Images et textes sur 'Processus artistique'

 

Véhicule d’idées

Lundi 25 janvier 2010

Merci à Pirchirinarmor pour ses instructifs et divertissants textes sur Faust!

Ce fut agréable cette pause inattendue durant laquelle nous avons eu quand même le plaisir de trouver les quelques images pour accompagner leur publication.

Bon, ce soir, un retour sur le thème d’automobile en reprenant le clavier. Encore de la voiture! ;-)

Devant une œuvre, autre que d’apprécier son côté décoratif, il est essentiel pour une œuvre de qualité d’être véhicule d’idées en permettant une lecture autre que la contemplation. Ainsi, l’œuvre d’art s’échappe de l’emprise du beau… de faire la belle – pour éviter la confusion avec le Beau de Kant. Rappelez-vous sans doute de nos deux précédents billets sur le thème voiture? L’une des deux voitures, malgré qu’elle soit sur un piédestal du sanctuaire culturel que représente un musée, elle n’a ni valeur, ni signification qu’une simple voiture suspendue même si l’on se tortille quelques neurones pour lui trouver un sens; l’autre, bien qu’elle soit identifiée comme étant un objet de consommation, son enveloppe luxuriante et rutilante attire de regards admiratifs.

Chute d'autos - Cai Gue-Qiang

Devant ces véhicules suspendus, pour des connaisseurs d’autos, on arrive facilement à identifier la marque et le modèle des autos utilisés par l’artiste contemporain chinois Cai Guo-Qiang. Lors de son passage au Guggenheim, la disposition de cette oeuvre est bien différente de ce que les Québécois qui l’ont vu au Centre d’exposition de Shawinigan. L’espace muséal du célèbre musée new-yorkais conditionne son accrochage. Le vrai point de mire de cette oeuvre, tel que pensé par l’artiste, n’est ni dans la chute des voitures, ni dans la représentation de l’automobile, mais bien l’explosion. Ses véhicules ne sont qu’un vecteur d’idée, bons pour leur dimension archétypale qui permet à une connexion à la réalité du public de son époque.

L’artiste peut, pour créer, partir d’une préoccupation personnelle, mais s’il ne trouve pas de véhicule à son idée pour accéder à la réalité de la perception de son public. Son œuvre verra peut-être le jour, mais elle mourra à brève échéance au même titre d’un objet de consommation. Une fois usé, bon pour la ferraille.

Préparation pour le Nouvel An

Lundi 28 décembre 2009

Des enfants chinois qui se préparent pour l’arrivée du 2010, l’année du Tigre.

Année  du Tigre

Nouvel An chinois 2010

Dans l’apprentissage, il y a l’appropriation des connaissances.

Il y a deux aspects intéressants dans le comportement de prendre à son compte une chose qui n’est pas à soi : «voler» comme dans le plagiat et, «s’approprier». Dans l’action de s’approprier une connaissance, il peut y avoir successivement l’immersion, l’absorption, la compréhension, la réinterprétation, l’appropriation et la revendication. La schématisation du masque africain dans le cubisme de Picasso en est un exemple.

L’action de s’approprier un symbolisme culturel, le transformer en revendication de paternité artistique au sein de la même population est beaucoup plus difficile, surtout dans une société à la culture millénaire. Car la codification est si ancrée parmi cette population, il en est quasi impossible de bien réussir une transgression de sens en modifiant la forme.  Par contre, cela devrait une manifestation de l’exotisme culturel si elle était exposée ailleurs.

Ceux qui ont vécu dans un vieux pays ont probablement déjà entendu quand vient le temps d’un changement, certains ont tendance à demander : mais dites, c’est pour quoi ce changement?

Femme prenant le thé

Vendredi 20 novembre 2009

En voyant cette photographie il y a quelque minutes passées, nous nous sommes dits : mais quelle coïncidence!

Sans interdit, ni censure, dans un enchainement d’idées, nous avons pensé que la nudité de cette femme mûre est déplacée; la femme semble être saine d’esprit et épanouie; c’est provocant, mais la nudité n’est pas controversée; c’est de l’art; c’est du kitsch; la composition est réfléchie; il y a de la joie de vivre; c’est spécial de prendre le thé à poil; c’est du photo-roman osé; une mise en scène bien sentie, etc.

En fait, c’est une image de calendrier, semble-t-il.

Entre cette femme prenant le thé tout nu et le vieux couple de John Currin, il y a un point en commun : créer un effet d’étonnement, provoquer un malaise et engendrer un conflit dans la perception en utilisant l’âge des personnages pour suggérer des conventions sociales « bafouées ».

femme prenant le thé
Image : REX / SIPA

Réussir en art comme Jeff Koons

Dimanche 24 mai 2009

Jeff Koons, artiste contemporain, célèbre pour son art du kitsch format monumental. Jeff Koons, adorateur de Salvador Dalí, peintre de formation au Maryland Institute of Art, apprenti de la culture du monde financier à Wall Street avant sa carrière artistique et finalement, artiste connu depuis les années 1980 et aujourd’hui reconnu mondialement.

Vous souvenez-vous des années 1980? C’était le début de l’évolution du capitaux-communisme en Chine : s’enrichir en misant au rancart momentanément l’idéologie politique; c’était aussi la fin agonisante de l’URSS qui a connu un peu plus tard la Perestroïka et la Glasnost. En Occident, c’était le début des années Reagan et Thatcher… Mulroney au Canada. C’était l’alliance de la révolution conservatrice pour le libre marché, la privatisation et la déréglementation qui nous a légué ce krach d’abord boursier, ensuite financier et maintenant économique.

L’émergence de Koons date de ces années-là. Sa réussite artistique est loin d’un calque du modèle de Factory d’Andy Warhol que l’on semble affectionner à répéter. Considérer Koons comme étant une continuité de la mouvance artistique de Warhol ou le renouveau du Pop’Art est comme regarder l’évolution de l’art contemporain dans un rétroviseur. L’art contemporain depuis les années 1980 est en grande partie financier. L’art de Koons a atteint sa pleine maturité grâce au monde financier effervescent de New York. À la même manière, les Yaung British Artists dont fait partie Damien Hirst ont pris leur envol sous la protection du publiciste Saatchi&Saatchi qui a fait fortune durant les années Thatcher, dans un Londres devenu le centre financier du monde. La réussite artistique de Koons a été ensuite confirmée par les énormes capitaux que faisait circuler le marché d’encan d’oeuvres d’art, particulièrement depuis la fin des années 1990. Cette fois-ci, s’ajoutent dans les rangs de collectionneurs des nouveaux milliardaires chinois et russes.

Comme artiste, Koons a innové le concept de la création artistique : l’artiste ne travaille plus seul, ni en groupe artistique ou informe, mais agissant en entrepreneur; l’idée artistique est secondaire; le processus de création n’est plus fait d’étapes isolées : explorer une démarche artistique, chercher l’inspiration d’une expression, élaborer une idée, essayer de représenter son monde imaginaire, mettre en place un concept visuel, peaufiner son oeuvre, construire peut-être même un discours et évidemment, tenter de vendre en dernier lieu son oeuvre pour un « toi marchand, moi artiste, 50-50 » Voyez-vous, c’est long de les énumérer, imaginez maintenant un peu en mode réalisation… de la misère noire ou quoi?! ;-)

Faire de l’art comme Koons
Image : Librado Romero/The New York Times

Le modèle koonsien est principalement fondé sur trois phrases : la conquête de la visibilité auprès des gens influents à son début; ensuite, la mise en marché de quelques oeuvres vedettes et finalement l’exploitation. Il n’y a plus de « 15 minutes de gloire » à la Warhol. De nos jours, ce sont des topos de 15-30 secondes à la télé; une transformation en oeuvre d’art extraordinaire un objet ordinaire – le kitsch – en faisant appel aux spécialistes de la mise en forme; et, finalement, donner à la masse populaire le vertige d’un art réussi au plus solennel sanctuaire muséal, mais seuls les riches peuvent se payent un Koons. Le carnet de commandes de Koons fait assurément envie à bien de mégaconglomérats inscrits en Bourse qui tentent désespérément de fortifier leurs pieds d’argile au talon d’Archille, surtout en ce temps difficile.

Devenu l’artiste-entrepreneur, Koons dirige au lieu de bricoler; comme l’artiste-sculpteur, Koons nivelle vers le bas en symbolisme, mais il donne au kitsch ses lettres de noblesse à la manière d’un roi qui anoblissait un roturier. Avec Koons, le kitsch est rutilant, gigantesque et dispendieux.

Dans un insignifiant petit chien ballon que les amuseurs publics offrent aux enfants, c’est peut-être juste une clownerie amusante aux yeux d’un adulte. Sachez cependant que les quelques gestes transformant un petit ballon filiforme en un symbolique et adorable fidèle compagnon de l’Homme font jaillir toujours des yeux d’enfants étincelants mille éclairs.

Chien Ballon de Koons

Koons a su comment faire transformer l’ordinaire en art extraordinaire et le vendre aux milliardaires en quête de sens existentiel ou d’innocence perdue. Parmi ses collectionneurs et amis, un dénommé Français Pinault, notamment propriétaire du musée Palazzo Grassi et de la Maison d’encan Christie’s.

Quoi retenir à propos de l’art de Jeff Koons? Sulfureux, kitsch et richissime.

Bonne semaine! À demain, si Dieu le veut!

Pilules artistiques

Dimanche 10 mai 2009

Pilules

Vous demandez-vous s’il s’agit de la pharmacie d’un hypocondriaque ou d’un patient en phase terminale, ou peut-être, d’une réserve de pilules d’un quelconque laboratoire en recherche biomédicale?

Détrompez-vous, ceci est une oeuvre d’art, une installation artistique pour être précis, de l’artiste anglais, enfant prodige du monde des arts visuels, Damien Hirst. Cette photo est prise lors de la mise en place de son exposition au Musée d’Art moderne de Munich, Allemagne, le 6 mai 2009, par A. Beier de Reuters. Vous demandez-vous peut-être aussi de la raison pour laquelle ces mains gantées? C’est pour éviter d’altérer ces pilules… des objets d’art.

Artistes méconnus de ce monde, ne soyez pas jaloux, SVP! ;-) Travaillez un peu plus… pour comprendre notre monde.

L’un des facteurs du succès d’Hirst est le choix du véhicule qu’il a fait pour chacune de ses créations. À la manière d’utiliser un chevel de Troie, Hirst bâtit et récolte les succès artistiques pour forger sa réputation de l’artiste du 21e siècle en employant des méthodes de production, de Marketing, de mise en marché, de communication de l’industrie de produits de consommation. Il crée des produits artistiques à l’image de notre époque, selon les conventions de notre époque pour satisfaire ce besoin de créer la richesse. C’est tout à son honneur les succès qu’il a connus depuis environ 15 ans.

Évidemment, vous savez tout aussi bien que la valeur de l’art contemporain ne dépend pas de son expression artistique, ni du sens profond de l’oeuvre. Cette valeur se trouve dans le « produit » que représente un artiste et sa création. Elle se trouve aussi dans votre capacité de définir le seuil de tolérance de ce dont c’est une oeuvre d’art de valeur, et de votre implication à faire une oeuvre d’art un chef-d’oeuvre comme lorsque vous déboursez une somme d’argent pour acheter une action boursière.

Dieu, buzz et sérendipité

Vendredi 8 mai 2009

Aujourd’hui, une image, deux blogs et trois mots, sous forme d’anecdote.

Eh oui! C’est exact.. ;-) Dieu, buzz et sérendipité.

Allons! Soyons sérieux. Commençons par le commencement. L’oeuvre est de l’artiste Peter Fryer – le Crucifié assis, ou encore, le Fils de Dieu crucifié, assis sur une chaise électrique. Un buzz qui date du lundi de Pâques. C’est encore tout récent.

Dieu

Chaque fois nous traitons une image controversée ayant Dieu comme sujet, il y a toujours un afflux de réactions de ces croyants qui se fâchent aisément. À un tel point que leur colère neutralise même leur capacité de distinction. Depuis, nous avons fermé tous ces commentaires. Souvent, on nous a pris pour l’artiste de l’oeuvre maudite, ou le maudit artiste de l’oeuvre controversée, même si nous mettions en évidence le nom de l’artiste en question. (Soupir…) Pour cette raison, ce Christ en condamné à la chaise électrique est resté dans notre panier à images à traiter jusqu’au début de la semaine.

Après la publication de cette lettre « à la recherche de Paul Lajoie », nous voulions écrire sur ce Jésus électrifié, juste après « Appels entrants illimités ». D’une circonstance fortuite, nous sommes tombés sur un autre buzz, le « dessin à colorier 11 septembre », qui nous a bien fait rire. C’était dans la nuit du mardi. Nous avons alors relégué l’histoire de boîte vocale de Dieu et ce Christ sur chaise électrique à plus tard. Nous voilà aujourd’hui, 4 jours plus tard.

Au début de la semaine, dans une conversation engagée avec un ami sur l’évolution du Web et de l’arrivée du Twitter, ami en question, érudit réfléchi, nous a parlé du mot sérendipité en évoquant ces découvertes inattendues de nouveaux vocabulaires en consultant un dictionnaire et le surf web en utilisant un moteur de recherche, par lequel, on passe d’un site à un autre.

Plus tard dans la journée, en feuilletant un dictionnaire, nous réalisions que le mot sérendipité est un néologisme n’ayant pas encore son logis parmi ses semblables. Déroutés, nous délaissions le dictionnaire pour Google où l’on trouve tout. Les clics nous ont conduits à cet article « Mais que fait mon cerveau? » Devinez, le sujet de son article? Si vous êtes intéressé, à ne pas manquer. Vous y trouveriez plusieurs références très intéressantes.

Sans ce post sur le dessin 11 septembre à colorier, il n’y aurait pas eu ce post sur la « prière aux victimes du 11 septembre ». Ce billet sur le Christ en chaise électrique aurait donc été bien différent s’il avait été écrit en début de la semaine. Il n’y aurait pas ce commentaire qui nous a conduits sur ce blog ayant pour mission le christianisme, fort surprenant, qui vous donne de plus amples informations sur cette oeuvre controversée, et évidemment, ce billet ne sera pas terminé comme là, avec ce large extrait que nous venons tout juste finir de lire aujourd’hui.

Voilà, de la sérendipité.

Mon père me donnait personnellement des cours d’instruction religieuse en vue de la confirmation, ce qui m’ennuyait au-delà de toute mesure. Un jour que je feuilletais le catéchisme pour trouver autre chose que les fadaises coutumières, d’ailleurs incompréhensibles et inintéressantes, sur le « Seigneur Jésus », je tombai sur le paragraphe concernant la trinité de Dieu. Voilà qui suscita mon intérêt : une unité qui est en même temps une « trinité »! C’était un problème dont la contradiction interne me captivait. J’attendais avec impatience l’instant où nous abordions cette question. Quand nous y fûmes, mon père dit : « Nous en arrivons maintenant à la Trinité; mais nous allons passer là-dessus, car, à vrai dire, je n’y comprends rien. »  D’une part, j’admirai la sincérité de mon père, mais d’autre part je fus fortement déçu et je pensai : « Nous y voilà! Ils n’en savent rien et n’y réfléchissent pas. » […]

Malgré l’ennui que j’éprouvais, je faisais tous mes efforts pour me contraindre à croire sans comprendre – attitude qui me semblait correspondre à celle de mon père – et je me préparai à la communion en laquelle j’avais mis mon dernier espoir. Il ne s’agissait que d’une communion commémorative, une sorte de fête à la mémoire du « Seigneur Jésus » […] « Prenez et mangez, ceci est mon corps » , désignant le pain de la communion que nous devions manger comme étant son corps qui pourtant à l’origine était chair; nous devions aussi boire le vin qui à l’origine était sang. […]

Soudain, ce fut mon tour. Je mangeai le pain; il était fade, comme je m’y attendais. Le vin, dont je ne pris qu’une toute petite gorgée, était léger et aigrelet; évidemment, ce n’était pas du meilleur. Puis ce fut la prière finale et tous sortirent, ni accablés, ni réjouis, mais avec des visages qui disaient : « ouf, c’est fait! »

[…] Ce n’est que peu à peu, au cours des jours suivants, que l’idée émergea en moi: rien ne s’est passé! J’avais cependant atteint l’apogée de l’initiation religieuse où je pensais trouver du nouveau – sans savoir quoi – mais rien n’était arrivé! Je savais que Dieu aurait pu se manifester à moi de manière inouïe, créer des choses de feu et de lumière supraterrestres; mais cette célébration solennelle, pour moi du moins, n’avait contenu aucune trace de Dieu : il y était question de Lui, mais ce n’était que des mots. Chez les autres non plus, je n’avais perçu ni désespoir déchirant, ni saisissement bouleversant, non plus que cette grâce débordante qui, pour moi, constituait l’essence de Dieu. […] Pourquoi devrait-on s’unifier à Lui? On l’appelle « Fils de Dieu »? C’était donc, semble-t-il, un demi-dieu comme les héros grecs? Comment un homme ordinaire peut-il s’unifier à Lui? […] Par contre, il était parfaitement clair que Jésus, l’homme, avait affaire à Dieu. Il était désespéré à Gethsémani et sur la croix, après avoir enseigné que l’amour et la bonté de Dieu étaient ceux d’un bon père. Mais ensuite, il avait aussi vu combien Dieu était terrible. […] Et peu à peu, il devint clair en moi que cette communion avait été une déplorable expérience. Il s’en résultait que du vide; plus encore, c’était une perte. […]

Je fus saisi d’une pitié violente pour mon père. D’un seul coup, je compris le tragique de sa profession et de sa vie. Il luttait contre une mort dont il ne pouvait admettre l’existence. Un abîme s’était ouvert entre lui et moi, et je ne voyais aucune possibilité de jeter un pont sur cette faille sans fond. […]

Dans la plupart des buzz artistiques, il y a fort peu d’art, sinon, pas du tout. Il y a souvent dans ces oeuvres d’art controversées, d’expressions mal articulées et sans profondeur, parfois, de gesticulations d’une pâle imitation ou quelques simagrées absentes de sens. Demain, peut-être après-demain, nous vous parlerons d’un petit crucifié controversé, semble-t-il, de Michel-Ange… du moins, comme point de départ.

Illustration d’un processus artistique

Samedi 8 novembre 2008

Nous parlons beaucoup ici de l’artiste Damien Hirst. Encore aujourd’hui.

Mais, de quoi encore aujourd’hui? Nous aimerions vous parler du processus artistique complexe de Damien Hirst aujourd’hui. Si vous permettiez, nous titrons ce petit billet : Illustration d’un processus artistique.

Avis aux jeunes artistes désirant vivre pleinement leur vie d’artiste loin des misères financières d’une vie d’artiste et connaître du succès artistique de leur vivant, sans compter leurs états émotifs ternis par des préceptes éducatifs de quelque maître, incapable à leur éclairer les tournants cruciaux de leur cheminement d’artiste.  Mes sieurs et dames, Hirst est là pour vous… et pour nous!

L’autre jour, nous avons même évoqué la présence prémonitoire de Francis Bacon dans l’oeuvre d’Hirst, cet artiste que nous qualifions d’artiste le plus célèbre de la première moitié du 21e siècle. Nous savons maintenant que quelqu’uns sont en désaccord avec cette affirmation, mais vous préférez l’anonymat et le silence.

Donc, malgré nos propos spéculatifs, nous nous sommes ressaisis, par souci de rigueur.  Aujourd’hui, nous allons illustrer qu’est-ce qu’un processus artistique du 21e siècle. 8O

Étape 1 d’un processus artistique du 21e siècle : utiliser le talent pour représenter l’idée artistique et géniale, et non pour la réaliser soi-même.

Sachez que nous parlons en ce moment du processus artistique du 21e siècle, vous devriez alors faire comme Damien Hirst.

Ne perdez pas votre temps à cette chose qu’on appelle le dessin, à la manière ancienne. Vous avez vu ci-dessous, si si! Une date de la création du dessin, 2008. La proportion, 9×3x3 ou 12×4x4; couleur noire; un titre choisi, «le Royaume». En passant, pas de «Sans titre», s’il vous plaît! Cela veut simplement dire que vous n’avez aucune idée ou une vague idée nébuleuse. Sachez que le public souhaite voir la vision de l’artiste, pas de je-sais-pas, je-doute ou des peut-être! La matière, un aquarium et un requin tigre.

Voilà! N’oubliez pas de signer votre dessin préparatoire, en gage de son authenticité. Nous omettons ici volontairement le prix de ce dessin… ces chiffres qui forment de plusieurs zéros. C’est lassant!

Processus artistique

Étape 2,  la formation du noyau vital d’un processus artistique : votre l’équipe de création.

Vous êtes le leader de cette équipe de création.

Entourez-vous de gens compétents qui acceptent de travailler autant que vous, dans l’ombre ou sous le spot, mais en votre nom d’artiste. Aimez-vous la politique américaine? Observez comment le 44e président des États-Unis former son équipe pour gouverner: un vice-président expérimenté pour contrebalancer le duo présidentiel. Ensuite, un chef de cabinet de style bulldog, un ex-conseiller de Clinton pour garder cette distance requise entre lui, un être nuancé, pleine d’espoirs et le reste, la réalité envahissante. Une fois le gardien choisi, bientôt, ses secrétaires d’État, des lieutenants spécialistes. Sans oublier, la formation de son équipe de conseillers qui travaillera dans l’ombre. Le reste, c’est la Constitution et son Parti qui s’en chargent : le Sénat, la Chambre des représentants et le militantisme. Plus tard, la nomination des juges.

Artiste! C’est hyper simple la formation de votre équipe de création à côté de ça. De votre mentor spirituel, en passant par des amis artistes, quelques coach, galeristes, conservateurs et directeurs de musée, porte-parole, jusqu’aux artisans de votre équipe de création qui fabriquent des œuvres pour vous selon votre volonté.

Sachez que l’on investit sur vous. Pour qu’une telle équipe soit réunie, vous devez être évidemment jeune, de préférence, charismatique, talentueux, visionnaire, incarnation du nouveau, inspirant, géant… Bref! Comme Damien Hirst, par exemple. :-|

Processus de la création

Étape 3,  obtenir des résultants artistiques rapidement et un retour d’investissement enviable.

Les produits artistiques issus de ce processus artistique devraient être simples, à l’image des produits d’Appel ou de Google; si vous faites sentir à la personne devant votre oeuvre que son intelligence n’arrive pas à cerner ou à discerner le sens profond de votre oeuvre. Vous la perdez. Le temps, c’est de l’art..gent!

Votre oeuvre devrait avoir une image de qualité et de conformité. Pas de truc artistiquement abracadabrant. Ça, c’est du 20e siècle! C’est Out! Dépassé! Bon, d’accord, la mode peut revenir. Mais, on ne parle pas de linges, mais de l’oeuvre d’art.  Le cycle de mode en art est plus long.

Important! Ayant le symbolisme à l’image de notre humanité dans votre art. C’est-à-dire, le résultant de ce processus artistique est à la fois le miroir et le reflet dans le miroir, soit la temporalité de notre réalité humaine éphémère.

Illustration d’un processus artistique

Homme-sandwich, pas un sandwich pour hommes!

Lundi 27 octobre 2008

Il est important de ne pas confondre un homme-sandwich à un sandwich pour hommes!

Selon la définition de l’inventeur anonyme du concept, un homme-sandwich est une personne de sexe mâle, sinon, ce serait évidemment une femme-sandwich, :-| équipé de deux panneaux publicitaires, l’un sur le dos et l’autre devant sa personne. Les deux panneaux sont reliés entre eux par des sangles. Comme l’esprit humain est innovateur, il existe actuellement plusieurs variations, bien adaptées aux couleurs locales de diverses régions du monde.

Bon d’accord, pour éviter toute confusion, une image vaut mille mots! Voici un sandwich pour hommes, pas d’ambiguïté?

Sandwich pour homme

Voici un homme-sandwich. Un vrai homme-sandwich qui a su dédier son corps et sa capacité productive pour générer un service culturel et utile à la collectivité. On dirait que cet homme-sandwich a de nobles priorités.

Homme-sandwich d’un musée d’Amsterdam

Mais, tout cela est fini! F.I.N.I. Finis les hommes-sandwichs pour Madriad, ville où vous pouvez admirer les grands chefs-d’œuvre de Goya comme le dernier que nous vous avons partagé. L’avez-vous aimé? Goya, c’est toujours un peu, beaucoup sombre. On dirait que l’époque produise des artistes à son image. Mais, sachez que Goya a su aussi faire des nus, délicats et lumineux, malgré ses songes ténébreux.

Bon, les hommes-sandwichs dans les rues de Madrid font partie maintenant des vestiges de la capitale espagnole aux moeurs renforcées. La mairie de Madrid a décidé récemment d’interdire cette pratique publicitaire portant atteinte selon elle à la dignité de la personne. Selon un décret municipal approuvé, « l’utilisation de personnes comme supports publicitaires » est dorénavant considérée comme une « infraction très grave » de la part de l’employeur contrevenant. La sanction pécuniaire peut atteindre de 1501 à 3000 euros. Habituellement, les hommes-sandwichs madridois déambulent quotidiennement aux alentours de la Puerta del Sol. La plupart travaillent, bien souvent qu’autrement, pour des bijoutiers et leur pub fait état de l’achat ou de la vente de l’or.

Quel gâchis, tous obnubilés par l’appât du gain! ;-)

Voilà, pour finir ce billet un peu long, une image de résistance : du grand Bacon… Francis Bacon – le peintre! Ne trouvez-vous pas dans ce portrait du pape Innocent X, un vrai homme-sandwich aux viandes crues?

Homme sandwich aux viandes crues

Selon une légende, quelques jours avant sa propre mort, Bacon est obnubilé devant une oeuvre de jeunesse d’un Hirst qui était encore méconnu du grand public. Voyez-vous maintenant, ici, sur ce portrait du pape, la genèse de l’oeuvre la plus célèbre de Damien Hirst? On dirait même que le boitier de formol qui a rendu Hirst célèbre, ait été un concept prémonitoire et pensé par Bacon… 8)

À la prochaine fois pour la signification de l’espace cubique de Bacon.  SVP, si jamais, vous connaissez Hirst personnellement, ne lui répétez pas ça. Il pourrait se sentir vexé.  :-|

Damien Hirst et son pari

Mardi 16 septembre 2008

Damien Hirst a gagné son pari : au lieu qu’une œuvre soit vendue pour le prix affiché, il l’offre aux centaines d’acheteurs potentiels.  Rien de nouveau?

Le pari de Damien Hirst est une exposition individuelle intitulée « Beautiful Inside My Head Forever » chez l’une des deux plus prestigieuses Maisons d’encan au monde au lieu de se contenter une exposition dans une galerie pour toucher environ 50% de la recette des ventes. Deux séances chez Sotheby’s Londres, hier soir la première et une autre aujourd’hui, totalisant $200,752,180 USD. Du coup, Hirst vient de redéfinir le mot « exposition ». Il vient d’ajouter à la structure traditionnelle de lieux de diffusion, tels que galerie, centre de diffusion, festival, biennal et foire, une supra couche qu’est une Maison d’encan, dans un seul et unique but de générer davantage de profits avec les mêmes produits, soit ses créations récentes.

Rappelez-vous de ses généreux cadeaux de Noël offerts à la Tate de Londres? Hirst sait comment se mettre en valeur… et se faire aimer.

Damien Hirst et son pari

En ce début de siècle, Hirst a maintenant la main mise sur le titre du plus grand artiste du 21e, plus qu’aucun autre artiste vedette des arts visuels contemporains : faire de la réussite financière la continuité de sa réussite artistique. Chutera-t-il ou ne chutera-t-il pas, l’indicateur Hirst?

Il y a dorénavant pas la cote d’artiste de Damien Hirst, mais bien la valeur de l’indicateur Hirst. Cet indicateur n’est plus artistique à la saveur financière, mais bien une industrie artistique à la Hirst comme Google qui n’est pas juste un puissant moteur de recherche avec ses succès commerciaux et ses éminents cerveaux d’ingénieur-informaticien. C’est l’action Google qui symbolise la réussite de Google au même titre que le prix unitaire d’un hamburger MacDonald à une époque non lointaine.

Souvenez-vous de cela? À une autre époque où la santé et les gras trans n’étaient pas encore un enjeu que tout le monde en parle, on évaluait la valeur d’une devise à l’aide du prix d’un Big Mac.  32 roubles pour un Big Mac à Moscou, à 50 renminbis à Pékin ou une quelconque somme de couronnes à Prague. Le prix d’un Big Mac a été un indicateur du progrès économique d’un pays.

Le premier chapitre de l’histoire de l’art du 21e a commencé par Hirst en 1998. Depuis, il a sans cesse noirci des pages de ce grand livre. L’histoire ne réserve que de maigres marges pour les autres artistes, même si l’on s’appelle Jeff Koons.

En art, Picasso et Warhol se sont départagés les moments forts du 20e siècle.

Picasso a fait détrôner le Beau de son piédestal des Beaux-Arts par le Laid. Si vous préfériez, le Cubisme et plus tard, le grotesque. Picasso a su donner à l’effondrement du système classique du Monde Ancien, absolu et hiérarchique, une imagerie alternative à l’image du Relativisme de la physique moderne, le Darwinisme pour l’évolution des espèces, la psychanalyse de Freud et la mort de Dieu de Nietzsche.

Warhol a fait exister le « Moi – artiste » à travers le Star Systeme. Ce que l’artiste est capable de faire ou dire est peut-être important. Mais rien n’est plus important que de faire dire, faire voir et faire percevoir au public.  Warhol a fait en art à la 2e moitié du XXe à l’image du Marketing est au développement d’un nouveau produit : créer le besoin en image; innover le concept; ensuite, miser sur la télé et le vedettariat pour faire propager et aimer son produit.

L’importance de l’Orange Marilyn n’est ni la couleur, ni Marilyn elle-même. Mais bien l’image d’une Marilyn morte sur fond orangé iconique choisi par Warhol, à l’aide d’une technique moderne de reproduction qu’est la sérigraphie. Warhol a inventé sa machine à imprimer des billets Warhol.

Bon, il se fait tard. Quand on est vieux, on a beaucoup à dire, une chance, l’appel du sommeil rééquilibre le tout. Ah oui, la conclusion… Picasso a laissé tomber le fignolage pour produire, plus et encore plus d’œuvres, signées Picasso; Warhol a su miser sur la mécanique pour reproduire des images à volonté; Hirst, à l’aide de ses cahiers des charges, il sait obtenir de ses centaines assistants des produits artistiques et originaux, d’une qualité homologuée, signés Hirst.

Connaissez-vous le pari de Pascal? Blaise Pascal.

Le pari de Pascal n’est pas seulement de croire en Dieu. Bon, si ça ne vous tente pas de lire ses Pensées, nous vous ferons un résumé la prochaine fois si nous n’avions pas de sujet d’actualité à radoter.

Images d’une histoire de chasse

Dimanche 14 septembre 2008

Voilà une histoire de chasse comme toutes les autres.

À l’origine de toute histoire de chasse, il y a une proie, un chasseur et le besoin qui motive un chasseur à chasser. Bien banal, n’est-ce pas? Pour maintenir la vie, ça prend des vies ou l’arrêt d’autres vies, même si vous êtes un végétarien. Exactement à l’image de l’argent que vous gagnez, vient toujours du porte-monnaie d’un autre, ainsi de suite, la grande chaîne de la Vie se perpétue.

La seule différence entre l’histoire de chasse d’aujourd’hui et les autres, ce sont ces images de chasse, artistiques. Des images captées par un photojournaliste qui, comme des chasseurs à la chasse. Sa prise lui a permet de gagner le 2e prix de World Press Photo, dans la catégorie « Histoire » comme dans « SVP! Racontez-moi une histoire de chasse ».

Une image d’une histoire de chasse

Que pouvons-nous ajouter à cette histoire de chasse?

Non, non, pas de protestation ou d’indignation contre la chasse. Ça prend trop d’énergie. Manifester son désaccord, ça déséquilibre la zennité. Pour qu’une manifestation soit réussie, il faudrait généralement quelques séduisantes poupées, évidemment majeures, qui se dénuent et s’aspergent de sang… pas beau à voir.

Vous l’aviez remarqué… vous aussi… C’est une recette gagnante pour une manif réussie.  8O

Bon, peut-être, simplement rappeler aux chasseurs qu’il faut apprendre à chasser plus intelligemment. Nous avons intérêt à apprendre d’Hirst. Voyez-vous, Hirst, il a du talent, bien plus que ces chasseurs de narvals ou ce chasseur d’images qu’est Paul Nicklen, même si ce dernier fait de belles images captivantes. Mais, Hirst a du génie… et une équipe. Nous vous en parlerons une autre fois à propos de son « équipe ».

Hirst, il chasse pour le plaisir; il chasse avec autant de cruauté; il chasse aussi pour l’argent. Mais Hirst, il chasse avec finesse; il découpe avec précision; il conserve pour durer. Hirst exalte et exhibe comme un chasseur à la chasse et, il transgresse.

Chasseurs de narvals Chasse aux narvals Commerce de l’ivoire

Idée artistique

Samedi 16 août 2008

Avant qu’une œuvre prenne sa forme définitive, il y a des idées, des ébauches et des états embryonnaires de l’œuvre. Dans la tête de l’artiste, ses idées artistiques se bousculent, et des voix « dissidentes » s’élèvent. Parfois, ces voix arrivent même à faire naître le doute chez l’artiste. Il s’ensuit bien souvent un passage à vide.

C’est le brassage d’idées qui permettra à l’une de celles-ci de déloger les autres concurrentes. Autour de cette idée artistique focalisante et gagnante, l’œuvre prendra forme graduellement dans un déroulement temporel et une cohérence toujours subjective, et l’esprit agité de l’artiste se calmera également. Ce processus donne souvent d’incroyables maux de tête aux artistes. Semble-t-il qu’il existe maintenant un remède à toutes ces migraines artistiques.

Artistes du monde! Achetez du Weleda au lieu de l’Aspirine! Si vous aviez faim, il y a même un boucher qui vend de saucissons dans la boîte. :-)

SVP! Ne faites pas mal à votre oreille, ça ne vous avancera à rien! De l’esprit sain dans un corps sain est la seule solution durable à votre idée artistique.

Idée artistique

Ombre

Dimanche 24 février 2008

Aujourd’hui, deux passages du Traité de la peinture de Da Vinci, l’ombre et le doute, de plus, trois états d’une œuvre de Rembrandt. Tout cela pour souligner en ce dimanche ensoleillé à Montréal, un état qui devrait remplir le cœur de plusieurs de joie et de bonheur. Nous en sommes heureux! Mais aussi pour souligner le début des festivités de Montréal en lumière. Vous savez sans doute que les carnavals étaient une occasion de défoulement collectif pour casser, en quelque sorte, la monotonie hivernale dans un temps non lointain du nôtre. De nos jours, le vocabulaire change, c’est du divertissement, du plaisir hivernal et de la joie de vivre.

Bon, assez de divagation! Allons-y pour les réalisations éternelles de ces grands hommes de l’Histoire!

Da Vinci a écrit :

- Comment être universel dans ses œuvres.

Pour être universel et plaire à divers juges, il te faut faire en sorte qu’une même composition contienne des choses de grande obscurité et des ombres très douces, faisant bien ressortir les causes de ces ombres, les obscures et les douces

- Précepte.

Le peintre qui ne doute pas progresse peu. Si l’œuvre surpasse le jugement de l’artiste, celui-ci fait bien peu de progrès. Mais si le jugement dépasse l’œuvre, celle-ci ne finit jamais de s’améliorer, à moins que l’avarice ne l’en empêche.

Le doute, c’est un état d’esprit bien fatigant que l’on soit artiste ou pas. Vous convenez probablement avec nous qu’en lisant ces deux extraits, cela aurait été d’intérêt de connaître les pensées de ce Léonardo au moment où il avait écrit ces lignes. Freud, un autre très grand, signataire de l’effondrement du concept de Dieu au 20e avec sa psychanalyse, s’est aussi intéressé à Da Vinci. Nous y reviendrons un autre jour sur ce sujet.

Pourquoi mêlons-nous les écrits de Da Vinci à l’œuvre picturale de Rembrandt dans ce petit texte en ce jour dominical? Car l’un est un homme humaniste qui cherche à exalter la clarté de l’esprit humain et l’autre, artiste affirmé et homme de mille et un doutes qui empâte à merveille la nature humaine. Mais aujourd’hui, nous ne parlons pas de sa peinture, plutôt de ses gravures. Pour être plus précis, de trois états d’une gravure de Rembrandt.

La gravure est le seul médium artistique qui permet de segmenter le temps durant lequel l’artiste conçoit une œuvre. Les états d’une gravure démontrent la traçabilité des idées et des décisions de l’artiste à la hauteur d’une certification ISO. En gravure, si l’artiste est intègre, nous y voyons même comment celui-ci pense, à partir de l’idée de l’œuvre, du premier état jusqu’à l’état le plus achevé de l’œuvre.

Plus grande oeuvre en estampe

Trois croix, état 3, par Rembrandt

Dans l’obscurité, les trois croix selon Rembrandt

Que vous soyez un croyant de piété ou le dernier des nihilistes pathétiques, ;-) vous ne pouvez pas être indifférent devant l’obscurité envahissante des Trois Croix de Rembrandt qui trônent, à notre avis, le sommet des grandes œuvres en estampe de l’humanité, d’hier, d’aujourd’hui et encore demain!

Bonne semaine!