Peinture chinoise

4 juin 2009

Ouf! Déjà et enfin vendredi… après un beau dodo, une longue semaine éprouvante.

Bon, fini cette banale intro d’un bref instant de notre humanité éphémère!  :roll: Nous vous présentons une peinture représentant la vie citadine des Chinois d’une époque lointaine, un bref instant de leur humanité éphémère immortalisée. Dommage! Le site du musée ne permet pas une vue agrandie du tableau. Car plusieurs auraient passé de plus longs moments à parcourir, de regards, ces lieux mystérieux, et peut-être même trouver un ou deux artistes orientaux.

Peinture chinoise

Reçu le lien du site web d’une amie qui nous disait de prendre notre temps. Et bien, à notre tour, nous vous disons : prenez votre temps, après tout, c’est vendredi demain! Vous contrôlez la vitesse de défilement du tableau virtuel avec votre souris, un peu difficile à notre goût. C’est peut-être dû à l’âge vénérable de notre souris… Lorsque vous verrez apparaître des cadres blancs, n’oubliez pas de cliquer à l’intérieur des carrés blancs et allumez votre son, si vous étiez curieux.

C’est une peinture très célèbre en Chine. La version originale a été peinte vers 1085-1145, elle se trouve à Beijing. Elle mesure 5 mètres 28 de large et 24,8 cm en hauteur. On dénombre 814 personnages au total. Le tableau a été repeint – une réadaptation de l’image, au cours de la dernière dynastie chinoise. Cette version plus récente, elle se trouve à Taipei.

Le tableau est considéré comme un des grands trésors de Chine. Il existe plusieurs versions du tableau, reproduites, imitées et pastichées, au fil des siècles. Pour mieux apprécier cette peinture chinoise, il faudrait aborder un peu l’histoire chinoise, l’esprit de l’art chinois classique, l’intention de l’artiste, celui de la version originale. Un peu compliqué… tout ça. :-|

Peinture de lumière, peinture nocturne

3 juin 2009

Aujourd’hui, un peu de paresse, pas mal de fatigue et beaucoup à cause de cette commentaire à propos des graffitis invisibles, ont fait réapparaitre d’un coins sombre de notre mémoire, presque oubliée, cette image pub de souliers de courses. Cela nous a conduit à ce court billet de présentation : de la peinture de lumière ou de la peinture nocturne… à vous de choisir.

Nous empruntons une phrase et demie du texte de présentation de ces artistes contemporains qui franchissent les limites dans l’espoir de trouver du renouveau, à visiter leur site!

Trois artistes et amis, un projet, des lampes et la magie des paysages nocturnes urbain. A la frontière entre graphisme et photographie…

Peinture de lumière ou peinture nocturne
Image : Site Light Painting

Turban ou serviette

2 juin 2009

Turban ou serviette – l’évolution de l’art est une suite de phénomènes observables qui sont à l’origine des manifestations singulières et individuelles. C’est grâce au désir profond de vouloir comprendre et d’y dégager sens, beauté, morale et autres que nous parvenions alors à nous donner une ligne de lecture parmi de pêle-mêle de phénomènes isolés. Ainsi, nous construisons chacun notre propre vision du monde.

Dans toute œuvre artistique, provocante ou transcendante, il enferme le désir de l’artiste de faire réagir. Que vous soyez subjugué ou outré par une œuvre, votre réaction n’en demeure pas moins qu’un aboutissement de subjectivité ou une apothéose émotive. Chaque œuvre est en quelque sorte un résultat de l’impossibilité d’écharper à l’entonnoir créé de toutes pièces par l’artiste lui-même. Tout comme l’impossibilité de réagir autrement que par une montée de colère excessive d’une personne face à une œuvre de provocation.

Toute œuvre d’art est faite de volonté. Toute œuvre d’art enferme une part d’obscurité dont ignore parfois l’artiste lui-même.

Aujourd’hui, rien de scandaleux. Deux images mises en parallèle, « L’homme au turban rouge », célèbre tableau de Van Eyck et, une photo de la fille de l’artiste néerlandais Hendrik Kerstens.  Ce dernier se consacre depuis 1995 à la photographie, ayant sa fille Paula comme modèle quasi unique. On dit que la photographie d’Hendrik Kerstens participe à créer l’illusion en évoquant les portraits des grands maîtres de la peinture néerlandaise du XVIIe siècle, en particulier Johannes Vermeer.

À notre humble avis, il y a dans la forme d’Hendrik Kerstens davantage du XVe siècle et Van Eyck que l’univers de Vermeer, qui est bien plus complexe que ces photos de Kerstens en démontrent.

Serviette femme Turban rouge

Effaceur de graffiti

1 juin 2009

Sachant que vous pourriez faire des affaires d’or à effacer des graffitis à Montréal, vous voulez peut-être travailler pour la Ville de Montréal comme effaceur de graffits. Voilà, de quoi a-t-il l’air un effaceur de graffitis… londonien.  :D

Une oeuvre du célèbre graffeur Banksy. Un graffiti ne gâche pas toujours les murs des bâtiments.

Effaceur de graffitis

Montréal et ses graffitis

31 mai 2009

Il semblerait qu’à Montréal, on dépense cette année 6,1 M$ de fonds publics pour éliminer les graffitis sur les murs des immeubles de Montréal. La Ville de Montréal a publié récemment quelques chiffres qui peuvent intéresser à certains, dont nous-mêmes. :-)

Eh bien! avec 6,1 M$, on peut acheter 13 autobus, semble-t-il.

Le coût pour effacer un mètre carré de graffitis est de 6 $. La Ville doit débourser, en moyenne, 170 $ pour effacer les graffitis laissés par un artiste… graffeur. Si ce dernier se fait pincer, il risque jusqu’à 1000 $ de sanction pécuniaire.

On oublie souvent que laisser sa trace est un désir, disons, profondément enfoui du genre humain. Ce qui est considéré comme socialement inacceptable, la société réprimande, punit et efface. Les dessins laissés sur les parois des grottes d’Altamira et de Lascaux sont tous déclarés de nos jours, patrimoines de l’humanité. Cependant, nous ne savons pas s’ils étaient acceptables à leur époque.

Voilà, un phénomène observable de l’évolution de l’art : des limites de l’acceptable, nous les faisons, nous les défaisons et, nous en inventerons, pourvu que ceux-ci justifient un semblable sens, mais là, encore.

Bonne semaine!

Graffitis

Carla Bruni nue

30 mai 2009

Voilà, encore un peu de Carla Bruni. Comment…? D’accord! Nous reprenons.

Voilà, encore un peu de Carla Bruni-Sarkozy. Ça ne vous passionne pas? Oké, nous faisons ça court et bref. Promis!

Carla Bruni nue

Une photo de la Première-Dame de France qui date de 1994, sera mise aux enchères à Berlin, prix de départ? Pour une modique somme de 3000 euros. Carla est souvent photographiée dans le plus simple appareil, rendant probablement plusieurs jalouses. :-|

Sur celle-ci, elle avait alors 26 ans, aujourd’hui, elle a… Combien, dites-vous? 41. Bon voilà, elle a 41 cette année.

La photo en noir et blanc de l’Américaine Pamela Hanson est titrée « Carla Bruni in Bed », qui la présente en amoureuse qui languit au lit : bras levés et mains jointes, regard fixe au luminaire… Si! C’est le luminaire et non le plafond qu’elle fixe; seins nus, bas-ventre artistiquement dissimulé; son corps de fine taille abandonné dans de beaux draps… froissés et d’un blanc immaculé. Vous comprenez bien que l’utilisation du mot « immaculé » n’enferme pas d’autres références que simplement pour vous donner une échelle d’appréciation des nuances de la photographie en noir et blanc, entre le noir sombre et dense de sa chevelure, défaite, et le blanc, clair et lumineux des draps.

Eh oui! Nous sommes comme ça… ;-) la rigueur et la précision, c’est important quand on est un artiste. Car, en raison de la nature de l’expression artistique, qui est généralement considérée comme floue – le flou artistique, un sain équilibre s’impose donc entre la raison et l’expression.

Conséquemment, comprenez-vous que nous ne laissons pas ce billet dans un tel état de légèreté insoutenable, n’est-ce pas? En voici une célèbre peinture pour clore le sujet du jour : une femme nue, d’un corps gracieux à la taille généreuse, disposée selon le même schéma graphique que « Carla Bruni au lit ». Bien que le perroquet dans la «Femme au perroquet » de Courbet soit un accessoire répondant aux conventions sociales de l’époque, le coin du drap blanc qui cache le bas-ventre de la maîtresse du peintre fut traité comme un élément accessoire, alors que sur la photo de Hanson, une mise en plis du drap soigneusement disposé entre les cuisses et les mollets de Carla que l’on dirait de l’art nordique du 15e siècle.

Femme au perroquet, par Courbet

Si certains petits détails font des images des grandes oeuvres, d’autres ne relèvent que l’envergure réelle du talent de l’artiste. Quel dommage que Carla porte en elle un si grand amour pour la présence de la caméra en oubliant de jouer son rôle de langoureuse amoureuse. À moins que le modèle et l’artiste aient toutes les deux oublié l’essentiel.

Une toile

28 mai 2009

Une toile. :-|

Ça fait longtemps que celui-là, il ne joue plus au tennis. Connaissiez-vous de Frederick John Perry? Il est né le 18 mai 1909, mort le 2 février 1995. Trois fois champion Wimbledon.

Une toile
Photo: Reuters

Photo de 100 m

27 mai 2009

Une superbe œuvre photographique de 100 mètres de largeur prise à Berlin par le photographe Danois, Simon Hogsberg. L’oeuvre intitule « We’re All Gonna Die – 100 meters of existance ».

L’œuvre témoigne avec sobriété l’empreint de la vie des passants devant une traversée ferroviaire au cours d’une période de 20 jours. Le caméra de l’artiste a été installé au même emplacement pour toute la durée du projet photographique. Le montage des photos exploite pleinement le médium qu’offre un site web, avec une interface d’utilisateur épurée à l’image de l’œuvre.

À voir absolument et à découvrir l’intégralité de ces 100 mètres de photographies sur le site de cet artiste. Vous verrez là un exemple de ce que c’est le rythme dans une image, une qualité rare. De plus, vous verrez aussi comment un artiste organiser et faire évoluer ses idées au fil des projets pour arriver à ces 100 mètres d’images.

100 m de photos

100 mètres de photographies

 

Merde géante!

26 mai 2009

Plusieurs artistes contemporains s’intéressent à la merde depuis les années 1960.

SVP! Ne cherchez pas le côté péjoratif, cherchons ensemble le positif aujourd’hui! Rappelez-vous, nous avons toujours dit que l’art est à l’image de la vie. Voici une installation de l’artiste américain Paul McCarthy, « Complex Shit » – un gigantesque amas de crottes de chien gonflables. L’oeuvre a été exposée au Zentrum Paul-Klee, à Berne.

Merde géante
Image : AFP

Pour des non-habitués à l’art contemporain, ne vous contentez pas au sens primaire du mot « merde », ne vous lancez pas trop rapidement sur une piste de signification mythique et profonde. Ce n’est pas bien de vous précipiter, ni dans l’une, ni dans l’autre. Pour comprendre une oeuvre parfois difficile à cerner, il faut se laisser imprégner, sentir… (au sens propre, SVP!) sa présence.

Nous, nous nous sommes demandé que signifie le mot « Complexe » dans le titre… et  nous sommes arrivés aux questionnements suivants :

  1. Est-ce pour désigner l’ensemble de sentiments humains et de représentations, souvent acquis dans l’enfance, partiellement ou totalement inconscients, pourvus d’une puissance affective qui organise la personnalité affective de chacun?
  2. Est-ce un ensemble d’immeubles ou d’installations qui concourent à un même but, sous un même toit? Cela signifie-t-il que chacune de ces gigantesques matières fécales en crottes brunes représente symboliquement une partie d’un complexe imaginaire?
  3. Ou peut-être, signifie-t-il que ce tas de merdes de chien est composé de nombreux éléments reliés entre eux d’une telle façon qu’il soit difficile à analyser et à comprendre?

Voyez-vous, il y a là un début de quelque chose… réfléchissons ensemble! Si ça vous tente… ;-)

Une mauvaise journée de Superman

25 mai 2009

Une mauvaise journée arrive à tout le monde… une sculpture de l’artiste allemand Marcus Wittmers installée devant la Galerie d’art d’Andreas Wendt, à Berlin.

« Même un héros a de mauvaise journée! »

Mauvaise journée
Image : Arnd Wiegmann/Reuters

Réussir en art comme Jeff Koons

24 mai 2009

Jeff Koons, artiste contemporain, célèbre pour son art du kitsch format monumental. Jeff Koons, adorateur de Salvador Dalí, peintre de formation au Maryland Institute of Art, apprenti de la culture du monde financier à Wall Street avant sa carrière artistique et finalement, artiste connu depuis les années 1980 et aujourd’hui reconnu mondialement.

Vous souvenez-vous des années 1980? C’était le début de l’évolution du capitaux-communisme en Chine : s’enrichir en misant au rancart momentanément l’idéologie politique; c’était aussi la fin agonisante de l’URSS qui a connu un peu plus tard la Perestroïka et la Glasnost. En Occident, c’était le début des années Reagan et Thatcher… Mulroney au Canada. C’était l’alliance de la révolution conservatrice pour le libre marché, la privatisation et la déréglementation qui nous a légué ce krach d’abord boursier, ensuite financier et maintenant économique.

L’émergence de Koons date de ces années-là. Sa réussite artistique est loin d’un calque du modèle de Factory d’Andy Warhol que l’on semble affectionner à répéter. Considérer Koons comme étant une continuité de la mouvance artistique de Warhol ou le renouveau du Pop’Art est comme regarder l’évolution de l’art contemporain dans un rétroviseur. L’art contemporain depuis les années 1980 est en grande partie financier. L’art de Koons a atteint sa pleine maturité grâce au monde financier effervescent de New York. À la même manière, les Yaung British Artists dont fait partie Damien Hirst ont pris leur envol sous la protection du publiciste Saatchi&Saatchi qui a fait fortune durant les années Thatcher, dans un Londres devenu le centre financier du monde. La réussite artistique de Koons a été ensuite confirmée par les énormes capitaux que faisait circuler le marché d’encan d’oeuvres d’art, particulièrement depuis la fin des années 1990. Cette fois-ci, s’ajoutent dans les rangs de collectionneurs des nouveaux milliardaires chinois et russes.

Comme artiste, Koons a innové le concept de la création artistique : l’artiste ne travaille plus seul, ni en groupe artistique ou informe, mais agissant en entrepreneur; l’idée artistique est secondaire; le processus de création n’est plus fait d’étapes isolées : explorer une démarche artistique, chercher l’inspiration d’une expression, élaborer une idée, essayer de représenter son monde imaginaire, mettre en place un concept visuel, peaufiner son oeuvre, construire peut-être même un discours et évidemment, tenter de vendre en dernier lieu son oeuvre pour un « toi marchand, moi artiste, 50-50 » Voyez-vous, c’est long de les énumérer, imaginez maintenant un peu en mode réalisation… de la misère noire ou quoi?! ;-)

Faire de l’art comme Koons
Image : Librado Romero/The New York Times

Le modèle koonsien est principalement fondé sur trois phrases : la conquête de la visibilité auprès des gens influents à son début; ensuite, la mise en marché de quelques oeuvres vedettes et finalement l’exploitation. Il n’y a plus de « 15 minutes de gloire » à la Warhol. De nos jours, ce sont des topos de 15-30 secondes à la télé; une transformation en oeuvre d’art extraordinaire un objet ordinaire – le kitsch – en faisant appel aux spécialistes de la mise en forme; et, finalement, donner à la masse populaire le vertige d’un art réussi au plus solennel sanctuaire muséal, mais seuls les riches peuvent se payent un Koons. Le carnet de commandes de Koons fait assurément envie à bien de mégaconglomérats inscrits en Bourse qui tentent désespérément de fortifier leurs pieds d’argile au talon d’Archille, surtout en ce temps difficile.

Devenu l’artiste-entrepreneur, Koons dirige au lieu de bricoler; comme l’artiste-sculpteur, Koons nivelle vers le bas en symbolisme, mais il donne au kitsch ses lettres de noblesse à la manière d’un roi qui anoblissait un roturier. Avec Koons, le kitsch est rutilant, gigantesque et dispendieux.

Dans un insignifiant petit chien ballon que les amuseurs publics offrent aux enfants, c’est peut-être juste une clownerie amusante aux yeux d’un adulte. Sachez cependant que les quelques gestes transformant un petit ballon filiforme en un symbolique et adorable fidèle compagnon de l’Homme font jaillir toujours des yeux d’enfants étincelants mille éclairs.

Chien Ballon de Koons

Koons a su comment faire transformer l’ordinaire en art extraordinaire et le vendre aux milliardaires en quête de sens existentiel ou d’innocence perdue. Parmi ses collectionneurs et amis, un dénommé Français Pinault, notamment propriétaire du musée Palazzo Grassi et de la Maison d’encan Christie’s.

Quoi retenir à propos de l’art de Jeff Koons? Sulfureux, kitsch et richissime.

Bonne semaine! À demain, si Dieu le veut!

Grande femme enceinte

23 mai 2009

Savez-vous que demain aura lieu la 5e édition de la « Journée mondiale de la Femme enceinte » à Montréal?

Eh oui! Vous le savez maintenant. Si vous êtes à Montréal, une activité en famille pour souligner cette autre journée mondiale vous attend au Relais Mont-Royal. Par contre, si vous étiez occupé, alors, un peu d’art dès maintenant! Nous avons tout prévu. ;-)

Grande femme enceinte
Image : Tobias Schwarz/Reuters

Ron Mueck, sculpteur d’origine australienne, vit en Angleterre. Ses sculptures représentent des hommes et femmes, souvent nus, à échelle géante, mais toujours d’un réalisme saisissant.

Son célèbre « Garçon accroupi » géant a été exposé à la Biennale de Venise il y a quelques années passées. Cette grande « Femme enceinte » date de 2002, elle fait partie de la collection de la National Gallery of Australia.