Images et textes sur 'Voir autrement'

 

Mur de Berlin

Dimanche 14 août 2011

Hier, il y a 50 ans, le mur de Berlin devient la ligne de séparation entre deux idéologies.

Depuis, l’une des deux a chuté par suffocation de son économie. Sa mort a permis à l’autre de se ressaisir momentanément, le temps de quelques décennies. À son tour, par cupidité, triomphalisme et nonchalance, la seconde est tombée malade… de ses propres excès.

Sans limite et repère, la nature humaine est source du chaos. Avoir de la vision ne sauve cependant pas le monde de ses désastres, mais la version permet néanmoins de restaurer des repères égarés, réactualiser les valeurs humaines et éviter la panique à la demeure, le brouhaha du dénie au sommet social et le chahut initiatique de la foule, trop éphémère, manque de retenu… qui, ma foi, demeure cependant la seul force du changement initiateur. Paradoxe de toujours.

Le mur de Berlin en trois images, une séquence d’un monde changeant.

Mur de Berlin

Mur de berlin, peu avant sa chute

Mur de Berlin artistique

Tourisme et renouveau

Mardi 9 août 2011

Bon, ce n’est pas aujourd’hui que nous allons vous parler du voyeurisme. Peut-être, demain. Car demain c’est un autre jour. Donc, un autre billet. Aujourd’hui, de la peinture. Ça fait trop longtemps que nous n’avons pas divagué sur la peinture.

Une scène de vie, un dimanche après midi au bord de l’eau… Deux choses en un… tableau aujourd’hui.

C'est fini, le toursime!Seurat, Un dimanche après-midi à l’Ile de la Grande Jatte, 1886

D’abord, le tourisme. À l’autre époque, il n’y avait pas de tourisme comme nous le connaissons aujourd’hui. Il y avait des voyages d’étude, des excusions sur des terres inexplorées et sauvages, des conquêtes au nom de l’empire… et il y avait aussi des après-midis du dimanche, moment d’oisiveté en reconnaissance de ce don du très tout puissant. On n’allait pas ailleurs pour dépenser de l’argent, on rentre dans son argent à quelques lieux de chez soi. On encourageait l’économie locale ou quoi.

Mais l’industrialisation a tout changé. La productivité, la richesse à plus grande échelle, l’épuisement physique et les vacances. On va ailleurs et on a inventé le tourisme. ;-)

Ensuite, les artistes, Ô les pires de notre espèce! Ils sont parmi les premiers qui se lancent dans la recherche du renouveau. Tenez, George Seurat, l’auteur de ce tableau, contestait les expériences optiques trop subjectives de ses prédécesseurs, les impressionnistes. Il commençait à étudier la perception des couleurs, des ouvrages des chimistes et la théorie sur le contraste simultané des couleurs. C’est tout simplement du je-me-moi et je suis plus que les autres.

Depuis l’industrialisation, tout se gâte… notre monde est de plus en plus compliqué. On invente de plus en plus de spécialités pour nous vendre des nouveautés et prendre notre argent chèrement gagné. ;-) À qui la faute? Les artistes, les premiers à vouloir du renouveau.

Voyez-vous ce que Seurat a fait de plus? Rien, à part des points. Regardez son tableau le plus célèbre ci-haut: Contemplons la nature au bord d’une marre d’eau près de chez soi, la montagne au loin si vous êtes chanceux comme dans son tableau et,  le fidèle compagnon, si vous avez un.

Voilà tout. Rien de plus. Mais on l’appelle le divisionnisme, le pointillisme ou le néo-impressionnisme.

Homme de fer, homme de l’air

Samedi 6 août 2011

homme de fer ou homme de l'airL’homme de fer ou l’homme de l’air ?

Si l’être humain ne cesse de modeler son monde à son image, les artistes y participent, avec ardeur et manne. Au fond, peut-être, est-ce pour arriver à accaparer l’air? Ce n’est qu’une question de temps que l’on nous vendra de l’air un jour, après l’eau, la terre, le bois, l’énergie… Il faudrait bien que l’économie mondiale continue à s’accroitre et que l’on crée de nouvelle richesse, non?!

L’air, c’est essentiel à la vie. Consommateur payeur, un principe de la société de consommation.

C’est qui? Joseph Hillier.

Mais non… pas celui qui nous vendra de l’air. :-|

un géant vide
Photo: AP / John Giles

Architecture de l’air

Vendredi 5 août 2011

Miracoco, Alan ParkinsonSelon Yves Klein, la beauté d’une oeuvre d’art telle que l’on perçoit existe à l’état invisible dans l’univers. La tâche de l’artiste consiste à la révéler à ses semblables sous forme de création artistique en matérialisant les forces cosmiques. Ainsi la beauté devient perceptible à nous. Si vous trouviez qu’il y a une saveur Nouvel Age dans cette théorie. Il se pourrait que vous aviez raison. Yves Klein est mort au début des années 1960. Il est du mouvement Nouveau réalisme.

L’être humain en a périodiquement soif de nouveauté, non?

Aujourd’hui, nous ne parlons pas de l’art de Klein mais de l’architecture de l’air de l’artiste britannique Alan Parkinson. Un concept artistique au sommet d’une gigantesque organisation récréative. D’immenses chapiteaux gonflables interconnectés et multicolores intitulés Mirazozo, dans lesquels on marche, observe, se détente, imagine, se recueillit. Mirazozo, gonflé et coupé du monde d’extérieur, laissant ainsi la lumière pénètre par ses minces parois translucides, créant un monde d’ombres et de lumières le temps d’une expérience sensorielle humaine, seule ou en groupe.

Si nous avons commencé en mentionnant la théorie artistique de Klein, laissez-nous en terminant ce petit billet en vous disant que l’architecture des lieux de culte a toujours été une schématisation de la quête de Dieu. L’espace des chapelles, églises et cathédrales, découpé et délimité par de colonnes, arches, parois, murs, vitraux entretient d’innombrables chemins invisibles au goût de chaque époque. Il n’a d’autre but que de permettre à l’esprit humain de mieux accéder à un état purifié, pour un ultime salut.

Voilà, de l’architecture de l’air.

architecture de l'air

chapitaux gonflables

Luminarium

Presque 3 ans après l’investiture d’Obama

Mardi 2 août 2011

Picasso aurait dit un jour à Leymarie que c’est difficile de mettre un peu d’absolu dans la mare aux grenouilles. Ça décrit drôlement bien la politique américaine. Bon, en ce jour qui aurait été dramatique si les démocrates et les républicains n’avaient pas arrivé à s’entendre sur le relèvement du plafond de la dette publique américaine, une vieille photo et quelques extraits d’un discours d’Obama.

La photo a gagné le 1er prix World Press Photo 2010, catégorie People in the News Stories. Elle est de Charles Ommanney du Royaume Uni, pour le compte de Getty Images/Newsweek : « Le jour de l’investiture d’Obama, Washington DC, 20 janvier 2009 ».

Quant au discours, hé bien, nous avons retenu les passages à la saveur du jour : les finances, l’économique et la politique américains.

obama investiture

Nul n’ignore que nous sommes au beau milieu d’une crise. [...]

Notre économie est gravement affaiblie, conséquence de la cupidité et de l’irresponsabilité de certains, mais aussi de notre échec collectif à faire des choix difficiles et à préparer la nation à une nouvelle ère.

Des gens ont perdu leur maison ou leur emploi, des entreprises ont dû fermer leurs portes. Notre système de santé coûte trop cher. Nos écoles laissent tomber trop d’enfants et chaque jour apporte de nouvelles preuves que la façon dont nous utilisons l’énergie renforce nos adversaires et menace notre planète.

Ce sont les signes de la crise en termes statistiques. Mais, si elle n’est pas aussi tangible, la perte de confiance dans tout le pays n’en est pas moins profonde, nourrie de la crainte tenace que le déclin de l’Amérique soit inévitable et que la prochaine génération doive diminuer ses ambitions. [...]

En ce jour, nous sommes réunis car nous avons préféré l’espoir à la peur, la volonté d’agir en commun au conflit et à la discorde.

En ce jour nous proclamons la fin des doléances mesquines et des fausses promesses, des récriminations et des dogmes éculés qui ont pendant trop longtemps étouffé notre vie politique.

Nous demeurons une jeune nation. Mais pour reprendre les mots de la Bible, le temps est venu de se défaire des enfantillages. Le temps est venu de réaffirmer la force de notre caractère, de choisir la meilleure part de notre histoire, de porter ce précieux don, cette noble idée transmise de génération en génération: la promesse de Dieu que nous sommes tous égaux, tous libres et que nous méritons tous la chance de prétendre à une pleine mesure de bonheur. [...]

Où que nous regardions, il y a du travail. L’état de l’économie réclame des gestes audacieux et rapides. [...]

Et ceux d’entre nous qui gèrent les deniers publics seront tenus de dépenser avec sagesse, de changer les mauvaises habitudes, de gérer en pleine lumière – c’est seulement ainsi que nous pourrons restaurer l’indispensable confiance entre un peuple et son gouvernement.

La question n’est pas non plus de savoir si le marché est une force du bien ou du mal. Sa capacité à générer de la richesse et à étendre la liberté est sans égale. Mais cette crise nous a rappelé que sans surveillance, le marché peut devenir incontrôlable, et qu’une nation ne peut prospérer longtemps si elle ne favorise que les plus nantis. Le succès de notre économie n’est pas uniquement fonction de la taille de notre produit intérieur brut. Il dépend aussi de l’étendue de notre prospérité, de notre capacité à donner une chance à ceux qui le veulent – non par charité mais parce que c’est la meilleure voie vers le bien commun. [...]

Violon Stradivarius

Vendredi 24 juin 2011

« Lady Blunt » un violon Stradivarius 1721.

La fondation japonaise de la musique – Nippon Music Foundation – a vendu ce violon Stradivarius pour 16 millions de dollars aux enchères à Londres dans le but de récolter des fonds pour venir en aide aux sinistrés du tsunami. La fondation à but non lucratif a déclaré mardi que les recettes de la vente du violon de presque 300 ans serviront à réaliser des projets au profit des victimes dans le nord du Japon où a eu lieu le tsunami meurtrier le 11 mars 2011.

C’est fou n’est-ce pas?

Il suffit une intention différente, puisque les projets ne sont pas encore réalisés, pour faire changer notre perception.

Du coup, tout devient formidable, l’argent, les enchères, l’objet, les gens impliqués, etc.  Pourtant, un même type de processus de marchandage, de mise en valeur et de démonstration  de richesse débordante. Une vente de robe pour 4,6 millions sonne décadente et obsessive, alors qu’une vente de violon nous laisse dans un état admiratif.

Violon StradivariusImage : AP Photo / Nippon Music Foundation, S. Yokoyama.

Anne Sinclair et son for intérieur

Lundi 13 juin 2011

Anne Sinclair et Dominique Strauss-KahnEn son for intérieur, de quelle passion anime-t-elle pour qu’Anne Sinclair tolère des frasques charnelles de DSK, indépendamment de ce dont il est accusé?

Lundi passé, trois semaines après son arrestation, Dominique Strauss-Khan est comparu devant le tribunal pénal de Manhattan, accompagné de sa femme qui semble lui témoigne son soutien de toujours. Accusé de crimes sexuels à la suite du témoignage d’une femme de chambre de l’hôtel Sofitel de Times Square, DSK a plaidé non coupable.

Certains intimes d’Anne Sinclair déclarent aux médias qu’il s’agit de l’amour fou pour DSK que la petite-fille du célèbre marchand d’art Paul Rosenberg accepte les frasques de l’ex-patron de FMI et le candidat favori pour la présidentielle française de 2012, avant sa chute.

Mais nous nous demandons si Hillary Clinton, Jackie Kennedy et Anne Sinclair ont de quoi en commun… est-ce cet amour inexplicable pour leur mari, politicien faible de chair, mais fort en pouvoir?

Anne Sinclair et DSK

Petite Pologne des Balkans…

Dimanche 5 juin 2011

Benedict XVI - Benoît 16Benoît 16 est en visite en Croatie – petite Pologne des Balkans. Petite visite de 33 heures au total. Le souhaite papal pour la Croatie? Une entrée prochaine de la Croatie dans l’Union européenne. Si! Selon Benoît 16, une entrée de la Croatie dans l’Union européenne est l’occasion d’aider l’Europe à « conserver et revivifier l’inestimable patrimoine commun des valeurs humaines et chrétiennes ».

La Croatie devrait intégrer à l’Union européenne en 2013. Avec ses 4 millions et demi d’habitants, la petite Pologne des Balkans est majoritairement catholique, semble-t-il.

Tiens tiens, intéressant.

Au cas où vous n’avez pas suivi les nouvelles de la Croatie… ;-) À noter qu’en avril, l’ex-général croate Ante Gotovina est condamné à 24 ans de prison par le tribunal international pénal pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) pour meurtres et déportations de Serbes de la région de la Krajina, en 1995.

Quoi à en ajouter à ce billet… Ah! Ne trouvez-vous pas que le bon vieux Pape a moins en moins de cernes sous ses yeux… Cou’donc! A-t-il, par hasard eu des chirurgies plastiques? Il faudrait bien mettre quelques hommes là-dessus. ;-)

Bon, voilà. Bonne semaine!

Croatie - petite Pologne des Balkans

Souvenir de mariage royal

Samedi 23 avril 2011

souvenir des noces

S’il n’était pas prince de la Famille royale de l’Angleterre, leur mariage n’aurait pas droit à de telles couvertures médiatiques et d’autant d’attraction. Comme ils les sont, lui prince et elle, future maman des princes et princesse…ou reine de l’Angleterre, les nobles s’y précipiteront au rendez-vous, carton d’invitation à la main ou les autres, roturiers en tout azimut de ce monde, s’invitent à souligner ce moment de rite de passage important de la vie.

Voilà pour matérialiser le présent, nous aussi, nous leur consacrons un billet.

Gide a dit un jour… on sentait chez cette innocente personne peut-être moins de goût pour les arts qu’un grand besoin de gagner sa vie.

Mais Seigneur, est-ce nous cette innocente personne ? :-|

En tout cas, le mariage princier suscite beaucoup d’intérêt et de nouveaux objets souvenirs apparaissent sans cesse. La poste canadienne a déjà édité des timbres à l’effigie du futur couple royal. La poste de Nouvelle-Zélande, elle comme toutes les postes de l’Empire, a édité en commémorant le mariage royal du 29 avril prochain deux timbres… ma foi, séparables comme tout timbre. Mais la ligne perforée permet de séparer le couple en deux.

Doh! Comme crie le Célèbre en tapant le front au moment dramatique.

L’avez-vous remarqué que chaque partie a son propre prix. Le Prince à $3.40, la Mariée quant à elle, ne vaut que $2.40. Est-ce le sang royal qui oblige ou d’autre obscure signification sortie du cerveau d’artiste concepteur?

Souvenir du mariage royal

Réussi à sauver des chiens

Jeudi 21 avril 2011

un chien sauvé en ChineIls ont réussi. Ils ont réussi à sauver quelque centaines de chiens destinés à finir leur vie dans des assiettes. Ils ont même trouvé un bébé chien parmi des chiens sauvés.

Semble-t-il, c’est un automobiliste qui avait repéré le camion transportant des chiens sur une autoroute près de Pékin. bébé chienQuelque 200 personnes ont répondu à l’appel qu’il avait lancé sur un site de microblogage, interceptant le camion à un poste de péage et achetant les quelque 580 chiens pour l’équivalent de $17,606. Une partie de la somme venant d’une fondation de protection des animaux.

chiens destinés à l'abattoir

Voilà quelques images des chiens sauvés d’un mort certain. Comme quoi ce n’est pas tous les Chinois qui mangent du chien. Malgré les moeurs et coutumes, les choses changent.

Vous dites peut-être qu’il n’y a rien d’art dans ce billet. Effectivement, :) comme dans l’exposition d’un chien, tout est dans l’intention. Parfois, il n’y a point d’art dans un billet d’un blog d’art. D’autres fois, il y a infinie beauté parmi un amas de détritus… une touffe d’herbes sous de décombres, révélée à vous par un pur hasard.

Avoir un chien gardien

Dimanche 13 mars 2011

Doberma, chien gardien d'atelierÇ’a l’air que notre gardien d’atelier aux dents blanches et pointues est un animal soumis… Mon Dieu, tout notre amour et efforts pour faire de lui un être terrifiant au cours des 17 derniers mois et demi est vain. (Soupir!) ;-)

Il ne reste donc qu’à changer nous-mêmes, mais la nature d’artiste étant une matière aride, il est difficile d’extirper de quoi de nouveau de son inertie. Réfléchissons… sur le comment.

Le « mal » de notre humanité, si un tel mal existait, est peut-être d’avoir considéré tout notre monde comme étant des ressources qui nous appartiennent, des matières maniables et exploitables. Il suffit travailler quelque temps pour une entreprise pour se rendre compte de son ampleur. Pour prendre soin de son personnel, l’entreprise pour laquelle on consacre une partie de leur vie a un département nommé « Ressources humaines ». On échange leur vie pour un salaire. On se traite comme une ressource au même titre que des ressources naturelles cotées en Bourse. Le baril de pétrole est à tant; l’or est à tant; l’action de l’entreprise X vaut tant à la fermeture du marché… un pourcentage de l’eau que nous buvons y est aussi, par le biais des entreprises de boissons gazeuses et de l’eau embouteillé.

Vous dites que nous exagérons? Peut-être un peu. Nous sommes des artistes.

Ah! Faut pas oublier la théorie du Maître Maslow. Lui, il a tout réfléchi. L’argent que nous gagnons permet de satisfaire nos besoins physiologiques; faire partie des structures sociales nous procure le sentiment de sécurité (en gang, c’est plus sûr); notre désir de conformité est issu d’un besoin d’appartenance (notre nature grégaire); progresser au sein des organismes structurant notre humanité (gouvernement, institution, société, pays, entreprise, organisme, etc.) nous apporte l’estime et l’apothéose de notre existence, l’accomplissement.

Alléluia!

Le pitou vient nous quêter une petite caresse. Il l’a eu sur la tête. Là, lui aussi, il est perdu dans sa pensée, peut-être préoccupé par sa condition canine, l’importance du présent. Nous lui jetons un regard attendrissant. Soudain, un vague sentiment d’accomplissement nous inonde. Voilà nous, maîtres, lui, soumis; lui, un air terrifiant, nous, nous le dominons; lui, gardien d’atelier, nous, artistes méconnus, en sécurité par contre.

Il nous reste qu’à gagner un peu d’argent pour lui acheter des croquettes pendant qu’il prend la garde de nos oeuvres… pardon, objets personnels. Comme vous le saviez maintenant, nous pensons qu’avant une oeuvre soit oeuvre, elle est objet amalgamé d’émotions, d’expressions et de pensée. Elle demeure une ressource inexploitée de la propriété de l’artiste.

Si ce « mal » dont nous parlions existe, il devrait se cacher dans le génome même de la matière. Mon Dieu, est-ce vrai que nous avons été abandonnés dans un monde où les dès sont pipés?

Le temps… et un chien

Jeudi 10 mars 2011

Ça nous arrive souvent ces temps-ci cet élan intérieur qui nous incite à prendre une pause. Nous nous demandons si ce n’est pas juste une paresse passagère ou si c’est un signe de fatigue que le corps nous envoie. Peut-être c’est une question d’état d’esprit que les gens vivent en cette fin d’hiver, nous y compris. Les carnavals présentent ici et là sur la planète sont manifestement un indicateur révélateur de cet état mental que les humains vivent en février et mars, et ce, depuis des siècles.  Pendant que l’idée de faire pause du blog, la vie continue. Et la vie nous amène des idées, des images, des paroles et des mots qui nous empêchent, en quelque sorte, d’arrêter pour un temps. D’un billet à l’autre ces jours-ci, il y a toujours un sujet nouveau qui nous « force»  à taponner le clavier et publier un autre billet et un autre. Nous voilà réussissons à aligner quelques lignes par jour depuis une semaine.

Aujourd’hui, le temps.

Nous sommes tombés aujourd’hui sur un bref article qui parle d’une expo sur Pompéi à New York. Ça clique et ça fait scintiller une étincelle dans notre esprit. Car il faut nous retourner à New York la semaine prochaine pour the Artist Project. Anodin ce billet, nous avouons. Mais l’esprit fraye un chemin parmi le désir de l’inertie. Nous taponnons encore les touches du clavier.

Bon augure…

Nous méfions toujours de ces expos aux titres tapageurs qui font miroiter un contenu à grand déploiement et qui demande évidemment un prix d’entrée exorbitant et qui nous laisse plus que souvent un vague sentiment de nous avoir fait arnaqués en sortant : quoi, c’est tout?! Il y a toujours cette voix intérieure qui nous confirme : eh oui.

Pompeii The Exhibit : life and Death in the Shadow of Vesuvius – Pompéi : Vie et mort dans l’ombre du Vésuve. C’est beau comme titre, n’est-ce pas?

Il y a 2000 ans, cette ville romaine a été ensevelie sous les cendres, la boue et les pierres après l’éruption du Vésuve. L’exposition, selon l’article, présente des reproductions de corps moulés que les chercheurs ont reconstitués à partir des restes de squelette de résidants ensevelis vivants. On peut entre autres y voir un homme accroupi couvrant sa bouche, un chien enchaîné se contorsionne et les quatre membres d’une famille qui se blottissent les uns contre les autres.

Si l’on fait une exposition, par exemple, avec des corps de victimes d’une catastrophe récente, que pensez-vous la réaction du public?

Il suffit 2000 ans pour faire le même type de contenu une exposition fascinante et extraordinaire, et l’on fait de l’argent avec les intrigués et intéressés. Une question de temps.

Un chien de Pompéi