Illustration d’un processus artistique
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Nous parlons beaucoup ici de l’artiste Damien Hirst. Encore aujourd’hui.
Mais, de quoi encore aujourd’hui? Nous aimerions vous parler du processus artistique complexe de Damien Hirst aujourd’hui. Si vous permettiez, nous titrons ce petit billet : Illustration d’un processus artistique.
Avis aux jeunes artistes désirant vivre pleinement leur vie d’artiste loin des misères financières d’une vie d’artiste et connaître du succès artistique de leur vivant, sans compter leurs états émotifs ternis par des préceptes éducatifs de quelque maître, incapable à leur éclairer les tournants cruciaux de leur cheminement d’artiste. Mes sieurs et dames, Hirst est là pour vous… et pour nous!
L’autre jour, nous avons même évoqué la présence prémonitoire de Francis Bacon dans l’oeuvre d’Hirst, cet artiste que nous qualifions d’artiste le plus célèbre de la première moitié du 21e siècle. Nous savons maintenant que quelqu’uns sont en désaccord avec cette affirmation, mais vous préférez l’anonymat et le silence.
Donc, malgré nos propos spéculatifs, nous nous sommes ressaisis, par souci de rigueur. Aujourd’hui, nous allons illustrer qu’est-ce qu’un processus artistique du 21e siècle.
Étape 1 d’un processus artistique du 21e siècle : utiliser le talent pour représenter l’idée artistique et géniale, et non pour la réaliser soi-même.
Sachez que nous parlons en ce moment du processus artistique du 21e siècle, vous devriez alors faire comme Damien Hirst.
Voilà! N’oubliez pas de signer votre dessin préparatoire, en gage de son authenticité. Nous omettons ici volontairement le prix de ce dessin… ces chiffres qui forment de plusieurs zéros. C’est lassant!
Ne perdez pas votre temps à cette chose qu’on appelle le dessin, à la manière ancienne. Vous avez vu ci-dessous, si si! Une date de la création du dessin, 2008. La proportion, 9×3x3 ou 12×4x4; couleur noire; un titre choisi, «le Royaume». En passant, pas de «Sans titre», s’il vous plaît! Cela veut simplement dire que vous n’avez aucune idée ou une vague idée nébuleuse. Sachez que le public souhaite voir la vision de l’artiste, pas de je-sais-pas, je-doute ou des peut-être! La matière, un aquarium et un requin tigre.

Étape 2, la formation du noyau vital d’un processus artistique : votre l’équipe de création.
Vous êtes le leader de cette équipe de création.
Sachez que l’on investit sur vous. Pour qu’une telle équipe soit réunie, vous devez être évidemment jeune, de préférence, charismatique, talentueux, visionnaire, incarnation du nouveau, inspirant, géant… Bref! Comme Damien Hirst, par exemple.
Entourez-vous de gens compétents qui acceptent de travailler autant que vous, dans l’ombre ou sous le spot, mais en votre nom d’artiste. Aimez-vous la politique américaine? Observez comment le 44e président des États-Unis former son équipe pour gouverner: un vice-président expérimenté pour contrebalancer le duo présidentiel. Ensuite, un chef de cabinet de style bulldog, un ex-conseiller de Clinton pour garder cette distance requise entre lui, un être nuancé, pleine d’espoirs et le reste, la réalité envahissante. Une fois le gardien choisi, bientôt, ses secrétaires d’État, des lieutenants spécialistes. Sans oublier, la formation de son équipe de conseillers qui travaillera dans l’ombre. Le reste, c’est la Constitution et son Parti qui s’en chargent : le Sénat, la Chambre des représentants et le militantisme. Plus tard, la nomination des juges.
Artiste! C’est hyper simple la formation de votre équipe de création à côté de ça. De votre mentor spirituel, en passant par des amis artistes, quelques coach, galeristes, conservateurs et directeurs de musée, porte-parole, jusqu’aux artisans de votre équipe de création qui fabriquent des œuvres pour vous selon votre volonté.

Étape 3, obtenir des résultants artistiques rapidement et un retour d’investissement enviable.
Les produits artistiques issus de ce processus artistique devraient être simples, à l’image des produits d’Appel ou de Google; si vous faites sentir à la personne devant votre oeuvre que son intelligence n’arrive pas à cerner ou à discerner le sens profond de votre oeuvre. Vous la perdez. Le temps, c’est de l’art..gent!
Important! Ayant le symbolisme à l’image de notre humanité dans votre art. C’est-à-dire, le résultant de ce processus artistique est à la fois le miroir et le reflet dans le miroir, soit la temporalité de notre réalité humaine éphémère.
Votre oeuvre devrait avoir une image de qualité et de conformité. Pas de truc artistiquement abracadabrant. Ça, c’est du 20e siècle! C’est Out! Dépassé! Bon, d’accord, la mode peut revenir. Mais, on ne parle pas de linges, mais de l’oeuvre d’art. Le cycle de mode en art est plus long.


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9 novembre 2008 à 7:20
très interessant sujet, dommage qu’il ne soit pas possible de se loguer, et de pouvoir l’ enregistrer dans ses articles préférés ….
« Si vous faites sentir à la personne devant votre oeuvre que son intelligence n’arrive pas à cerner ou à discerner le sens profond de votre oeuvre. Vous la perdez. »
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Se loguer… l’enregistrer… Mon Dieu, Lo!
En passant, en faites pas de lien entre ce « Mon Dieu» et « Lo» …
Lo, c’est vous! Le Mon Dieu, notre désarroi. C’est plus facile l’art…
MY Arts
13 octobre 2009 à 12:43
le sens des mots change oui, mais moi je pense que c’est un processus industriel ce que vous décrivez là, ou alors d’un art qui n’a rien à voir avec l’art… l’argent est important, mais quand l’art devient pour seul but de généré du fric c’est du n’importe quoi, n’importe quoi pas du coté de l’art mais de la vie tout court, tout ça alimente l’état deplorable, et le marasme intelectuelle behant du monde contemporain,
» lui faire sentir que son intelligence n’arrive pas à cerner ou à discerner le sens profond de votre œuvre…» il ne comprend pas c’est tout il ne veux pas comprendre dans 99% des cas… et puis le spectateur et bien inutile pour des œuvres comme celles d’Hirst, c’est juste du bétail à convaincre, les gens ont foi en Hirst… Hirst lui même doit être un type avec qui on s’en nuirait pas je suppose, mais les autres c’est rien du tout… donc l’impacte de son art sur la société est nul…
cela dit le parallèle que vous avez fait avec la politique et bien juste, dans le mile mon ami
13 octobre 2009 à 13:38
Nous pensons que l’importance de l’argent devrait être sensiblement la même et ce, peu importe les époques. Cette affirmation nécessite toutefois une démonstration argumentaire que nous ne pouvons pas le faire aisément ici. Cependant, nous joignons à vous sur le rôle prédominant que joue l’argent de nos jours. L’argent est un critère d’évaluation fiable pour mesurer la quantité malgré l’inflation, mais l’argent est une mesure de piètre qualité lorsque l’on utilise pour combler les vides de la vie créés par la pauvreté. Dieu sait que la pauvreté parsème ce monde bourré de richesse. Du coup, l’argent que tout le monde comprenne crée encore plus de misères humaines…
L’art ne fait pas d’exemption. Hélas! Car l’art n’est qu’une sphère des activités humaines même si l’on attribue, historiquement, aux arts et à la culture un certain élitisme. Cependant, il n’y a pas corrélation entre l’élévation de l’âme humain et l’envergure de la bibliothèque que l’on possède. Ça aide mais les valeurs humaines s’acquirent surtout dans le vécu, motiver par le désir de redonner un peu d’éclat à la nature humaine que partagent tous les êtres de ce monde.
La technologie modifie irréversiblement notre style de vie, de même, la façon de faire de l’art, de voir l’art, de comprendre l’art… Sauf que le mot « art» est comme l’argent, on utilise ce mot comme une évidence qui ne l’est pas du tout. L’art, l’argent, Dieu, etc. sont des mots comme l’eau, pas facile à le prendre comme ça
avec les mains d’homme qui ne sont qu’une extension de notre cerveau. Le pire, nous comprenons à peine le cerveau humain. Que de chemins à parcourir…
Au plaisir!
13 octobre 2009 à 15:12
hello
ben je suis totalement, absolument d’accord avec toi sur ce que vous avez écrit
c’est vrai que j’ai pas l’étoffe d’un dirigeant d’équipe lol même complètement incapable de bossé en équipe, c’est pour ça que ce concept d’équipe de production d’œuvres ne me plais pas trop… mais elle fonctionne comme vous le dite preuve à l’appui avec Damien, ou Waroll en son temps, mais avouez que tout ce système du marché de l’art est bien corrompu, financièrement en premier lieu, et puis intellectuellement aussi, on a l’impression que plus tu fais du médiocre plus on t’applaudit et dans tout les coins de l’art musique, théâtre…une vrai dégénérescence, (je ne parle pas de Hirst là son travail es génial, bon son truc de faire tout ça j’aime pas, mais le triptyque aux mouches entre autres j’adore) , mais je précise que je ne suis pas un réactionnaire, non loin de là, j’ai rien contre l’évolution des technique et des supports, j’aime ça en fait, mais je parle de ces gens qui vendent des âneries pour des millions, ça ça donne au gens l’impression d’être débile, ça les incite inconsciemment à croire qu’ils sont débiles, et le deviennent par la forces des choses, on le vois le résulta^^, parce qu’ils ce dises que si ça vaut autant c’est que c’est tellement génial que mon pauvre cerveau ne pigera jamais^^ mais c’est faut, un Ben de vaux pas un clou pour moi… les un vulgarises les choses importantes, les autres magnifient les choses futile et voilà l’art comment qui va…
je crois que pour l’art du 20e et 21e s ça s’est passer comme quand on veux ouvrir une petit trou dans un barrage et que l’eau en fasse un portail ^^ les premier comme Pollock pour ne citer que lui la liste et longue^^ ont ouvert une vois, « des» nouvelles voies, qui ont hélas débouchées sur du n’importe qui fait du n’importe quoi et que le public adore… c’est pas triste, ni révoltant .. juste absurde, y a des artistes contemporains vraiment doué, des génies et personne ne les vois, on va me dire qu’ils ne savent pas se vendre, certainement oui… mais bon tans pis pour le public en fait, et l’artiste hélas^^
bonne apré-midi