Crise financière : l’art de croire en Dieu
|
|
Hé oui! Mesdames et Messieurs, croyons en Dieu pour sortir de la crise financière ou l’art de croire en Dieu!
Bon d’accord, pour éviter un dérapage, nous allons ficeler ce petit texte de ce jeudi… Mon Dieu, un jeudi… un jeudi de paie! Wohoo! Du gras dans nos assiettes ce soir, des côtes de porc grillées qu’affectionne Homer…
Mais non, pas Homer le Grec, mais le gros bien aimé Américain de Springfield!

Afin d’éviter un possible dérapage en sachant que l’homme qui aime trop son Dieu effraye ses semblables. Nous allons baliser ce petit texte de ce jeudi de paie, de bonnes paroles d’un pape, un président, un philosophe-mathématicien et, d’un écrivain et homme d’État.
Pas mal, n’est-ce pas?
Nous savons maintenant que le plan de 700 milliards de dollars d’Henry Paulson, secrétaire d’état au Trésor américain, n’est pas suffisant pour dénouer la crise financière. Que faire? Nous, les zartistes, nous proposons de croire en Dieu, si! Nous sommes sérieux.
Sa très Sainteté le Pape Benoît XVI nous demande, dans ces moments difficiles, de construire notre vie sur le fondement solide de la Parole de Dieu. « Qui construit sa vie sur les réalités, sur la matière, sur le succès, sur tout ce qui est apparence, construit sur le sable ». Seule la Parole de Dieu est « le fondement de toute la réalité […] Elle est stable comme le ciel, plus que le ciel, c’est la réalité », a-t-il expliqué, le valeureux Pape Benoit XVI.
Au lendemain du 11 septembre, dans un but de stimuler l’économie américaine et d’exorciser son peuple, oeil au beurre noir et du blues dans l’âme, George W. Bush a incité les siens à combattre le terrorisme par un « Allez! Sortez tous! Go shopping, more! » avant d’enflammer deux pays.
Voyez-vous, le principe du rêve de Pierette la laitière au « Sky is the limit » a non seulement produit des crapules crapauds qui se prennent pour des boeufs. Mais aussi une mentalité répandue, du président millionnaire au simple contribuable salarié répondant : consommer, consommer, encore et plus.
Bon d’accord, il ne faudrait pas imputer à George W. Bush tous les maux de l’humanité. De rêve de Pierrette au Rêve Americain, la seule limite est le sans limites, sauf le soudain « Adieu veau, vache, cochon, couvée ». La grenouille se dégonfle avant son prochain gonflement.
Le pari de Pascal*** ou l’art de croire en Dieu, est une pensée qui date, et ce, malgré tout le bien que nous pensions. L’intérêt du pari de Pascal n’est ni la foi, ni la critique de la pensée pascalienne. Car Pascal est un esprit espiègle qui utilise une fausse dichotomie pour présenter l’idée du pari comme deux choix : croire en Dieu ou ne pas croire en Dieu. Selon nous, l’intérêt de l’exemple de Pascal est cette mince ligne rouge que représente Dieu, l’ultime limite. Elle est disparue de la façon de percevoir le monde au détriment du plus loin, plus haut, plus fort, plus vite, et encore.
Et nous arrivons avec cette phrase d’André Malraux, écrivain et homme d’État français pour conclure. « Le drame de la civilisation du siècle des machines n’est pas d’avoir perdu les dieux, car elles les a perdus moins qu’on ne dit : c’est d’avoir perdu toute notion profonde de l’homme. »
Malheureusement, encore une fois, ce petit texte n’a rien d’art. Pas de mots: art, artiste, oeuvre d’art, artistique, artistiquement, etc. Une idée… voici une photo de Benoit XVI, une image de George W Bush et Henry Paulson, un masque de Blaise Pascal et un portrait d’André Malraux.
Est-ce mieux?
——————–
*** « Vous avez deux choses à perdre : le vrai et le bien, et deux choses à engager : votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude; et votre nature a deux choses à fuir : l’erreur et la misère. Votre raison n’est pas plus blessée, en choisissant l’un que l’autre, puisqu’il faut nécessairement choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude? Pesons le gain et la perte, en prenant choix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu’il est, sans hésiter. » Blaise Pascal

Accueil du site MY Arts








2 janvier 2009 à 20:52
[…] Voilà pour la minute de festivité. Sortez maintenant pour stimuler l’économie comme cet […]