

Art de propagande de l’Amérique impérialiste

Le culte de la personnalité d’un leader politique a beaucoup évolué au cours de la seconde moitié du 20e siècle avec l’arrivée de la télévision et la démocratisation de la caméra. Cette forme d’art s’est alors diversifiée et subtilisée, devenue encore plus pernicieuse et détournée: de la simplification du message au glissement de sens du vocabulaire choisi et véhiculé à travers les médias modernes, en passant par l’utilisation de la peur - le bon vieux truc qui fonctionne toujours et encore, des témoignages bidon, des apparitions de pseudo spécialistes, mais partisans et faiseurs d’images à la télé, etc.

Le monde n’est-il pas plus simple auparavant? Ô pauvres nous… c’était si simple et évident avant: Dieu, vous et humble serviteur, une trinité de tout usage: ordre, harmonie et simplicité. :-|

Oups! Mon Dieu, qu’est-ce que nous avons dit…là, nous y réfléchissons.  Sans doute, c’est la voix d’un petit artiste cornu, peut-être même un dissident enfermé dans la boîte crânienne de l’artiste qui nous fait écrire ces lignes. 8O

- Dites Docteur, est-ce la cause de ce mal de tête incessant? Non…

- Doh! Allons prolétaires, du travail d’atelier attend de nos mains valeureuses d’artistes !

Art de propagande du Communisme international

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De l’art Obama… Barack Obama in Paris

23 octobre 2008

Au pays de Sarkozy, plus précisément, à Paris, il se tient actuellement à la Dorothy’s Gallery, une exposition d’art Obama, intitulée « Barack Obama in Paris » qui sonne presque comme Jefferson in Paris. L’exposition remporte un énorme succès, tant médiatique que populaire. Semble-t-il, c’est carrément un mouvement Obamania.

En parlant de Sarkozy, en intervalle de son passage de 24 heures au Sommet de la francophonie à Québec, comme le bon vieux vaillant Astérix, il sème de la zizanie en provoquant chez nos souverainistes québécois et fédéralistes canadiens, des pifs et pafs avec tout un petit bout de phrase anodine : « … le monde n’a pas besoin plus de division… »  Sacré Sarko!

L’exposition à la Dorothy’s Gallery regroupe 60 œuvres inspirées par les vagues politiques que provoquent Barack Obama. Du travail artistique et créatif d’une trentaine d’artistes pour en faire une exposition pro-Obama, c’est formidable pour l’enthousiasme. Mais ça commence à en avoir aussi une allure de l’art de propagande si nous nous fions aux images qui se sont parvenu à nous. Nous vous les partageons ci-bas.  En voici une qui a un certain esthétisme Pop Art à la Rauschenberg.

Art Barack Obama

Néanmoins, soyons constructifs! Le communisme a déjà inspiré le prolétariat du siècle passé avant que le capitalisme l’ait knockout. Depuis, les prolétaires sont devenus des contribuables et le capitalisme semble étendre ses tentacules. Mais, ça, nous comptons sur Sarkozy pour le réformer. Sans blague, nous lui souhaitons bon succès pour ce réforme-là, le système du capitalisme. Quant à l’art Barack Obama in Paris… ouf! Bon, d’accord, nous avons un tout petit peu exagéré. Pour qu’il y ait de l’art de propagande, il faudrait que cet art soit au service d’une idéologie politique. Du moins, ce n’est pas le cas.

Semble-t-il, en cas d’une victoire électorale de Barack Obama aux élections en novembre, l’exposition sera renouvelée et prolongée jusqu’en janvier 2009. Cela permettrait au public intéressé de voir comment un homme politique inspire l’expression artistique des artistes.

Mais entre nous, cet art inspiré demeure fort peu inspirant.  Nous pouvons conclure, sans craint, qu’il est plus aisé à trouver un journal chez un marchand de journaux qu’un chef-d’œuvre dans une galerie quand la politique devient inspirante, sauf si vous vous appelez Nicolas… Machiavel. Dans ce cas-ci, il faudrait se rendre à une librairie.

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Portrait de Steve Jobs

21 octobre 2008

Portrait de Steve Jobs, un art Apple dans tous les sens.

Ce portrait du cofondateur d’Appel, Steve Jobs, est entièrement fait d’images de produits d’Apple. La technique employée pour créer ce portrait de Jobs est une dérivée de l’art ASCII. Pour les mordus en informatique, ils se souviennent probablement de ces images 3D faites de caractères ASCII. On appelle ces images, à tort ou à raison, de l’art technologique ou numérique.

Portrait de Steve Jobs

Steve Jobs, un nom légendaire que nous avons attendu si souvent parler depuis la naissance ou la renaissance des produits d’Apple. Au début du mois, on a même annoncé la fausse mort de Steve Jobs*** sur le site www.ireport.com. Cela a déclenché un début de panique chez Apple le matin même du canular. Même si le site des reporters volontaires a retiré la fausse primeur quelques heures plus tard.

Ce n’est pas la première fois que le cofondateur d’Apple, qui a souffert d’un cancer pancréatique, est donné pour mort dans les nouvelles : en août dernier, Bloomberg avait publié par erreur la nécrologie de Steve Jobs. Depuis le canular sur ireport.com, la SEC - Securities and Exchange Commission, ou la Commission de surveillance de la Bourse américaine, a ouvert une enquête pour déterminer s’il y avait eu véritable tentative de manipuler les cours boursiers.

Un Steve Jobs mort, semble-t-il, en vaut plus cher qu’un Steve Jobs vivant pour certains. On dirait qu’un vrai sort d’artiste s’acharne sur Steve Jobs… Bonne santé et longue vie Monsieur Jobs!

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*** Tôt dans la matinée du 3 octobre, un dénommé Johntw, a posté un billet annonçant que Steve Jobs, le cofondateur d’Apple avait été « transporté aux urgences suite à une sérieuse attaque cardiaque : une source proche m’indique que des infirmiers ont été appelés en urgence quand Steve Jobs s’est plaint de douleurs à l’abdomen et de problèmes respiratoires. »

Apple a évidemment démenti quelques instants plus tard le faux scoop, mais l’action d’Apple au NASDAQ, a quand même subi une chute brutale et d’atteindre son plus bas niveau depuis plus d’un an.

Artistes en formation

19 octobre 2008

Avis aux artistes en formation continue, connaissez-vous la Société des arts technologiques ou la SAT? Fondée en 1996, la SAT est un centre de recherche et création, de production, de formation et de diffusion voué au développement et à la conservation de la culture numérique. Elle est située sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal. L’adresse de son site web est le www.sat.qc.ca

Depuis son début, la Société des arts technologiques propose à la population montréalaise des ateliers pratiques et théoriques animés par des chercheurs et artistes. Les ateliers sont axés sur la réalisation et la diffusion de projets artistiques. Parmi les formations à venir cet automne, on retrouve entre autres les cours :

  • Introduction à la production audio, un cours permettra de se familiariser aux principes et technologies utilisés dans le domaine de l’audio et de la musique;
  • VJ : mixage vidéo et performance, une formation permettra de se familiariser aux techniques et outils du DJ-ing;
  • Blender, modélisation et animation 3D ou encore, l’art volumétrique intéressera les artistes qui intègrent la technologie à leurs créations;
  • D’autres cours intéressants qui susciteront l’intérêt des artistes, jeunes ou vieux, désirant se perfectionner en matière de l’art technologique.

Artistes en formation

Journée mondiale de l’alimentation

17 octobre 2008

Hier, c’était la Journée mondiale de l’alimentation. Probablement, comme nous, vous avez appris durant cette journée internationale de l’alimentation quelques éléments d’information qui vous semblent intéressants.

Nous avons retenu ceci:

  • Un milliard de personnes dans le monde ne mangent pas à leur faim. C’est environ une personne sur cinq qui a faim tous les jours.
  • Cette journée JMA - Journée mondiale de l’alimentation est célébrée dans 150 pays. C’est presque trois pays sur cinq.
  • À Rome, au siège social de l’ANUAA - Agence des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, on discute, mais de quoi? Des délégués d’une centaine de pays et d’ONG évaluent, jusqu’à aujourd’hui, « les tendances et les stratégies en matière de sécurité alimentaire et de nutrition ».
  • C’est quoi un ONG? Organisation non gouvernementale : World Vision, Amnistie Internationale, Action Contre la Faim, Les Amis de la Terre, WWF sont tous des ONG. Attention! WWF n’est plus la World Wrestling Federation.
  • Pour résoudre la crise financière qui nous inquiète un peu, beaucoup, viscéralement depuis plusieurs semaines, les bons gouvernements des pays industrialisés ont débloqué quelque mille milliard de dollars (1,000,000,000,000) en quelques jours dans un but de sauver la confiance de l’économie mondiale. La faim préoccupe certains mais n’inquiète pas tous. C’est certain!
  • L’Organisation CARE international rapporte que 17 millions d’habitants de la corne de l’Afrique sont menacées par la famine. Si vous voulez voir l’état du monde de la faim, par ici.

Pour rassasier notre faim artistique d’artiste, une image de faim ou de la sous-alimentation… peut-être, trop cru au goût de certains : Goya, Saturne dévorant un de ses enfants, 1820-1823, au Musée Prado.

Journée mondiale de l’alimentation

Film sur l’art

15 octobre 2008

Le Musée des beaux-arts de Montréal propose les Matinées de film sur l’art aux amateurs d’art pour les deux prochains dimanches, jusqu’au 26 octobre. Les films primés du denier Festival du Film sur l’Art de Montréal (FIFA) seront projetés à l’auditorium Maxwell-Cummings sur Sherbrooke, pour les habitués.

Ce dimanche, Looking for an Icon des Néelandais Hans Pool et Maaik Krisjgsman qui ont remporté le Prix du meilleur film éducatif et By the Ways, a Journey with William Eggleston des Français Vincent Gérard et Cédric Laty qui ont remporté le Prix du jury, sont projetés dès 14 heures.

Dimanche prochain, ce sera Here After, suivi de Jimmy Rosenberg - The Father, the Son & the talent.  Allez! Tout le monde au Musée! :-)

Pour vous inciter d’aller voir le film de Hans Pool, à noter que le ce film d’art  a comme toile de fond quelques photos très célèbres du photojournalisme. Captées sur le vif, elles racontent les quelques moments dramatiques que notre monde a connus. Ces images ont eu un tel impact sur la société qu’elles sont devenues des symboles de leur temps.

Film sur l’art - FIFA

Looking for an Icon des Néelandais Hans Pool et Maaik Krisjgsman a sélectionné quatre photos primées, qui sont commentées par leurs auteurs et par des personnalités éminentes du monde de la photographie:

  • La photo d’Eddie Adams représentant l’exécution publique d’un prisonnier vietcong à Saigon en 1968;
  • La dernière image du président Salvador Allende à la suite du coup d’État au Chili en 1973, l’autre 11 septembre,  signée d’un photographe anonyme;
  • Le cliché de Charlie Cole représentant un étudiant faisant seul face aux tanks sur la Place Tienanmen, à Beijing, en 1989 et
  • La dernière photographie, de David Turnley montrant un soldat en pleurs qui vient d’apprendre la mort d’un ami pendant la Guerre du golfe en 1991.

Art de la Corrida

13 octobre 2008

En ce jour de l’Action de grâce de l’an 2008 après Jésus-Christ, le Marché des actions semble avoir repris son cours normal après plusieurs interventions du monde politique, le « malade » semble avoir repris son aisance gracieuse du passé, et la grâce de la Nature, jette-t-elle maintenant son dévolu sur ces bêtes d’allure féroce qui n’enlèvent pas le péché du monde, souffrent cependant comme l’agneau de Dieu?

Peut-être, à l’instant même, vous dites, ces bêtes… mais de quoi parlez-vous? Mais non, mais non… pas du tout! Pas ces requins du monde financier.

Après nous ont fait partager les prouesses de leur « artiste de cirque », photos à l’appui, voilà de nouveau, nos fidèles supporteurs des Maritimes, amants et protecteurs des animaux, nous introduisent dans une nouvelle affaire d’animaux, l’Art de la Corrida.

Nous reprenons ici quelques passages et photos de ce long message abondamment illustré. Bonne semaine! :-|

Art de la Corrida - tuer pour se divertir

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Art de la simplicité: Apple et Google

11 octobre 2008

Savez-vous qu’Apple et Google sont les deux entreprises qui génèrent un taux de satisfaction le plus élevé chez les utilisateurs de leurs produits? On peut affirmer qu’Apple et Google maitrisent l’art de la simplicité sans être simpliste ou simple d’esprit. Il s’agit du résultat d’une enquête American Customer Index, publiée par l’Université du Michigan.

Pour la 5e année consécutive, Apple a dominé les autres fabricants d’ordinateur. Vous savez sans doute que l’ordinateur est un outil qui intéresse aussi quelques artistes de type eArt, si si, ça existe de l’art technologique.  Apple est la seule société à avoir enregistré un gain cette année, avec une note de 85, soit 10 points de plus que son plus proche compétiteur.

L’autre entreprise qui procure du bonheur à ses utilisateurs par son savoir-faire est évidemment Google, dans la catégorie des portails et des moteurs de recherche, qui sort avec les grands honneurs de l’étude ACSI.

Pourquoi cette mention à saveur technologique sur ce blog que nous parlons de l’art? Simplement pour dire que c’est toujours plus facile à faire dérouter les plus fervents amateurs d’art par une oeuvre artistique d’une complexité indescriptible, voulue ou involontaire. Cependant les plus grands maîtres de tous les temps sont plus souvent des artistes qui ont su émouvoir ses semblables par de l’expression artistique humainement simple.

Voilà, une image qui en vaut mille mots!

Art de la simplicité: Apple et Google

Crise financière : l’art de croire en Dieu

9 octobre 2008

Hé oui! Mesdames et Messieurs, croyons en Dieu pour sortir de la crise financière ou l’art de croire en Dieu!

Bon d’accord, pour éviter un dérapage, nous allons ficeler ce petit texte de ce jeudi… Mon Dieu, un jeudi… un jeudi de paie! Wohoo! Du gras dans nos assiettes ce soir, des côtes de porc grillées qu’affectionne Homer… 8O Mais non, pas Homer le Grec, mais le gros bien aimé Américain de Springfield!

Crise financière - Homer Simpson, un jeudi de paie

Afin d’éviter un possible dérapage en sachant que l’homme qui aime trop son Dieu effraye ses semblables. Nous allons baliser ce petit texte de ce jeudi de paie, de bonnes paroles d’un pape, un président, un philosophe-mathématicien et, d’un écrivain et homme d’État.

Pas mal, n’est-ce pas? :-)

Nous savons maintenant que le plan de 700 milliards de dollars d’Henry Paulson, secrétaire d’état au Trésor américain, n’est pas suffisant pour dénouer la crise financière. Que faire? Nous, les zartistes, nous proposons de croire en Dieu, si! Nous sommes sérieux. :-|

Sa très Sainteté le Pape Benoît XVI nous demande, dans ces moments difficiles, de construire notre vie sur le fondement solide de la Parole de Dieu. « Qui construit sa vie sur les réalités, sur la matière, sur le succès, sur tout ce qui est apparence, construit sur le sable ». Seule la Parole de Dieu est « le fondement de toute la réalité […] Elle est stable comme le ciel, plus que le ciel, c’est la réalité », a-t-il expliqué, le valeureux Pape Benoit XVI.

Au lendemain du 11 septembre, dans un but de stimuler l’économie américaine et d’exorciser son peuple, oeil au beurre noir et du blues dans l’âme, George W. Bush a incité les siens à combattre le terrorisme par un « Allez! Sortez tous! Go shopping, more! » avant d’enflammer deux pays.

Voyez-vous, le principe du rêve de Pierette la laitière au « Sky is the limit » a non seulement produit des crapules crapauds qui se prennent pour des boeufs. Mais aussi une mentalité répandue, du président millionnaire au simple contribuable salarié répondant : consommer, consommer, encore et plus.

Bon d’accord, il ne faudrait pas imputer à George W. Bush tous les maux de l’humanité. De rêve de Pierrette au Rêve Americain, la seule limite est le sans limites, sauf le soudain « Adieu veau, vache, cochon, couvée ». La grenouille se dégonfle avant son prochain gonflement.

Le pari de Pascal*** ou l’art de croire en Dieu, est une pensée qui date, et ce, malgré tout le bien que nous pensions. L’intérêt du pari de Pascal n’est ni la foi, ni la critique de la pensée pascalienne.  Car Pascal est un esprit espiègle qui utilise une fausse dichotomie pour présenter l’idée du pari comme deux choix : croire en Dieu ou ne pas croire en Dieu.  Selon nous, l’intérêt de l’exemple de Pascal est cette mince ligne rouge que représente Dieu, l’ultime limite.  Elle est disparue de la façon de percevoir le monde au détriment du plus loin, plus haut, plus fort, plus vite, et encore.

Et nous arrivons avec cette phrase d’André Malraux, écrivain et homme d’État français pour conclure. « Le drame de la civilisation du siècle des machines n’est pas d’avoir perdu les dieux, car elles les a perdus moins qu’on ne dit : c’est d’avoir perdu toute notion profonde de l’homme. »

Malheureusement, encore une fois, ce petit texte n’a rien d’art. Pas de mots: art, artiste, oeuvre d’art, artistique, artistiquement, etc.  Une idée… voici une photo de Benoit XVI, une image de George W Bush et Henry Paulson, un masque de Blaise Pascal et un portrait d’André Malraux.

André Malraux - Notion profonde de l’homme Bush et Paulson: Moi Président, toi Secrétaire au Trésor Crise financière - Bonnes paroles du Pape Benoit XVI Pari de Pascal, pari de croire en Dieu

Est-ce mieux? ;-)

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*** « Vous avez deux choses à perdre : le vrai et le bien, et deux choses à engager : votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude; et votre nature a deux choses à fuir : l’erreur et la misère. Votre raison n’est pas plus blessée, en choisissant l’un que l’autre, puisqu’il faut nécessairement choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude? Pesons le gain et la perte, en prenant choix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu’il est, sans hésiter. »  Blaise Pascal

Musée Saatchi

6 octobre 2008

Le sujet d’aujourd’hui: le Musée Saatchi.  Vous diriez peut-être, « Qui est celui-là? Où ça, ce musée? »

Minuuute. Ce n’est qu’un prétexte le sujet du Musée Charles Saatchi. Nous voulons vous parler de Saatchi, une légende vivante du monde de l’art contemporain. Mais pas facile avec un nom étrange comme celui-là. 8O La raison pour laquelle nous avons ajouté le mot « Musée ». Ça sonne plus familier comme dans « Musée du Louvre », contrairement à Tate, MoMa, Met, Rijks, etc.  Tous des noms à coucher dehors.

Non. Vous les trouvez plus faciles? Bon, vous nous embêtez juste pour avoir raison, n’est-ce pas?! :roll:

Charles Saatchi est celui qui a cru en Damien Hirst - l’artiste de l’art contemporain le plus riche au monde et l’artiste le plus remarquable de la première moitie du 21e siècle… ça, c’est selon nous. Vous nous direz dans 40 ans si nous avions vu juste.

Oups! C’est loin ça. Nous serions très vieux si nous étions encore vivants, probablement avec une hanche et des genoux en plastique, les yeux en verre bionique, un coeur mécanique… tout ça se fera dans le nouveau CHUM, rue St-Denis, à Montréal!  Pensez-vous que l’on pourrait aussi faire changer notre cerveau quand il ne sera plus opérationnel, dans le sens, ne plus en mesure de penser? Ô, la Science, mère de toutes les espérances!

Que parlions-nous? Ah oui! De Saatchi et du Musée Saatchi! :-)

Saatchi a acheté au Young British Artist fringant et controversé que fût jadis Hirst, une tête de vache en décomposition, objet indigne du mot « Art » pour certains. Saatchi a aussi contribué à lancer la carrière de l’Américain Jeff Koons, qui, s’il n’est pas le 2e artiste contemporain le plus convoité de notre monde, sera parmi les 3 premiers.

Les acquisitions d’oeuvres d’art par Charles Saatchi, ex-publiciste au talent remarquable, peuvent lancer non seulement la carrière d’un artiste de façon phénoménale. De plus, il conditionne les tendances du marché de l’art. Vous dites sans doute, l’une ne va pas sans l’autre.

Ce nouveau musée à Charles Saatchi est dédié à l’art contemporain. Son fondateur souhaite notamment faire intéresser au grand public l’art contemporain. On espère plus d’un million de visiteurs par an. L’objectif est clair et net comme l’on dit au Québec : Y a pas de niaisage!

Pour lancer son musée, Saatchi mise sur trois éléments : un lieu in, des bons associés et des artistes de talent. D’abord, le bâtiment de style néo-classique et circulaire de 6,500 mètres carrés, à Chelsea - Le Duke of York’s HeadQuarters.

Musée Saatchi

Ensuite, Charles Saatchi s’est associé à la maison d’enchères Phillips-De Pury & Company pour permettre une entrée gratuite au grand public. Qui veut payer pour aller voir une exposition d’art contemporain? D’accord, il y a des artistes. Ensuite, qui d’autres? Saatchi a tout compris.  C’est aux riches collectionneurs de payer les frais de commission le soir quand ils achèteront les oeuvres exposées. Brillant, n’est-ce pas? Si nos politiciens ont vraiment à coeur la gratuité des soins de santé pour tous… Néanmoins, il y a là, des pistes à réflexion.

L’exposition inaugurale « La Révolution continue: l’art contemporain chinois » se tiendra jusqu’au 18 janvier 2009. Les têtes d’affiche? Deux artistes chinois déjà célèbres pour mousser le tout : Zhang Xiaogang, connu pour ses portraits de Popa, Moman, grande soeur, frérot et camarades, ou une quelconque combinaison, inspirés des portraits de famille. Le 2e artiste chinois célèbre fait partie de l’exposition, Yue Minjun, avec ses visages hilares, ainsi que 22 autres artistes moins connus, que nous vous épargnons les noms tous différents. Voilà! Le compte est bon, 24 artistes chinois pour la suite de la révolution de l’art contemporain au Musée Saatchi.

La Révolution continue: l’art contemporain chinois

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Charles Saatchi est un collectionneur et homme d’affaires très discret. Né en Irak en 1943 dans une famille juive prospère.

Il a fait fortune en créant en 1970 avec son frère Maurice l’agence de publicité Saatchi & Saatchi, qui deviendra dans les années 1980 la plus importante au monde. L’agence a été notamment chargée de la campagne électorale de Margaret Thatcher en 1978. 

Pour ceux qui aiment la précision, la Dame de fer a eu un règne de 10 ans et une carrière de 20 ans débutant le 20 juillet 1970.

Art du crâne, Art du diamant ou Art de Damien

4 octobre 2008

À partir du 1er novembre jusqu’au 15 décembre, le Rijksmuseum d’Amsterdam présentera une exposition qui intitule « Pour l’Amour de Dieu ».  Le célèbre crâne incrusté de diamants, signé Damien Hirst sera la pièce de résistance de l’expo qui partira en tournée mondiale après son arrêt de six semaines au Rijksmuseum.

Une fois de plus, Damien Hirst nous fait voir son immense savoir-faire et la continuité de sa stratégie marketing du comment promouvoir son art. Chaque événement qui touche de prés ou de loin le nom de l’artiste anglais est et sera encensé par les médias. Conséquemment, chaque événement ayant associé à Hirst participe à la consolidation de son empire artistique.

Pour accompagner l’art du diamant d’Hirst, on a réuni autour du crâne une sélection d’oeuvres d’art du 17e siècle de la collection du Rijksmuseum. Avis aux intéressés, « Pour l’Amour de Dieu » ouvre le bal des festivités de la Nuit des musées d’Amsterdam.  Si jamais, l’opulence de la richesse et la parabole d’Hirst vous ennuient, il y a toujours le fameux tableau « Ronde de nuit » de Rembrandt à quelques pas plus loin pour assouvir votre faim dévorante de la culture.

Art du diamant, Art de Damien

Crise financière : une solution à petite échelle

2 octobre 2008

C’est probablement l’une des questions que les gens ordinaires se posent : « Est-ce que la crise financière va affecter notre niveau de vie? » Voyez-vous, même des gens riches sont aussi sensibles à l’économie précaire des États-Unis.

Sous la plume et le regard ciselé de l’artiste caricaturiste du quotidien Le Soleil, André-Philippe Côté, cette élite faste et richissime, dont plusieurs ont contribué à la crise financière a l’air plutôt du monde tout simple… et grâce au plan de sauvetage de 700 milliards de dollars de l’Administration Bush, ils pourraient probablement réembaucher le jardinier licencié. C’est mieux ainsi, le jardin, c’est bon pour l’environnement, non? ;-)

Crise financière: une solution à petite échelle…

Dans un tout autre ordre d’idée, le très célèbre caricaturiste québécois a orné ce dessin de plusieurs oeuvres célèbres: le Jazz Icarus de Matisse; le Portrait de Margaret Stonborough-Wittgenstein de Klimt, si si, c’est bel et bien la soeur de l’un des plus grands philosphes du 20e siècle, Wittgenstein;  le Personnage inversé de Miro; un Nu assis de Modigliani; le célèbre Marilyn de Warhal; Jeune Fille devant miroir de Picasso.

Malheureusement, après deux jours de cogitation, nous n’avons aucune idée de l’oeuvre placée au-dessus du portrait de Marilyn. Nous en sommes forts déçus… Y a-t-il quelqu’un parmi vous qui connaissez l’auteur de ce portrait?