Développement du vocabulaire visuel

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Bon samedi Mimi!

Tu es adorable avec tes « j’attendrai avec impatience votre billet =) »  « c’est pour quand..? »  « alors XD ? »  « voila on est samedi =) » 

Voilà le deuxième billet pour toi : développer un vocabulaire visuel personnel lorsqu’on apprend à dessiner.

développement du vocabulaire visuel

Mimi, tu sais comme tout le monde que peu de gens connaissent tous les mots du dictionnaire. Apprendre par coeur tous les mots du dictionnaire ne fait pas d’une personne poète ou écrivain. Bien connaître la définition des mots améliore grandement la capacité de composer des textes ou de s’exprimer, mais cela ne suffit pas pour écrire une oeuvre littéraire. Pour qu’un texte devienne une oeuvre, il faudrait que le texte ait d’intérêt pour les lecteurs; il faudrait que les lecteurs soient captivés par l’intrigue du texte; il faudrait qu’on décèle des sentiments, voit des couleurs, ressent des émotions, etc. Vient ensuite le style de l’auteur.

Donc, ce n’est pas nécessaire d’apprendre par coeur le dictionnaire pour écrire. Tu as probablement lu des chefs-d’oeuvre littéraires, aucun ne contient tous les mots du dictionnaire, n’est-ce pas? Pour devenir excellent en dessin, c’est à peu près pareil.

Développer un vocabulaire visuel, c’est d’arriver à élaborer un registre propre à toi, de lignes et de traits; à obtenir un certain nombre de valeurs avec n’importe quel type de crayon et à créer du relief. C’est très simple le dire comme ça… c’est plus difficile en pratique. C’est trois choses très différentes : ligne/trait, valeur, relief. Il faut d’abord que tu sois consciente de ces éléments dans un premier temps. Nous t’expliquerons en détail la nuance quand tu seras plus avancée dans ton apprentissage.

Aujourd’hui, nous utilisons ton portrait de Nathalie Portman pour une explication sommaire.

Lignes/Traits – Tu as utilisé des lignes pour faire le nez, les lèvres, les yeux, le collier, le contour du visage. Tu as des lignes sensibles et justes. Une qualité à préserver. Tu as utilisé des lignes regroupées pour faire les cheveux. Ceci est le début du développement des traits. La grande différence entre des « lignes »  et des « traits « , c’est comme un individu vs une foule. Un individu a un nom, un visage. On veut le nommer. Quant à une foule, on ne veut pas nommer tous les individus qui font la foule, on veut savoir si elle était agitée, pacifique, dense… Tu comprends?

Valeurs – Le blanc, le noir et les gris. Tout est dans le dosage. Il ne faut pas gaspiller le blanc, ni le noir. Il faut faire un choix judicieux des gris.

Relief – La création du relief viendra avec le temps, lorsque tu auras créé ton registre de lignes/traits et ta gamme de valeurs.

Petite note pour terminer : SVP! Pas de remplissage. En dessin, le « remplissage »  est inutile pour sa valeur artistique. Le remplissage est parfois rassurant pour camoufler un état d’esprit de l’artiste, la peur de laisser visible une imperfection, l’inquiétude d’un dessin raté, le désir de faire du joli. Bref, peu importe la raison, quand on fait du remplissage, on n’améliore pas son dessin, on crée des handicaps visuels et on sature la surface du dessin. C’est comme si tu insères le mot « tellement »  une dizaine de fois dans la phrase « j’aime faire du portrait et j’apprends à dessiner. » 

Nous crois-tu maintenant que tu as fait un très bon dessin avec ce portrait de Nathalie Portman? La ressemblance n’est pas l’élément primordial quand on débute en dessin.

À quand un nouveau dessin? ;-)

8 commentaires pour “Développement du vocabulaire visuel”

  1. Cat dit :

    Bonsoir,
    Si je peux me permettre d’ajoute mon petit grain de sel… ok, je me permets, merci :)

    Mimi, bravo! C’est comme ça que j’ai commencé à peu près à ton âge. L’expression générale et surtout du regard est bien rendu, alors lâche pas, c’est le plus important dans un visage (à mon avis) mais surtout n’hésite pas à créer tes propres personnages et surtout à dessiner encore et toujours plus, c’est comme ça que j’ai appris: d’une parce que j’adorais ça, et de deux en observant les gens autour de moi et leurs traits et j’ai appris, j’ai appris et j’apprends encore. Si tu aimes ça comme ça a l’air d’être le cas, alors continues et encore bravo!
    Bisous
    Cat

  2. Mimi dit :

    =DD j’en est encore 4 a vous montrée .

    Merci infiniment .

    Oui , j’avoue que le remplissage je l’est fait parce qu’il avais des petites taches qui ne voulais pas s’enlever un peu partout… XD

    En tout cas merci infiniment , hier j’ai fait un portrait de Marilyne Monroe , et bah quand on le vois on la reconnais ! =DDD

    Je vous remercie encore et encore =)

  3. Lo dit :

    excellent billet !
    aussi poétique que véridique !
    merci !

  4. Mimi dit :

    mercii infiniment cat =)

  5. MY Arts dit :

    Bon dimanche Mimi, Lo et Cat!

    Mimi, pour conserver le blancheur du papier, il faut bien manier le crayon.

    Il y a le maniement du crayon que l’on enseigne, la manière dont toi tu tiens ton crayon et l’approche que tu préconises pour intégrer l’art du maniement du crayon que l’on enseigne dans ton dessin tout en préservant le blanc du papier.

    Le premier, ça existe partout, dans tous les bons livres qui enseignent le dessin. Tu sais comment tu travailles. ;-) Pas d’explication pour le point 2. Quand nous verrons tes nouveaux portraits, nous pourrions t’indiquer le point 3. A+

  6. Laëti Bou dit :

    Bonjour.

    Tout d’abord Bravo et merci pour ce billet.
    Pour moi, l’art c’est l’humain et là je le vois…

    Je me permet également d’ajouter ma vision.

    Chère Mimi,
    Voici ma façon de travailler peut-être que tu y trouveras des choses qui te parlent : quand je dessine quelqu’un, je cherche juste à expliquer la façon dont moi je vois cette personne, ce que ça me fait d’être avec elle, ce que je pense d’elle. Dans mes dessins, parfois on ne voit pas tout le visage, parfois ces yeux sont fermés, parfois il me regarde en face, parfois il regarde ailleurs… parfois le nez n’est pas au milieu de la figure, parfois on ne voit même plus que c’est un visage…et parfois il y a des taches.
    Et puis je rajoute plein d’autres choses qui me passent par la tête : des mots, des couleurs, des formes, des papiers que je colle, des paillettes, des morceaux de tissus, du coton, etc…
    Pour finir, il m’arrive d’aimer mon dessin, ou de le détester, ou de le donner, ou de redessiner autre chose par dessus. Qu’importe! Pour moi, le plus important dans tout ça, c’est que je m’amuse, c’est juste un jeu.
    Et puis, au final, petit à petit, je me vois avancer, et j’aime toujours autant dessiner.

    Merci à toi Mimi, grâce à toi je me souviens pourquoi j’aime tant l’art.

  7. Mimi dit :

    Merci beaucoup de votre aide vous ..

    A Laeti Bou : tes idées sont sympa , moi je voudrais vraiment que mes dessins sois réalistes.. je pense même faire carrière d’ans le portrait .. qui sait..

  8. Roy dit :

    Cette analyse de portrait est pleine de bon sens.
    En ce qui concerne la ligne en dessin, un de mes professeurs qui voulait sans cesse que ses élèves épurent leur dessin, avait l’habitude de dire que pour avoir une belle ligne il fallait la « laisser respirer» . Surtout les contours des formes. C’est difficile de se retenir de gommer ou de revenir sur une ligne parce qu’elle n’est pas comme on voudrait qu’elle soit. C’est d’autant plus difficile qu’on nous a habitué à évacuer les fautes, à ne pas faire d’erreur.

    J’ajoute aussi que paradoxalement, pour qu’un portrait soit ressemblant, il faut à un moment savoir exagérer les traits du visage. Je dirai « souligner»  les singularités du modèle en les accentuant légèrement. A la longue ces choix du dessinateur formeront « sa touche personnelle» . Donc patience et persévérance!

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