Images et textes sur 'Politique en images'

 

Figure politique

Jeudi 8 septembre 2011

Moubarak défiguréLes figures politiques de notre monde polarisent bien souvent l’opinion publique.

Les politiciens se prêtent bien à la plaisanterie quand ils ne répondent plus aux attentes populaires ou ils se sont rendus au côté obscur. Les maitres en Yogo d’hier, le «cavaliere» Silvio et le président iranien Ahmadinejad en sont des exemples vivants.

Lorsqu’un monument regroupe plusieurs figures politiques, même si le motif derrière une telle création est historique. Eh bien, il peut survenir de fâcheuse conséquence comme ce monument égyptien en hommage de leurs quatre présidents, et ce, indépendamment de leurs contributions à l’histoire. Depuis le Printemps arabe, Moubarak a perdu sa face, Nasser s’est fait noircir la figure, mais El-Sadate et Naguib sont sain et sauf.

Que faut-il tirer comme leçon? Il ne faudrait pas se dépêcher de rendre hommage à un politicien avant qu’il ait marché dix mille lieues. Même si l’on dit qu’une marche de mille lieues commence toujours par un premier pas. Il vaut mieux donner la place de prédilection aux morts méritants qu’aux hommes qui sont portés au sommet social par de vagues d’une foule.

Bon, il se fait tard. Nous terminons ceci avec cette observation sur le sort de cette copie égyptienne du mont Rushmore, une question demeure. Il est compréhensif qu’un Moubarack a perdu sa face même si la classe politique de l’Occident l’a traité en prodige pendant 30 ans. Mais que ce Nasser, l’une des principales figures politiques arabes de l’histoire moderne, a le visage gribouillé de noir, c’est plus difficile à comprendre.

Mon Dieu, est-ce la faute d’une foule qui a donné l’espoir à notre monde? C’est terrifiant une foule.

Figure politique egyptienneImage: AP Photo/Amr Nabil

Caricaturiste aux mains cassées

Lundi 29 août 2011

caricaturiste syrienIl y a à peine quelques secondes passées, nous voulions écrire sur une insignifiance.

Ben quoi?

Vous doutiez encore de l’amitié entre l’espoir et l’insignifiance? Il suffit quelques heures, genre, une seule journée d’ouvrage de 9 à 5. Paf! L’insignifiance des besognes journalières accapare votre espoir matinal, en laissant la fatigue pour vous accompagner au bord du lit afin que la nuit vous jette dans un sommeil réparateur pour vous redonner de l’espoir.

Bon, nous disions… ah! De l’insignifiance, mais nous décidons vous parler du caricaturiste syrien aux mains cassées en gardant l’insignifiance pour demain. Il faut toujours garder un peu pour le futur ou quoi. C’est l’important!

Bon, le dessinateur syrien satirique, Ali Ferzat, 60 ans, à la réputation notoire dans le monde arabe pour ses dessins moquant la corruption et l’hypocrisie du régime de Bachar el-Assad et autres, s’est fait cassé les mains par des hommes de main masqués.

Est-ce une caricature de trop? Au lendemain d’un dessin représentait le départ de Bachar El-Assad, valise à la main, prêt à s’embarquer dans la voiture d’un Mouammar Kadhafi fuyant. Un groupe d’hommes masqués a tabassé le caricaturiste à la sortie de son atelier. Ali Ferzat a les doigts brisés, le bras droit fracturé, l’œil gauche abîmé, le visage tuméfié et un début d’hémorragie à la poitrine.

Au cas où vous seriez un être passionné des arts, mais vous n’accordez point d’attention à la passion déchainée du monde politique, Bachar El-Assad est le président syrien, l’une des dernières dictatures arabes encore en place depuis le Printemps arabe. Quoique l’automne s’approche…

Nous vous laissons sur ces deux caricatures de Ferzat. Autre que le dessin déclencheur de son malheur, un dessin prémonitoire sur lequel, Bachar El-Assad est en train d’offrir du thé à un opposant pendant qu’un homme armé casse les pieds du malheureux. Peut-être, au moment le vieux maitre caricaturiste syrien s’est fait arranger son portrait, quelques hommes masqués aux intentions draconiennes auraient crié : brisons ses mains pour qu’il arrête de dessiner.

Ali Ferzat a un site, en arabe. Dommage pour nous qui ne comprenons pas l’arabe, mais beaucoup de ses dessins sont d’une acuité éloquente. Sa page Facebook qui n’accepte plus d’«amis», mais plusieurs pages qui soutiennent Ali Ferzat que vous pouvez toujours aimer.

Bon, si le paresse nous tords les cervelles demain, ce sera du Daniel Edwards. Sinon, ce serait de l’espoooir! 8)

départ du président

un traitement présidentiel

À New York, la vie au pays des Soviets

Lundi 22 août 2011

Au pays des Soviets

Une expo à New York, au New Museum, Ostalgia, en référence au terme apparu après la chute du Mur de Berlin, pour décrire le sentiment de perte et le soulagement procuré par la fin de l’ère communiste. Nous vous montrons deux images aujourd’hui. Deux oeuvres qui font partie de cette exposition pour illustrer le changement de notre monde en 70 ans.

La statue de Lénine, symbole du premier leader communiste influent. Marx ou Engles demeurent des théoriciens et non des leaders. Au début de la révolution bolchevique, la structure du monde était encore pyramidale. Même si Dieu est mort disait le slogan, L’Église est écartée du pouvoir par la Révolution française, la monarchie a pris bord par la naissance des États-Unis. La structure sociale et la perception du monde répondaient encore au triangle, au sommet de la hiérarchie nouvelle, l’homme nouveau. Lénine en était celui qui répondait à ce critère. Mais il y avait aussi le peuple à la base du triangle, cependant maître de leur destin, sous la direction clairvoyante du leader qui a pris le trône laissé vacant.

Voyez-vous, depuis, on ne cesse de déboulonner les surhommes! ;-)

Le trio de figurines, three capacity men, des étrangers, des rois mages, des esprits, des gitans, des rescapés de Thomas Schütte, est là aussi comme Lénine. Schütte, nous l’avons déjà parlé ici… une fois, si notre mémoire ne fait pas défaut, est un artiste allemand connu dans les années avant la chute du communisme. Il est de la mouvance minimale et conceptuelle. Ses figurines presque épouvantail, anonyme, sans identité mais présents sont à l’image des peuples des Soviets de l’époque de la fin du communisme. À peine 70 ans, les ouvriers, les marchands, les paysans, les soldats, les intellectuels de cette société nouvelle qui devrait remplacer l’ancienne, celle de l’impérialisme et du capitalisme, n’étaient plus l’ombre des maitres de leur destin, vidés, dépouillés de l’idéal mais désiraient ardemment de vivre.

Voyez-vous, l’art et la vie se joignent. Pas par choix des artistes, mais par défaut de la vie.

three capacity men, 2005

Talent multiple

Dimanche 21 août 2011

ArchéologueIl y a ces jours où de nombreux sujets qui nous trottent dans la tête en sourdine et qui se finissent par dissiper en laissant une longue période d’absence de billets. Le temps efface. Le temps aide aussi à trier les sujets éphémères, à ressusciter un intérêt en nous pour que le désir puisse se transforme en Tomb Raider?geste. Comme écrire un nouveau billet sur un sujet. Parfois, c’est un peu comme quand on tourne autour d’un modèle pour bien choisir l’angle de l’emplacement du chevalet. D’autres fois, c’est croquis après croquis comme un gourmand glouton. Si l’on cherche l’âme d’une poupée russe dans la poupée, et bien, on se heurte assurément à la dernière figurine au moment fatidique du questionnement. Comme disait le père dans le célèbre monologue L’argent ou le bonheur de Deschamps: et après?

Souvenez-vous du putsch russe de 1991? Déjà 20 ans. Le putsch de 1991 n’a duré qu’à peine quelques jours, sans effusion de sang. Boris Volka Eltsine a remplacé Gorbatchev. Ce dernier voulait rénover le système politique soviétique, alors que Eltsine a appliqué le principe de la société de consommation : on rase et on construit sur des ruines communistes. On fait du neuf sur du vieux. Le temps file toujours en catimini et les âges s’accumulent. Même Poutine, le jeune dauphin KGB d’Eltsine de cette époque de tumultes, a recours aujourd’hui à la source de la jouvence à coup de seringues de Botox pour se donner une forme nouvelle afin de mieux s’agripper au pouvoir d’un système politique démocratique… au parti unique.

Pour souligner ce 20e anniversaire qui a transformé une Russie en perdition dans sa quête de démocratie et de liberté en un pays du capitalisme d’État, encore quelques images de l’homme de talent multiple, Vlad Poutine en action. L’homme qui a réussi à nationaliser les richesses naturelles de la Fédération au nom du peuple russe, et ce, aux yeux du monde.

Pour ce peuple qui aspire sa propre émancipation, que peut-il et comment peut-il reprocher à leur président au multiple talent et à la méthode imagée et musclée de gouverner ? Pour notre monde qui ne désire que le règne de la démocratie dans le monde, que puissions-nous critiquer la démocratie russe dans laquelle le peuple est participant mais rêveur et angoissé?

MotardBon, changeons de perspective pour clore cette divagation.

Nul ne peut parvenir au sommet de son art sans posséder un talent hors du commun. Faire de la politique qui plaise à une masse et se maintenir au sommet depuis plus d’une décennie est une réussite Judokacertaine. Vladimir Poutine fait exception à la règle et il doit renouveler aussi les règles qui font vivre la démocratie russe. Vlad, c’est un talent multiple à succès.

Note: Les images de ce billet sont disponibles sur le site officiel du gouvernement de la Fédération russe. Section PM. Olé! :-) (Photo Pêcheur, Tomb Raider : Ria Novosti/Reuters; Photo Protecteur du Tigre, Judoka : Alexey Druzhinin/AFP/GettyImages; Photo Motard : Alexander Zemlianichenko/AFP/GettyImages)

Protecteur de tigres de sibérie Amateur de pêche... au saumon?!

Superhéros russe

Vendredi 19 août 2011

Superhéros russeUn autre artiste russe, semble-t-il,  a vu une occasion en or pour promouvoir leur président : Dimitri Medvedev en Capitaine russe.

Depuis quelques années, les superhéros sont de retour dans les salles de cinéma, tous humanisés. Tous ou presque ont une enfance malheureuse ou traumatisée. On nous raconte comment un être normal se transforme en superhéros, sauveur et défenseur, pour préserver notre humanité intacte ou pour flatter l’ego humain dans le sens du poil.

…dites, ne trouvez-vous pas que nous sommes dans une époque où l’épilation est un commerce florissant?

Bon, même si nous, les pauvres mortels, et ces superhéros humanisés ne sommes pas encore copain-copain, chumy-chumy ou Jack mon pote, viens souper chez nous ce soir. Les superhéros hollywoodiens sont maintenant si proches des humains que certains ont presque le goût à y ressembler.

Nous comprendrions un Obama en Capitaine America ou Superman, mais que Dimitri Medvedev soit transformé en Capitaine russe? Oh là! Y a une limite à tout! C’est carrément de la mauvaise publicité d’une pièce de théâtre d’été ou quoi. Quand James Poutine Bond fraichement botoxé est de retour… le Capitaine Medvedev n’a qu’à céder le gouvernail ou à changer de costume, non? ;-)

Capitaine russe à l'affiche à Moscou

Visage de Poutine

Jeudi 18 août 2011

Ici au Québec, le mot « poutine»  est un repas chaud, bon… et pas cher: des frites, du fromage en crottes sur le dessus et arrosé généreusement de sauce brune. La poutine, c’est donc accessible, du connu et sans prétention.

En Russie, leur premier ministre et bientôt président de nouveau, en 2012, Vladimir Poutine est symbole d’un leader accessible, populaire et renommé. Poutine est aussi en train de se faire faire un nouveau visage plus jeune, généreusement botoxé, au risque de se faire défigurer… Ça fait peur à voir la montée de cette figure politique qui connait les rouages de la machine politique, bureaucratique et administrative d’un parti unique. Il se prête maintenant si bien et avec aisance au jeu politico-médiatique du 21e siècle, à la saveur russe.

Wow! 2012 sera une année de mille et une unes médiatiques… une présidentielle en France avec Sarkozy et la naissance de son bébé avec l’aide de Carla. Que disent les Anglos? Timing is everything. Pauvre DSK! Aux États-Unis entre l’argent, le pouvoir et Dieu, une autre épique bataille au nom du peuple; un retour du nouveau Poutine en Russie avec son parti Russie unie; le changement de têtes dirigeantes en Chine, de l’alternance pour la maintenance de l’harmonie sociale – produit du maoïsme et du confucianisme, de la démocratie à la chinoise.

En attendant, regardons la métamorphose de Vlad en images. Mon Dieu, quel visage! Yé ben plus beau avant, avec ses yeux bleus d’agent KGB, non? La vanité ajoute de la douceur, mais elle masque son visage acéré. C’est peut-être ça que tout bon peuple veut dans tout, un peu de velours dans la vie comme de la sauce brune sur des frites.

Poutine, le visage botoxé

Vladimir Poutine

Visages de Poutine

Ici au Québec, le mot « poutine»  nous est familier comme repas chaud, bon… et pas cher: des frites, du fromage en crottes sur le dessus et arrosé généreusement de sauce brune. La poutine, c’est donc accessible, du connu et sans prétention.

En Russie, leur premier ministre et bientôt président de nouveau, en 2012, Vladimir Poutine est symbole d’un leader accessible, populaire et renommé. Poutine est aussi en train de se forger un nouveau visage plus jeune, généreusement botoxé, au risque de se faire défigurer… Ça fait peur à voir la montée de cette figure politique qui connait les rouages de la machine politique, bureaucratique et administrative d’un parti unique et il se prête si aisément au jeu politico-médiatique du 21e siècle à la saveur russe.

2012 sera une année de mille et une une médiatique… un présidentiel en France, un autre aux États-Unis, le retour de Poutine, le changement de têtes dirigeantes en Chine, etc. En attendant, regardons la métamorphose de Vlad Poutine en images.

Affiche de propagande russe

Mardi 16 août 2011

Affiche de propagande russeDe la propagande russe… nouveau genre. Une affiche en honneur de Vladimir Poutine, premier ministre de la Russie qui est sur le point de se présenter au présidentiel du 2012, version russe.

Selon la voix officielle en provenance de la Russie, citée par nos presses internationales de relais, c’est un artiste en quête de célébrité qui était derrière cette affiche de film du James Bond. On utilise l’image du populaire Vladimir Poutine comme véhicule de visibilité, semble-t-il.

Dans un monde de résultat, c’est une image pour le culte d’un personnage public au même titre que ces images que l’on qualifie d’affiche de propagande soviétique à l’effigie de Lénine ou de Staline. Quant à la substance du langage, le propos a changé. On ne parle plus du Père du peuple ou leader des opprimés, mais un héros qui sauvegarde des intérêts au nom de la nation. On ne parle plus de la guerre entre le Bien et le Mal, mais le bon contre des méchants. On ne parle plus d’un monde nouveau, mais la force qui nettoie la société de ses organisations indésirables et obscures. On ne parle plus d’un temps nouveau, mais un épisode d’actions palpitantes hollywoodiennes.

Voilà, il n’y a jamais rien pour rien. Un James Poutine Bond pour une société qui a des intérêts à protéger; un monde dans lequel le héros refait surface quand on fait appeler de ses services; un monde qui veut que l’on règle des problèmes à coups de poing et au revolver silencieux. Peut-être, les artistes anonymes russes sont encore l’âme de cette société; peut-être aussi, cette société russe produit des artistes qui sont à son image… peut-être, c’est l’avant-campagne du présidentiel à venir?

Moscou, Poutine sur une affiche en James Bond

Sarkozy, père désepéré ?

Mercredi 14 octobre 2009

L’aviez-vous entendu parler de cette annonce de l’éventuelle arrivée de Jean Sarkozy, fiston de l’autre, à la tête de l’Établissement public d’aménagement du quartier d’affaires de La Défense (EPAD)? Sarkozy fils a 23 ans, sa désignation a provoqué un tollé médiatique en France. On dirait que l’ascension fulgurante du fils de Sarkozy ne fait pas plaisir à tous.

Vous dites peut-être en ce moment : euh… pourquoi ça, ce post sur Sarkozy?

En fait, ce soir, c’est juste pour partager une image avec vous. Elle est là depuis longtemps. Nous la trouvons excellente. Cette histoire du fiston Sarkozy nous a fait penser, tout simplement. Ne trouvez-vous pas souvent chez Nicolas Sarkozy un air tendu? Que ce soit dans son expression faciale ou dans son langage corporel en général, quand il parle, il articule toujours en gesticulant. Une sorte d’impatience…

Voilà, Nicolas Sarkozy devant « Le Désespéré » de Courbet.

Sarkozy devant "Le Désespéré"Image : AP Photo/François Guillot