Images et textes sur 'Sculpture'

 

Squelette géant suspendu

Dimanche 31 octobre 2010

Squelette géant

Bon, un dernier petit quelque chose en cette fin de mois d’octobre 2010, toujours dans la même thématique d’épouvantail… de la Vie. Si! Un squelette géant suspendu de l’artiste français d’origine algérienne, Adel Abdessemed. L’oeuvre s’intitule Habibi ou simplement, «Mon chéri», pour souligner, semble-t-il, la vanité de la vie éphémère.

Ne le trouvez-vous pas un peu facile comme discours d’artiste, non?!

Pour être plus juste, nous dirions, comme l’énoncé artistique… car pour en faire un discours, il faudrait d’abord qu’il ait un peu de longueurs, avant même d’avoir de la substance.

Il y a donc dans l’intention artistique de ce squelette géant suspendu d’Abdessemed un lieu commun pictural d’une époque lointaine: vanitas vanitatum, omnia vanitas – vanité des vanités, et tout est vanité.

La vie humaine est peut-être fragile, mais elle n’est point éphémère si on la compare à celle d’un insecte. Quant au remède pour contrer la vanité, jadis l’appel à la vertu, à la spiritualité et à la méditation sur la brévité des instants passagers de la vie humaine, sur l’inutilité des plaisirs, charnel ou matériel, ou encore, de la mort qui guette, c’était le salut dans le pénitent. De nos jours, que ce soit un crâne en diamants ou un squelette géant, la vanité de la vie éphémère, elle se trouve si souvent dans l’acte de création artistique que dans le véritable sens artistique de l’oeuvre.

Ouin… ça sonne comme une montée de lait ça ce billet… ;-)

Autre aspect de ce squelette géant qui semble soulever de questionnement est l’année de sa création (2004) et sa peut-être source d’inspiration… Ci-contre, Shapeshifter ou «Transmutation» de l’artiste canadien Brian Jungen. Un squelette de baleine géant, un montage de chaises plastiques de jardin. L’année de création de cette oeuvre de spiritualité, de symbolisme et d’ingéniosité : 2000.

Voilà.

Bonne semaine à ceux qui nous aiment!

Garçon à la grenouille

Dimanche 11 juillet 2010

Garçon à la grenouille de Charles RayLe Garçon à la grenouille comme dans le Garçon à la pipe dont plusieurs connaissent sans doute. Le Garçon de Picasso fait partie des oeuvres picturales les plus dispendieuses, mais ce nouveau Garçon, à la grenouille, est encore peu connu.  Il date de 2009, réalisé par le sculpteur contemporain Charles Ray pour la Fondation François Pinault. Il est en polyuréthane acrylique et acier inoxydable, commandée par François Pinault à l’artiste américain.

Grand format, réalisme, … et de la cruauté d’un jeune garçon insouciant qui joue avec la vie d’une grenouille.

Et vous,  que voyiez-vous?

L’oeuvre est placée à la pointe de la douane, la Punta della dogana, à l’entrée du grand canal devant le bâtiment aménagé par la Fondation Pinault.

Apesanteur

Samedi 10 juillet 2010

Un bébé en apesanteur… par Marc Quinn, l’un des célèbres YBA.  YBA pour Young British Artists.

Certaines oeuvres de Marc Quinn sont controversées, mais éblouissantes en raison de leur concept, de la méthode de réalisation et du propos artistique. Par exemples, ses autoportraits sous forme de têtes de sang moulées et remplies de son propre sang congelé, ainsi que les têtes de sang de ses fils faites de placentas et de cordons ombilicaux demeurent des oeuvres de qualité inégalée.

Mais, d’autres oeuvres comme ce bébé en apesanteur nous laissent carrément indifférents. Vous savez que l’art évolue, la méthode de réalisation d’oeuvres aussi. Bien exploiter la technologie et des nouveaux matériaux synthétiques peut faire de vous un Michelange du temps moderne sans trop de difficultés. Comment? Un financement suffisant à votre projet artistique et des artisans de talent, travailleurs de l’ombre, assistés par ordinateur et de machinerie ultrasophistique.

Évidemment, il faudrait avoir une idée… artistique au départ, de la capacité de prototyper son idée et finalement qu’il soit capable de s’exprimer, de structurer sa pensée et d’expliquer.

Bébé en apesanteur

Géant timide

Vendredi 9 juillet 2010

Un géant dénudé s’accroupit.

Est-il timide? A-t-il été puni? Ou encore, il réfléchit… à moins qu’il soit en train de méditer un geste de vengeance, mais contre qui son dessein destine-t-il? La tension de ses orteils trahit…

Lorsqu’on parcourt l’oeuvre de Ron Mueck, une chose nous semble certaine : l’art de Mueck ne fait pas dans la dentelle en ce qui concerne le sens de son oeuvre. La profondeur de son propos artistique émerge spontanément, sans prétention. Être simplement humain, c’est une qualité rare.

Mais de quoi l’artiste veut nous dit? Est-ce important de savoir « le » sens de l’oeuvre tel que pensé et conçu par l’artiste?

Géant timide

Tête d’enfant

Jeudi 8 juillet 2010

tête d'enfant géant

Grande tête de bébé

Une tête d’enfant géant, par l’artiste sculpteur hyperréaliste Ron Mueck.

L’art de Mueck est impressionnant pour deux raisons: son réalisme et sa dimension, tantôt surdimen- sionné, tantôt miniaturisé, qui modifient le rapport entre celui qui regarde l’oeuvre et l’oeuvre elle-même.

Si le talent de Mueck est indéniable, la magie de l’art de Mueck se trouve essentiellement dans notre perception.

Il y a quelque temps déjà, nous vous avons parlé de ces portraits mortuaires au Musée de Nicolet. Hier, les deux extraits de la compagne de pub de l’Ambulance St-Jean de Londres, toutes ces images  jouent sensiblement dans la même zone de sujet, soit la vie et la mort. Pourtant, l’un exploite l’empathie pour atteindre la cible de la pub,  l’autre met son accent sur la spiritualité de la démarche du couple d’artistes qui ont produit la série de photographies avant-après pour éviter toute controverse même si la facture de l’oeuvre en est.

Aviez-vous déjà réfléchi sur l’utilité de l’art? Si l’art fait réfléchir, est-il utile?

Louise Bourgeois

Jeudi 3 juin 2010

Louise BourgeoisEn voulant reprendre le fil du dernier billet, nous sommes tombés sur cette nouvelle triste… une grande artiste a quitté notre monde en laissant derrière elle une imposante production artistique.

Louise Bourgeois est décédée à l’âge de 98 ans le 31 mai 2010 à New-York, où elle vivait depuis les années 30.

Louise Bourgeois est une célèbre figure qui a traversé deux siècles. Sa gigantesque sculpture araignée a fait sa renommée auprès du grand public à travers le monde, symbole et métaphore de la figure maternelle.

Selon Louise Bourgeois, l’araignée représente la mère, « parce que ma meilleure amie était ma mère, et qu’elle était aussi intelligente, patiente, propre et utile, raisonnable, indispensable qu’une araignée ».

Alors, la prochaine fois lorsque vous verrez une araignée dans votre demeure, la laisseriez-vous la vie sauve?  Ô pauvre araignée!

Il parait qu’en vieillissant, on a tendance remarquer plus facilement la mort des gens que nous connaissions… semble-t-il, c’est aussi signe que nous vieillissons nous-mêmes.

Louise Bourgeois, Arraignée

De père en fils

Mardi 20 avril 2010

Père et fils, Earl Woods et Tiger Woods

De l’art figuratif pour immortaliser est toujours discutable quand la ressemblance du sujet n’est pas au rendez-vous de manière saisissante. Eh oui! C’est Tiger et Papa Tiger. Cette sculpture d’Earl Woods et Tiger Woods se trouve au Tiger Woods Learning Center, à Anaheim.

NIKE et Tiger Woods Aviez-vous entendu parler de cette pub vidéo de Nike qui semble avoir fait parler le vieux Earl décédé? La voix dite outre-tombe suscite la semaine dernière bien de réactions. Pendant que le visage défait et un peu perdu de Tiger occupe le plein écran, une voix lente d’un vieux monsieur dit grosso modo : Tiger, je suis curieux et je suis du genre pour la discussion. J’aimerais savoir à quoi tu pensais, quelles étaient tes états d’esprit et si tu avais appris quelques choses…

Désolant. Pas pour ces paroles d’un père si c’est le père qui parle. Désolant et curieux.  Parce que Tiger, ce fils prodigue, a accepté de se prêter au jeu… à ce jeu de la basse cour qui fait passer l’image du super golfeur parfait et imbattable à l’homme tatoué de logos Nike vit des moments… disons, difficiles.

Moulage

Jeudi 15 avril 2010

MoulageImage : REUTERS/Gerardo Garcia

Les temps changent. Le moulage du corps humain est passé de l’inacceptable à un moyen rapide pour obtenir une copie 3D du corps humain dans sa représentation la plus naturelle.

Nous avons parfois cette étrange impression que les normes de l’acceptable s’assouplissent. Elles se transforment graduellement, elles se métamorphosent et dérivent lentement au point où nous nous demandons si c’est bien encore une question de l’acceptabilité, ou bien c’est l’incapacité humaine de mettre en perspective la qualité intrinsèque d’une chose, et de l’apprécier à sa juste valeur.

La création artistique, bien qu’elle n’est qu’une petite dimension des activités humaines, elle subit et soumis au même mécanisme de mutation en matière de l’acceptabilité. La création artistique s’individualise, se multiplie et se disperse dans ce vaste monde au point où les sujets, même les plus singuliers trouvent manifestement leurs admirateurs. Ils parviennent à s’harmoniser à une panoplie d’intérêts personnels toujours un peu plus isolés, mais en croissance en termes de nombre. Par le fait, l’acceptable se définit souvent par l’acclamation.

Les travaux de moulage de Jason de Caires Taylor nous rappellent de cette histoire de moulage de Rodin. En 1877, Rodin, alors âgé de 37 ans, réalise sa première œuvre majeure : L’Âge d’airain. Une statue grandeur nature d’un jeune homme, en plâtre. Le réalisme de sa sculpture fait une telle impression parmi le public de son époque. On l’a alors accusé d’avoir fait un moulage sur un modèle vivant. Malgré le scandale (à bien y penser, le mot « scandale » est peut-être un peu fort…) le succès retentissant de cette oeuvre a permis à Rodin de mener une carrière florissante de 40 ans.

est-ce du moulage?

L’appréciation du réalisme en art est devenue avec le temps, une affaire ordinaire et sans importance. Par contre, la singularité d’une oeuvre prend du galon dans le monde des arts visuels tant dans son acceptation par le grand public que chez les initiés. On oublie trop souvent que la singularité en art, c’est comme des nouvelles saveurs de croustilles, sans limites. Une fois le goût des chips à saveur nature connu, la suite de l’histoire des croustilles n’est-elle pas qu’une histoire de « maquillage » de goût? De nos jours, autour d’un sac de chips, il y a des gens qui travaillent pour gagner leur vie; des stratèges en marketing pour faire mousser les ventes; des publicistes talentueux pour illustrer le produit au goût renouvelé; des chercheurs émérites de nouvelles saveurs; des consommateurs à la recherche de nouvelle sensation buccale; des dirigeants producteurs de croustilles en quête des performances financières, etc. Ainsi, l’histoire des croustilles se perpétue à l’image du moulage en art. Pouvons-nous de nouveau proclamer : l’art est mort… l’art est recyclé?

Est-ce notre monde qui est fait de paradoxes et de contradictions, ou encore, parce que nous ne sommes pas en mesure d’assimiler les infinies combinaisons de perspectives pour voir notre monde? Une chose est certaine, L’ombre et lumière en volume a poursuivi l’art de Rodin jusqu’à la Porte de l’Enfer. L’audace de De Caires n’a que plongé, pour le moment, ses moulages grandeur nature au fond de l’océan.

Au large de Cancun…

Mardi 13 avril 2010

l'homme au corail de CancunAu large de Cancún, un artiste travaille sous l’eau…

Jason de Caires Taylor, artiste britannique,  travaille sous l’eau sur une sculpture intitulée « L’homme en feu» . Si l’acte de créer de cet artiste est inhabituel, son oeuvre est de facture conventionnelle, du moulage avec quelques artifices. On peut dire que c’est de la création artistique contemporaine qui s’aventure dans un espace moins accessible pour mieux se faire valoir. Le résultat demeure donc insolite et, peut-être récréatif pour des plongeurs touristes. À défaut d’un propos artistique soutenu et renouvelé, on se contente d’inhabituel pour susciter l’intérêt du public.

Une chose est incertaine, mais nous souhaitons que cet artiste utilise des matériaux écologiques et durables pour signifier du moins sa préoccupation environnementaliste. Un enjeu alarmant et surtout sexy aux yeux de notre époque.

Voilà, pour l’homme en feu… sous l’eau.

De l'art à Cancun au Mexique

Voyage en Chine

Dimanche 11 avril 2010

Voyage chinois de la Petite SirèneEn parlant de princesse, une autre princesse, la Petite Sirène est en Chine pour l’expo universelle. La statue de la Petite Sirène, attraction du Danemark a quitté Copenhague pour son périple chinois. La petite princesse du monde marin sera présentée au public dans le pavillon danois durant l’exposition universelle de Shanghai.

C’est la première fois que la sculpture d’Edvard Eriksen est retirée du port de Copenhague depuis qu’elle y a été installée, en 1913.

En remplacement de cette œuvre qui rend hommage à Hans Christian Anderson, une installation vidéo de l’artiste chinois Ai Wei Wei occupera le site laissé vacant par la Petite Sirène.

Cette statut d’Eriksen est un autre exemple de l’importance pour une oeuvre d’être le véhicule de l’imaginaire collectif.

Image : REUTERS / Bob Strong

La Princesse

Samedi 10 avril 2010

araignée géanteLa princesse, de l’art du 21e siècle. Une forme d’art qui trouve sa raison d’être parmi les gens; une forme d’art qui fait vivre une expérience nouvelle aux gens qui l’entoure.

La Princesse, une production artistique conçue et exploitée par l’entreprise française en art de la performance, La Machine. La Princesse est une araignée mécanique de 50 pieds. Elle est présentée au public dans de défilés, en performance théâtrale ou sous forme d’exposition conventionnelle. La Princesse est une machine de divertissement à générer de revenus pour permettre à sa préservation que plusieurs artistes n’ont pas su comment faire, pour faire vivre leur art et vivre de leur art.

L’art de ce siècle qui débute se manifeste comme étant des plateformes multidisciplinaires, d’amalgame d’expériences humaines et de montage financier: de l’argent, du plaisir et des gens qui font notre monde. L’art évolue. C’est aux artistes de s’adapter. Sinon, point d’art nouveau et, que de prolongements du connu: visionnaire ou académicien.  Un choix à faire. Un prix à payer.

La Princesse, un art qui vit au présent. Mais a-t-elle un avenir? Notre monde s’intéresse-t-il à son avenir? Vous diriez probablement, mais qu’est-ce l’avenir? Le temps, l’espoir, l’inquiétude? L’avenir, est-ce demain, après-demain, le mois prochain, l’an prochain, une génération, une vie… ?

Bon, une chose est certaine, le merveilleux vit, émeut et perpétue. Les histoires de princesse, on aime ça! Youpi! :-)

Princesse

Un défilé de la Princesse

Falla Obama

Lundi 22 mars 2010

Falla Obama

En ce jour du vote de la Réforme du système de la Santé au Congrès, une falla à l’effigie des Obama. Un Barack Obama en Superman, dans son élan de super héros, enlaçant sa femme Michelle.

Que Saint Joseph bénisse Obama et le projet de sa présidence : d’offrir une couverture d’assurance Santé publique aux 32 millions d’Américains.

Saviez-vous ce qu’est une « Falla » ?

Une « Falla » est une grande sculpture érigée dans les quartiers de Valence du 12 au 19 mars chaque année. Jusqu’à la fin du 19e, les Fallas de Valence étaient une affaire artisanale des habitants de chaque quartier. Depuis, les fallas sont réalisées par des artistes. Comme tout bon projet artistique, ;-) les travaux de réalisation de fallas sont budgetés. L’acceptation d’une falla se passe par de rigoureux processus de proposition, de sélection de thèmes, d’ébauche, etc.

Bref, une affaire sérieuse de gros sous.

Le mot « falla » dérive du mot « falle » qui est d’origine du mot latin fáculas qui veut dire torches. Selon la tradition, les fallas sont mises en feu le dernier jour des festivités, soit la veille du solstice de printemps, jour de Saint Joseph. Brûler les fallas pour chasser l’hiver et les mauvais esprits. Une sorte de défoulement collectif à l’image des carnavals. De nos jours, plusieurs fallas sont épargnées et se retrouvent au Musée Fallero.