Images et textes sur 'Voir autrement'

 

Photo de vacances d’Obama

Mercredi 7 janvier 2009

Saviez-vous qu’avant sa rentrée officielle à Washington, Obama a pris deux semaines de vacances avec sa famille? En voici, deux photos pour voir différemment : sans politique, sans voyeurisme.

Une première photo de vacances d’Obama en Honolulu et une seconde photo d’une statue d’Apollon, dieu grec de la lumière et de la jeunesse éternelle à l’image du soleil qui ne vieillit pas; dieu de l’harmonie et de l’oracle, de la Médecine, guérisseur et purificateur; dieu de la musique, de la danse, de la poésie, des arts et des sciences.

Photo de vacances d'Obama

Non! Loin de nous de penser qu’Obama soit un dieu. ;-) Mais, tout même! Obama a du talent. Il maitrise l’art du discours, suscite l’enthousiasme, donne de l’espoir à des foules. Il est l’homme de l’année 2008 élu par Time.  Il sera bientôt officiellement l’homme le plus puissant de la planète et il prépare activement pour mettre en place son plan d’action. Voyez-vous, de l’autre côté, Time Magazine n’a pas retenu le nom de Sarkozy malgré sa présence médiatique, son énergie et sa volonté de faire sa marque depuis deux ans. C’est comme ça, la vie! :roll:

À part de ça, regardez ces deux beaux corps sveltes, leur posture et ce léger déhanchement. Seigneur de tous les dieux! Appelons-lui dorénavant Monsieur le Président Barack «Apollon» Obama!

Drapeau de la Palestine

Lundi 5 janvier 2009

Aujourd’hui, voir le drapeau de la Palestine sous un autre angle, une photo prise lors d’une manifestation de soutien aux Palestiniens. Nous avons refait le cadrage de cette image pour laisser toute la place au drapeau palestinien.

Devant un conflit où des milliers de vies sont à nouveau prises dans l’engrenage infernal de la guerre, nous vous offrons cette image un peu impressionniste du drapeau palestinien, à la fois inondée de lumière et couverte d’ombrages. Une image pleine de sérénité, d’espoir et de quiétude.

Drapeau de la Palestine

Puisqu’on a déterré la hache de guerre, il ne reste qu’à espérer un minimum de perte de vie parmi les civils. Un conflit armé est souvent le symptôme visible d’un problème qui persiste, et le problème persiste depuis son début. Depuis que l’on a dépossédé la terre des Palestiniens pour réparer une autre injustice de l’Histoire de l’humanité. Quel malheur pour le peuple palestinien quand leur cause n’est pas un enjeu d’intérêt pour les plus puissants de notre monde.

Si les deux belligérants ont cru bon de provoquer cette guerre au dessein d’une redéfinition de rapport de forces. Il n’y a donc pas d’autre choix que d’attendre les premiers signes de son dénouement. Une guerre comporte son lot de risques imprévisibles qui pourraient s’envenimer davantage, mais aussi l’espoir d’une résolution. Pour que les vies fauchées ne soient pas vaines, il est nécessaire qu’il y ait une gestion de l’opinion publique pour gagner la guerre, et pour entamer par la suite la paix.

Sont-ils vraiment prêts pour cette guerre et la paix? Nous espérons que ce soit le cas, même si nous en doutons.

Pour ceux qui s’intéressent à la signification du drapeau palestinien,  l’une des interprétations symboliques du drapeau de la Palestine considère que le Rouge est le sang versé des martyrs; le Noir, l’exode des Palestiniens et l’arrivée des juifs; le Vert pour représenter la terre des Palestiniens, et le Blanc, la pureté du cœur du peuple palestinien.

Pour plus d’explications sur le drapeau de la Palestine, visitez ce site.

Femme fatale

Samedi 3 janvier 2009

Aujourd’hui, nous vous présentons des femmes fatales en images. Olé!

Toujours sous l’effet magique du chevalet. Notre œil d’artiste, aiguisé; notre esprit d’artiste, épuré; notre cœur d’artiste gagne en compassion, sans compter que notre cerveau d’artiste revigore. En ce début du nouvel an, nos sens sont en effusion. Nous sommes enfin prêts pour aborder ces histoires sulfureuses.

Mais, pas trop! Comme diraient des sages, la modération a bien meilleur goût. Donc, trois femmes fatales pour le moment. Elles sont de cette race de pompette voluptueuse, de princesse guerrière sensuelle ou encore de Pin-up girl mystique. En les fréquentant, des pauvres hommes de l’autre époque en perdaient leur tête.

De l’attraction charnelle et fatale! 8O

Femme fatale - Judith

La première femme fatale, Judith. Une jeune veuve d’une beauté exquise.

Pour défendre son pays, elle se faisait introduire, bien entendu, par ruse et charme auprès d’un général un peu tapon des Assyriens, Holopherne. À peine quelques jours de fréquentation, elle parvenait à trancher la tête d’Holopherne ivre mort après un banquet bien arrosé. Holopherne voulait juste faire chiqua chico chiqua boum avec cette femme qui le médusait. Mais quelle insouciance de la part d’un général qui ne savait pas comment se protéger! Pas d’eunuque, ni de garde pour faire dodo avec une femme vient du camp de l’ennemie.

Judith et Holopherne, un tableau peint par une femme artiste de la Renaissance, Artémisia Gentileschi. Cette scène violente, sanglante et cette Judith en femme forte sont bien loin du texte de l’Ancien Testament.

Femme fatale - Salomé

La deuxième femme fatale, Salomé. Une adolescente au corps de déesse émancipé, d’une beauté sans égale.

Elle dansait probablement comme une Britney Spears dans Baby One More Time devant son beau-père, un tétrarque de Galilée et de Pérée de l’Empire romain. Celui-ci, complètement subjugué par la danse, lui disait devant ses convives : « Ma chère enfant, demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. » Probablement, lui aussi, ivre et charmé par un corps pubère et émancipé de Salomé, il en rajoutait : « Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume.  »

Mais, qu’il est con?! Ou, quel rusé! … comme celui qui se lave les mains. :mrgreen:

La jeune Salomé se vantait probablement d’un air coquin auprès de sa mère du pouvoir de séduction de son corps Pin-up girl : « Maman, que demanderai-je? » La mère, une femme divorcée et remariée. Son mari déchu fut nul autre que le demi-frère du tétrarque.  Deviner quoi?  Selon les moeurs de cette époque, ce mariage adultère est inacceptable, sermonné et désapprouvé par Jean-Baptiste, the Superstar Precher de Galilée. Devinez la suite? Ce fut un prédicateur au cachot sous l’ordre du tétrarque.

La mère de Salomé qui voulait tuer Jean-Baptiste aurait dit à la jeune fille : « Demande-lui la tête de Jean-Baptiste sur un plateau. »

Il existe d’innombrables tableaux sur ce sujet depuis que la peinture a été inventée. Vous saviez, lorsque vous mettez un artiste devant son chevalet, avec une telle histoire : une jeune beauté ravissante, la danse, le pouvoir, la religion, le complexe d’Œdipe et tout et tout. Ça stimule la créativité!  Nous avons choisi cette scène funeste peinte par Lovis Corinth.

Mais pourquoi Corinth, Artiste?

D’abord, c’est un très bon tableau. Ensuite, pour souligner cette attitude insolente et révoltante que les gens ont avec la vie des autres. Mais, aussi pour Lovis Corinth, l’un des artistes méconnus qui a noblement fait avancer la cause de la peinture figurative à la fin du 19e et au début du 20e : un propos pictural raffiné, cru et sans artifice.

Femme fatale

Finalement, la dernière femme fatale pour aujourd’hui, Dalila. Celle qui a coupé les longues tresses de Samson dédiées à Dieu.

Dalila rendait ainsi ce géant impuissant de sa force légendaire, alors qu’il dormait paisiblement près d’elle après une folle nuit d’amour. Paf! On lui crève un oeil et tant de atrocités sur ce beau de corps aussi tôt les mèches coupées. Il est réduit en prisonnier et esclave. Voilà pour cette triste histoire de quelques nuits torrides entre Samson et Dalila.

Nous avons choisi un tableau signé Rubens. Mais pourquoi Rubens, demandez-vous ;-) sans doute.

Parce que le tableau est d’une qualité douteuse, signé Rubens.  Si l’intensité, la composition et les couleurs de Rubens sont au rendez-vous, l’exécution est bâclée. Regardez le positionnement du bras de Samson, il donne cette impression qu’il y a une distance d’un pied entre ce bras et la jupe. Nous avons bien dit la jupe, par gentillesse. Car la cuisse de Dalila est carrément absente sous cette draperie, sans parler de ces mains de bucheron de Dalila et ces pieds, disloqués et difformes. Probablement à cause d’une promotion de quelques apprentis encore incompétents, à moins que ce soit le Maître obnubilé par le pognon, à en manquer de jugement?

Le capitalisme culturel, la spécialisation de la production et le principe de Peter ne sont pas des inventions du XXe.

Image d’un Père Noel sans Google Maps

Dimanche 21 décembre 2008

La technologie modifie notre condition humaine, de même, elle facilite la vie du Père Noël…

Voici une image d’un Père Noël sans Google Maps. Vous constatez que c’est du travail pour le Vieux Bonhomme qui a sans doute un peu de cataracte et d’arthrite, grimpé sur un escabeau, avec un atlas sans trop de précision comme vous pouvez voir sur cette image publicitaire de Norman Rockwell, dans le but de calculer son trajet optimal pour livrer ses cadeaux aux enfants à la veille de Noël.

Ce n’est vraiment pas facile sans Google Maps! ;-)

Image d’un Père Noel sans Google Maps

Ça vous arrive-t-il ces journées où vous avez un peu de temps à remémorer vos souvenirs? Comme là, après un rush qui nous a même privé le temps de poster sur notre blog.

En regardant cette image de Père Noël en ce moment,  nous éprouvons cet étrange sentiment que notre monde change plus vite que la vitesse du temps qui file. Notre monde a beaucoup changé depuis quelques années. Si l’héliocentrisme a ramené les pieds de l’Homme sur terre, il a surtout détrôné son narcissisme de son piédestal. Si cette crise économique mondiale persiste, ça se pourrait-il que prochainement, l’individualisme sera sur son fauteuil de thérapie?

Du vieil atlas affiché au mur à Google Earth, accessible à tous et disponible sur notre ordinateur personnel, nous avons maintenant même sur le net, l’opération NORAD - Sur les traces du Père Noël! Au fur et à mesure que la technologie évolue, ne trouvez-vous pas que le mystère perd ses secrets et le mythe du Père Noël, ses références?

Tout cela est grâce à la technologie GPS! Le GPS, vous le saviez, était initialement un projet de recherche de l’armée américaine. En 1983, à la suite du Vol 007 de Korean Airlines abattu par l’URSS et la mort de 269 passagers, Ronald Reagan a promis de rendre la technologie GPS disponible aux civils. Entre l’Administration Reagan et celle de Clinton, des lancements successifs de satellites ont rendu le système GPS opérationnel en permanence sur toute la planète. Finalement, Bill Clinton autorise une diffusion non restreinte des signaux GPS. C’est arrivé en 2000.

Si nous faisons un chiffre rond, disons qu’il y a vingt ans, pour calculer le trajet le plus court, nous faisions comme le Père Noël dans cette image du Père Noël sans Google Maps. À bien y penser, la technologie est magique!

Trouver chaussure à son pied - les souliers Bush

Mercredi 17 décembre 2008

George Bush a-t-il trouvé chaussure à son pied ?

Les images du jet de chaussures par un journaliste irakien, en direction du président Bush, font le tour du monde depuis quelques jours. Nous n’avons vraiment rien à rajouter à propos de l’art de l’esquive des chaussures de George W Bush. Même si peu de gens l’estiment aujourd’hui, W possède quand même un sens humoristique bien aiguisé : « Si vous voulez savoir, ce sont des chaussures de taille 10. »

Outre que le lancé symbolique des chaussures, élément impur que les musulmans ôtent lorsqu’ils entrent dans une mosquée, le journaliste a aussi traité George Bush de chien, semble-t-il, une insulte suprême dans le monde arabe.

Trouver chaussure à son pied - Les souliers Bush

Dans un autre ordre d’idées, peu de gens ne connaissent pas l’expression « trouver chaussure à son pied ». Cette expression signifie que l’on trouve ce dont on a besoin, son sens était autrefois différent. L’expression signifiait que l’on trouvait son âme soeur.  Elle désignait métaphoriquement les deux sexes en signifiant le contenu et le contenant.

Des petites choses qui montent une divergence marquante entre la culture occidentale et celle des musulmans : chaussure et chien.

En occident, le chien est désigné symboliquement l’ami fidèle de l’homme, et la chaussure dans cette expression courante de la chaussure à son pied un idéal réunissant le pied, membre corporel et sa chaussure, élément vestimentaire.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, la caricature est de Serge Chapleau, grand caricaturiste québécois, connu pour son dessin élégant d’un rigueur classique et son sens humoristique d’un cynisme certain.

Bateau qui coule

Mercredi 3 décembre 2008

Le bateau du gouvernement minoritaire de Stephan Harper à Ottawa est en train de couler. Eh oui! Le bateau qui coule et coulera définitivement… sous peu. Car le Capitaine s’est tiré une balle dans le pied et une deuxième balle dans l’autre. Vous comprenez qu’il soit à genoux depuis quelques jours, de plus, les deux décharges ont fait un gros trou dans la coque du bateau d’allégeance conservatrice.

Nous venons de fermer la télé en nous disant qu’il faudrait bien faire un post ce soir. C’est déjà mercredi et le dernier billet remonte au dimanche dernier. Si vous ne savez pas, nos politiciens fédéraux viennent d’ajouter une crise politique pancanadienne à la crise financière américaine qui s’est transformée lentement mais sûrement en crise économique mondiale. Le bateau prend l’eau. Comme contribuables de ce beau pays, c’est définitivement une situation peu souhaitable. Mais cette scène politique habituellement sans intérêt se transforme tout à coup en arène de bataille épique… et passionnante, elle ne laisse personne indifférent.

Mais, une question de priorité, ce post! Nous avons donc éteint cet appareil qui, selon Postman, si mauvais pour les enfants, afin d’écrire ce billet qui tarde à prendre forme.

Tenez, peut-être, pour faire suite à ce commentaire du lecteur SMK, l’un des exemples donnés par Postman est à propos des émissions de télévision éducatives et de ces mots d’au revoir qu’un certain présentateur vulgarisateur prononce à la fin de son émission comme un simple bonjour : « Demain, nous allons faire un survol à propos de l’inceste. » Postman souligne que les parents qui ont écouté cette émission avec leurs enfants ont laissé les siens se font donner des réponses à des questions qui, sans la télé, n’auraient pas été formulées par eux-mêmes.

Nous voilà de retour après cette pause Postman. ;-)

C’est palpitant cette crise politique canadienne qui pourrait devenir un tournant historique de ce pays. Depuis deux jours, des commentateurs, des experts, des analystes, des politiciens, des spin doctors de toutes les allégeances défilent à la télé en nous exposant les mille et un scénarios, tous très intéressants. Rassurez-vous, pas de partisanerie ici ce soir. Mais non! Que des propos objectifs! :-) En passant, l’objectivité absolue, c’est comme le Père Noël pour les enfants qui y croient encore.

Bateau qui coule

L’idée de ces deux images est une reprise de thèmes sur les chefs-d’oeuvre revisités que nous n’avons malheureusement pas eu le temps d’élaborer davantage. Elles représentent bien la situation politique à Ottawa, d’un côté, le bateau qui coule à cause d’une série d’erreurs stratégiques d’un parti de droite, dirigé par un Stéphan Harper, fin stratège trop confiant; de l’autre côté, un radeau, fort audacieusement ficelé par les trois partis de l’Opposition de la Chambre des communes sous le gouvernail du chef libéral Stéphane Dion dont la carrière politique est un mort annoncé. Sur ce même radeau, malgré eux, trois sous-fifres aspirants-chefs du parti libéral qui jouent aux plus fins: je-ne-me-mouille-pas-en-attendant. Une désolation!

Si vous avez écouté le discours à la nation du Premier ministre Harper, qui a presque réussi son hara-kiri politique, vous constatez sans doute qu’il est prêt à déclencher à nouveau des élections comme ultime manoeuvre pour regagner le coeur électoral.

De l’autre côté, un chef de coalition, mais un chef renié par son propre parti, Stéphane Dion, politicien mal-aimé, père de la loi sur la clarté, en terminant sa présentation préenregistrée avec une sincérité propre à lui, qu’il travaillerait jour et nuit si on lui confie la responsabilité de former un gouvernement pour les quelques mois de carrière politique qui lui reste.

En terminant, saviez-vous qui est Talleyrand?

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, communément nommé Talleyrand. Au cours de sa carrière, lui, il a toujours été un homme d’influence, diplomate ou conseiller. Réputé pour son esprit et son intelligence, menant une vie entre l’Ancien Régime et le XIXe siècle. Admiré ou détesté par ses contemporains, traité de « diable boiteux » par les uns ou comme un homme des Lumières, soucieux d’harmonie et de raison, par les autres.

Pourquoi Talleyrand? Car les derniers mots prononcés par Stéphane Dion et les propos tenus par les commentateurs à son égard nous font penser à cette anecdote selon laquelle, Louis-Philippe 1er, étant venu voir Talleyrand sur son lit de mort, Talleyrand lui aurait dit : « Sire, je souffre comme un damné. » « Déjà! » aurait murmuré le roi des Français.

Sur ce, nous vous disons: Dans deux jours, si Dieu le veut,  il y aurait un autre post! ;-) (Si Dieu le veut, célèbre mot de fin d’une émission de télé, prononcé par un Français qui est devenu un Québécois célèbre)

Jeux d’enfants

Dimanche 30 novembre 2008

Dans ce dernier post du mois, un peu d’enfance, encore.

Le titre « Jeux d’enfants » de ce soir vient de Pieter Bruegel l’Ancien, il s’agit de l’un de ses tableaux célèbres. Mais pourquoi Bruegel? Que pouvions-nous bien gribouiller de plus, puisqu’il existe peu d’écrits sur ce maître flamand primitif, un peu comme dans le cas de Georges de la Tour.

Jeux d’enfants

Tout à l’heure, nous avons eu cette folle idée d’écrire sur la «topographie», par amusement. Mais, de fil en aiguille, de «typo», «style», «forme», «font», «texte», «lecture», «alphabétisation», «éducation » à l’«enfance», les mots s’enchainent naturellement. Un jeu d’enfant! De là, surgissent de notre esprit vagabond et mal maîtrisé : Guetenberg et l’invention de l’imprimerie.

Eurêka… mais de courte durée!

Évidemment, nous ne voulons pas soulever une nuée de protestations qui déferlera à notre porte 8O en ce dimanche soir paisible de fin de novembre, pour le simple fait d’avoir eu cette pensée interrogative, si fugace, mais apparemment révisionniste sur le véritable inventeur de l’imprimerie : Gutenberg ou les Chinois.

Oups, trop compliqué. Donc, pas de sujet sur la typo aujourd’hui. ;-)

Mais, comme il faut préserver la fragile dimension artistique de ce blog. C’est-à-dire, dans la mesure du possible, rehausser la valeur de nos textes tous azimuts en les agrémentant de pensées lumineuses d’un érudit et de chefs-d’oeuvre picturaux ayant déjà affrontés le jugement du temps, afin de soutenir l’insoutenable légèreté de nos éphémères divagations. Voilà la raison première du tableau « Jeux d’enfants ». Bruegel démontre par son oeuvre picturale une acuité de son esprit critique sans égal à propos de ses contemporains.

Puisque nous étions sur la trace de Rousseau l’autre jour, après avoir saupoudré notre dernier billet Images d’enfants de quelques bribes de son discours sur les sciences et les arts, le lien se fait donc naturellement : Rousseau et Postman.

Mais, qui est celui-là?

Niel Postman, érudit, penseur, éducateur et écrivain américain de la 2e moitié du 20e siècle. C’est tout récent. Nous avons découvert ses écrits par action heureuse d’un ami savant. Rousseau et Postman portent tous les deux un intérêt profond à ses semblables et à la société dans laquelle ils ont vécu.

En 1982, Neil Postman soutient l’idée du déclin de l’innocence dans la culture américaine dans un livre intitulé « La disparition de l’enfance ». Il souligne le double discours de la société américaine à ce qui traite de l’enfance en parlant de l’influence de la télévision sur l’éducation et de ses effets néfastes sur les enfants américains dans la construction de leur perception : Nous adorons nos enfants. Pourtant, notre culture populaire représente une menace hostile et dommageable pour eux.

Postman trace une parallèle savoureuse entre la culture populaire américaine et celle du Moyen-Âge. Selon lui, la véritable «enfance» émerge de la civilisation occidentale avec le développement de l’imprimerie et l’alphabétisation de la masse. L’enfance est précisément cette période de la vie durant laquelle un enfant pour devenir adulte civilisé, a à comprendre progressivement le fonctionnement social complexe et codifié, par le biais de l’apprentissage des connaissances, de la raison, de la maîtrise de soi et de la honte. Du point de vue social, c’est l’alphabétisation et l’éducation. Tout cela débute par le développement de l’imprimerie.

Selon Postman, l’absence de l’alphabétisation, l’absence de l’idée de l’éducation, de l’absence de l’idée de la honte - ce sont les raisons pour lesquelles l’idée de l’enfance n’existait pas dans le monde médiéval. Il nous rappelle que dans la représentation picturale de fêtes de villages médiévaux, les hommes et les femmes boivent, mangent et partagent ouvertement la vie de luxure et de misère, en présence de leur progéniture. Voilà la 2e raison pour ce tableau de Bruegel l’Ancien, qui a vécu entre la fin du Moyen-Âge et le début de la Renaissance. Ces fêtes de villageois décrites par Postman sont omniprésentes dans l’oeuvre de Bruegel.

Les Jeux d’enfants (détail)

Qu’y a-t-il de plus dans ce livre sur la fin de l’enfance de Postman? Bien plus que ces lignes mâchouillées fort malhabilement par nous. C’est tout un diagnostic sur l’évolution de la société américaine depuis 1950, avec l’arrivée de la télévision qui a été précédée par l’invention du télégraphe. Postman, c’est cette grande capacité rationnelle et savante à nous présenter une sorte d’ossature de l’évolution de notre civilisation moderne. À partir de cette ossature, il nous illustre sa composition de mille ornements, avec habileté et simplicité.

Bonne fin de dimanche!

Images d’enfants

Vendredi 28 novembre 2008

Ce soir, nous essayons de traiter le glissement de sens en réunissant trois images d’enfants dans un seul texte. Car le cerveau d’artiste ne veut pas faire d’effort ce soir. Nous faisons du coq à l’âne avec des images. Donc, trois images d’enfants et un peu… de Rousseau pour rehausser le tout.

Paresseux. Oui, nous le savons.

La première image d’enfants, il s’agit d’une photographie d’Ahn Young-Joon d’AP. Ne trouvez-vous pas le sujet de cette photo mignon? Ce sont des enfants sud-coréens, vêtus de costumes de Noël. Jusqu’à là, tout semble évident. Mais semble-t-il, ils ont été déguisés aux couleurs de Noël pour une cause, humanitaire. En sachant ceci, cela suscite-t-il davantage d’empathie en vous à quelques semaines de la période des fêtes? Ces enfants s’apprêtent à participer à une collecte de fonds pour des démunis de Séoul.

Image d’enfants

Ne dites pas que cette image d’enfants n’attendrisse pas un coin de votre âme, palpite votre coeur durant un bref instant, et ce, même si la froideur et le détachement gagnent en vous, avec âge. 8O

La deuxième image d’enfant, d’Adeel Halim de Reuters : un enfant au travail en Inde.

Image d’enfant au travail

Une très belle photo ayant pour sujet la cruauté de la vie, visuellement plus esthétique que la précédente. Quoi de plus cruel que de supprimer les années d’insouciance d’une vie? Avec le temps, nous arrivons à cette impression navrante que la valeur d’une vie dépend bien souvent de la richesse sonnante qu’elle engendre.

La troisième image d’enfant, une pub, photo légèrement manipulée. Tout doit être là pour une pub réussie. Tout semble être là. Que pensez-vous de cette pub récente de la Fondation Marie-Vincent? Troublant, la nature humaine. Cette image traine là sur le bureau, sous la pile de papiers depuis plusieurs mois. Nous voulions utiliser cette image dans un tout autre contexte que celui-ci.

Image d’enfance… et la violence

Pour terminer, nous vous avons sélectionné un passage du discours qui a rendu Rousseau célèbre.  Dans lequel, il répond à la question du concours de l’Académie de Dijon : Si le rétablissement des sciences et des arts a contribué à épurer les mœurs. On trouve là tout le fondement de la pensée de Rousseau : l’humain est bon par nature et corrompu par la société.

Rousseau croit à l’homme sauvage qui vit seul, sans pensée ni langage, se satisfait de ce qui lui permet de subsister. De la simplicité volontaire?! Homme typique du romantisme, il croit que Dieu a donné la capacité à l’humain de s’adapter à son environnement. Ensuite, il naisse la société, la collectivité et l’État. De là viendront les besoins de l’humain à communiquer avec ses semblables et sa quête de la reconnaissance, l’invention du langage, des métiers, de l’économie, des sciences, des arts, etc.

Hein, c’est fort et cool, n’est-ce pas? ;-)

Voici son avertissement précède son recueil de discours :

Qu’est-ce que la célébrité? Voici le malheureux ouvrage à qui je dois la mienne. Il est certain que cette pièce qui m’a valu un prix et qui m’a fait un nom est tout au plus médiocre et j’ose ajouter qu’elle est une des moindres de tout ce recueil. Quel gouffre de misères n’eût point évité l’au­teur, si ce premier livre n’eût été reçu que comme il méritait de l’être? Mais il fallait qu’une faveur d’abord injuste m’attirât par degrés une rigueur qui l’est encore plus.

Sacré Rousseau! Voici un passage du discours sur les sciences et les arts :

Si la culture des sciences est nuisible aux qualités guerrières, elle l’est encore plus aux qualités morales. C’est dès nos premières années qu’une éducation insensée orne notre esprit et corrompt notre jugement. Je vois de toutes parts des établissements immenses, où l’on élève à grands frais la jeunesse pour lui apprendre toutes choses, excepté ses devoirs. Vos enfants ignoreront leur propre langue, mais ils en parleront d’autres qui ne sont en usage nulle part : ils sauront composer des vers qu’à peine ils pourront comprendre : sans savoir démêler l’erreur de la vérité, ils posséderont l’art de les rendre méconnaissables aux autres par des arguments spécieux : mais ces mots de magnanimité, de tempérance, d’humanité, de courage, ils ne sauront ce que c’est; ce doux nom de patrie ne frappera jamais leur oreille; et s’ils entendent parler de Dieu, ce sera moins pour le craindre que pour en avoir peur. J’aimerais autant, disait un sage, que mon écolier eût passé le temps dans un jeu de paume, au moins le corps en serait plus dispos. je sais qu’il faut occuper les enfants, et que l’oisiveté est pour eux le danger le plus à craindre. Que faut-il donc qu’ils apprennent? Voilà certes une belle question! Qu’ils apprennent ce qu’ils doivent faire étant hommes; et non ce qu’ils doivent oublier.

Illustration d’un processus artistique

Samedi 8 novembre 2008

Nous parlons beaucoup ici de l’artiste Damien Hirst. Encore aujourd’hui.

Mais, de quoi encore aujourd’hui? Nous aimerions vous parler du processus artistique complexe de Damien Hirst aujourd’hui. Si vous permettiez, nous titrons ce petit billet : Illustration d’un processus artistique.

Avis aux jeunes artistes désirant vivre pleinement leur vie d’artiste loin des misères financières d’une vie d’artiste et connaître du succès artistique de leur vivant, sans compter leurs états émotifs ternis par des préceptes éducatifs de quelque maître, incapable à leur éclairer les tournants cruciaux de leur cheminement d’artiste.  Mes sieurs et dames, Hirst est là pour vous… et pour nous!

L’autre jour, nous avons même évoqué la présence prémonitoire de Francis Bacon dans l’oeuvre d’Hirst, cet artiste que nous qualifions d’artiste le plus célèbre de la première moitié du 21e siècle. Nous savons maintenant que quelqu’uns sont en désaccord avec cette affirmation, mais vous préférez l’anonymat et le silence.

Donc, malgré nos propos spéculatifs, nous nous sommes ressaisis, par souci de rigueur.  Aujourd’hui, nous allons illustrer qu’est-ce qu’un processus artistique du 21e siècle. 8O

Étape 1 d’un processus artistique du 21e siècle : utiliser le talent pour représenter l’idée artistique et géniale, et non pour la réaliser soi-même.

Sachez que nous parlons en ce moment du processus artistique du 21e siècle, vous devriez alors faire comme Damien Hirst.

Ne perdez pas votre temps à cette chose qu’on appelle le dessin, à la manière ancienne. Vous avez vu ci-dessous, si si! Une date de la création du dessin, 2008. La proportion, 9×3x3 ou 12×4x4; couleur noire; un titre choisi, «le Royaume». En passant, pas de «Sans titre», s’il vous plaît! Cela veut simplement dire que vous n’avez aucune idée ou une vague idée nébuleuse. Sachez que le public souhaite voir la vision de l’artiste, pas de je-sais-pas, je-doute ou des peut-être! La matière, un aquarium et un requin tigre.

Voilà! N’oubliez pas de signer votre dessin préparatoire, en gage de son authenticité. Nous omettons ici volontairement le prix de ce dessin… ces chiffres qui forment de plusieurs zéros. C’est lassant!

Processus artistique

Étape 2,  la formation du noyau vital d’un processus artistique : votre l’équipe de création.

Vous êtes le leader de cette équipe de création.

Entourez-vous de gens compétents qui acceptent de travailler autant que vous, dans l’ombre ou sous le spot, mais en votre nom d’artiste. Aimez-vous la politique américaine? Observez comment le 44e président des États-Unis former son équipe pour gouverner: un vice-président expérimenté pour contrebalancer le duo présidentiel. Ensuite, un chef de cabinet de style bulldog, un ex-conseiller de Clinton pour garder cette distance requise entre lui, un être nuancé, pleine d’espoirs et le reste, la réalité envahissante. Une fois le gardien choisi, bientôt, ses secrétaires d’État, des lieutenants spécialistes. Sans oublier, la formation de son équipe de conseillers qui travaillera dans l’ombre. Le reste, c’est la Constitution et son Parti qui s’en chargent : le Sénat, la Chambre des représentants et le militantisme. Plus tard, la nomination des juges.

Artiste! C’est hyper simple la formation de votre équipe de création à côté de ça. De votre mentor spirituel, en passant par des amis artistes, quelques coach, galeristes, conservateurs et directeurs de musée, porte-parole, jusqu’aux artisans de votre équipe de création qui fabriquent des œuvres pour vous selon votre volonté.

Sachez que l’on investit sur vous. Pour qu’une telle équipe soit réunie, vous devez être évidemment jeune, de préférence, charismatique, talentueux, visionnaire, incarnation du nouveau, inspirant, géant… Bref! Comme Damien Hirst, par exemple. :-|

Processus de la création

Étape 3,  obtenir des résultants artistiques rapidement et un retour d’investissement enviable.

Les produits artistiques issus de ce processus artistique devraient être simples, à l’image des produits d’Appel ou de Google; si vous faites sentir à la personne devant votre oeuvre que son intelligence n’arrive pas à cerner ou à discerner le sens profond de votre oeuvre. Vous la perdez. Le temps, c’est de l’art..gent!

Votre oeuvre devrait avoir une image de qualité et de conformité. Pas de truc artistiquement abracadabrant. Ça, c’est du 20e siècle! C’est Out! Dépassé! Bon, d’accord, la mode peut revenir. Mais, on ne parle pas de linges, mais de l’oeuvre d’art.  Le cycle de mode en art est plus long.

Important! Ayant le symbolisme à l’image de notre humanité dans votre art. C’est-à-dire, le résultant de ce processus artistique est à la fois le miroir et le reflet dans le miroir, soit la temporalité de notre réalité humaine éphémère.

Illustration d’un processus artistique

Journée mondiale de l’alimentation

Vendredi 17 octobre 2008

Hier, c’était la Journée mondiale de l’alimentation. Probablement, comme nous, vous avez appris durant cette journée internationale de l’alimentation quelques éléments d’information qui vous semblent intéressants.

Nous avons retenu ceci:

  • Un milliard de personnes dans le monde ne mangent pas à leur faim. C’est environ une personne sur cinq qui a faim tous les jours.
  • Cette journée JMA - Journée mondiale de l’alimentation est célébrée dans 150 pays. C’est presque trois pays sur cinq.
  • À Rome, au siège social de l’ANUAA - Agence des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, on discute, mais de quoi? Des délégués d’une centaine de pays et d’ONG évaluent, jusqu’à aujourd’hui, « les tendances et les stratégies en matière de sécurité alimentaire et de nutrition ».
  • C’est quoi un ONG? Organisation non gouvernementale : World Vision, Amnistie Internationale, Action Contre la Faim, Les Amis de la Terre, WWF sont tous des ONG. Attention! WWF n’est plus la World Wrestling Federation.
  • Pour résoudre la crise financière qui nous inquiète un peu, beaucoup, viscéralement depuis plusieurs semaines, les bons gouvernements des pays industrialisés ont débloqué quelque mille milliard de dollars (1,000,000,000,000) en quelques jours dans un but de sauver la confiance de l’économie mondiale. La faim préoccupe certains mais n’inquiète pas tous. C’est certain!
  • L’Organisation CARE international rapporte que 17 millions d’habitants de la corne de l’Afrique sont menacées par la famine. Si vous voulez voir l’état du monde de la faim, par ici.

Pour rassasier notre faim artistique d’artiste, une image de faim ou de la sous-alimentation… peut-être, trop cru au goût de certains : Goya, Saturne dévorant un de ses enfants, 1820-1823, au Musée Prado.

Journée mondiale de l’alimentation

Art de la simplicité: Apple et Google

Samedi 11 octobre 2008

Savez-vous qu’Apple et Google sont les deux entreprises qui génèrent un taux de satisfaction le plus élevé chez les utilisateurs de leurs produits? On peut affirmer qu’Apple et Google maitrisent l’art de la simplicité sans être simpliste ou simple d’esprit. Il s’agit du résultat d’une enquête American Customer Index, publiée par l’Université du Michigan.

Pour la 5e année consécutive, Apple a dominé les autres fabricants d’ordinateur. Vous savez sans doute que l’ordinateur est un outil qui intéresse aussi quelques artistes de type eArt, si si, ça existe de l’art technologique.  Apple est la seule société à avoir enregistré un gain cette année, avec une note de 85, soit 10 points de plus que son plus proche compétiteur.

L’autre entreprise qui procure du bonheur à ses utilisateurs par son savoir-faire est évidemment Google, dans la catégorie des portails et des moteurs de recherche, qui sort avec les grands honneurs de l’étude ACSI.

Pourquoi cette mention à saveur technologique sur ce blog que nous parlons de l’art? Simplement pour dire que c’est toujours plus facile à faire dérouter les plus fervents amateurs d’art par une oeuvre artistique d’une complexité indescriptible, voulue ou involontaire. Cependant les plus grands maîtres de tous les temps sont plus souvent des artistes qui ont su émouvoir ses semblables par de l’expression artistique humainement simple.

Voilà, une image qui en vaut mille mots!

Art de la simplicité: Apple et Google

Crise financière : l’art de croire en Dieu

Jeudi 9 octobre 2008

Hé oui! Mesdames et Messieurs, croyons en Dieu pour sortir de la crise financière ou l’art de croire en Dieu!

Bon d’accord, pour éviter un dérapage, nous allons ficeler ce petit texte de ce jeudi… Mon Dieu, un jeudi… un jeudi de paie! Wohoo! Du gras dans nos assiettes ce soir, des côtes de porc grillées qu’affectionne Homer… 8O Mais non, pas Homer le Grec, mais le gros bien aimé Américain de Springfield!

Crise financière - Homer Simpson, un jeudi de paie

Afin d’éviter un possible dérapage en sachant que l’homme qui aime trop son Dieu effraye ses semblables. Nous allons baliser ce petit texte de ce jeudi de paie, de bonnes paroles d’un pape, un président, un philosophe-mathématicien et, d’un écrivain et homme d’État.

Pas mal, n’est-ce pas? :-)

Nous savons maintenant que le plan de 700 milliards de dollars d’Henry Paulson, secrétaire d’état au Trésor américain, n’est pas suffisant pour dénouer la crise financière. Que faire? Nous, les zartistes, nous proposons de croire en Dieu, si! Nous sommes sérieux. :-|

Sa très Sainteté le Pape Benoît XVI nous demande, dans ces moments difficiles, de construire notre vie sur le fondement solide de la Parole de Dieu. « Qui construit sa vie sur les réalités, sur la matière, sur le succès, sur tout ce qui est apparence, construit sur le sable ». Seule la Parole de Dieu est « le fondement de toute la réalité […] Elle est stable comme le ciel, plus que le ciel, c’est la réalité », a-t-il expliqué, le valeureux Pape Benoit XVI.

Au lendemain du 11 septembre, dans un but de stimuler l’économie américaine et d’exorciser son peuple, oeil au beurre noir et du blues dans l’âme, George W. Bush a incité les siens à combattre le terrorisme par un « Allez! Sortez tous! Go shopping, more! » avant d’enflammer deux pays.

Voyez-vous, le principe du rêve de Pierette la laitière au « Sky is the limit » a non seulement produit des crapules crapauds qui se prennent pour des boeufs. Mais aussi une mentalité répandue, du président millionnaire au simple contribuable salarié répondant : consommer, consommer, encore et plus.

Bon d’accord, il ne faudrait pas imputer à George W. Bush tous les maux de l’humanité. De rêve de Pierrette au Rêve Americain, la seule limite est le sans limites, sauf le soudain « Adieu veau, vache, cochon, couvée ». La grenouille se dégonfle avant son prochain gonflement.

Le pari de Pascal*** ou l’art de croire en Dieu, est une pensée qui date, et ce, malgré tout le bien que nous pensions. L’intérêt du pari de Pascal n’est ni la foi, ni la critique de la pensée pascalienne.  Car Pascal est un esprit espiègle qui utilise une fausse dichotomie pour présenter l’idée du pari comme deux choix : croire en Dieu ou ne pas croire en Dieu.  Selon nous, l’intérêt de l’exemple de Pascal est cette mince ligne rouge que représente Dieu, l’ultime limite.  Elle est disparue de la façon de percevoir le monde au détriment du plus loin, plus haut, plus fort, plus vite, et encore.

Et nous arrivons avec cette phrase d’André Malraux, écrivain et homme d’État français pour conclure. « Le drame de la civilisation du siècle des machines n’est pas d’avoir perdu les dieux, car elles les a perdus moins qu’on ne dit : c’est d’avoir perdu toute notion profonde de l’homme. »

Malheureusement, encore une fois, ce petit texte n’a rien d’art. Pas de mots: art, artiste, oeuvre d’art, artistique, artistiquement, etc.  Une idée… voici une photo de Benoit XVI, une image de George W Bush et Henry Paulson, un masque de Blaise Pascal et un portrait d’André Malraux.

André Malraux - Notion profonde de l’homme Bush et Paulson: Moi Président, toi Secrétaire au Trésor Crise financière - Bonnes paroles du Pape Benoit XVI Pari de Pascal, pari de croire en Dieu

Est-ce mieux? ;-)

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*** « Vous avez deux choses à perdre : le vrai et le bien, et deux choses à engager : votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude; et votre nature a deux choses à fuir : l’erreur et la misère. Votre raison n’est pas plus blessée, en choisissant l’un que l’autre, puisqu’il faut nécessairement choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude? Pesons le gain et la perte, en prenant choix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu’il est, sans hésiter. »  Blaise Pascal