Images et textes sur 'Symboles'

 

Défilé des Géants

Mercredi 30 juin 2010

Il y avait ce défilé  la semaine passée lors de la Fête nationale du Québec que l’on appelle le défilé des Géants.

Cette année le cortège des Grands, tous de plusieurs mètres de haut, est formé de 24 personnages, hommes politiques, figures historiques et légendaires, personnages de fiction, hockeyeur, chanteurs et compositeurs. Parmi ces 24 personnages, six nouveaux ajouts cette année : Jean-Pierre Ferland, Louis Cyr, Irma Levasseur, Sieur St-Laurent et Laure Gaudreault.

Si nous étions enfants, nous demanderions certainement pourquoi on voit le ciel et un paysage entre les jambes de quelques uns des géants. Une curieuse représentation pour illustrer une page de l’histoire du Québec. Nous nous demandons si c’était nous qui n’avons plus cette belle innocence. Néanmoins, nous sommes encore curieux! Nous étions donc allés voir sur le site web de la Fête nationale du Québec pour en apprendre un peu plus. Surprise! Saviez-vous que toutes ces effigies sont propriétés des organismes d’intérêts divers? Nous qui avons cru que ces Grands, c’était tout bonnement pour illustrer notre histoire, au plus, pour faire un rappel de l’histoire du Québec au public trop jeune ou assez vieux ayant fait leur école buissonnière, bien appliqué.

Le pouvoir religieux utilise jadis l’art pour représenter les Saints sur les murs des églises pour endoctriner les païens convertis. On a séparé la religion du Pouvoir, c’est maintenant les intérêts particuliers qui ont pris la place laissée vacante par la religion.

On dit que rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme…

Défilé des Géants

Combien vaut-il le Yuan?

Vendredi 16 avril 2010

Combien vaut-il le Yuan? Vous dites probablement : pardon?!

Si si! Combien vaut-il le Yuan? Le monnaie chinois. Ne vous inquiétez pas! Pas de billet sur les finances par ici. Que de l’art! ;-)

Combien vaut-il le YuanImage : REUTERS / David Gray

C’est cette photo qui nous amène à ce billet aujourd’hui. Chaque fois que nous voyons l’effigie de Mao, comme une pulsation, les Mao de Warhol défilent dans notre esprit comme ces immenses foules qui défilent jadis à la place Tienanmen en saluant le Grand Timonier.

En fait, cette photo est nulle et clichée. Par contre, le fond noir uni sur lequel les deux mains échangent le billet de banque rendent le sujet visuel sans ambiguïté.  Quant au texte qui accompagnait la photo que nous avons lu, ce sont les mêmes propos qui se répètent depuis quelques temps: les États-Unis et l’Europe demandent à la Chine de réévaluer leur devise et les Chinois, par la bouche de leur président, ont dit « non » au début de la semaine.

En réalité, ce n’est pas un « non » plat et sec. Il est catégorique et élaboré. Nous avons déjà dit que l’art de la diplomatie est une question de mots et de tournure de phrases. Et bien, semble-t-il, le président chinois a dit au président américain quelque chose comme ceci ce lundi: « La Chine s’en tiendra strictement à son plan de réforme du mécanisme de fixation du taux de change du yuan. » Il déclare aussi que son pays prendrait de décision « strictement » en fonction de ses propres besoins économiques et sociaux, soulignant qu’un yuan plus fort ne serait pas le remède qui guérit tous les maux des États-Unis. Dans la presse anglophone, certains emploient le terme « firmly stick ».

Obama a de son côté réitéré son appel à un « yuan plus flexible », tout en pesant ses mots afin de ne pas froisser un interlocuteur dont il cherche son soutien diplomatique dans le dossier du nucléaire iranien.

Voilà! Tout est une question de priorité.

D’après-vous, font-ils ça les artistes quand vient le temps pour créer? Définissent-ils leurs priorités et soupèsent-ils la chance de faire vivre leurs créations artistiques au grand jour comme donner la vie et la meilleure éducation à un enfant afin qu’il envole de ses propres ailes?

Voyage en Chine

Dimanche 11 avril 2010

Voyage chinois de la Petite SirèneEn parlant de princesse, une autre princesse, la Petite Sirène est en Chine pour l’expo universelle. La statue de la Petite Sirène, attraction du Danemark a quitté Copenhague pour son périple chinois. La petite princesse du monde marin sera présentée au public dans le pavillon danois durant l’exposition universelle de Shanghai.

C’est la première fois que la sculpture d’Edvard Eriksen est retirée du port de Copenhague depuis qu’elle y a été installée, en 1913.

En remplacement de cette œuvre qui rend hommage à Hans Christian Anderson, une installation vidéo de l’artiste chinois Ai Wei Wei occupera le site laissé vacant par la Petite Sirène.

Cette statut d’Eriksen est un autre exemple de l’importance pour une oeuvre d’être le véhicule de l’imaginaire collectif.

Image : REUTERS / Bob Strong

Image d’un leader

Vendredi 29 janvier 2010

Image d'un leaderL’image d’un leader a une valeur publicitaire plus importante que le leader lui-même lorsque l’on vise à vendre un produit au public qui souhaite apporter une touche de leadership à son image.

Installé au coeur du Times Square au début de l’année par Weatherproof un panneau de pub sur lequel Barack Obama apparait emmitouflé dans un manteau, semble-t-il, de marque Wartherproof. L’image est intitulée « Un leader de style ». La Maison Blanche a refusé l’initiative non autorisée.

La photographie originale a été prise sur la Grande Muraille de Chine, lors du premier voyage officiel du président Obama en Chine.

Obama sur la Grande Muraille de Chine

Les débuts du mythe de Faust

Vendredi 22 janvier 2010

Par Pirchirinarmor

Les débuts du mythe de Faust : une machination politique de l’Eglise

L’histoire du vrai Faust prête à sourire. Quel faux docteur de la conquête de l’ouest est devenu le héros d’un mythe universel ? L’histoire de Faust n’aurait jamais dû quitter le domaine des faits divers…

Il n’en fut pourtant rien. Pourquoi ? Et bien parce que l’Eglise catholique s’est emparée de l’affaire !

Car la Renaissance est une grave période de crise métaphysique et religieuse, économique, politique et sociale. Une époque fascinante et formidable de géants. Et une époque de cauchemar pour l’Eglise catholique. Pensez : un obscur astronome polonais du nom de Copernic affirme que son observation des mouvements des corps célestes dans le ciel permet d’affirmer que la terre fait partie d’un système de planètes tournant autour du soleil. Qu’elle est une sphère flottant dans le firmament alors que tout le monde sait qu’elle est plate !!! Pire, un maudit navigateur génois appelé Christophe Colomb, persuadé que cela est vrai et possédé par le démon, découvre un nouveau monde oublié par Dieu dans sa dictée de la Bible. Un autre navigateur non moins impie, le portugais Magellan, démontre définitivement que la terre est ronde en en faisant le tour. L’allemand Luther, le français Calvin, le Suisse Zwingli et toute une série de prédicateurs anglais s’élèvent contre les abus de l’Eglise, sa richesse, son hypocrisie et le trafic des indulgences et prêchent, dans leurs barbares langues de sauvages qui sont une injure à la noble langue latine, la révolte contre l’autorité sacrée de la sainte Eglise, apostolique et romaine ! L’Angleterre est schismatique à cause de la lubricité de son roi, l’Allemagne et la France sont à feu et à sang, les médecins déterrent les cadavres pour les disséquer et un satané français nommé Ambroise Paré va jusqu’à décrire dans un long ouvrage et par le détail les observations faites dans les cadavres humains !!!

Trop, c’est trop ! La science attaque et bafoue l’autorité des docteurs de l’Eglise, versés non pas en astronomie ni en médecine, mais dans la connaissance supérieure des saintes écritures. Le philosophe Giordano Bruno va même jusqu’à les traiter de canassons encapuchonnés, de bourriques et d’ânes coiffés de mitres ! Enfin celui-là au moins, on s’en est occupé. Il a compris…

La coupe est pleine. Et l’Eglise réagit. A travers le concile de Trente et la création de la compagnie de Jésus bien sûr. Mais elle fait aussi feu de tout bois. Et lorsqu’un obscur zélateur du catholicisme tombe par hasard sur la rubrique nécrologique badoise et y retrouve le nom de Faust, il lui vient une idée de génie : voilà l’occasion rêvée de jeter le discrédit sur les savants et les scientifiques. Tous des impies possédés par le démon !!! La preuve !!!

La méthode ? L’amalgame : Faust est classé parmi les vrais savants et universitaires, ce qu’il n’a jamais été. Le but est de créer l’image du savant fou ayant maille à partir avec le démon. En 1587 parait un écrit anonyme Historia von Johann Fausten… un texte de propagande catholique contre les scientifiques…

Mais toute cette embrouille va déraper de façon inattendue…

(À suivre demain, Partie 4)

Democritus, le geographe
Diego Velazquez, Democritus/Le Géographe, 1628-29

Produits chinois : Oba Mao

Samedi 9 janvier 2010

Des commerçants chinois ont recours à une vieille méthode à la Warhol pour créer un nouveau produit de masse : l’effigie d’Obama en habit communiste vert olive, accompagnée du slogan « Au service du peuple » calligraphié et signé « Mao Ze Dong ».

Leurs produits artisanaux portant cette image insolite sont intitulés des «ObaMao».

Oba Mao, produit chinois
Image : REUTERS/David Gray

Sérigraphie Obama ou Oba MaoQuand on pense aux oeuvres de Warhol, très prisées sur le marché des enchères au coût de plusieurs dizaines de millions de dollars et à ces produits touristiques de notre époque, t-shirts, macarons et gugusse de tous azimuts à quelques piastres mais qui sont vendus à de centaines de milliers de copies. Une seule conclusion, du point de vue de l’économie : la différence se trouve dans le nom, Warhol ou « Sans nom ». Pour le reste, un même résultat : des millions de dollars de profits qui circulent.

Par contre, dans les manuels d’histoire, il y a Andy Warhol, artiste qui a révolutionné le monde des arts.

Bon, voilà une autre leçon de vie que tous les artistes ont intérêt à considérer : de la simplicité. Un écran de sérigraphie, quelques couleurs, des aplats, une signature, connue.

Nous pensons toutefois que Warhol n’ait pas fait sécher ses tableaux au séchoir à cheveux.

Statue de Mao Zedong

Mercredi 6 janvier 2010

En parlant du gigantisme, saviez-vous que l’ancien leader politique chinois Mao Zedong est né un 26 décembre?

Le 26 décembre dernier, on a inauguré un immense buste de Mao à sa ville natale, Shaoshan. La statue mesure 32 mètres (105 pieds) de haut, 83 par 41 mètres de taille.  En guise de comparaison, la hauteur de la tête de Washington sur le Mont Rushmore mesure environ 60 pieds.

Un jeune Mao avec des cheveux sur le front… c’est presque étrange, non?

Sculpture Mao

Sculpture géante du jeune Mao

Origines modestes du Père Noël

Dimanche 13 décembre 2009

Puisque nous sommes à New York, profitons-nous pour faire un retour sur le thème Noël avec un point de départ newyorkais. Aujourd’hui, les origines modestes du Père Noël avec cette gravure de Thomas Nast.

Nast était un caricaturiste de la fin du 19e siècle, largement considéré comme l’un des pères de la caricature américaine, politique, bien entendu. Sans la politique, point de salut satirique pour des caricaturistes! Nast a travaillé au Frank Leslies Illustrated Newspaper et au journal newyorkais Harper’s Illustrated Weekly. Le costume rouge avec fourrure blanche et cette large ceinture de cuir que nous connaissons aujourd’hui étaient l’idée de Nast quand il a illustré son Santa Claus en 1863. C’était les années de guerre aux États-Unis. La première apparition du Père Noël de Nast était un vieux monsieur qui distribuait des cadeaux aux soldats.

Voici l’un des derniers dessins de Nast représentant le Père Noël. Pardon! Nous avons encore oublié… en 1880, c’est de la gravure, de l’eau-fort pour l’impression des journaux, la reproduction de masse.

Origines du Pere Noel - dessin de Père Noël

Ce Père Noël qui nous fait penser à un marchand ambulant aux origines modestes, un peu comme un artiste d’aujourd’hui qui participe aux foires artistiques de différentes villes et vend ses créations à quelques jours avant Noël. De nos jours, le monde est trop vaste et complexe. C’est fort incommodant de se déplacer avec des marchandises sur le dos.

Mon Dieu, nous sommes des Pères Noël, version Société de consommation!  :mrgreen: Bon, à bien y penser, nous ne sommes que des lutins de la société de consommation post-crise de la 1re débâcle boursière du 21e siècle et, nous cherchons un sens à notre existence éphémère.

Manhattan, la Big Apple

Jeudi 10 décembre 2009

Voilà arrivés à New York, montage terminé et il nous reste qu’à croiser les doigts afin que les ventes soient au rendez-vous, pour nous et pour les autres. Nous l’avons constaté à Toronto que cette solidarité entre les exposants, elle est omniprésente même si la plupart se rencontraient pour la première fois de leur vie.

En parlant de Manhattan, la Big Apple, voici la « Pomme de New York » de Claude Lalanne, exposé au plein centre du célèbre Park Avenue de New York cet automne. Une exposition rendue possible grâce au New York City Parks Public Art Program.

New York Manhattan, la Big AppleImage : Don Emmert/AFP/Getty Images

Père Noël répond

Jeudi 3 décembre 2009

Mon enfant chéri,

Ta gentille lettre m’a fait beaucoup de plaisir. Je t’envoie mon portrait. Tu vois que le facteur m’a trouvé, il est très malin. J’ai reçu beaucoup de commandes. Je ne sais pas si je pourrai t’apporter ce que tu m’as demandé. J’essaierai, mais je suis très vieux et quelquefois je me trompe. Il faut me pardonner.

Sois sage, travaille bien. Je t’embrasse fort.

Signé: Le Père Noël

Cette réponse du Père Noël a été écrite par la célèbre pédiatre et psychanalyste française Françoise Dolto en 1962, dans le cadre d’une initiative de la Poste française pour répondre aux lettres envoyées au Père Noël par des enfants. En retour, on envoyait à l’enfant une carte-réponse.

La carte-réponse composée par Françoise Dolto s’empreint de franchise et de candeur. Dolto a largement consacré sa vie à la psychanalyse de l’enfance et à la vulgarisation des connaissances de la pédopsychanalyse. Aux intéressés, à lire ses écrits.

Carte-réponse du Père NoëlImage : La Poste

Jour du Souvenir

Mercredi 11 novembre 2009

En ce jour du souvenir, une image de circonstance, un parapluie Coquelicot géant.

Jour-du-souvenir

Grand Montréal

Mercredi 4 novembre 2009

Les Montréalais ont réélu Gérald Tremblay pour un troisième mandat à la mairie dimanche dernier, et ce, malgré les nombreux scandales qui éclaboussent l’administration Tremblay. Semble-t-il que le taux de participation était de 34%. Le parti du maire élu a obtenu 37% des votes. Notre bon maire de Montréal que certains qualifiaient de « faux naïf » a obtenu 37% du 34% de 1,1 million d’électeurs montréalais.

La démocratie a exprimé, elle a tranché en faveur d’un homme qui n’a manifestement pas les ressources pour mener à terme son mandat de quatre ans. Qu’avait-il déclaré Gérald Tremblay dans son discours de victoire?

« Je suis conscient que la confiance des citoyens a été mise à rude épreuve. Je suis conscient que les citoyens veulent du changement, et nous incarnons ce changement. »

Cet homme qui incarnera le changement à l’Hôtel de Ville de Montréal pour un 3e mandat de quatre ans est aussi le Premier Citoyen de Montréal qui n’a jamais vu de magouilleurs à l’oeuvre durant les dernières huit années de son administration, entachée.

Grand Montreal

Un parallèle entre l’art contemporain qui choque et la politique municipale : lorsque le peuple se désintéresse, des incompétents se manifestent et le bon peuple subira de son propre désintéressement. La morale de cette histoire? Intéressez-vous à l’art contemporain ;-) et à la politique municipale!

En terminant, vous vous demandez probablement : mais c’est quoi ce M emmitouflé de bas Arc-en-ciel de petite fille?

C’est le logo du Grand Montréal, dévoilé depuis plusieurs mois. il s’agit d’une des réalisations dirigées et orchestrées par l’Administration Tremblay. C’a coûté aux contribuables montréalais environ $450000 pour le design du logo Grand Montréal.  Cela signifie 450 jours de travail au taux de $1000 par jour pour arriver à ce symbole qui représente le dynamisme du Grand Montréal sur la scène internationale.

Bon voilà, pour ce post sur la politique municipale vue et illustrée par des artistes.