Peinture érotique

 

Un peu à l’image de sa fin de carrière, Fragonard, un peintre fameux de son vivant, n’a pas eu le privilège d’une rétrospective l’année du bicentenaire de sa mort (1806-2006). Sa réputation a oscillé entre gloire et oubli, admiration et mépris, succès et échecs. Son petit-fils rapporte que tout le monde l’aimait, alors que son fils n’a pas hésité à jeter au feu les gravures de son père qu’il jugeait trop frivoles.

Peinture érotique

Fragonard a été adulé et dédaigné pour la même et mauvaise raison : avoir été un peintre qui scrute les moments intimes. De nos jours, les sujets coquins qui lui ont valu le surnom de champion de la peinture érotique, gracieuseté des frères Goncourt, ne nous troublent pas plus que les émissions de télé-réalité. Serait-il donc temps de redécouvrir l’œuvre de Fragonard?

Le musée Jacquemart-André présente une centaine de tableaux et dessins de Fragonard du 3 octobre au 13 janvier, Les Plaisirs d’un siècle. Durant l’exposition, le musée sera ouvert en nocturne le lundi soir jusqu’à 20 h sauf les 22 octobre, 24 et 31 décembre.

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