Dali et la photographie
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Dali a dit à plusieurs reprises au cours de sa vie que sa peinture n’est autre que de la photographie, faite à la main et en couleur. Évidemment, il parlait de la photographie des années 50, en noir et blanc. Si l’on ôte l’aspect surréaliste de la peinture de Dali, il ne reste presque que du réalisme académique. Les propos de Dali prennent alors tout son sens. Nous pouvons dire qu’il y a là, une réelle affinité entre l’art de Dali et la photographie.
Dali a collaboré avec plusieurs photographes, d’abord Man Ray et Brassaï, puis avec Cecil Beaton et Philippe Halsman. Aujourd’hui, il s’est vendu à New York une photographie de Halsman qui fait partie de la série Skull, exécutée en 1951 avec Dali. Elle s’intitule Crâne et Dali, pour une petite somme de $18,750.
Cette photographie, un nu constitué d’un montage de corps à partir d’une esquisse de Dali. Lorsqu’on la regarde à une distance suffisamment éloignée, l’enchevêtrement des sept corps de femme suggère l’illusion d’un crâne. Le crâne symbolise la vanité dans la peinture classique. Dali et Halsman voulaient revisiter ce symbole de la vanité en créant une version moderne de la vanité.


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8 avril 2008 à 23:43
Il y a un parallèle clair à faire entre ce procédé et celui d’un commercial de voiture récent, où des gens forment des voitures…
Moi qui répète inlassablement les emprunts à l’art par les publicitaires et les arts graphiques, en voilà un bon exemple.
9 avril 2008 à 1:47
[...] apercevant cette photo (via Blog My Arts), j’ai tout de suite fait un lien avec la dernière pub de Ford [...]
9 avril 2008 à 17:27
En passant, j’ai pondu un petit billet inspiré de celui-ci, c’est là.
9 avril 2008 à 22:24
Bonsoir Renart L’éveillé,
C’est formidable! Pour être vivant, l’art doit se faire parler de lui. Sinon, il meurt avec le temps. Chapeau pour le parallèle avec la pub!
16 février 2009 à 10:43
L’art est éphémère et c’est en disparaissant qu’il gagne toute sa splendeur…
25 mai 2009 à 14:05
En regardant cet image je finis par croire vraiment que l’art est le langage le plus universel qui exprime avec force ce que nous avons toujours peur de dire.
Cette oeuvre est imortelle