Images et textes sur 'Photographie'

 

Photo de vacances d’Obama

Mercredi 7 janvier 2009

Saviez-vous qu’avant sa rentrée officielle à Washington, Obama a pris deux semaines de vacances avec sa famille? En voici, deux photos pour voir différemment : sans politique, sans voyeurisme.

Une première photo de vacances d’Obama en Honolulu et une seconde photo d’une statue d’Apollon, dieu grec de la lumière et de la jeunesse éternelle à l’image du soleil qui ne vieillit pas; dieu de l’harmonie et de l’oracle, de la Médecine, guérisseur et purificateur; dieu de la musique, de la danse, de la poésie, des arts et des sciences.

Photo de vacances d'Obama

Non! Loin de nous de penser qu’Obama soit un dieu. ;-) Mais, tout même! Obama a du talent. Il maitrise l’art du discours, suscite l’enthousiasme, donne de l’espoir à des foules. Il est l’homme de l’année 2008 élu par Time.  Il sera bientôt officiellement l’homme le plus puissant de la planète et il prépare activement pour mettre en place son plan d’action. Voyez-vous, de l’autre côté, Time Magazine n’a pas retenu le nom de Sarkozy malgré sa présence médiatique, son énergie et sa volonté de faire sa marque depuis deux ans. C’est comme ça, la vie! :roll:

À part de ça, regardez ces deux beaux corps sveltes, leur posture et ce léger déhanchement. Seigneur de tous les dieux! Appelons-lui dorénavant Monsieur le Président Barack «Apollon» Obama!

Tzipi Livni - femme de pouvoir

Lundi 29 décembre 2008

Connaissiez-vous la sérendipité? Selon vous, Tzipi Livni, est-elle une femme de pouvoir?

Aujourd’hui, deux photos de Tzipi Livni. L’une, d’une composition banale; l’autre, intrigante et intéressante sur le plan de la composition. Voyez-vous là, les deux bras de ce grand V qui s’écartent sur deux plans. Tzipi Livni penche vers l’avant-plan et Ehud Olmert, Premier ministre démissionnaire, dos contre son siège. Les pupitres de Knesset, parlement d’Israël, «ferment» deux des coins diagonaux de l’image.

 Tzipi Livni - Femme de pouvoir

Femme de pouvoir

Cette première photographie date de plus de 20 mois, montant une Tzipi Livni qui participe à un débat au parlement, d’une allure de femme fatale et coquette. Ehud Olmert, pensif et absorbé, semble méfiant. Il y a quelques mois passés, d’une main de fer, cette même femme a demandé à Ehud Olmert de lui céder le pouvoir, sans toutefois réussir à former son gouvernement de transition.

La seconde photographie, toute récente, remonte au 15 décembre dernier. Celle-ci montre une Tzipi Livni en femme de pouvoir, accompagnée de ses deux adversaires, deux anciens Premiers ministres d’Isarël. Les trois participent à une conférence d’affaires. Au centre de l’image, Benjamin Netanyahu, chef de l’Opposition actuelle, à droite, Ehud Barak qui ne répond pas à la main tendue de Livni pour une belle photo d’unité. Ehud Barak détient en lui la balance du pouvoir pour un futur gouvernement de coalition, si ni Livni ni Netanyahu était en mesure d’obtenir la majorité le 10 février prochain.

Ne trouvez-vous pas les regards de Livni, Olmert, Netanyahu et de Barak dignes des personnages d’un tableau de Georges de la Tour?

Image de la réconciliation

Samedi 27 décembre 2008

En ce jour où la télévision montre, aux abords des décombres des images de cadavres vêtus d’uniformes tandis que des blessés attendent l’arrivée des secouristes, voici une image de la réconciliation pour calmer peut-être un peu l’esprit belliqueux…

Une image du projet artistique Face2Face qui consiste à faire des portraits de Palestiniens et d’Israéliens. De nombreux Israéliens et Palestiniens photographiés, semble-t-il,  font le même métier. Leur portraits sont diffusés à travers le monde pour promouvoir la paix, notamment, collés sur le mur qui sépare le territoire Gaza du reste.

Image de la réconciliation

En misant sur la sécurité, George W. Bush a gagné sa réélection en 2004, Tzipi Livni parviendrait-elle à son but le 10 février prochain?

« L’État d’Israël et un gouvernement sous mon autorité feront de la chute du Hamas à Gaza un objectif stratégique. […] Nous recourrons à des moyens militaires, économiques et diplomatiques pour y parvenir », a déclaré la semaine passée la ministre des Affaires étrangères d’Israël, Tzipi Livni, chef du parti centriste Kadima, aspirante Premier Ministre.

L’art élève peut-être l’âme, mais il ne change assurément pas l’approche de la gestion de l’opinion publique en période électorale et de donner au peuple un sentiment de sécurité : parler fort, des mots forts, des gestes fortes, identifier un méchant pour illustrer ses propos.

Images d’enfants

Vendredi 28 novembre 2008

Ce soir, nous essayons de traiter le glissement de sens en réunissant trois images d’enfants dans un seul texte. Car le cerveau d’artiste ne veut pas faire d’effort ce soir. Nous faisons du coq à l’âne avec des images. Donc, trois images d’enfants et un peu… de Rousseau pour rehausser le tout.

Paresseux. Oui, nous le savons.

La première image d’enfants, il s’agit d’une photographie d’Ahn Young-Joon d’AP. Ne trouvez-vous pas le sujet de cette photo mignon? Ce sont des enfants sud-coréens, vêtus de costumes de Noël. Jusqu’à là, tout semble évident. Mais semble-t-il, ils ont été déguisés aux couleurs de Noël pour une cause, humanitaire. En sachant ceci, cela suscite-t-il davantage d’empathie en vous à quelques semaines de la période des fêtes? Ces enfants s’apprêtent à participer à une collecte de fonds pour des démunis de Séoul.

Image d’enfants

Ne dites pas que cette image d’enfants n’attendrisse pas un coin de votre âme, palpite votre coeur durant un bref instant, et ce, même si la froideur et le détachement gagnent en vous, avec âge. 8O

La deuxième image d’enfant, d’Adeel Halim de Reuters : un enfant au travail en Inde.

Image d’enfant au travail

Une très belle photo ayant pour sujet la cruauté de la vie, visuellement plus esthétique que la précédente. Quoi de plus cruel que de supprimer les années d’insouciance d’une vie? Avec le temps, nous arrivons à cette impression navrante que la valeur d’une vie dépend bien souvent de la richesse sonnante qu’elle engendre.

La troisième image d’enfant, une pub, photo légèrement manipulée. Tout doit être là pour une pub réussie. Tout semble être là. Que pensez-vous de cette pub récente de la Fondation Marie-Vincent? Troublant, la nature humaine. Cette image traine là sur le bureau, sous la pile de papiers depuis plusieurs mois. Nous voulions utiliser cette image dans un tout autre contexte que celui-ci.

Image d’enfance… et la violence

Pour terminer, nous vous avons sélectionné un passage du discours qui a rendu Rousseau célèbre.  Dans lequel, il répond à la question du concours de l’Académie de Dijon : Si le rétablissement des sciences et des arts a contribué à épurer les mœurs. On trouve là tout le fondement de la pensée de Rousseau : l’humain est bon par nature et corrompu par la société.

Rousseau croit à l’homme sauvage qui vit seul, sans pensée ni langage, se satisfait de ce qui lui permet de subsister. De la simplicité volontaire?! Homme typique du romantisme, il croit que Dieu a donné la capacité à l’humain de s’adapter à son environnement. Ensuite, il naisse la société, la collectivité et l’État. De là viendront les besoins de l’humain à communiquer avec ses semblables et sa quête de la reconnaissance, l’invention du langage, des métiers, de l’économie, des sciences, des arts, etc.

Hein, c’est fort et cool, n’est-ce pas? ;-)

Voici son avertissement précède son recueil de discours :

Qu’est-ce que la célébrité? Voici le malheureux ouvrage à qui je dois la mienne. Il est certain que cette pièce qui m’a valu un prix et qui m’a fait un nom est tout au plus médiocre et j’ose ajouter qu’elle est une des moindres de tout ce recueil. Quel gouffre de misères n’eût point évité l’au­teur, si ce premier livre n’eût été reçu que comme il méritait de l’être? Mais il fallait qu’une faveur d’abord injuste m’attirât par degrés une rigueur qui l’est encore plus.

Sacré Rousseau! Voici un passage du discours sur les sciences et les arts :

Si la culture des sciences est nuisible aux qualités guerrières, elle l’est encore plus aux qualités morales. C’est dès nos premières années qu’une éducation insensée orne notre esprit et corrompt notre jugement. Je vois de toutes parts des établissements immenses, où l’on élève à grands frais la jeunesse pour lui apprendre toutes choses, excepté ses devoirs. Vos enfants ignoreront leur propre langue, mais ils en parleront d’autres qui ne sont en usage nulle part : ils sauront composer des vers qu’à peine ils pourront comprendre : sans savoir démêler l’erreur de la vérité, ils posséderont l’art de les rendre méconnaissables aux autres par des arguments spécieux : mais ces mots de magnanimité, de tempérance, d’humanité, de courage, ils ne sauront ce que c’est; ce doux nom de patrie ne frappera jamais leur oreille; et s’ils entendent parler de Dieu, ce sera moins pour le craindre que pour en avoir peur. J’aimerais autant, disait un sage, que mon écolier eût passé le temps dans un jeu de paume, au moins le corps en serait plus dispos. je sais qu’il faut occuper les enfants, et que l’oisiveté est pour eux le danger le plus à craindre. Que faut-il donc qu’ils apprennent? Voilà certes une belle question! Qu’ils apprennent ce qu’ils doivent faire étant hommes; et non ce qu’ils doivent oublier.

Bague Chaumet

Lundi 24 novembre 2008

Les symboles sont importants, ça fait une différence capitale avec ou sans bague Chaumet sur l’annulaire. Semble-t-il que ce n’est pas seulement en art que les symboles sont importants. C’est le cas aussi en politique : l’image du Père, les objets de richesse, le rôle de mère, le mariage… traditionnel, etc.

Bague Chaumet

Si vous n’avez jamais vu une bague Chaumet. C’est joli, n’est-ce pas? Un très bel objet à offrir en cadeau ce Noël. Cette bague figure ci-contre, en or gris, incrustée de diamants, avec deux liens en forme de X, pavés de diamants. Semble-t-il assez dispendieux.

Une bague Chaumet sur un doigt a une signification profonde. Car cette bague Chaumet est l’objet de la polémique en France depuis quelques jours. Si vous n’avez pas encore entendu parler de cette histoire. En voici le résumé :

Le 19 novembre, Le Figaro publie un entretien avec la ministre de la Justice, Rachida Dati, qui répond aux 534 magistrats ayant signé un texte de protestation contre elle. Le célèbre journal français publie une photo de Madame la ministre. Mais on a pris soin de supprimer la bague Chaumet qu’elle porte.  Eh oui, encore une affaire de photoshop! Mais, pourquoi fallait-il publier cette photo-ci et pas une autre? :-|

Bague Chaumet de Rachida Dati

Du coup, une bague Chaumet sur un doigt de ministre, ou sans bague devient un intérêt public.

Semble-t-il, Rachida Dati est souvent critiquée par une partie de l’opinion publique française pour son goût du luxe, mais aussi, assez ou trop proche du président Sarkozy. De plus, Madame va bientôt accoucher, mais toujours célibataire de son état. Cela signifie bientôt une mère monoparentale. À bien y penser, c’est une charge sociale accrue pour la France. Toujours selon les grands quotidiens français, une autre partie de l’opinion publique française cherche encore et toujours à savoir qui est le père de l’enfant à naître. Sans doute, on tient à coeur que cet enfant ait un modèle paternel.

Mais nous nous demandons si c’est un désir profond du bon peuple, ou bien c’est la presse française qui tient à coeur de bien informer son peuple l’état de Madame Dati. Mais, soyons pragmatique! Dirait l’une de nos amis. C’est le résultat qui compte.

Une bague Chaumet sur l’annulaire d’une Ministre bientôt mère célibataire que l’on ne connait pas encore le nom du père de l’enfant, c’est trop symbolique au pays de Voltaire.  Une chance que Voltaire est déjà dans sa tombe depuis longtemps. Sinon, il s’y retournerait en TGV.

Voici un tableau célèbre comme conclusion, « Les Époux Arnolfini », peint en 1434 par Jan Van Eyck.

Les Époux Arnolfini

« Le couple d’époux » de Rembrandt aurait été un bon choix. Mais après mûre réflexion, de quelques secondes, le tableau nous semble trop moderne et trop peu de symboles pour accompagner ce billet. Dans le tableau de Van Eyck, tout est là : La femme semble porter un enfant. Mais, son époux légitime est présent. Des témoins devant eux. Regardez bien, ils sont dans le miroir décoré de médaillons représentant la passion du Christ.

Vous ne les voyez pas… Pas grave, croyez-nous sur parole! Donc, Dieu et ses témoins sont là.  Le père, la mère et l’enfant à naître, l’ami fidèle de l’homme, tout le monde est là. N’est-ce pas beau? ;-) Bonne semaine!

Fenêtre sur le monde

Jeudi 20 novembre 2008

Un tableau a déjà été perçu comme étant une fenêtre sur le monde, une brèche sur un monde imaginaire, une ouverture sur un monde intangible, mais reconnaissable avant qu’il soit transformé en une surface bidimensionnelle et monochrome au 20e siècle qui freine du coup, le désir profondément humain de reconnaître le visible.

En art, une fenêtre ouverte sur un monde correspond aussi bien à une évolution du regard et à une transformation de la vision artistique qu’au désir d’accéder à inaccessible qui motive les humains au dépassement, de même pour les artistes.

Aujourd’hui, une photo de Franka Bruns d’AP qui a retenu notre attention. Elle est prise lors du 19e anniversaire de l’effondrement du Mur de Berlin. Quelques visiteurs observent de près le Mémorial du Mur de Berlin. Le véritable mur qui scindait l’Allemagne en deux du temps de la Guerre froide a été détruit par un mouvement populaire, il y a maintenant 19 ans.

Fenêtre sur le monde

Images d’une histoire de chasse

Dimanche 14 septembre 2008

Voilà une histoire de chasse comme toutes les autres.

À l’origine de toute histoire de chasse, il y a une proie, un chasseur et le besoin qui motive un chasseur à chasser. Bien banal, n’est-ce pas? Pour maintenir la vie, ça prend des vies ou l’arrêt d’autres vies, même si vous êtes un végétarien. Exactement à l’image de l’argent que vous gagnez, vient toujours du porte-monnaie d’un autre, ainsi de suite, la grande chaîne de la Vie se perpétue.

La seule différence entre l’histoire de chasse d’aujourd’hui et les autres, ce sont ces images de chasse, artistiques. Des images captées par un photojournaliste qui, comme des chasseurs à la chasse. Sa prise lui a permet de gagner le 2e prix de World Press Photo, dans la catégorie « Histoire » comme dans « SVP! Racontez-moi une histoire de chasse ».

Une image d’une histoire de chasse

Que pouvons-nous ajouter à cette histoire de chasse?

Non, non, pas de protestation ou d’indignation contre la chasse. Ça prend trop d’énergie. Manifester son désaccord, ça déséquilibre la zennité. Pour qu’une manifestation soit réussie, il faudrait généralement quelques séduisantes poupées, évidemment majeures, qui se dénuent et s’aspergent de sang… pas beau à voir.

Vous l’aviez remarqué… vous aussi… C’est une recette gagnante pour une manif réussie.  8O

Bon, peut-être, simplement rappeler aux chasseurs qu’il faut apprendre à chasser plus intelligemment. Nous avons intérêt à apprendre d’Hirst. Voyez-vous, Hirst, il a du talent, bien plus que ces chasseurs de narvals ou ce chasseur d’images qu’est Paul Nicklen, même si ce dernier fait de belles images captivantes. Mais, Hirst a du génie… et une équipe. Nous vous en parlerons une autre fois à propos de son « équipe ».

Hirst, il chasse pour le plaisir; il chasse avec autant de cruauté; il chasse aussi pour l’argent. Mais Hirst, il chasse avec finesse; il découpe avec précision; il conserve pour durer. Hirst exalte et exhibe comme un chasseur à la chasse et, il transgresse.

Chasseurs de narvals Chasse aux narvals Commerce de l’ivoire

Vide et plein

Mardi 2 septembre 2008

Vide et plein - Le vide est un concept fort abstrait, surtout si le mot est écrit avec grand V. En ce qui concerne le plein, c’est encore un peu plus compliqué. Nous en parlerions une autre fois si la circonstance s’y prête.

Le vide faisait partie de la vision du monde à l’Orient comme il prenait sa tournure philosophique en Occident, et le nihilisme nietzschéen peut revendiquer son apport important à la pensée moderne. Il a même fait des petits parmi des artistes. La pensée, ouf! Un autre sujet délicat, à la fois insignifiante et immensément difficile à aborder.

Le vide en art est un concept tantôt du domaine de la pensée visuelle, tantôt de la conception du modèle abstrait qu’est la pensée de l’artiste. Il faudrait ajouter à cela que la manifestation du concept à travers une matière rend les uns différents des autres : peinture, sculpture, dessin, architecture, céramique, etc.

La conception du vide en art est donc une représentation singulière de la vision du monde de l’artiste. L’emprise tentaculaire de celle-ci puise une part importante de sa source dans les références culturelles de l’artiste. La matérialisation du vide en architecture s’inscrit, sans doute, sur des fondements qui diffèrent de ceux de la peinture ou du design, même si les artistes de divers disciplines peuvent partager une même parenté dans leurs pensées du vide.

Si un architecte est à la fois urbaniste, sa conception du vide se différencie assurément à celle d’un architecte désirant construire un tour qui dominera la perspective panoramique d’une ville. L’originalité de l’architecture récente de Pékin que nous avons vue à la télé durant les JO est formidable. Le libre marché chinois trouve même son affirmation dans un urbanisme hétéroclite et une architecture urbaine de prouesses - « Faites de la place parmi vos vieilleries, admirez la magnificence de la modernité. » Les Chinois feront probablement la même chose que les Occidentaux ont faite. Dans un avenir non-loitain, ils auront leurs Vieux-Pékin, Vieux-Shanghai, Vieux-Autre-Lieu au même titre que nos Vieux-Montréal, Vieux-Québec, Vieille-Lutèce, etc. Néanmoins, la réserve du patrimoine de chaque nation est proportionnellement à la longueur de leur histoire et à la taille de leur héritage culturel. Ça prendra un peu plus de temps aux Chinois à démolir le leur et à réaliser que le vide du son passé prend forme, lentement mais sûrement, à travers leur patrimoine.

Ainsi, le Vide prendra sa place au sein du chaos dynamique, la singularité régnera sur le cosmopolitisme. Lorsque le nébuleux se dissipe, les êtres chercheront leurs semblables, en se découvrant qu’ils sont les uns à côté des autres, à quelques milliards d’années d’espace-lumière et le vide, sans cesse, grandissant.

« Mon Dieuuuu! Mais où êtes-vouuus? » Seul, un écho parviendra à nous, païens. Oups! Terriens.

Vide et plein

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Cette image a été oubliée un jour entre deux pages des Mémoire d’outre-tombe de Chateaubriand. Nous l’avons retrouvé récemment par hasard en écrivant les quelques lignes sur le Cèdre du Liban. Pourtant, nous l’avons cherché, sans succès. L’égarement de cette petite carte postale publicitaire n’a jamais laissé de vide, malgré les années de son absence. Car nous savons qu’elle est là, quelque part parmi ces choses qui nous sont chères.

Le concept graphique de cette image nous semble encore intéressant, même si le temps passe et les tendances publicitaires ont beaucoup évolué depuis 2003. Nous l’aimons encore. Nous en reparlerons dans dix ans… si la vie est toujours au «beau » fixe, peut-être.

Déjeuner à la Place de la Concorde… « chance pour vous, chance pour moi »

Samedi 30 août 2008

Par Mélibée

Place de la Concorde

Déjeuner à la Place de la Concorde aujourd’hui, et l’arnaque à 15 euros.  Lieu ô combien historique… et rond-point automobiles. Hé oui, faut traverser au passage clouté. Me voilà avec mon sandwich dûment préparé par mes bons soins, assise sur la balustrade…  Voilà qu’un jeune homme ramasse une bague et me la tend comme si je venais de la perdre.

- Mais non que je lui dis. Elle n’est pas à moi. Vous pouvez la garder.
- Cadeau, me dit-il dans un français, de fortune, avec son accent slave et son charme.
- Alors, c’est pour la chance.  Je sens l’arnaque…  Je laisse aller…

Il me tend la bague encore… Je lui répète qu’elle n’est pas à moi, qu’il la garde… Il l’essaie à ses doigts et bien évidemment, ça ne lui va pas du tout. Il prend ma main, puis un doigt, puis deux, voilà, elle me fait. Pour la chance qu’il me dit encore une fois. Il pousse l’audace jusqu’à me faire la bise, une joue et puis l’autre, en me souhaitant bonne chance. Je lui offre en contrepartie… le demi de mon sandwich.  Il le prend, fait quelques pas… puis revient en me disant qu’il a besoin d’argent… « pour un billet de train… pour la Yougoslavie. » La Moravie, plus précisément.

Je lui file alors cinq euros… puis il insiste en me disant qu’il a besoin plus. Les enchères montent rapidement. Le 15 euros est atteint… il ne le sait pas, mais c’est ma limite. Il insiste encore… Je lui redonne sa bague. Il me dit que non, d’un regard langoureux. « C’est pour la chance…» Il me refait la bise, une joue et puis l’autre…  « Chance pour vous, chance pour moi! »  me dit-il.  Il me quitte en comptant assidûment ses euros.  Et moi je le regarde faire… de toute façon… ça me fera un souvenir… et une histoire de voyage pour vous…  Allez,  je vous fais encore la bise.

Ha, au fait j’allais oublier de vous parler de la Place de la Concorde…  drôle d’endroit où il faut traverser au passage clouté si l’on ne veut pas finir écrapoutie sous les roues… Lieu servant à la parade du 4 juillet…  lieu historique par le travail acharné de vos chers amis révolutionnaires français à décapiter la monarchie. Faut le faire, quand même…  hum… 10 mille en quelques mois…  C’est du travail ça. Heureusement que Monsieur Guillotin a fait la promotion de sa machine. Bon, pour finir sur une note plus joyeuse…  Avez-vous pris le temps de bien regarder les colonnes qui entourent le lieu avec ses rostres?  Je vous mets une image… et le clinquant du baroque… si, si les dorures. Chanceux!!!

Place de la Concorde - Clinquant du Baroque

Du patrimoine religieux… à ma grande surprise.

Dimanche 24 août 2008

Par Mélibée

Jardin des Halls

L’Écoute de Miller

Du patrimoine religieux… à ma grande surprise.

En allant visiter Pompidou, Georges de son petit nom, j’ai vagabondé dans Beaubourg et Les Halles qui en passant, ont de magnifiques jardins. Évidemment, j’ai vu « l’Écoute » d’Henri Miller, qui fait plaisir des enfants et des plus grands à s’approprier cette œuvre le temps d’un clic, clic… et hop au suivant!

En arrière-plan, l’Église St-Eustache. Hé oui, une église, encore une autre… lieu où la présence immédiate de Dieu se fait sentir. Enfin… les églises étant ce qu’elles sont… les fidèles les ayant délaissés… Le délabrement s’installe peu à peu, forcément, et la saleté… également. Le lustre et le clinquant perdent lentement un peu au change. L’Église St-Eustache, elle est présentement en restauration.

St-Eustache

Triptyque de Keith Harring

Bon, voilà ma surprise. Je déambulais candidement en enfilade de saints et d’images pieuses… quand tout à coup, je vois un triptyque. Rien d’anormal me diriez-vous, je suis dans une église… Oui, mais de Keith Harring! Vous savez cet Américain à l’iconographie bien membru, si je puis dire… relation entre l’homme et son phallus… Pas de quoi fouetter un chat… bien sûr bien sûr… Ha, au fait, il y a dans toutes les églises des petites affiches qui annoncent l’arrivée de Benoît le 16e… Hé bien, hé bien…

Vous avez peut-être remarqué que j’évite soigneusement de parler du Centre Pompidou… Bon, je suis tombée entre deux expos et ils sont en préparation pour la suivante. Leur collection qu’ils appellent « Gestuelle de l’Après 45** » est à… Je vous fais grâce de mes commentaires… Nous tairons la chose… Faut dire qu’en avril dernier j’étais à NY… je sais, je sais… je rouspète…

Pour le plaisir, je vous mets des photos… et pour me faire plaisir… j’en mets une aussi d’une gargouille. J’aime les gargouilles. Grrrrr… Allez, je vous fais la bise comme disent les Français et je vous dis A+.

Gargouille

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** L’art de l’Après-Guerre est essentiellement américain. l’Expressionnisme lyrique européen a été surclassé par l’École de New York. Le Pop Art, bien qu’anglais à son début, a été vite récupéré par des artistes américains. La visibilité du succès des artistes américains de la seconde partie du XXe est redevable en grande partie aux effets politique, économique et financier du Plan Marshall.

Les progrès économiques réalisés actuellement par des pays émergents de notre siècle auront leur portée en mécénat proportionnellement étendue que la contribution des Médicis à l’art de la Renaissance.

Sans levier politique, économique et financier, l’art finira dans l’oubli comme la vie du monde ordinaire, et ce, peu importe la qualité de celui-ci.

Une femme géorgienne

Dimanche 10 août 2008

Notre dernier petit texte sur les trois artistes « défenseurs » des innocents a été écrit tout juste après celui sur Srebrenica. Comme nous étions insatisfaits du texte, le brouillon est resté là plusieurs jours. Encore aujourd’hui, nous demeurons insatisfaits. Nous aurions aimé ajouter un 4e artiste, contemporain, Anselm Kiefer.

L’œuvre de Kiefer est construite autour du sens de la matière, de la mémoire, de l’absence, du manque. Mais surtout, ne serait-ce pour déplaire aux inconditionnels de Kiefer, que d’évoquer une dimension moins visible, mais fondamentale dans l’oeuvre de Kiefer: lui-même, l’homme, l’artiste et… le grand créateur. Eh oui, tout artiste travaille pour son alter ego et celui-ci peut prendre parfois une dimension gigantesque.

Cependant, de mêler ces aspects du travail artistique de Kiefer au texte qui traite les œuvres de Rubens, Picasso et Motherwell nous semble apporter plus de confusion que clarté. Bien entendu, si nous n’allongions pas le texte.

Au premier jour du blog MY Arts, nous avons choisi comme orientation de rester simple et accessible avec nos petits textes, pour deux raisons: nous sommes particulièrement malhabiles en écriture et l’un des artistes parmi nous, celui au cerveau à la Homer Simpson déteste particulièrement les longs textes. Ne l’invitez pas à une séance de lecture à la recherche du temps perdu. Vous le tuerez au bout de vingt minutes et ce, même avec du thé et des madeleines. C’est assuré!

Au lendemain de la mise en ligne du texte sur le massacre des Innocents, notre monde connaît à nouveau la guerre. Nous sommes tombés sur cette photographie de Gelb Garanich de Reuters. Une Géorgienne blessée dans l’attaque des Russes sur Gori, en Ossétie du Sud. Pourtant, la veille, Poutine était à Beijing, de bonne humeur et il prodiguait de grandes accolades à ses pairs.

Sur cette image, que de désarroi d’une femme géorgienne, point de vernis humain, ni de moi-artiste surdimensionné.

On vient nous faire signe. Oui… d’accord! Semble-t-il que ce n’est pas tout le monde qui connaît Kiefer… même s’il est entré au Louvre.

Une femme géorgienne

Foule

Samedi 2 août 2008

On dit souvent qu’une foule partage la proximité géographique d’où proviennent ses membres. Mais plus encore, une foule possède une conscience collective et une intelligence.

On dit également que la conscience collective d’une foule guide les pensées et actions des individus assemblés vers un même but. Quant à l’intelligence d’une foule, selon les évaluations psychologiques, son niveau global est généralement inférieur à celui d’un seul de ses membres.

Finalement, les réactions d’une foule sont bien souvent orientées par des émotions comme la peur, la colère, la joie, la puissance de l’appartenance et du partage.

En voici trois foules : une pour l’amour de la musique et le souvenir d’une époque; une autre pour le Rêve américain et le renouveau de la classe politique américaine; une dernière qui soutient un homme accusé pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

22 juillet 2008 : Québec, Canada, Concert de McCartney dans la cadre des festivités du 400e Québec. 250,000 personnes.

Foule, Québec, MacCartney

24 juillet 2008 : Berlin, Allemagne, Obama appelle une « nouvelle génération» à relever les défis de la planète dans son premier discours à l’extérieur des États-Unis. 200,000 personnes.

Foule, Obama, Berlin

26 juillet 2008 : Belgrade, Serbie, une manifestation contre l’extradition de Rodovan Karadzic à la Haye. 15,000 personnes.

Foule, Karadzic, Belgrade