Les ruines du Manège militaire de Québec

Manège militaire de Québec

Avec l’incendie du Manège militaire de Québec, l’un des patrimoines architecturaux québécois est parti en fumée comme l’on dit. Une immense perte qui défigure, depuis vendredi soir, le paysage de la Vieille Capitale. L’absence de ce monument fera davantage sentie dans le cadre du 400e anniversaire du Québec. Le maire de Québec entend reconstruire le Manège militaire. Si le pouvoir politique local a une influence certaine, toutefois, le Manège demeure une propriété de l’Armée canadienne, et probablement du domaine du Ministère de la Défense.

Puisque le Manège militaire devait être utilisé comme site d’événements dans le cadre du 400e, le Maire Labeaume a lancé l’idée de le recouvrir et de recréer artistiquement les ruines, le temps des célébrations. Une excellente idée! D’ailleurs, on parle de demander une intervention d’artistes Land Art, Christo. Sachons tous qu’une œuvre emballée par le couple Christo coûtera des millions de dollars et du temps. Pas sûr que l’idée est financièrement viable, sauf si la France y participe, financièrement et « diplomatiquement » pour convaincre les Christo. Cependant, il y a, sans doute, des artistes québécois qui ont le talent, la capacité et le désir de mener un tel projet artistique. Car le temps est, dans ce cas-ci, une ressource toute aussi déterminante que le financement.

Ruine romantique

Bon, les ruines du Manège demeurent maintenant pour quelque temps, même si le Manège était reconstruit. Les ruines sont aussi un excellent sujet de création artistique. Des photographes nous feront voir prochainement des belles prises, sans doute. L’un des artistes célèbres, qualifié par certains penseurs de peintre de Dieu, Caspar David Friedrich utilisait les ruines pour évoquer la présence de cette force de la nature, indescriptible, redoutée et mystérieuse qui est aussi, un symbolisme important de la pensée romantique.

Un commentaire pour “Les ruines du Manège militaire de Québec”

  1. nina de zio peppino dit :

    Tout part enfumée…

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