Image de l’année du Buffle

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Aujourd’hui, de l’art chinois symbolique pour souligner l’arrivée prochaine du Nouvel An chinois – « Des buffles traversant un étang ».  L’année 2009 du calendrier lunaire chinois sera sous le signe du Buffle. Un animal lent, docile, résistant et fort. Il a longtemps été la « locomotive » de la Chine rurale et agricole. Ça nous a pris un peu de temps pour dénicher cette image. Mais une fois de plus, Google Translation nous a rendu de précieux services!

Donc, quoi de mieux qu’une image de buffles pour souligner l’année du Buffle?! ;-)

Nous avons parlé à quelques reprises de l’art chinois contemporain et du vide et plein. Aujourd’hui, nous avons ici une illustration qui n’a rien de «contemporain» mais digne de ce concept millénaire de la culture chinoise : le blanc du papier est à la fois le « vide» dans la composition et le « plein» que représente l’étang.

Image de l’année du Buffle

La pratique du titre calligraphié suivant de la signature de l’artiste et les deux empreintes d’estampe qui ancrent les périphéries verticales de la peinture, est similaire à l’approche que préconisent certains artistes paysagistes occidentaux, soit d’estomper et assombrir les éléments picturaux situés aux périphéries d’un tableau. Si vous préfériez, de « fermer les ouvertures ».

Un autre aspect de la peinture chinoise classique au lavis intéressant à souligner est la complémentarité qui existe entre une codification picturale ultra-conservatrice et la liberté qu’exprime dans la spontanéité du geste.  Est-ce clair? C’est presque contradictoire, n’est-ce pas?

Les deux têtes de buffles sont comme un idéogramme que l’artiste pratique et répète à maintes reprises à la manière de la calligraphie chinoise. Le tableau est l’aboutissement d’un processus. Que les têtes de buffles soient de profil gauche ou droite, elles répondent au même schéma préétabli. Vous les voyez? Peu importe le positionnement des buffles, ils sont formés de trois parties : tête, cou et corps, en forme de bosse osseuse.

Et la liberté? Ce sont les gestes synchronisés qui conduisent le pinceau à la rencontre du papier. C’est la tension ou la souplesse du poignet, les mouvements du bras et la charge d’encre contenue dans le pinceau qui créent les effets du lavis, produisant ainsi ces effets visuels d’une spontanéité toujours différente.

On peut dire que derrière le sourire de compassion du Bouddha, il y a mille et une difficultés de la vie terrestre. La peinture classique chinoise ne soustrait pas au principe fondateur du Ying et Yang.

Bon, ce blogavardage nous a presque fait oublier l’essentiel du billet : Bonne année du Buffle aux Chinois! Doh! Nous avons oublié de vous parler du No 5 de Win Delvoye… ce sera pour la prochaine fois.

2 commentaires pour “Image de l’année du Buffle”

  1. yad dit :

    Super! J’adore cet artiste chinois mais qui est ce svp? pas de référence?

  2. MY Arts dit :

    Malheureusement, nous ne connaissons pas l’auteur de cette peinture.

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