Images et textes sur 'Photo de presse'

 

À Varsovie

Samedi 28 mai 2011

Monument du soulèvement du Ghetto de VarsovieHier, il a rencontré quelques survivants de la Holocauste devant le monument du soulèvement du Ghetto de Varsovie.

Le photographe Jewel Samad a jonglé ici avec des contraintes de la composition en choisissant un format vertical pour contenir les deux éléments: le panneau central du monument et la présence d’Obama.

Très souvent, quand on prend des photos de souvenir, on veut capter le lieu, le monument et les gens. Or, à cause de la distance entre des éléments, ça donne généralement des images sans âme. On a le ciel, le lieu, les gens, la circonstance, etc. On a tout, à la fois rien qui souligne l’intensité, l’accent de la coloration et l’élément central. Sur cette image-ci, l’arrière-plan est reconnaissable et suffisamment présent, qui est sur le point de quitter la zone floue. Ce n’est pas une image bien balancée, mais elle a de la gueule… avec forte personnalité.

Tenez, une deuxième photo prise par Jewel Samad, aussi lors de la visite d’Obama au monument du Ghetto de Varsovie. C’est ce moment privilégié entre le président Obama et les survivants du Ghetto qui est l’intérêt de cette photo-ci. Le monument n’est plus qu’un fond gris partiel. Les regards et les mains rappellent à ces tableaux classiques dans lesquels la direction des regards et des mains est minutieusement organisée par le peintre pour conserver l’intérêt de la personne qui regarde le tableau : un circuit fermé.

Obama rencontre des survivants du Ghetto de Varsovie

Nous avons presque oublié le point de départ de ce billet, à vous parler du monument dans cette photo d’Obama. Il s’agit d’une œuvre de Natan Rappaport, inaugurée le 19 avril 1948. Les pierres ont été initialement destinées pour la construction d’un monument à la victoire nazi. Le personnage central, Mordechai Anielewicz, chef de la rébellion s’est suicidé avec son état-major dans son bunker le 8 mai 1943.

« Nous ne voulons pas sauver notre vie. Personne ne sortira vivant d’ici. Nous voulons sauver la dignité humaine. »

Maquillage de drapeau

Vendredi 27 mai 2011

maquillage-drapeau-americain
Image : Dunham Matt / Associated Press

Aujourd’hui, au creux de cette lancée, de la thématique imagière pour un soubresaut d’esprit afin d’éviter que la paresse de la vie prenne le dessus. Ma foi, cette régularité exige un effet constant, sans repli.

En ce lendemain de la statue de Liberté bien arrosée, une jeune Irlandaise arborée d’un maquillage de drapeau américain et pose fièrement. Le 23 mai dernier, à Dublin, elle était parmi les admirateurs d’Obama qui faisaient le fil dans le but d’assister à l’allocution du président américain au Collège Green. La popularité d’Obama ne décline pas à l’extérieur de son pays.

Nakba

Mardi 17 mai 2011

Une commémoration qui a mal tourné.

Dans le plateau syrien du Golan, l’armée israélienne a ouvert le feu sur les manifestants palestiniens venus de Syrie. Les participants de la commémoration de la « Nakba » avaient pénétré dans la zone occupée. Une chose à ne pas faire, mais probablement nécessaire aux yeux des jeunes manifestants pour souligner leur sort de réfugie catastrophique. L’image d’aujourd’hui témoigne cette « Nakba » sanglante. Un jeune blessé, pris dans des fils de fer barbelés comme une proie pour s’échapper au chasseur, à Maroun al-Rass, près de la frontière israélienne et libanaise.

La « Nakba » signifie catastrophe. Elle fait référence à l’exode forcé des Palestiniens après la création de l’État d’Israël, le 15 mai 1948. Quelque 760,000 Palestiniens ont été déportés et répartis entre la Jordanie, les territoires palestiniens, la Syrie et le Liban.

Hier, une image de commémoration qui beigne dans la nostalgie; aujourd’hui, du sang et de la perte de vies.

NakbaPhoto: Ali Hashisho / Reuters

Ce rouge qui réchauffe

Lundi 16 mai 2011

Ce rouge qui rechauffeCe rouge qui réchauffe sans doute le coeur de plusieurs en ce mois de mai frisquet.

À Montréal, on met encore du chauffage pour se réchauffer. Il fait un tel froid printanier qui fait souffrir davantage les os rhumatiques de vieux. On dirait que le froid de nos hivers transperce,  mais l’humidité en surcroit de ce printemps, si inhabituel, elle pénètre.

À Moscou, il ne semble pas à faire bien plus chaud il y a quelques jours passés. Sur cette photo, Moïse Mokvin, 86 ans, vétéran de la 2e guerre mondiale sur la Place Rouge après le défilé du Jour de la victoire. Il y a un tel mélange de satisfaction, de protocole et de fierté sur son visage, on dirait que les années ne comptent plus. Hier encore… Nous avons supprimé le restant de la photo de Zemlianichenko Alexander pour en faire un portrait.

Le défilé marque la capitulation de l’Allemagne nazie, mais à la fois la commémoration des énormes sacrifices de l’Union soviétique durant la Guerre et l’affirmation de la puissance de ses forces armées modernes.

Image : Zemlianichenko Alexander / Associated Press

Du Mexique…

Mardi 12 avril 2011

image du mexique

Une photo en provenance du Mexique.

Des étudiants invités par la Police à la cérémonie de destruction publique de drogues saisies par le feu. Pourquoi cette photo? demanderiez-vous… sans doute. ;-)

À cette question, vous avez quatre réponses :

1) Bah, ça fait plusieurs jours sans billet. Nous nous sommes garrochés sur la première image que nous avons trouvée : vite vite vite un billet.

2) Nous sommes toujours bouche bée devant des gens qui désirent ardemment de se photographier : Voilà, c’est moi. Nous étions là!

3) Tiens tiens, cette photo a le même schéma mais inversé… que celle de l’artiste chinois qui posait fièrement avec le mot de quatre lettres sur la poitrine devant Tian’anmen.

4) Toutes ces réponses

Soldat américain…

Samedi 2 avril 2011

soldat américainVoilà arrive le printemps. Une photo de soldat américain en mission en Afghanistan, sur son casque nous pouvons lire un passage de la Bible légèrement modifié… ou personnalisé. Voici la version Darby : Fortifie-toi et sois ferme? Ne te laisse point terrifier, et ne sois point effrayé; car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi partout où tu iras.

Et après? La vie continue comme dans partout où tu iras.

Des jeunes gens jouent au soccer sous un ciel bleu magnifique aux nuages en voile. Au loin, une ruine, spectatrice muette du match de soccer et témoin d’une guerre qui tarde à rendre ses armes. Elle contraste l’arrière-plan par sa structure, suggère un passé et crée une brèche dans la temporalité de cette photo. Une composition classique avec cette murette en diagonal faible, mais un parfait alignement des joueurs de soccer du premier plan, donne ainsi une orientation cachée à la lecture.

Jouer au soccer en Afghanistan

Couleur du mois de février

Mercredi 9 février 2011

Plusieurs idées… toutes inachevées. Rien que cette image, témoin d’un instant de notre humanité à la couleur de ce mois de février : jeune garçon pakistanais tenant un ballon en forme de coeur debout dans une ruelle d’un quartier pauvre de près d’Islamabad. Photo de Muhammed Muheisen.

enfant pakistanais, ballon en coeur

Garçon egyptien

Lundi 31 janvier 2011

Pas tout le monde a eu une enfance… et avoir eu des blocs de Lego.

Garçon égyptien au regard inquiet, vendeur de petits pains, derrière un barrage de policiers qui se préparaient à affronter les manifestants anti-Moubarack au Centre-Ville de Caire, le 25 janvier.

Garcon égyptien
Phtoto : REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

Images de Nouvel An dans le monde

Vendredi 31 décembre 2010

Quelques belles images d’ailleurs où l’on célèbre le Jour de l’An.

image Nouvel An à Berlin

Image Nouvel An, À Moscou

Image Nnouvel An, À Shanghai

Image Nouvel An à Sydney

Image Nouvel An, à  Boston

Image Nouvel An, à Londres

Quelques images de Noël

Mercredi 15 décembre 2010

Image Noel insoliteParfois, nous ne comprenons pas pourquoi des gens se mettent aux couleurs de Noël aussi aisément… D’autres fois, c’est tout naturel. C’est beau à voir tout simplement, le temps que les images fassent du sens dans note esprit. Que vous croyez ou non au Câliner Père NoëlPère Noël, il y a des images de Noël qui vous font parfois oublier un instant la dureté de la vie… ou la température hivernale de Montréal.

Le retour fut glacial hier soir.

Image de Noël qui fait rêver les enfants

Haiti, deux photos, dix mois

Jeudi 4 novembre 2010

Garçon pleure
Image : Spencer Platt / Getty Images

Haiti
Image : REUTERS / Eduardo Munoz

Ce soir, nous ne commentons pas la composition, ni les couleurs ou encore le choix du photographe. Car elles sont impeccables ces images. Donc, ce soir, juste quelques mots pour contextualiser ces photos. Un même pays, Haïti. Deux catastrophes en dix mois, le tremblement de terre en janvier et une épidémie de choléra dix mois plus tard.  Maintenant, la tempête Tomas atteint Haïti, dès ce soir.

Deux photos pleines de douleur qui saisit, consterne et brigue une compassion. Deux Haïtiens sinistrés qui ont perdu des proches, noient leur douleur dans larmes derrière leur main portée sur le front. Les malheurs attristent les âmes. Mais ces images, elles sont si belles. Nous éprouvons un plaisir coupable de regarder ces images, un sentiment de voyeur, témoin de ces moments si personnels qu’on ne veut peut-être personne voir.

En terminant, un petit mot à ceux qui nous aiment, qui fréquentent notre blogue : c’est peut-être le dernier billet avant plusieurs semaines. Car nous prenons la route dès lundi pour vendre quelques pièces de notre création artistique aux intéressés, pour faire un peu de sous afin de continuer créer. A+

Transfert de pouvoir

Lundi 18 octobre 2010

Le fils, un air stoïque, yeux mi-clos, semble vouloir voir la perspective de cet avenir encore lointain, mais visible comme un artiste qui tente d’établir sa ligne de fuite du paysage à peindre. Lui, le dauphin désigné par le père, essaye peut-être de voir quelle est la perspective de l’empire qu’il héritera de son vieux père à la santé chancelante. À moins qu’en sachant son paternel l’observe, le jeune homme dans la vingtaine voulait montrer à ce dernier qu’il règnera sans partage sur ce pays isolé à la hauteur d’une statue figée sur son socle.

Par hasard, le père se demandait-il: est-ce le bon choix? Sera-t-il en mesure de perpétuer la dynastie des Kim. Peut-être, lui aussi, il est un peu comme nous, dans l’isoloir pour faire valoir notre droit de vote au nom de la démocratie, la doute s’installe : est-ce la moins pire des options?

Photo prise lors de la parade militaire du 65e anniversaire du Parti travailliste de la Corée du Nord. Le fils, Kim Jong Un, le père, Kim Jong Il.

Transfert de pouvoirPhoto : AP Photo/Vincent Yu