Images et textes sur 'Un peu d'Histoire de l'art'

 

Seins nus : Hier et aujourd’hui

Lundi 7 septembre 2009

Un retour sur les photos de seins nus pour la cause du cancer du sein.

On nous apprenait hier qu’un autre magazine, cette fois-ci, du côté de la France, le magazine féminin Marie Claire nous réserve eux aussi, un spécial de dix vedettes françaises posant seins nus contre le cancer. Le numéro est titré : « Elle va montrer ses seins, elle va sauver sa vie ».

Incroyable, n’est-ce pas? Les idées novatrices fusent.

Comme vous êtes des amateurs d’art et non des voyeurs… vous êtes sans doute intéressés aux arts, aux artistes créateurs, au sens profond des oeuvres d’art. Vous vous demandez à l’instant même : « Mais dites Artiste, qui est le photographe des clichés  contre le cancer du sein du magazine Marie Claire? »

- Mais voilà! Enfin une vraie question! ;-) Jeff Manzetti.

Comme vous êtes curieux de nature, vous voulez probablement savoir qui sont les femmes acceptées d’apparaitre dans Marie Claire complètement dévêtues? Pour être francs, nous n’en connaissons aucune parmi les dix, sauf peut-être le nom Depardieu. Elles sont Rachida Brakni, Hélène Darroze, Sophie Davant, Julie Depardieu, Estelle Lefébure, Mathilda May, Rossy de Palma, Nathalie Rykiel, Sylvie Testud et Elsa Zylberstein.

Tenez, la photo qui donne le ton. Elle sera sur la couverture de Marie Claire, en kiosque le 9 septembre prochain.

Elle va montrer ses seins, elle va sauver sa vie.

Bon, assez d’actualité! Pour terminer, un peu d’art du passé : Gabrielle d’Estrées et de sa soeur la duchesse de Villars. Vous pouvez voir ce tableau au Louvre.

Seins nus - Sujet toujours à la mode

Le tableau est fort connu, trop connu pour de mauvaises raisons, encore une fois.  Quels intérêts peut-il en avoir si ce n’était pas à cause de ce geste ostentatoire entre deux femmes prenant un bain?  À part la draperie rouge, c’est un tableau sans intérêt et ordinaire. Cette peinture anonyme, considérée de l’école de Fontainebleau, semblerait faire allusion à la maternité de Gabrielle et à la naissance de César de Vendôme, fils illégitime d’Henri IV. La signification semblerait se trouver dans ce pincement du mamelon du sein droit de Gabrielle d’Estrées. Ce geste étrange est souvent interprété comme étant un symbole de la grossesse de Gabrielle. Quant à la bague tenue entre ses doigts de Gabrielle, elle désigne la maternité hors mariage.

Curieux, n’est-ce pas?

Si nous laissons tomber ce blabla de sens symbolique et de style de peinture; si nous faisions fi de cette page d’histoire de la France, cette peinture ne serait pas bien différente que la page centrale d’un quelconque numéro du magazine Playboy : deux femmes nues prenant un bain ensemble.

On disait souvent que l’on dénude le corps de la femme pour de mauvaises raisons. Eh bien, le phénomène n’est peut-être pas si nouveau. Bonne semaine!

Petite histoire de sexe du vendredi soir…

Vendredi 22 mai 2009

Vous avez bien lu : une petite histoire de sexe du vendredi soir… une petite histoire d’art satirique, une oeuvre d’art censurée. Une controverse créée de toutes pièces par les organisateurs de la Biennale de Venise pour faire mousser leur événement. S’il n’y a pas de controverse, ce serait ordinaire. Notre monde veut de l’extraordinaire. Mais, si vous demandiez la question aux organisateurs : « Dites, pourquoi tant de comédie? » On vous répondrait probablement « ménon, ménon, ce n’est pas de tout de la censure… Car ces oeuvres constituent une atteinte à la pudeur. » Pendant ce temps, les partisans de l’artiste censuré montent aux barricades en criant : « libérer Venise! »

Au centre, un artiste, Jacques Charlier. Pour certains, un grand artiste; pour d’autres, ils diraient discrètement « ouf! Au suivant. » Mesdames et Messieurs, ce n’est qu’une toute petite histoire de sexes d’artistes pour vous divertir. Pire! Nous y succombons. Ô Vanitas vanitatum, et omnia vanitas – vanité des vanités, et tout est vanité. :mrgreen:

Jacques Charlier a été sélectionné par la Communauté française de Belgique pour participer à la 53e biennale de Venise. On désirait faire exposer ses « 100 sexes d’artistes », sous forme d’affiches dans l’espace public de Venise. Les dessins composés depuis 1973 représentent 100 attributs de procréation des artistes qui ont marqué l’art du XXe siècle depuis Marcel Duchamp. Une idée intéressante. Un double véhicule pour diffuser la création artistique : le sexe et des artistes connus, à la fois un humble hommage aux illustres et une expression artistique singulière et débridée de l’artiste.

Que demandez-vous de plus?

Voilà, vous pouvez tout voir sur ce site à partir du 3 juin, mais nous ignorons combien de temps le site demeura en ligne. Toutefois, nous avons déniché l’un de ces 100 sexes d’artistes de Charlier pour vous! Ô Seigneur! Pardonnez-nous de cette décadence. Semble-t-il, l’artiste exposera tout de même ses œuvres, sur un bateau amarré près des Giardinis de la Biennale.

Petite histoire de sexes d’artistes
Image : Jacques Charlier

Vous saviez sans doute, à l’autre époque, il y avait à Paris, le Salon officiel pour ceux que l’on honore, et à côté, le Salon des scandaleux, des rejets, des losers, qui ont quand même noirci plusieurs pages du grand livre d’histoire de l’art. Rappelez-vous de ce que Michelange a dit à propos de la nudité contenue dans son Jugement dernier?

« Allez dire au pape que c’est un problème mineur et qu’il est facile de la rendre convenable; qu’il fasse du monde un endroit convenable et la peinture suivra le même chemin. »

2 Mai, une date historique

Samedi 2 mai 2009

Le 2 mai 1808, les Madrilènes se soulèvent contre l’occupation française et napoléonienne. C’est le début d’une impitoyable guérilla dont témoigne ce chef-d’œuvre de Goya. Napoléon a qualifié la guerre d’Espagne comme étant un ulcère jamais guéri de son règne. Le conflit a mobilisé 300,000 soldats français sur le sol espagnol.

Cette malheureuse guerre d’Espagne a été une véritable plaie, la cause première des malheurs de la France […] j’embarquai fort mal toute cette affaire, je le confesse; l’immoralité dut se montrer par trop patente, l’injustice par trop cynique, et le tout demeure fort vilain, puisque j’ai succombé.

Quant au mot guérilla – petite guerre, en espagnol, est née de l’insurrection soudaine du peuple espagnol de 1808 contre les troupes d’occupation. On l’a inventée pour qualifier les attaques surprises des combattants de l’ombre provenant de toutes les couches de la société, sans uniforme et sans code d’honneur selon les règles de batailles de l’époque. L’Église catholique espagnol a été une grande animatrice de cette guérilla. À bien observer la scène de fusillades de l’autre chef-d’oeuvre de Goya…

Date historique

En effet, Goya a peint un pendant à ce tableau que l’on prépare ici son accrochage, les fusillades du 3 mai – Tres de Mayo, beaucoup plus connu que ce «2 mai 1808». De plus, le «3 mai 1808» est d’une qualité picturale encore supérieure, qui a servi d’inspiration à Manet pour ses plusieurs versions de l’Exécution de l’empereur mexicain Maximilien.

Sans être critique, ni minimiser la valeur de la célébrité de Manet, malgré sa large place dans les livres d’art, vous pouvez constater qu’il n’y a pas de comparaison possible en talent ou en contributions artistiques entre ces deux-là. L’un est parmi les plus grands Maîtres de l’histoire et l’autre, un polémiste, ou encore, un pionnier parmi ces artistes qui provoquent. Cette perte de la maitrise technique et du savoir-faire en peinture au profit du sensationnalisme scandaleux laissant au fil du temps un vide désarmant, désolant et affligeant qui serait tout aussi regrettable, sinon déjà, pour la richesse du patrimoine de notre monde que la disparition de ces espèces animales dont notre monde moderne chérisse tant.

Victime de la grippe mexicaine

Vendredi 1 mai 2009

Victime de l’influenza mexicaine

Sur l’autel du sacrifice, quoi de mieux que du sang d’un innocent pour laver tous les péchés du monde porcin? Ô l’impureté! ;-)

Désolé! On doit fusiller Porcinet.

Car Porcinet semble être le candidat tout désigné : hésitant, bégayant, timide et peureux jusqu’à avoir des tremblements corporels. Bref, idéal à être désigné comme victime de la grippe mexicaine et porter le blâme de cette souche de virus d’influenza: grippe porcine, grippe mexicaine, grippe nord-américaine… L’heure est au choix! Comment bien choisir le nom de cette nouvelle pandémie afin d’éviter une accusation à tort d’une malheureuse origine… et surtout pour éviter les conséquences économiques. Quoi de mieux que Porcinet qui est du pays imaginaire?!

On a finalement décidé: la grippe A (H1N1).

Bon, maintenant un peu de sérieux, et un peu d’art pour ne pas déshonorer l’esprit artistique de ce blog. L’idée d’utiliser cette caricature vient du tableau de Manet – l’Exécution de l’empereur mexicain Maximilien. L’événement est considéré comme le dernier épisode de la guerre du Mexique.

Exécution de l’Empereur mexicain Maximilien

Maximilien de Habsbourg-Lorraine est exécuté en compagnie de ses deux fidèles: le général Tomás Mejía et l’ancien président et général d’infanterie Miguel Miramón. En 1864, Maximilien, frère de l’empereur d’Autriche, s’est installé sur le trône du Mexique sous la protection de l’empereur Napoléon III et de l’armée française. Mais Napoléon a retiré ses fantassins moins de trois ans plus tard, alors que Maximilien refuse de partir en même temps, affirmant qu’« un Habsbourg ne désertera point le poste que la Providence lui a confié. »

En réalité, Maximilien voulait conserver son pouvoir sur le pays avec l’intention de rivaliser la montée des États-Unis sur le continent. Mais il n’était pas de taille à maîtriser les événements sur son propre territoire. Le 19 juin 1867, il est arrêté, jugé, condamné et exécuté par Juárez, représentant des forces du précédent gouvernement mexicain. La nouvelle de son exécution parvient à Paris 11 jours plus tard, la presse parisienne s’empare alors de l’événement sensationnel et fait de Maximilien une victime, plus tard, héros et martyr de la résistance libérale.

Voilà, ne trouvez-vous pas que Porcinet serait excellent pour porter le titre du saint martyr de la grippe A – H1N1? ;-)

Bon, sachez que l’image est une merveilleuse menteuse sans vergogne quand l’artiste manipule, avec opportunisme et habileté.

Pub sur Mao, Hitler et Ben Laden

Samedi 18 avril 2009

La campagne publicitaire, sans texte, représente un groupe de spermatozoïdes, dont l’un a une forme humaine parmi eux. On dénote Mao, Hitler et Ben Laden. Le grand timonier communiste chinois Mao est reconnaissable par sa coupe de cheveux, Hitler avec sa moustache tout aussi facilement reconnaissable, et finalement Ben Laden, l’homme à la barbe bien fournie et au turban qui a traumatisé l’imaginaire de l’Occident moderne.

Une autre pub controversée pour le moins que l’on puisse dire, mais est-ce bien intentionnée, ciblée ou simplement insolite?

Évidemment, les médias officiels et des internautes en Chine se sont indignés de cette autre publicité caricaturant Mao, une réaction prévisible lorsque Mao est déguisé en spermatozoïde aux côtés de Hitler et de Ben Laden. Pour ces derniers, on sait que nul ne prendra parole pour leur «cause», alors que le symbolisme idéologique que représente Mao est encore bien trop vivant dans l’esprit de plusieurs que l’on ne hausse que les épaules en voyant une telle image publicitaire.

Pub Mao - Condom Doc Morris

Préservatif Hitler

Pub Doc Morris - Ben Laden

Selon le journal Global Times, la publicité a été réalisée par l’agence Grey Group pour la société pharmaceutique Doc Morris afin de promouvoir une nouvelle ligne de préservatifs. Semble-t-il, la pub n’a même pas été retenue.

Ô ces gens en marketing, qu’ils sont modestes! Ils sont capables de déguiser un franc succès médiatique en échec. :-|

Des idées fuyantes

Vendredi 10 avril 2009

Il y a ces moments où écrire est synonyme d’ordre, priorité et choix : un effort pénible.

Car sans une ordonnance de ces idées vagues et fuyantes, la priorité serait arbitraire et, le choix du sujet de nos billets, hasardeux. Si nous laissions aller ces idées qui surgissent de notre esprit comme un enfant émerveillé devant le spectacle des cumulus un jour venteux. Il y aurait mille métamorphoses instantanées qui défilent, mais de maigres souvenirs dans quelques jours. Comme quoi, l’exaltation procure peut-être un instant de bonheur, mais combien elle est néfaste pour le maintien du blogue. Des trous béants entre les posts. Car ces jours où nous nous égarons dans nos idées fuyantes, l’esprit en émoi et bien, rien pour le blogue.

En ce moment-ci, nous avons cet étrange sentiment de comprendre un autre lieu commun : Oh! Ces artistes… des rêveurs paresseux. Voilà! nous venons de comprendre un autre mystère de la vie d’artiste. Mon Dieu que nous sommes lucides maintenant!

Déjà la Semaine sainte, dans peu de jours, le mi-mois, et nos idées fuirent sans cesse dans le néant. Bon sang! Mais qu’y en a-t-il parmi ces idées fuyantes? :-|

Ben, nous avons pensé à l’écriture de Jack Kirouac et à ce que Delacroix pensait du croquis d’un grand sentiment aux productions les plus achevées en peinture.  Juste un tout petit siècle, un écrivain sorti de nulle part, de parents canadiens-français ou québécois si Kirouac est de notre époque. Il est devenu le leader de la beat-generation et a livré en quelques années des proses d’une grande liberté, écrites sur des rouleaux de papier, du début à la fin, sans arrêt. Des plus belles pages de la littérature moderne du 20é siècle.

Aussi, cette peinture de Soulages. Elle nous fait cogiter de long moment sur l’évolution de cet esthétisme fond/forme de la peinture du XXe et de ces artistes qui voulaient changer notre façon de voir la peinture… même la perception. Ils sont fous ces idéalistes. Comme si Dieu joue aux dès pour nous agacer. Paf! Tout d’un coup, l’Amérique nous a donné un Warhol : tenez, de l’art de la consommation pour vous! Savez-vous qu’il y a une grande exposition sur Warhol à Paris?

- Bon, d’accord, vous le saviez.

Évidemment, nous avons pensé aussi aux ténèbres de Rembrandt et au clair-obscur de Latour, et de cette excellente récite écrit par Guignard sur Georges de Latour. L’avez-vous lu?

- A…ah! Voilà. Nous vous ferons lire un passage la prochaine fois. Promis!

Un peu confus ce billet, n’est-ce pas? C’est ça les idées fuyantes, lumineuses pour un,  ténébreuses et embrouilles pour les autres.

En parlant de la noirceur et de la Semaine sainte, nous vous suggérons d’écouter les Leçons de Ténèbres de Charpentier cette fin de semaine, des chefs-d’oeuvre de l’art vocal. Que vous soyez croyant ou athée, vous comprendriez que 60 minutes sans lumière ne seraient qu’un bref moment avec les paroles de Jérémie et la musique de Charpentier.

Allons, nous terminons ce billet hasardeux ici et cessons de vous embourber dans nos histoires d’idées fuyantes. Pour vous! Les Sept aveugles de Pieter Brueghel l’Ancien pour agrémenter votre longue fin de semaine de Pâques.

- Fermez vos yeux quand vous écoutez Charpentier. C’est beaucoup plus lumineux.

Idées fuyantes

Sculptures animalières en bronze

Lundi 23 février 2009

Saviez-vous qu’un très très grand encan d’oeuvres d’art débute aujourd’hui à Paris?

Il s’agit de la vente de 732 oeuvres d’art de la collection Yves St-Laurent et Pierre Bergé chez Christie’s. Deux des sculptures animalières en bronze font objet d’un litige : des têtes de rat et de lapin, pillées à Pékin il y a près de 150 ans au Palais d’été par les troupes franco-britanniques lors de la seconde guerre de l’opium. Après le vol, les troupes de l’Alliance ont incendié le Palais comme celui qui a incendié la semaine passée l’église de Saint-Philibert, en Beauce.

Ces deux têtes faisaient partie d’un ensemble de douze animaux symboliques de l’astrologie chinoise. Les sculptures en bronzes entouraient jadis une fontaine conçue par le jésuite français Michel Benoist.

Sculpture animalière en bronze

Si le droit international interdit le commerce d’oeuvres d’art volées, il n’est toutefois pas rétroactif et ne peut être appliqué aux biens culturels volés dans les années 1860. Une demande symbolique de l’annulation de la vente de ces têtes a été déposée par l’Association pour la protection de l’art chinois en Europe (APACE). Elle sera examinée aujourd’hui, à Paris. Les deux sculptures sont évaluées entre 8 et 10 millions d’euros chacune. Elles doivent être mises aux enchères mercredi soir.

Au cours des dernières années, de richissimes hommes d’affaires chinois ont acheté cinq des douze têtes dans des ventes aux enchères pour les offrir à la Chine. En 2007, le milliardaire des casinos de Macao, Stanley Ho, a déboursé 8,8 millions de dollars pour la tête de cheval chez Sotheby’s Hong Kong avant de l’offrir à la Chine. Plusieurs de ces têtes d’animaux en bronze étaient en circulation depuis fort longtemps. Cependant, elles ne font objet d’une réclamation que récemment. On dirait que la montée en puissance d’une nation s’enorgueillisse sa voix officielle.

Pour des pays comme Égypte ou Irak, à quand leur tour? :-|

Images de Noël… peintes par un grand artiste

Jeudi 25 décembre 2008

Aujourd’hui, encore quelques images de Noël, mais peintes par un grand artiste, Georges de la Tour. Si vous ne connaissez pas cet artiste, ce n’est pas bien grave. Car peu de gens ne connaissent vraiment sa vie, ni sa carrière d’artiste. Prenez-le comme une marque de commerce tels que Frigidaire, Sony, 3M, etc. La vie d’un artiste, ce n’est que du potin. On s’en fout, sauf si vous vouliez devenir vous-même un artiste, non?! ;-)

Pour apprécier la production artistique d’un grand artiste, il faut regarder longuement son oeuvre et vous laisser imprégner de son oeuvre. La cohérence de l’expression artistique d’un grand artiste est facilement absorbable… et absorbante. Car tout art devrait donner au monde le sentiment que c’est facile. Car l’extraordinaire, le merveilleux, le fantastique… c’est divin comme l’esprit de Noël! Demandez-le aux enfants.

Tenez, un exemple d’un ouvrage bien fait. Quand vous êtes derrière le volant d’une Ferrari, semble-t-il que votre corps adhère au siège; vos bras, un allongement du volant, et la puissance du moteur vous transcende. Elle vous transporte littéralement. C’est carrément une communion entre vous et la voiture. Cependant, vous comprenez que cela ne fait pas de vous un Michael Schumacher. Comme là, les trois images du mythe de Noël de La Tour que nous détournions pour illustrer ce billet nous transportent. Elles nous font voyager dans le temps. Elles nous chuchotent, mots et idées. Voilà, quand l’oeuvre est grande, l’artiste s’efface, et le billet du blogueur, facile à écrire.

En passant, nous n’avons pas consommé de matière hallucinogène mais bien l’allégresse des fêtes nous ivre de bonheur.

George de la Tour a vécu dans la première moitié du 17e siècle. Durant son vivant, les Hollandais ont fondé au sud de l’île de Manhattan le Nieuwe Amsterdam ou la Nouvelle-Amsterdam, avant le perdre aux mains des Anglais qui l’ont renommé New York. Car le roi Charles II d’Angleterre l’a offert en cadeau à son frère, le Duc de York. Toutefois, nous ne savons pas si c’est un cadeau de Noël. ;-) Mais c’est précisément à cette époque qu’a débuté l’histoire du Père Noël en Amérique.

En 1614, l’année de la fondation de New York, Georges de la Tour a possiblement été en Italie pour parfaire son apprentissage de peintre comme de nos jours, un weekend de Pâques à New York pour de jeunes universitaires en arts visuels. Par contre, George de La Tour y aurait demeuré plusieurs années.

Voilà! Les trois dernières images de Noël de cette année, cette fois-ci, sur le mythe de la Sainte Famille, peintes par George de la Tour : l’Éducation, la Naissance et le Nouveau-né. Joyeux Noël à tous!

Image de Noël - Vierge Marie enfant

Image de Noël - La Naissance

Image de Noël - Nouveau né

Jeux d’enfants

Dimanche 30 novembre 2008

Dans ce dernier post du mois, un peu d’enfance, encore.

Le titre « Jeux d’enfants » de ce soir vient de Pieter Bruegel l’Ancien, il s’agit de l’un de ses tableaux célèbres. Mais pourquoi Bruegel? Que pouvions-nous bien gribouiller de plus, puisqu’il existe peu d’écrits sur ce maître flamand primitif, un peu comme dans le cas de Georges de la Tour.

Jeux d’enfants

Tout à l’heure, nous avons eu cette folle idée d’écrire sur la «topographie», par amusement. Mais, de fil en aiguille, de «typo», «style», «forme», «font», «texte», «lecture», «alphabétisation», «éducation » à l’«enfance», les mots s’enchainent naturellement. Un jeu d’enfant! De là, surgissent de notre esprit vagabond et mal maîtrisé : Guetenberg et l’invention de l’imprimerie.

Eurêka… mais de courte durée!

Évidemment, nous ne voulons pas soulever une nuée de protestations qui déferlera à notre porte 8O en ce dimanche soir paisible de fin de novembre, pour le simple fait d’avoir eu cette pensée interrogative, si fugace, mais apparemment révisionniste sur le véritable inventeur de l’imprimerie : Gutenberg ou les Chinois.

Oups, trop compliqué. Donc, pas de sujet sur la typo aujourd’hui. ;-)

Mais, comme il faut préserver la fragile dimension artistique de ce blog. C’est-à-dire, dans la mesure du possible, rehausser la valeur de nos textes tous azimuts en les agrémentant de pensées lumineuses d’un érudit et de chefs-d’oeuvre picturaux ayant déjà affrontés le jugement du temps, afin de soutenir l’insoutenable légèreté de nos éphémères divagations. Voilà la raison première du tableau « Jeux d’enfants ». Bruegel démontre par son oeuvre picturale une acuité de son esprit critique sans égal à propos de ses contemporains.

Puisque nous étions sur la trace de Rousseau l’autre jour, après avoir saupoudré notre dernier billet Images d’enfants de quelques bribes de son discours sur les sciences et les arts, le lien se fait donc naturellement : Rousseau et Postman.

Mais, qui est celui-là?

Niel Postman, érudit, penseur, éducateur et écrivain américain de la 2e moitié du 20e siècle. C’est tout récent. Nous avons découvert ses écrits par action heureuse d’un ami savant. Rousseau et Postman portent tous les deux un intérêt profond à ses semblables et à la société dans laquelle ils ont vécu.

En 1982, Neil Postman soutient l’idée du déclin de l’innocence dans la culture américaine dans un livre intitulé « La disparition de l’enfance ». Il souligne le double discours de la société américaine à ce qui traite de l’enfance en parlant de l’influence de la télévision sur l’éducation et de ses effets néfastes sur les enfants américains dans la construction de leur perception : Nous adorons nos enfants. Pourtant, notre culture populaire représente une menace hostile et dommageable pour eux.

Postman trace une parallèle savoureuse entre la culture populaire américaine et celle du Moyen-Âge. Selon lui, la véritable «enfance» émerge de la civilisation occidentale avec le développement de l’imprimerie et l’alphabétisation de la masse. L’enfance est précisément cette période de la vie durant laquelle un enfant pour devenir adulte civilisé, a à comprendre progressivement le fonctionnement social complexe et codifié, par le biais de l’apprentissage des connaissances, de la raison, de la maîtrise de soi et de la honte. Du point de vue social, c’est l’alphabétisation et l’éducation. Tout cela débute par le développement de l’imprimerie.

Selon Postman, l’absence de l’alphabétisation, l’absence de l’idée de l’éducation, de l’absence de l’idée de la honte – ce sont les raisons pour lesquelles l’idée de l’enfance n’existait pas dans le monde médiéval. Il nous rappelle que dans la représentation picturale de fêtes de villages médiévaux, les hommes et les femmes boivent, mangent et partagent ouvertement la vie de luxure et de misère, en présence de leur progéniture. Voilà la 2e raison pour ce tableau de Bruegel l’Ancien, qui a vécu entre la fin du Moyen-Âge et le début de la Renaissance. Ces fêtes de villageois décrites par Postman sont omniprésentes dans l’oeuvre de Bruegel.

Les Jeux d’enfants (détail)

Qu’y a-t-il de plus dans ce livre sur la fin de l’enfance de Postman? Bien plus que ces lignes mâchouillées fort malhabilement par nous. C’est tout un diagnostic sur l’évolution de la société américaine depuis 1950, avec l’arrivée de la télévision qui a été précédée par l’invention du télégraphe. Postman, c’est cette grande capacité rationnelle et savante à nous présenter une sorte d’ossature de l’évolution de notre civilisation moderne. À partir de cette ossature, il nous illustre sa composition de mille ornements, avec habileté et simplicité.

Bonne fin de dimanche!

Image de chasse

Mercredi 26 novembre 2008

Semble-t-il que les amateurs de chasse, les amants cruels de la nature se dissimulent un peu partout dans nos forêts québécoises en attente de leur proie. Il ne fait pas un peu frette (québécisme : froid), mes sieurs les chasseurs? Vous êtes fous! ;-)

Aujourd’hui, de l’art animalier, deux images de chasse.

Le sujet semble banal, mais la réalité est tout autre. Des peintres de toutes les époques le pratiquent, on s’adonne allègrement à peindre chien, chat, lièvre, agneau, cerf, lion, tigre et autres. Des exemples n’en marquent pas, surtout dans les musées européens. D’ailleurs, tout le monde connaît un peintre ou deux qui affectionnent l’art animalier dont les autres ne savent même pas leur existence. Parmi les artistes connus, nous ne pouvons ignorer les Chardin, Rubens, Delacroix, Géricaux, Goya, Vélasquez, Degas, Bacon…

Oups! Nous avons presque oublié celui-là, Hirst.

Même si Hirst est un sujet récurrent sur ce blog, c’est quand même la première fois que nous mettons en perspective deux images de chasse de façon dichotomique. Soyez rassuré, pas d’image de chasse à la Hirst aujourd’hui.

Aujourd’hui, deux images de chasse de nature opposée. Elles sont de deux époques, de deux styles, de deux représentations du visible, mais d’une composition similaire comme les jumeaux de la louve.

D’abord, le plus renommé des peintres québécois, Jean-Paul Riopelle, chasseur invétéré de son vivant, être passionné, artiste d’une intensité sans pareil. Son tableau, abstrait. Le second tableau, réaliste, par un artiste français. Nous sommes convaincus que peu le connaissent, pas plus pour nous-mêmes, François Desportes. Nous l’avons découvert en écoutant le débat des chefs entre Charest, Dumont et Marois.

Ouf! Quelle lutte de ruelle… de mots!

Image de chasse moderne

Image de chasse à l’ancienne

Êtes-vous surpris? Nous ne parlons pas du débat des chefs, mais bien de ces images que nous qualifions de chasses de gibiers? L’une est une évidence, mais l’autre l’est beaucoup moins.  Attendez, le loup est caché! :-) Allons-y! Décortiquons-les ensemble.

D’abord, une sombre «forêt» en arrière-plan, située à gauche, notamment. Un «sujet» qui représente le carnage d’une chasse au centre, la lutte s’amorce du côté gauche du tableau, en forme de boucle ovale. Dans le tableau de Riopelle, la boucle est légèrement dressée. Ça va? Vous nous suivez? Si vous trouvez ce billet d’une platitude à proscrire, laissez-nous savoir. Nous traiterons d’autres sujets la prochaine fois. Vous nous êtes précieux! Pas de chance à prendre.

Nous continuons. ;-)

Environ une sixième de la surface du bas des deux tableaux représente l’«avant-scène» entre vous et le sujet central du tableau; le ciel dans le tableau de Desportes apporte de la profondeur au paysage de sa scène de chasse. Une ligne diagonale invisible traverse le tableau du coin de ciel bleu au coin inférieur gauche du tableau, aux couleurs terre brûlée et ocre, en passant par une combinaison de pattes de chiens, l’oeil du cerf et son bois. Une ligne diagonale, également présente chez Riopelle pour les mêmes effets recherchés, soit de faire voyager votre regard sur les trois plans du tableau : l’avant-scène, le sujet et l’arrière-plan. Dans le tableau de Riopelle, il n’y a pas de ciel clair, mais de couleur sombre. Comme son tableau de chasse est moins haut, donc juste un peu de sombre forêt ténébreuse et funeste à la place.

Finalement, un «corridor vertical» situé à la droite du tableau, une zone neutre et secondaire. Dans le tableau de Riopelle, des giclements de peinture blanche verticaux et ciselés délimitent ce «corridor de circulation» pour les déplacements de votre regard. Chez Desportes, le ciel, l’arbre au loin et l’avant-scène sont traités avec moins d’éclat.

La tension des deux scènes de chasse est palpable. Chez Riopelle, si nous ne voyons point de bête féroce ou de victime innocente, la brutalité d’une lutte acharnée demeure à finir tout comme chez Desportes. Sauf, sur cette seconde image de chasse, tout est visible. De la décrire avec des mots, ce serait de trop. Si vos yeux avaient besoin de répit, fatigués par l’acharnement de la meute de chiens sur le désespoir sort du cerf, le ciel paisible au loin et les tendres feuilles printanières sont là pour un effet d’évasion momentanée de votre esprit agité. Tout est prévu par un artiste qui maitrise les préceptes de l’art animalier de l’autre époque.

Un peu long ce billet, ne le trouvez-vous pas? Coupons!

Le tableau de Jean-Paul Riopelle, adjugé pour 1,4 million de dollars lors d’une vente de la maison d’encan Heffel, mercredi dernier dans la Ville reine. Il est intitulé Sans titre ou Composition 2, date de 1951 et mesure environ 1,3 sur 1,6 mètre.

La toile de François Desportes, Cerf aux abois, classée trésor national de la France, faisant partie d’une série de six, ou peut-être même de sept toiles à sujet de chasse, commandées pour décorer le nouveau cabinet du roi Louis XV. Desportes en a peint quatre et Jean-Baptiste Oudry trois. Les trois autres tableaux de Desportes sont Un sanglier coiffé par deux lévriers, Un retour de chasse et Un loup attaqué par six chiens.

Savez-vous quoi, Philanthropie? La France sait au moins comment protéger son patrimoine culturel… par de dispositions législatives, le Cerf aux abois, est demeure sur le territoire français, c’était arrivé en 2004.

Art ASCII – Que Dieu bénisse le talent!

Dimanche 2 novembre 2008

Ah déjà novembre, un autre mois de bonheur! :-) Pour ce premier billet du mois, de l’art ASCII.

L’art ASCII est une pratique à saveur artistique qui a commencé avec l’arrivée des ordinateurs mainframe d’IBM. De sa plus simple expression comme les émoticônes que tout le monde a probablement utilisés au moins une fois dans un courriel comme celui-ci :-) , à la reproduction de photos en 3D comme celui-là.

Portrait en art ASCII

L’art ASCII consiste à réaliser un dessin à l’aide des caractères contenus dans le code ASCII – American Standard Code for Information Interchange. À une époque lointaine de notre civilisation, ;-) des informaticiens-artistes ont essayé de démontrer l’immense possibilité graphique d’une imprimante IBM en inventant cet art de transfert d’images. On peut sûrement appeler cela, un effet de la technologie.

L’art ASCII d’aujourd’hui n’a plus la même signification que celui qui est pratiqué dans les années 70.  De nos jours, on peut réaliser de l’art ASCII à l’ancien, avec un simple éditeur de texte. Mais, il existe maintenant de nombreux logiciels très sophistiques qui peuvent convertir une image en oeuvre d’art ASCII en quelques secondes comme ce portrait sur fond noir. Si l’on pratique de l’art ASCII sans recours à un logiciel, cela demande évidemment, du temps et de talent.  Cette fois-ci, un autre effet de la technologie : le mythe du talent en a pris pour son rhume.

À une époque encore plus lointaine, toujours de cette même civilisation qu’est la nôtre, le talent est considéré comme étant un don du Ciel ou la grâce des dieux. Mais le talent artistique est-il vraiment une potion magique dont seuls les dieux gardent sa recette?

Nous pensons que peut-être ce ne serait pas le cas. Le talent est avant tout, aptitude, savoir-faire et habileté. Cependant, l’éclosion du talent demande une prédisposition de mesures incitatives, une circonstance déclencheur et des conditions favorables qui le maintiennent dans un état de manifestation optimale. On dirait que le talent est presque un produit matriciel.

Mes sieurs et dames, voyez-vous, c’est peut-être plus magique de dire que le talent est inné et divin. Que Dieu bénisse le talent! Tant que de rêver, rêvons ensemble à deux jours du présidentiel des États-Unis, mes frères et soeurs! ;-)

  • Que les Américains pauvres aient un système de Santé public avant que nous démolissions le nôtre;
  • Que l’industrie d’automobile américaine amorce le tournant vert et les architectes repensent l’urbanisme étalé;
  • Que des incitatifs fiscaux soient mis en place pour changer la mentalité américaine sur la surconsommation et que le monde l’imite;
  • Que l’embargo sur Cuba soit levé;
  • Que des négociations de paix entre la Palestine et Israël soient;
  • Que les Marins américains ne sacrent pas leurs camps dans 16 mois sans que l’on panse les plaies des Irakiens (« Sacrer son camp! » une expression québécoise, une similitude à « Casse-toi! Pauvre con! ») ;
  • Avec le temps, ce n’est pas tout s’en va, mais bien tout devient bon. Que l’on négocie avec les talibans, après tout, Kadafi est devenu un allié. Pourquoi pas copain copain tout de suite?
  • Qu’il n’y ait pas une Amérique blanche, une Amérique noire, une Amérique hispanique ou asiatique. Quand on demande la grâce de Dieu, ne soyez pas égoïstes, que Dieu bénisse les artistes…  :oops: Pardon! Que Dieu bénisse nos amis blogueurs… Doh! Vraiment désolé! Que Dieu bénisse notre monde!

On dirait que ce billet est aux couleurs pastels. Bon sang! Nous sommes galvanisés! Change We Need!

Musée Saatchi

Lundi 6 octobre 2008

Le sujet d’aujourd’hui: le Musée Saatchi.  Vous diriez peut-être, « Qui est celui-là? Où ça, ce musée? »

Minuuute. Ce n’est qu’un prétexte le sujet du Musée Charles Saatchi. Nous voulons vous parler de Saatchi, une légende vivante du monde de l’art contemporain. Mais pas facile avec un nom étrange comme celui-là. La raison pour laquelle nous avons ajouté le mot « Musée ». Ça sonne plus familier comme dans « Musée du Louvre », contrairement à Tate, MoMa, Met, Rijks, etc.  Tous des noms à coucher dehors.

Vous les trouvez plus faciles? Bon… vous nous embêtez juste pour avoir raison, n’est-ce pas?! :roll:

Charles Saatchi est celui qui a cru en Damien Hirst, artiste contemporain le plus riche au monde et, sans doute aussi le plus remarquable de la première moitie du 21e siècle… ça, c’est selon nous. Vous nous direz dans 40 ans si nous avions vu juste.

Oups! C’est loin ça. Nous serions très vieux si nous étions encore vivants, probablement avec une hanche et des genoux en plastique, les yeux en verre bionique, un coeur mécanique… tout ça se fera dans le nouveau CHUM, rue St-Denis, à Montréal! Pensez-vous que l’on pourrait aussi faire changer notre cerveau quand il ne sera plus opérationnel? Ô Science, mère de toutes les espérances!

Que parlions-nous? Ah oui! De Saatchi et du Musée Saatchi! :-)

Saatchi a acheté au Young British Artist fringant et controversé que fût jadis Hirst, une tête de vache en décomposition, objet indigne du mot « Art » pour certains. Saatchi a aussi contribué à lancer la carrière de l’Américain Jeff Koons, qui, s’il n’est pas le 2e artiste contemporain le plus convoité de notre monde, sera parmi les 3 premiers.

Les acquisitions d’oeuvres d’art par Charles Saatchi, ex-publiciste au talent remarquable, peuvent lancer non seulement la carrière d’un artiste de façon phénoménale. De plus, il conditionne les tendances du marché de l’art. Vous dites sans doute, l’une ne va pas sans l’autre.

Ce nouveau musée à Charles Saatchi est dédié à l’art contemporain. Son fondateur souhaite notamment faire intéresser au grand public l’art contemporain. On espère plus d’un million de visiteurs par an. L’objectif est clair et net comme l’on dit au Québec : Y a pas de niaissage!

Pour lancer son musée, Saatchi mise sur trois éléments : un lieu in, des bons associés et des artistes de talent. D’abord, le bâtiment de style néo-classique et circulaire de 6,500 mètres carrés, à Chelsea – Le Duke of York’s HeadQuarters.

Musée Saatchi

Ensuite, Charles Saatchi s’est associé à la maison d’enchères Phillips-De Pury & Company pour permettre une entrée gratuite au grand public. Qui veut payer pour aller voir une exposition d’art contemporain? D’accord, il y a des artistes qui iront. Ensuite, qui d’autres? Saatchi a tout compris.  C’est aux riches collectionneurs de payer les frais de commission le soir quand ils achèteront les oeuvres exposées. Brillant, n’est-ce pas? Si nos politiciens ont vraiment à coeur la gratuité des soins de santé pour tous… Néanmoins, il y a là, des pistes à réflexion.

L’exposition inaugurale « La Révolution continue: l’art contemporain chinois » se tiendra jusqu’au 18 janvier 2009. Les têtes d’affiche? Deux artistes chinois déjà célèbres pour mousser le tout : Zhang Xiaogang, connu pour ses portraits de Popa, Moman, grande soeur, frérot et camarades, ou une quelconque combinaison, inspirés des portraits de famille. Le 2e artiste chinois célèbre fait partie de l’exposition, Yue Minjun, avec ses visages hilares, ainsi que 22 autres artistes moins connus, que nous vous épargnons les noms tous différents. Voilà! Le compte est bon, 24 artistes chinois pour la suite de la révolution de l’art contemporain au Musée Saatchi.

La Révolution continue: l’art contemporain chinois

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Charles Saatchi est un collectionneur et homme d’affaires très discret. Né en Irak en 1943 dans une famille juive prospère.

Il a fait fortune en créant en 1970 avec son frère Maurice l’agence de publicité Saatchi & Saatchi, qui deviendra dans les années 1980 la plus importante au monde. L’agence a été notamment chargée de la campagne électorale de Margaret Thatcher en 1978. 

Pour ceux qui aiment la précision, la Dame de fer a eu un règne de 10 ans et une carrière de 20 ans débutant le 20 juillet 1970.