Nuit cosmique d’Anselm Kiefer

Grâce au mécénat du groupe d’assurances AGF, Louvre possède maintenant son Kiefer qui s’intitule Athanor. Le coût de l’opération : une modique somme de €800,000, sans compter les deux sculptures que Kiefer a offertes au musée en cadeau. Par ce geste, l’artiste s’aide un peu pour s’assurer une place de choix parmi les plus illustres de l’histoire, au plus grand musée du monde.

Quant à l’œuvre, elle est placée en haut de l’escalier nord de la colonnade, aile Sully du Louvre.

Cette première spectaculaire qui invite l’art contemporain à revenir au Louvre fait partie d’un ambitieux programme qui entend faire vivre le lieu sacré des arts avec la création de notre époque. Les deux prochains élus : l’Américain Cy Twombly sur le plafond de la salle des bronzes et le Français François Morellet dans l’escalier Lefuel.

Kiefer devant Athanor

Le mot Athanor vient de l’Arabe at-tannūr qui veut dire le fourneau, l’espace dans lequel Kiefer remue sans doute la nuit cosmique de son univers pictural.

3 commentaires pour “Nuit cosmique d’Anselm Kiefer”

  1. Jacques Thierry dit :

    Le principal n’est pas dit. Cette oeuvre se rattache à la perspective historique de Paris qui commence au rocher des singes à Vincennes , en passant par les deux pyramides de Pei (car vois tu ce qui est en dessous est comme ce qui est en dessus et ce qui est en dessous et comme ce qui est en dessus) jusqu’à la grande arche en passant par l’obélisque de Louksor. La voûte étoilée est déjà celle du tombeau de Ramses II, de l’épitaphe de Kant et du temple de l’Homme.

    L’emulsion pourrait être le passage du Chaos à l’Ordre.
    Car voyez vous chaque chose à sa cause et sa mesure…

  2. MY Arts dit :

    En effet, le principal n’est pas dit, car le principal est souvent lié à une lecture plus élaborée qui demande une réflexion plus soutenue. Indépendamment de la qualité de l’œuvre de Kiefer, tout chef d’œuvre doit être avant tout, évident et dominant, de par sa dimension et par l’émotion que l’oeuvre suscite chez le regardant.

    L’œuvre de Kiefer possède deux qualités indéniables : la matière et l’espace. Le premier, une évidence dans l’œuvre de Kiefer, créneau usé et abusivement usé dans l’art de la seconde moitié du XXe. C’en est presque détestable que l’art se résume aux matières. Que l’histoire en jaugera! Quant à l’espace engendré par l’oeuvre, du tangible aux intangibles, Kiefer l’exploite d’une main de maître comme vous l’avez si bien souligné dans votre interprétation de ce Athanor.

  3. Une femme géorgienne dit :

    […] On vient me faire signe. Oui… d’accord! Semble-t-il que ce n’est pas tout le monde qui connaît Kiefer… même s’il a entré au Louvre. […]

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