Dédé Fortin, la Comète
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Près de 10 ans après son suicide, une chanson inédite intitulée La Comète du défunt leader du groupe Les Colocs, Dédé Fortin, a été dévoilée hier. Une partie des profits de la chanson ira à la Fondation André Dédé Fortin qui s’occupe de prévention du suicide. La chanson est disponible à télécharger sur plusieurs sites.
L’univers imaginaire de Dédé Fortin nous fait beaucoup penser à l’œuvre de Anselm Kiefer. Il y a là une sorte de désolation mystique; un état de transfuge permanent et de la matière détériorée, consumée et résiduelle. Un triptyque monumental de Kiefer au Musée d’art de Saint-Louis. « Buring rods »… devant des sièges vides.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’oeuvre de André Dédé Fortin. Voici l’un de ses derniers textes. ( Texte corrigé suite aux commentaires reçus. Merci à Pico et Cynthia! )
Comme le temps est pesant en mon âme escogriffe
Un grand ciel menaçant, un éclair qui me crie
Ton coeur est malicieux, ton esprit dans ses griffes
Ne peut rien faire pour toi et tu es tout petitLes nuages voyageurs font des dessins abstraits
Ils me parlent de bonheur que jamais je n’entends
Je pourrais faire comme eux et partir sans délai
Léger comme une poussière transporté par le ventEt dans la solitude de ma danse aérienne
Le courage revenu, je trouverais les mots
Je réciterais sans cesse des prières pour que vienne
La douleur douceur du silence d’un éternel repos, mais…Épuisé que je suis je remets à plus tard
Le jour de mon départ pour une autre planète
Si seulement je pouvais étouffer mon cafard
Une voix chaude me dirait : tu brilles comme une comèteTu brilles comme une comète
Comme la lune est moqueuse quand elle s’empare du ciel
Elle me regarde aller comme une lampe de poursuite
Je voudrais la détruire ou me poser sur elle
Étourdi par son charme qui jamais me quitteJe suis comme une loupe que le soleil embrasse
Ses rayons me transpercent et culminent en un point
Allument le feu partout où se trouve ma carcasse
Et après mon passage il ne reste plus rienEt dans la solitude de ce nouveau désert
J’aurais tout à construire pour accueillir la paix
Et tout mon temps aussi pour prévenir l’univers
Que la joie est revenue et qu’elle reste à jamais… mais…Condamné par le doute, immobile et craintif,
Je suis comme mon peuple, indécis et rêveur,
Je parle à qui veut de mon pays fictif
Le coeur plein de vertige et rongé par la peurEt dans la solitude de ce nouveau désert
J’aurais tout à construire pour accueillir la paix
Et tout mon temps aussi pour prévenir l’univers
Que la joie est revenue et qu’elle reste à jamais…Dédé Fortin

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14 août 2009 à 20:28
La comète – Dédé Fortin (corrigée)
Comme le temps est pesant en mon âme escogriffe
Un grand ciel menaçant, un éclair qui me crie
Ton coeur est malicieux, ton esprit dans ses griffes
Ne peut rien faire pour toi et tu es tout petit
Les nuages voyageurs font des dessins abstraits
Ils me parlent de bonheur que jamais je n’entends
Je pourrais faire comme eux et partir sans délai
Léger comme une poussière transporté par le vent
Et dans la solitude de ma danse aérienne
Le courage revenu, je trouverais les mots
Je réciterai sans cesse des prières pour que vienne
La douleur du silence d’un éternel repos, mais…
Épuisé que je suis je remets à plus tard
Le jour de mon départ pour une autre planète
Si seulement je pouvais étouffer mon cafard
Une voix chaude me dirait : tu brilles comme une comète
Tu brilles comme une comète
Comme la lune est moqueuse quand elle s’empare du ciel
Elle me regarde aller comme une lampe de poursuite
Je voudrais la détruire ou me poser sur elle
Étourdi par son charme qui jamais ne me quitte
Je suis comme une loupe que le soleil embrasse
Ses rayons me transpercent et culminent en un point
Allument le feu partout où se trouve ma cuirasse
Et après mon passage il ne reste plus rien
Et dans la solitude de ce nouveau désert
J’aurais tout à construire pour accueillir la paix
Et tout mon temps aussi pour prévenir l’univers
Que la joie est revenue et qu’elle reste à jamais… mais…
Condamné par le doute, immobile et craintif,
Je suis comme mon peuple, indécis et rêveur,
Je parle à qui le veut de mon pays fictif
Le coeur plein de vertige et rongé par la peur
Et dans la solitude de ce nouveau désert
J’aurais tout à construire pour accueillir la paix
Et tout mon temps aussi pour prévenir l’univers
Que la joie est revenue et qu’elle reste à jamais…
15 août 2009 à 0:45
Merci bien pour cette transcription!
C’est apprécié, Pico.
19 août 2009 à 13:15
autre corection : dans le 3eme paragraphe, dernière ligne : il ne dit pas- La douleur du silence; mais bien,- La douceur du silence.
20 août 2009 à 16:23
Chanson La Comète sur Dailymotion http://www.dailymotion.com/video/xa2390_la-comete-dede-fortin_music
1 octobre 2009 à 0:38
Le texte non-corrigée est, selon les site internet que je suis allé, le Poème que André Fortin à envoyé à son gérant une journée avant sa mort. Et que la version corrigée de Pico est les paroles de la chanson <> de groupe <>.
D’après moi ils ont un peux modifié le texte. Les deux différences sont: Douceur dans la chanson au lieu de douleur dans le poème et cuirasse dans la chanson au lieu de carcasse dans le poème.
Voilà pour mon commentaire
.
J’ai l’air de mis connaître peut-être, mais c’est que j’ai faite des petites recherche rapides en costatant le changement,selon moi, radical des chanson de <> comparé au chansons des CD précédants.
Je savais qu’il s’était suicidé, mais je ne savais pas que son moral avait été disons donné à son CD. J’ai trouvé ça spétial comme situation et je mis suis attardé cette nuit entre autres
.
Merci et bonne journée tout le monde
Références:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Fortin#Suicide
http://www.youtube.com/watch?v=RQdLbOsKSz4&hl=fr
http://ulyslafleur.iquebec.com/dede.html