Aujourd’hui, trois mots et une image.
D’abord, « éthanol », l’éthanol est, semble-t-il, l’alcool qui se retrouve dans toutes les boissons alcoolisées. On l’appelle autre fois « esprit de vin » ou « alcool de grains ». Car on le fabrique anciennement par fermentation directe de sucres naturels. De nos jours, on l’obtient par hydratation de l’éthylène. Il pourrait être la solution pour notre monde qui est au bord du gouffre du pétrole. Le site du gouvernement canadien nous fournit quelques pages fortes informatives sur l’éthanol.
Ensuite, le mot « famine », celui-ci regagne sa popularité après quelques années d’absence… des manchettes. Nous vous présentons aujourd’hui cette photo célèbre de Kevin Carter. Une photo prise en 1993 en pleine période de famine au Soudan. La photographie est ensuite vendue au New York Times. L’année suivante, le photographe gagne le prix Pulitzer, mais critiqué pour ne pas avoir porté secours à la jeune mourante affamée.
Carter relate son récit :
A environ 300 mètres du centre d’Ayod, j’ai croisé une toute petite fille au bord de l’inanition qui tentait d’atteindre le centre d’alimentation. Elle était si faible qu’elle ne pouvait faire plus d’un ou deux pas à la fois, retombant régulièrement sur son derrière, cherchant désespérément à se protéger du soleil brûlant en se couvrant la tête de ses mains squelettiques. Puis elle se remettait péniblement sur ses pieds pour une nouvelle tentative, gémissant doucement de sa petite voix aiguë. Bouleversé, je me retranchai une fois de plus derrière la mécanique de mon travail, photographiant ses mouvements douloureux. Soudain la petite bascula en avant, son visage plaqué dans la poussière. Mon champ de vision étant limité à celui de mon téléobjectif, je n’ai pas tout de suite remarqué le vol des vautours qui se rapprochaient, jusqu’à ce que l’un d’eux se pose, apparaissant dans mon viseur. J’ai déclenché, puis j’ai chassé l’oiseau d’un coup de pied. Un cri montait en moi. J’avais dû parcourir 1 ou 2 kilomètres depuis le village avant de m’écrouler en larmes.
Kevin Carter, anéanti par l’assassinat de son ami reporter Ken Oosterbroek, souffrant de dépression et d’atrocités dont il a été témoin, et accaparé par les critiques suite à la remise du prix Pulitzer, choisit de se donner la mort dans le désert, le matin du 27 juillet 1994… au bord de sa voiture.
Voilà pour le troisième mot.
