Archive pour la catégorie 'Une image vaut mille mots'

 

Une image vaut mille mots - Prendre le train

Lundi 10 novembre 2008

Tout le monde ou presque tout le monde connait l’adage « Une image vaut mille mots », ou encore, si vous préfériez sa version améliorée ;-) « Une image vaut mieux que mille mots ».

Il est plus aisé de fabriquer des images de nos jours qu’auparavant… nous voulons dire… une époque du passé. L’adage perd peut-être un peu le sens profond de la difficulté de fabriquer une bonne image suggestive. D’abord, nous avons bien plus d’outils de fabrication d’images que l’on avait. Cela facilite la tâche d’obtenir une image, et l’évolution des connaissances sur la perception aide grandement les faiseurs d’images parmi lesquels, nous incluons évidemment les artistes qui font des images.

Ah les artistes. Vous le savez, c’est devenu un métier à mille usages : chanteur, acteur, acrobate, clown, compositeur, photographe, graphiste, performeur, danseur, musicien, décorateur, designer et plus encore. Tant de mots pour biens les nommer. Mais, combien c’est mystique à les appeler tous artistes.

En ce moment, un flash traverse probablement votre esprit critique qui pourrait se résumer comme suite : hé! Artiste! Accouche! Arrêtez de tourner autour du pot

Haaaaha! Voilà! Une image qui vaut mille mots : tourner autour du pot! :-)

Bon, cessons de divaguer! « Prendre le train ». Voilà le 2e sujet de ce billet, de ce soir.

Si vous avez un certain âge, ou encore, un âge certain, vous avez surement eu la chance de voyager une ou deux fois en train. Si vous avez à expliquer l’expérience de prendre un train à une personne, tenez, à un enfant qui n’a jamais pris le train à l’aide d’une image qui vaut mille mots. Quelle serait cette image-là?

Pas évident, n’est-ce pas? Cela vous demanderait certainement un effort pour illustrer cette expérience-là.

D’ailleurs, « prendre le train » en Europe n’a pas la même signification que « prendre le train » en Amérique du Nord. L’histoire du train est écrite différemment sur ces deux continents. La proximité des pays européens et le vaste territoire Nord Amérique offrent une expérience bien différente. Si le chemine de fer canadien qui relie l’Est et l’Ouest avait une notion d’unification d’un grand pays; de nos jours, nous avons des banlieusards qui prennent le train pour le train train quotidien. Tenez, juste sur le territoire européen, passer une journée sur un train en Espagne est une expérience forte différente qu’un voyage sur un train qui sillonne l’Angleterre, la France et la Belgique. L’odeur, le bruit, le paysage, le service, le confort, tout est différent. Sur quoi doit-on se concentrer pour illustrer l’expérience d’un voyage en train? Et que dire du Transsibérien, de l’Orient Express ou d’un TGV qui traverse la Chine du Nord au Sud…

Voyez-vous, pas évident d’illustrer l’expérience et l’émotion qu’éprouve un passager en prenant un train. Et cette image-là, qu’en dites-vous? 8O

Une image vaut mille mots - Prendre le train

Une caricature et deux discours

Jeudi 6 novembre 2008

Une caricature et deux discours - Il est difficile pour des gens en dehors du Québec d’apprécier cette caricature à sa juste signification sans connaître le contexte de la malheureuse déclaration de l’ancien Premier ministre du Québec après la 2e défaite référendaire sur l’indépendance du Québec.

une caricature et deux discours

Pour ceux qui ont entendu les deux discours, celui de John McCain qui lui, reconnait sa défaite avec dignité mardi soir et celui de Jacques Parizeau au soir du 30 octobre 1995, avec beaucoup d’amertume après la défaite référendaire, vous remarquez sans doute la subtilité démagogue de l’artiste de la caricature de réduire un McCain au silence et de placer seulement ces mots regrettables de Parizeau : « encore l’argent et le vote ethnique! »

La caricature est un art que l’on peut qualifier, à juste titre, une image vaut mille mots, mais pas n’importe quels mille mots. Il y a bien souvent plusieurs mille mots si le caricaturiste est de talent. Parfois, il faut juste sourire et louanger l’habileté de l’artiste de faire du collage avec plusieurs réalités différentes à l’aide d’un dessin pour illustrer un contexte tout nouveau qui nous fait sourire, rire ou réfléchir.

Pour rester bref, nous vous citons ci-dessous le début des deux discours de défaite, celui du candidat républicain John McCain qui reconnait sa défaite et mentionnant qu’il a téléphoné à son adversaire démocrate Barack Obama pour le féliciter pour sa victoire à l’élection présidentielle américaine devant ses partisans rassemblés à Phoenix.

Mes chers amis,

Nous en sommes venus au bout d’un long voyage. Le peuple américain s’est exprimé. Il s’est exprimé clairement. Il y a quelque instants, j’ai eu l’honneur d’appeler le sénateur Obama pour le féliciter. (Des huées parmi la foule, McCain leur fait signe de se calmer et dit : «je vous en prie.») Pour le féliciter pour son élection au poste le plus haut du pays que nous aimons tous les deux.

Dans une compétition aussi longue et difficile que cette campagne, son seul succès m’impose le respect, pour sa compétence et sa persévérance. Mais qu’il ait réussi en suscitant l’espoir chez des millions d’Américains qui croyaient faussement qu’ils n’avaient aucune influence, est une chose que j’admire profondément et pour laquelle je le félicite.

[…] Cet échec c’est le mien, pas le vôtre. […]

Également, le début du discours de Parizeau au Palais des Congrès de Montréal, en 1995.

Mes amis,

C’est raté, mais pas de beaucoup. Puis c’est réussi, c’est réussi sur un plan. Si vous voulez, on va cesser de parler des francophones du Québec voulez-vous? On va parler de nous à 60%. On a voté pour. On s’est bien battu, et nous, on a quand même réussi à indiquer clairement ce qu’on voulait. Puis on a raté par une petite marge, quelques dizaines de milliers de voix. Bon ben dans un cas comme ça qu’est-ce qu’on fait? On se crache dans les mains et on recommence.

J’aurais bien voulu que ça passe. J’aurais tellement voulu comme vous tous que ça passe. On était si proches du pays.  […]

C’est quand même beau ce qui s’est passé, de voir dans les assemblées l’une après l’autre ces jeunes dont on disait que l’avenir de leur pays, ça n’a pas d’importance et qui venaient de plus en plus nombreux en disant : le pays on veut l’avoir et tant que les jeunes penseront ça, on l’aura le pays.

C’est vrai, c’est vrai qu’on a été battus, au fond, par quoi ? Par l’argent puis des votes ethniques, essentiellement. […]

Voilà, une caricature et deux discours.

Homme-sandwich, pas un sandwich pour hommes!

Lundi 27 octobre 2008

Il est important de ne pas confondre un homme-sandwich à un sandwich pour hommes!

Selon la définition de l’inventeur anonyme du concept, un homme-sandwich est une personne de sexe mâle, sinon, ce serait évidemment une femme-sandwich, :-| équipé de deux panneaux publicitaires, l’un sur le dos et l’autre devant sa personne. Les deux panneaux sont reliés entre eux par des sangles. Comme l’esprit humain est innovateur, il existe actuellement plusieurs variations, bien adaptées aux couleurs locales de diverses régions du monde.

Bon d’accord, pour éviter toute confusion, une image vaut mille mots! Voici un sandwich pour hommes, pas d’ambiguïté?

Sandwich pour homme

Voici un homme-sandwich. Un vrai homme-sandwich qui a su dédier son corps et sa capacité productive pour générer un service culturel et utile à la collectivité. On dirait que cet homme-sandwich a de nobles priorités.

Homme-sandwich d’un musée d’Amsterdam

Mais, tout cela est fini! F.I.N.I. Finis les hommes-sandwichs pour Madriad, ville où vous pouvez admirer les grands chefs-d’œuvre de Goya comme le dernier que nous vous avons partagé. L’avez-vous aimé? Goya, c’est toujours un peu, beaucoup sombre. On dirait que l’époque produise des artistes à son image. Mais, sachez que Goya a su aussi faire des nus, délicats et lumineux, malgré ses songes ténébreux.

Bon, les hommes-sandwichs dans les rues de Madrid font partie maintenant des vestiges de la capitale espagnole aux moeurs renforcées. La mairie de Madrid a décidé récemment d’interdire cette pratique publicitaire portant atteinte selon elle à la dignité de la personne. Selon un décret municipal approuvé, « l’utilisation de personnes comme supports publicitaires » est dorénavant considérée comme une « infraction très grave » de la part de l’employeur contrevenant. La sanction pécuniaire peut atteindre de 1501 à 3000 euros. Habituellement, les hommes-sandwichs madridois déambulent quotidiennement aux alentours de la Puerta del Sol. La plupart travaillent, bien souvent qu’autrement, pour des bijoutiers et leur pub fait état de l’achat ou de la vente de l’or.

Quel gâchis, tous obnubilés par l’appât du gain! ;-)

Voilà, pour finir ce billet un peu long, une image de résistance : du grand Bacon… Francis Bacon - le peintre! Ne trouvez-vous pas dans ce portrait du pape Innocent X, un vrai homme-sandwich aux viandes crues?

Homme sandwich aux viandes crues

Selon une légende, quelques jours avant sa propre mort, Bacon est obnubilé devant une oeuvre de jeunesse d’un Hirst qui était encore méconnu du grand public. Voyez-vous maintenant, ici, sur ce portrait du pape, la genèse de l’oeuvre la plus célèbre de Damien Hirst? On dirait même que le boitier de formol qui a rendu Hirst célèbre, ait été un concept prémonitoire et pensé par Bacon… 8)

À la prochaine fois pour la signification de l’espace cubique de Bacon.  SVP, si jamais, vous connaissez Hirst personnellement, ne lui répétez pas ça. Il pourrait se sentir vexé.  :-|

Art de la Corrida

Lundi 13 octobre 2008

En ce jour de l’Action de grâce de l’an 2008 après Jésus-Christ, le Marché des actions semble avoir repris son cours normal après plusieurs interventions du monde politique, le « malade » semble avoir repris son aisance gracieuse du passé, et la grâce de la Nature, jette-t-elle maintenant son dévolu sur ces bêtes d’allure féroce qui n’enlèvent pas le péché du monde, souffrent cependant comme l’agneau de Dieu?

Peut-être, à l’instant même, vous dites, ces bêtes… mais de quoi parlez-vous? Mais non, mais non… pas du tout! Pas ces requins du monde financier.

Après nous ont fait partager les prouesses de leur « artiste de cirque », photos à l’appui, voilà de nouveau, nos fidèles supporteurs des Maritimes, amants et protecteurs des animaux, nous introduisent dans une nouvelle affaire d’animaux, l’Art de la Corrida.

Nous reprenons ici quelques passages et photos de ce long message abondamment illustré. Bonne semaine! :-|

Art de la Corrida - tuer pour se divertir

Lire le reste de cet article »

Art de la simplicité: Apple et Google

Samedi 11 octobre 2008

Savez-vous qu’Apple et Google sont les deux entreprises qui génèrent un taux de satisfaction le plus élevé chez les utilisateurs de leurs produits? On peut affirmer qu’Apple et Google maitrisent l’art de la simplicité sans être simpliste ou simple d’esprit. Il s’agit du résultat d’une enquête American Customer Index, publiée par l’Université du Michigan.

Pour la 5e année consécutive, Apple a dominé les autres fabricants d’ordinateur. Vous savez sans doute que l’ordinateur est un outil qui intéresse aussi quelques artistes de type eArt, si si, ça existe de l’art technologique.  Apple est la seule société à avoir enregistré un gain cette année, avec une note de 85, soit 10 points de plus que son plus proche compétiteur.

L’autre entreprise qui procure du bonheur à ses utilisateurs par son savoir-faire est évidemment Google, dans la catégorie des portails et des moteurs de recherche, qui sort avec les grands honneurs de l’étude ACSI.

Pourquoi cette mention à saveur technologique sur ce blog que nous parlons de l’art? Simplement pour dire que c’est toujours plus facile à faire dérouter les plus fervents amateurs d’art par une oeuvre artistique d’une complexité indescriptible, voulue ou involontaire. Cependant les plus grands maîtres de tous les temps sont plus souvent des artistes qui ont su émouvoir ses semblables par de l’expression artistique humainement simple.

Voilà, une image qui en vaut mille mots!

Art de la simplicité: Apple et Google