Femme fatale
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Aujourd’hui, nous vous présentons des femmes fatales en images. Olé!
Toujours sous l’effet magique du chevalet. Notre œil d’artiste, aiguisé; notre esprit d’artiste, épuré; notre cœur d’artiste gagne en compassion, sans compter que notre cerveau d’artiste revigore. En ce début du nouvel an, nos sens sont en effusion. Nous sommes enfin prêts pour aborder ces histoires sulfureuses.
Mais, pas trop! Comme diraient des sages, la modération a bien meilleur goût. Donc, trois femmes fatales pour le moment. Elles sont de cette race de pompette voluptueuse, de princesse guerrière sensuelle ou encore de Pin-up girl mystique. En les fréquentant, des pauvres hommes de l’autre époque en perdaient leur tête.
De l’attraction charnelle et fatale!

La première femme fatale, Judith. Une jeune veuve d’une beauté exquise.
Pour défendre son pays, elle se faisait introduire, bien entendu, par ruse et charme auprès d’un général un peu tapon des Assyriens, Holopherne. À peine quelques jours de fréquentation, elle parvenait à trancher la tête d’Holopherne ivre mort après un banquet bien arrosé. Holopherne voulait juste faire chiqua chico chiqua boum avec cette femme qui le médusait. Mais quelle insouciance de la part d’un général qui ne savait pas comment se protéger! Pas d’eunuque, ni de garde pour faire dodo avec une femme vient du camp de l’ennemie.
Judith et Holopherne, un tableau peint par une femme artiste de la Renaissance, Artémisia Gentileschi. Cette scène violente, sanglante et cette Judith en femme forte sont bien loin du texte de l’Ancien Testament.

La deuxième femme fatale, Salomé. Une adolescente au corps de déesse émancipé, d’une beauté sans égale.
Elle dansait probablement comme une Britney Spears dans Baby One More Time devant son beau-père, un tétrarque de Galilée et de Pérée de l’Empire romain. Celui-ci, complètement subjugué par la danse, lui disait devant ses convives : « Ma chère enfant, demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. » Probablement, lui aussi, ivre et charmé par un corps pubère et émancipé de Salomé, il en rajoutait : « Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. »
Mais, qu’il est con?! Ou, quel rusé! … comme celui qui se lave les mains.
La jeune Salomé se vantait probablement d’un air coquin auprès de sa mère du pouvoir de séduction de son corps Pin-up girl : « Maman, que demanderai-je? » La mère, une femme divorcée et remariée. Son mari déchu fut nul autre que le demi-frère du tétrarque. Deviner quoi? Selon les moeurs de cette époque, ce mariage adultère est inacceptable, sermonné et désapprouvé par Jean-Baptiste, the Superstar Precher de Galilée. Devinez la suite? Ce fut un prédicateur au cachot sous l’ordre du tétrarque.
La mère de Salomé qui voulait tuer Jean-Baptiste aurait dit à la jeune fille : « Demande-lui la tête de Jean-Baptiste sur un plateau. »
Il existe d’innombrables tableaux sur ce sujet depuis que la peinture a été inventée. Vous saviez, lorsque vous mettez un artiste devant son chevalet, avec une telle histoire : une jeune beauté ravissante, la danse, le pouvoir, la religion, le complexe d’Œdipe et tout et tout. Ça stimule la créativité! Nous avons choisi cette scène funeste peinte par Lovis Corinth.
Mais pourquoi Corinth, Artiste?
D’abord, c’est un très bon tableau. Ensuite, pour souligner cette attitude insolente et révoltante que les gens ont avec la vie des autres. Mais, aussi pour Lovis Corinth, l’un des artistes méconnus qui a noblement fait avancer la cause de la peinture figurative à la fin du 19e et au début du 20e : un propos pictural raffiné, cru et sans artifice.

Finalement, la dernière femme fatale pour aujourd’hui, Dalila. Celle qui a coupé les longues tresses de Samson dédiées à Dieu.
Dalila rendait ainsi ce géant impuissant de sa force légendaire, alors qu’il dormait paisiblement près d’elle après une folle nuit d’amour. Paf! On lui crève un oeil et tant de atrocités sur ce beau de corps aussi tôt les mèches coupées. Il est réduit en prisonnier et esclave. Voilà pour cette triste histoire de quelques nuits torrides entre Samson et Dalila.
Nous avons choisi un tableau signé Rubens. Mais pourquoi Rubens, demandez-vous
sans doute.
Parce que le tableau est d’une qualité douteuse, signé Rubens. Si l’intensité, la composition et les couleurs de Rubens sont au rendez-vous, l’exécution est bâclée. Regardez le positionnement du bras de Samson, il donne cette impression qu’il y a une distance d’un pied entre ce bras et la jupe. Nous avons bien dit la jupe, par gentillesse. Car la cuisse de Dalila est carrément absente sous cette draperie, sans parler de ces mains de bucheron de Dalila et ces pieds, disloqués et difformes. Probablement à cause d’une promotion de quelques apprentis encore incompétents, à moins que ce soit le Maître obnubilé par le pognon, à en manquer de jugement?
Le capitalisme culturel, la spécialisation de la production et le principe de Peter ne sont pas des inventions du XXe.

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4 janvier 2009 à 19:48
[...] de 20 mois, montant une Tzipi Livni qui participe à un débat au parlement, d’une allure de femme fatale et coquette. Ehud Olmert, pensif et absorbé, semble méfiant. Il y a quelques mois passés, [...]
1 mai 2009 à 23:18
[...] Judith, héroïne israélite et mythique, un thème autrefois prisé qui a perdu sa valeur symbolique et religieuse de nos jours. De temps à autre, nous voyons quelques artistes de notre époque qui revisitent des sujets bibliques, avec un regard nouveau. Ici, une Judith à la scie sauteuse, non dépourvue d’émotion, mais un peu à la manière du légendaire Jason Voorhees à la machette. Une finalité sans autre raison. [...]