Cavalier ou cavalière?
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Ami Cheng étant en vacances, nous perdons momentanément notre référence chinoise. Ô notre petit Guide rouge bien cher!
Ce soir, au lieu d’un enrichissement culturel, nous nous contentons d’un bref regard d’artiste, subjectif, éphémère et sans retenu, sur ces deux œuvres chinoises.


L’une, antique, par le peintre Han Gan (720-780), grand spécialiste des chevaux. Merci Wikipédia! L’histoire de l’art chinois n’a plus de secret avec Wiki. L’autre, de l’artiste contemporaine, Guan Zeju, spécialiste des nus bien en chair… Ô Internet, les arts n’ont plus de frontières!
Mon Dieu, mais quel gâchis!
Voilà une peinture égal à un chef-d’œuvre d’Ingrès, se fait arnaquer son cavalier barbu au nom de l’art, de la sensualité sexy pour ne pas dire sexuée, ou peut-être, de la modernité artistique…
On a rompu l’équilibre entre le vide et le plein en substituant ce peut-être dompteur de chevaux, ce cowboy chinois antique de toute subtilité par une femme nue – une masse de couleurs et de chair qui fait courbée l’échine du cheval blanc; au nom d’une habileté au réalisme, on a cassé l’harmonie de cette composition de sobriété alors que ces lignes contours légèrement ombragés de couleurs étaient, sensualité et rigueur.
Voilà! Un cavalier cavalièrement détrôné.

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