Comment regarder l’art abstrait…

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Comment regarder l’art abstrait… en fait, le titre de ce billet est un peu traître!

Plusieurs de nos amis aiment les arts sans être des artistes. Mais ils n’apprécient guère l’art contemporain, particulièrement, en ce qui traite des oeuvres abstraites. Bien qu’ils soient des gens instruits, intelligents et curieux. Nous avons que des amis de qualité. ;-) Ils sont généralement déroutés en voyant une oeuvre à la Pollock, par exemple.

Une confession de foi : nous aimons toujours éperdument les bonnes oeuvres de Pollock et nous éprouvons une grande affection pour des oeuvres abstraites. C’est quoi un bon Pollock? Du dripping pur, sans altération. The Deep, rare présence de Pollock sur le sol européen, au Pompidou, est un mauvais Pollock qui représente au plus l’esprit agité d’un alcoolique désespéré face à un cul de sac artistique.

À quelques reprises, nous avons écrit ici, peut-être, pas dans ces mots-ci, que l’évolution de l’art abstrait est un échec parmi plusieurs autres expériences humaines du 20e. Le communisme, formidable idéologie qui finissait en désastre, en est une expérience humaine douloureuse et égarée. L’abstraction l’est également, à cause du grand nombre d’artistes qui se centrent sur leurs préoccupations personnelles au nom de l’art, en privant au public de presque toute référence « humainement » perceptible. Pour ceux qui s’intéressent à l’aventure de l’art abstrait, la vie de Malévitch est un cas qui illustre bien la formidable expérience théorique et expérimentale de ces deux aventures du 20e.

Malévitch est un autre spécimen extraordinaire : artiste, théoricien, mystique et politique.

Le phénomène de l’art abstrait ancré sur le « moi-et-ma-façon-de-voir » s’est intensifié durant la 2e moitié du siècle passé, grâce à la quête d’un art, toujours et plus que « nouveau », et à l’intellectualisation à l’outrance des démarches artistiques. On crée alors un monde où l’artiste se fait sanctifier par ses pairs pour son excessive singularité. La relation entre l’art abstrait et son public se limite à des regards interrogateurs de ce dernier, attirés par des exploits artistiques qui font scandales. N’y a-t-il pas là les germes de nos émissions télévisuelles de Reality Show?

L’artiste devrait-il construire sa démarche artistique autour des préoccupations personnelles et professionnelles? Bien sûr. Au fait, il s’agit d’un idéal légitime et humain. Un art qui évolue sainement doit puiser de la Vie, se transcender la vie personnelle et trouver son écho auprès d’un large public sans recours au sensationnisme débridé.

Mon Dieu, est-ce possible?

Le blog n’est vraiment pas fait pour ce genre de billet, peu productif. Nous n’avons même pas encore effleuré les deux mots les plus importants, la source de cette évolution artistique : la démocratisation et la spécialisation. Mais, nous avons largement atteint le quota de mots. Assez pour aujourd’hui!

Bon, aujourd’hui, pour finir ce billet, des images pour illustrer un aspect de l’art abstrait : la distance et la perspective jouent un grand rôle dans la formation d’une oeuvre abstraite. Parfois, bien saisir la perspective pour observer une chose permet d’amorcer la démystification de celle-ci. Après cela, il faudrait y trouver l’intérêt. C’est plus difficile.

De l'art abstrait ?

Regarder l'art moderne

Une quesition de perspective

4 commentaires pour “Comment regarder l’art abstrait…”

  1. Lo dit :

    Très bon billet pour ma part :)

  2. MY Arts dit :

    Cool! :-)

  3. lemondedesand dit :

    pas mal !!

  4. ARNAUD dit :

    Le commentaire est dans le site.
    Très cordialement
    François ARNAUD
    http://www.atelier-arnaud.com

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