Réseaux
Mercredi 23 mai 2012Un ensemble d’éléments de même nature reliés les uns aux autres ou des lignes entrelacées pour former un tout. Ça, c’est ce que l’on appelé un réseau… artistique.
Voilà pour l’art du réseau : Andres Amador.


Un ensemble d’éléments de même nature reliés les uns aux autres ou des lignes entrelacées pour former un tout. Ça, c’est ce que l’on appelé un réseau… artistique.
Voilà pour l’art du réseau : Andres Amador.


La sérendipité nous amène aujourd’hui à ce double portrait, le fondateur de WikiLeaks Julian Assange à gauche et le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg à droite. Nous les jumelons à cette mésaventure financière de WikiLeaks, laquelle l’a forcé à suspendre leurs publications hier. Pour les portraits, si vous ne saviez pas, les affirmations illustrées sont en fait des propos d’Assange seul. Ils datent de 2010. L’auteur de ce duo de portraits a habilement détourné ses propos pour que la mise en place de cette opposition suscite en vous un sentiment d’injustice.
En passant, Hitler a aussi été l’homme de l’année du Time Magazine. Ce titre n’est pas gage de valeur humaine.
Sans cette nouvelle de manque d’argent de WikiLeaks, ces deux portraits que nous avons vus sur Facebook la semaine passée seront restés muet dans notre dossier d’images. Mais voilà WikiLeaks a été contraint de suspendre la divulgation de documents secrets, faute d’argent. Selon Assange, il y a un blocus financier depuis décembre 2010 par Visa, MasterCard, Paypal, Western Union et Bank of America autour des opérations de cueillette de fonds de WikiLeaks pour « détruire 95% » de revenus à WikiLeaks.
La capacité à suivre les financements n’est-il pas le toute premier indicateur pour comprendre le monde politique ou qui touche le monde politique? Blocus, soit; destruction de revenus, probablement véridique; mais à 95%, ça reste à voir…
Bon, dans un monde d’image et d’apparence, qui n’aurait pas dit que ce Assange a un air de scélérat et le jeune Zuckerberg, avec ses cheveux bouclés, un vrai jeune de bonne famille, presque angélique. Qu’il soit l’homme de l’année ou pas. Zuckerberg aide les gens à avoir des milliers « amis » et Assange gagne des ennemis par centaine à chaque fuite de secret d’état mal gardé.
La dénonciation est un geste d’impuissance même si elle est faite au nom de la vérité, elle peut être perçue par certains comme étant un acte héroïque et une contribution à la justice. Car la justice dénonciatrice est épuisante, beaucoup accepteraient la tranquillité d’une paix approximative qu’une justice bien rendue. Même si Assange n’a pas problème d’argent. Ce n’est qu’une question de temps avant que WikiLeaks s’écroule.

Note : En décembre 2010, Assange a dit : I give you private information on corporations for free and I’m a villain. Mark Zuckerberg gives your private information to corporations for money and he’s ‘Man of the Year’.
Mon Dieu, l’avenir est à droite.
… la Chine demeurerait capitaliste; la Grèce ferait faillite; Obama serait défait et Sarkozy gagnerait en 2012. Ce demain est effrayant! Tellement, il nous a poussés brusquement hors de ce doux rêve de cette fin d’après-midi d’automne. Ô Délires insensés!

En parlant du schéma et du discours, deux images nous revenant à l’esprit, la première, une étude de la deuxième, la deuxième, elle s’intitule: protégeons la liberté de s’exprimer ou la liberté d’expression, 1943, Rockwell.
Cette image fait partie d’un ensemble de quatre tableaux de Norman Rockwell : la liberté d’expression, la liberté de religion, les libertés de vivre à l’abri du besoin et de la peur. Les quatre libertés de Rockwell ont été inspirés par le discours sur l’État de la Union de Roosevelt de 1941. Les affiches de Rockwell ont été publiées dans quatre numéros du Saturday Evening Post, soit le 20 et le 27 février 1943, ainsi que le 6 mars et 13 mars 1943.
En 1957, la Chambre de Commerce des États-Unis à Washington a cité Norman Rockwell comme légende vivante américaine, disant que par son génie et son talent artistique, Rockwell a su redonner aux Américains leurs joies modestes, amoindrir leurs peines, enrichir leur vie quotidienne et donner aux Américains un regard nouveau de leurs compatriotes.
Durant plus de quarante ans, les images de Norman Rockwell (1894-1978) sont vues et aimées par toute une société à travers la couverture du Saturday Evening Post, une vitrine qui joignait un large auditoire que peu d’artistes dans l’histoire peuvent en espérer. On peut vraiment dire que Rockwell est un peintre du peuple.
Entre l’étude et le tableau final, Rockwell a fait des choix importants. Vous pouvez aussi voir que l’artiste a isolé son personnage central sur fond foncé pour le détacher de cette scène de Town Hall Meeting très animée. Comme Joe le plombier, il s’est exprimé.
Il y a 70 ans, c’est le peuple américain, les détenteurs des obligatoires émises par leur gouvernement en manque d’argent pour financer la 2e Guerre. Une guerre juste, une guerre pour la liberté de notre monde. Cette guerre-là a permis aux État-Unis de devenir la première puissance au monde. C’est avec les impôts que le gouvernement américain émetteur d’obligatoires rembourse et s’acquitte les intérêts garantis. Cet argent est retourné dans l’économie du pays. Dans une économie mondialisée, c’est la balance commerciale d’un pays qui détermine où s’en va une partie de l’argent gagné. La Chine détient approximativement mille milliards de dollars (1,000,000,000,000,000) de bons du Trésor américain – un produit financier sûr – avec un retour sur investissement garanti.
Vous souveniez-vous de la récente visite du vice-président américain Joe Biden en Chine pour rassurer le marché financier quand le Congrès est polarisé sur leurs dettes publiques? Voilà.
Voyez-vous maintenant pourquoi les Américains sont si émotifs quand ils parlent de leurs dettes publiques? Rockwell l’a illustré il y a 70 ans passés et votre humble «nous» l’avons réchauffé au four micro-onde pour vous.
En 70 ans, le monde a changé. Son économie s’est mondialisée. Depuis, la consommation s’accélère; les banques américaines sont devenues des bergeries et les loups déguisés en financiers y habitent; les riches veulent le libre marché et les républicains ne veulent pas d’augmentation d’impôts; l’Empire du Milieu est devenu le premier importateur mondial et l’un des principaux créanciers de l’Oncle Sam… et les Américains continuent à financer leur gigantesque armée et à mener des guerres aux objectifs discutables, notamment, la guerre idéologique contre le terrorisme.
Il faudrait que les Américains revisitent quelques-unes de leurs quatre libertés… vivre à l’abri du besoin et vivre à l’abri de la peur. Bienvenue au 21e siècle!
Bon, c’est tout pour aujourd’hui… un peu long, non?! Bonne semaine!
Il y a à peine quelques secondes passées, nous voulions écrire sur une insignifiance.
Ben quoi?
Vous doutiez encore de l’amitié entre l’espoir et l’insignifiance? Il suffit quelques heures, genre, une seule journée d’ouvrage de 9 à 5. Paf! L’insignifiance des besognes journalières accapare votre espoir matinal, en laissant la fatigue pour vous accompagner au bord du lit afin que la nuit vous jette dans un sommeil réparateur pour vous redonner de l’espoir.
Bon, nous disions… ah! De l’insignifiance, mais nous décidons vous parler du caricaturiste syrien aux mains cassées en gardant l’insignifiance pour demain. Il faut toujours garder un peu pour le futur ou quoi. C’est l’important!
Bon, le dessinateur syrien satirique, Ali Ferzat, 60 ans, à la réputation notoire dans le monde arabe pour ses dessins moquant la corruption et l’hypocrisie du régime de Bachar el-Assad et autres, s’est fait cassé les mains par des hommes de main masqués.
Est-ce une caricature de trop? Au lendemain d’un dessin représentait le départ de Bachar El-Assad, valise à la main, prêt à s’embarquer dans la voiture d’un Mouammar Kadhafi fuyant. Un groupe d’hommes masqués a tabassé le caricaturiste à la sortie de son atelier. Ali Ferzat a les doigts brisés, le bras droit fracturé, l’œil gauche abîmé, le visage tuméfié et un début d’hémorragie à la poitrine.
Au cas où vous seriez un être passionné des arts, mais vous n’accordez point d’attention à la passion déchainée du monde politique, Bachar El-Assad est le président syrien, l’une des dernières dictatures arabes encore en place depuis le Printemps arabe. Quoique l’automne s’approche…
Nous vous laissons sur ces deux caricatures de Ferzat. Autre que le dessin déclencheur de son malheur, un dessin prémonitoire sur lequel, Bachar El-Assad est en train d’offrir du thé à un opposant pendant qu’un homme armé casse les pieds du malheureux. Peut-être, au moment le vieux maitre caricaturiste syrien s’est fait arranger son portrait, quelques hommes masqués aux intentions draconiennes auraient crié : brisons ses mains pour qu’il arrête de dessiner.
Ali Ferzat a un site, en arabe. Dommage pour nous qui ne comprenons pas l’arabe, mais beaucoup de ses dessins sont d’une acuité éloquente. Sa page Facebook qui n’accepte plus d’«amis», mais plusieurs pages qui soutiennent Ali Ferzat que vous pouvez toujours aimer.
Bon, si le paresse nous tords les cervelles demain, ce sera du Daniel Edwards. Sinon, ce serait de l’espoooir!


Ici au Québec, le mot « poutine» est un repas chaud, bon… et pas cher: des frites, du fromage en crottes sur le dessus et arrosé généreusement de sauce brune. La poutine, c’est donc accessible, du connu et sans prétention.
En Russie, leur premier ministre et bientôt président de nouveau, en 2012, Vladimir Poutine est symbole d’un leader accessible, populaire et renommé. Poutine est aussi en train de se faire faire un nouveau visage plus jeune, généreusement botoxé, au risque de se faire défigurer… Ça fait peur à voir la montée de cette figure politique qui connait les rouages de la machine politique, bureaucratique et administrative d’un parti unique. Il se prête maintenant si bien et avec aisance au jeu politico-médiatique du 21e siècle, à la saveur russe.
Wow! 2012 sera une année de mille et une unes médiatiques… une présidentielle en France avec Sarkozy et la naissance de son bébé avec l’aide de Carla. Que disent les Anglos? Timing is everything. Pauvre DSK! Aux États-Unis entre l’argent, le pouvoir et Dieu, une autre épique bataille au nom du peuple; un retour du nouveau Poutine en Russie avec son parti Russie unie; le changement de têtes dirigeantes en Chine, de l’alternance pour la maintenance de l’harmonie sociale – produit du maoïsme et du confucianisme, de la démocratie à la chinoise.
En attendant, regardons la métamorphose de Vlad en images. Mon Dieu, quel visage! Yé ben plus beau avant, avec ses yeux bleus d’agent KGB, non? La vanité ajoute de la douceur, mais elle masque son visage acéré. C’est peut-être ça que tout bon peuple veut dans tout, un peu de velours dans la vie comme de la sauce brune sur des frites.


Ici au Québec, le mot « poutine» nous est familier comme repas chaud, bon… et pas cher: des frites, du fromage en crottes sur le dessus et arrosé généreusement de sauce brune. La poutine, c’est donc accessible, du connu et sans prétention.
En Russie, leur premier ministre et bientôt président de nouveau, en 2012, Vladimir Poutine est symbole d’un leader accessible, populaire et renommé. Poutine est aussi en train de se forger un nouveau visage plus jeune, généreusement botoxé, au risque de se faire défigurer… Ça fait peur à voir la montée de cette figure politique qui connait les rouages de la machine politique, bureaucratique et administrative d’un parti unique et il se prête si aisément au jeu politico-médiatique du 21e siècle à la saveur russe.
2012 sera une année de mille et une une médiatique… un présidentiel en France, un autre aux États-Unis, le retour de Poutine, le changement de têtes dirigeantes en Chine, etc. En attendant, regardons la métamorphose de Vlad Poutine en images.
De la propagande russe… nouveau genre. Une affiche en honneur de Vladimir Poutine, premier ministre de la Russie qui est sur le point de se présenter au présidentiel du 2012, version russe.
Selon la voix officielle en provenance de la Russie, citée par nos presses internationales de relais, c’est un artiste en quête de célébrité qui était derrière cette affiche de film du James Bond. On utilise l’image du populaire Vladimir Poutine comme véhicule de visibilité, semble-t-il.
Dans un monde de résultat, c’est une image pour le culte d’un personnage public au même titre que ces images que l’on qualifie d’affiche de propagande soviétique à l’effigie de Lénine ou de Staline. Quant à la substance du langage, le propos a changé. On ne parle plus du Père du peuple ou leader des opprimés, mais un héros qui sauvegarde des intérêts au nom de la nation. On ne parle plus de la guerre entre le Bien et le Mal, mais le bon contre des méchants. On ne parle plus d’un monde nouveau, mais la force qui nettoie la société de ses organisations indésirables et obscures. On ne parle plus d’un temps nouveau, mais un épisode d’actions palpitantes hollywoodiennes.
Voilà, il n’y a jamais rien pour rien. Un James Poutine Bond pour une société qui a des intérêts à protéger; un monde dans lequel le héros refait surface quand on fait appeler de ses services; un monde qui veut que l’on règle des problèmes à coups de poing et au revolver silencieux. Peut-être, les artistes anonymes russes sont encore l’âme de cette société; peut-être aussi, cette société russe produit des artistes qui sont à son image… peut-être, c’est l’avant-campagne du présidentiel à venir?

Qui aurait cru d’un retour de DKS dans la course présidentielle de 2012 soit possible après les accusations de viol et de séquestration d’une femme de chambre de l’hôtel Sofitel de New York ?
Et bien, un retour de DSK sur la scène politique française est maintenant possible à condition d’un changement de date limite pour déposer une candidature à la primaire socialiste et les accusations contre DSK soient abandonnées.
Dominique Strauss-Kahn a été libéré sur parole hier soir.
Les procureurs de New York ont découvert des éléments qui discréditent la plaignante, Nafissatou Diallo. Car il existe maintenant un doute fort sur la parole de cette dernière. Selon The New York Time, elle a notamment reçu $100,000 depuis deux ans. Les montants auraient été déposés dans son compte bancaire à partir d’Arizona, Georgia, New York et Pennsylvania. Elle aurait aussi discuté avec un revendeur de drogue du montant que pourraient rapporter les poursuites contre DSK, ainsi que d’autres faits qui font craquer la crédibilité de la victime.
À lire aussi sur The New York Time.
Image : ThomasCoex/AFP/Getty Images
Un doigt d’honneur, intitulé L.O.V.E. de Maurizio Cattelan.
Mais, ne soyez pas offusqué par ce geste. Tous les doigts hormis le majeur, droit et affirmé, pointant le ciel, sont coupés à leur base. 11 mètres de haut, réalisé en marbre comme dans la plus pure tradition de la sculpture classique.
En ce jour mouvementé en Grèce, berceaux de l’art classique, tourmenté par cette austérité financière si chère à ce monde, voilà un salut bien portant au monde de la rigueur financière, en oubliant l’essence même du genre humain et ce, au profit d’une vision trimestrielle - modelez votre monde sur une base de trois mois à la fois et présentez vos résultats aux actionnaires.
Ainsi, les gardiens financiers de notre monde, FMI, agences de crédit, banques centrales, dessinent la tangence du cycle de la Vie.
Image : REUTERS/Stefano Rellandini
L’identité politique d’un pays est une caractéristique maniable. Il suffit avoir la chance de manier le levier du pouvoir pour l’endosser comme l’habit du magistrat.
Pour faire suite aux autres billets à saveur politique… illustrés artistiquement, néanmoins.
Mladic a déclaré devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie à La Haye : « J’ai défendu mon peuple et mon pays. »
On pourrait cependant dit que son pays l’a monnayé pour une entrée prochaine dans le giron de l’Union Européenne. Mladic a perdu l’usage de sa main droite, il est toutefois capable de salut militaire de sa main gauche.

Quand le peuple se prononce, il faut l’écouter.
Quand le peuple se prononce sans appel, il a assurément subi de bouleversement sans précédent.
Lorsque de telles circonstances se présentent, il serait fort difficile et délicat à dire si le soi-disant
« peuple » est représentatif du peuple au sens large, ou, ce sont de simples partisans ou une fraction de la population. On oublie trop souvent que des dictateurs d’hier étaient souvent de précieux alliés et certain seront l’ennemi juré de demain. L’Histoire est faite de chaos et de périodes d’accalmie. Donc, d’innombrables occasions pour ces conversions.
Aujourd’hui, quelques clichés de ce rallye de partisans du 29 mai dernier à Belgrade contre l’extradition de Ratko Mladic au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) de La Haye. Mladic, communément appelé le « boucher des Balkans », accusé du pire génocide depuis la Deuxième Guerre mondiale, a aussi des amis. Ses 16 ans de cavale en dire long du nombre de ses amis et supporteurs. Une foule estimée entre 7000 et 10000 personnes au rendez-vous du rallye.
Mais, c’est beaucoup plus petite comme foule que celle qui se manifestait à l’occasion de l’extradition de Radovan Karadzic.
Est-ce encore une démonstration du sombre côté de la nature humaine, de l’ignorance ou de la bêtise humaine? Peut-être, il y a un monstre caché en nous tout un chacun. il suffit seule une circonstance favorable pour le faire révéler au grand jour?

En parlant de Temple, la statue de la Liberté en est un certain. Bien que l’expression « une image vaut mille mots » donne un avantage certain aux images, celle-ci soulève plus de questions qu’elle en fournit de réponse. Que faisaient-ils à la statue de la Liberté?
A) Éteindre le flambeau de la Dame Liberté?
B) Arroser les alentours de la statue pour contrer un incendie de forêt qui menace le symbole de l’Amérique?
C) Un concours « Qui a le jet plus haut »?
D) Quelqu’un là-haut a eu chaud, dépêchons à lui donner un peu d’eau?
E) Aucune de ces situations ne s’applique.
En fait, c’est une scène de parade de bateaux durant la Fleet Week à New York, qui rend hommage à la US Navy et aux Marines américains.