Images et textes sur 'Performance'

 

Moine volant

Vendredi 23 mars 2012

La photographie rend cette performance plus que vrai… ou moins. Tout dépend du point de vue.

L’artiste performeur chinois Li Wei est habillé en moine et suspendu au bout de deux câbles par une grue à une quinzaine de mètres au-dessus du sol.

moine volant

Baptême au Jourdain?

Lundi 19 septembre 2011

Baptême au Jourdain?Image : EPA / Jim Hollander

Pendant un bref moment, en présence de cette photo, nous avons cru qu’il s’agit d’un baptême au Jourdain, version moderne, des Born-again Christians comme appelés les Américains…

Bah non! C’est un Happening tout le monde tout nu à la Tunick dans une ancienne ville au bord de la rive occidentale de la mer Morte, à la limite du désert de Judée en Israël.

Un groupe d’hommes nus écoutent des directives de l’artiste américain, hors champ. Quelques modèles volontaires immergent dans la mer Morte en regardant en direction de la Jordanie comme le reste du groupe. Pendant ce temps, des femmes prennent leur douche pour enlever le goût du sel de leur corps. Quelque 1000 personnes se dénudent à la plage minérale, au nord d’Ein Gedi la fin de semaine passée pour participer au projet Sea Naked, qui a pour objectif de sensibiliser le sort de la mer Morte dont le niveau d’eau est à l’abaisse drastiquement depuis quelques années.

Tunick, vous le connaissiez probablement, est un artiste américain qui crée des photos de mise en situation artistique montrant un public volontaire qui accepte de se dénuder dans de lieux publics. Son travail met en relation l’humain et son environnement. Mais sa formule commence à être usée : de la préoccupation environnementale, du monde nu en masse et un nom de projet évocateur comme un titre de tableau.

Liu Bolin, l’artiste invisible

Dimanche 28 août 2011

Liu Bolin, artiste invisibleLe 10 août dernier, l’artiste chinois invisible Liu Bolin s’est offert une autre séance de performance du silence dans son atelier du célèbre district d’art contemporain de Beijing, le 798 zone.

Ici, l’artiste n’est plus le créateur mais avant tout un support à la création artistique. L’artiste est l’auteur de l’idée de se rendre invisible mais c’est les autres qui le rendre invisible.

Homme invisible

Liu Bolin

Autoportrait d’un artiste chinois

Mardi 5 octobre 2010

Représentation du soiCe soir nous vous parlons de moi, de nous et d’eux en art.

« Ouf! » ;-) C’est ce dont nous sommes dits dans la tête en ce moment. Certains soirs après une longue pause de billets, c’est particulièrement difficile comme là. Le moteur semble tourner dans le vide. La tête en coton, les mots se poussent en criant « Fuyons! Fuyons! Y a rien par icitte! » et les idées comme des moustiques par les temps qui courent, rares ou simplement : Eurk! Capoute, il fait ben trop frette!

Déjà octobre.

De l’autoportrait d’un artiste chinois ce soir, il s’appelle Zhang Artiste chinoisHuan, vit et travaille à New York. Sa renommée outre-mer a fait retirer son nom de la liste de Persona non grata de son pays d’origine. Depuis, il travaille aussi à Shanghai.

Que pouvions-nous dire sur lui tout en restant simple, bref et sans fioriture?

Les performances artistiques de Zhang étaient fort mal perçues et reçues à ses débuts en Chine. Il avait donc la police à ses trousses. Il était presque eurk capoute! Si on trouvait Lady Gaga excentrique et scandaleuse avec sa robe de chair, imaginons maintenant un jeune se dit artiste en faisant des simagrées, se montrait nu en Autoportrait d'artiste chinoispublic dans l’empire du Milieu. Paf! Il s’est fait éjecter de chez « eux» , et se trouve parmi « nous»  en Amérique.

Zhang Huan racontait que du coup, on s’intéressait à lui et de ses manifestations; on commanditait ses performances dans les rues de New York. Et son « moi»  se transformait, se questionnait et se montrait avec exubérance et subtilité. Ses performances l’avait alors mis sur le diapason artistique new yorkais. Et pouf! De nouveau, il est accepté chez lui ou son « moi parmi nous»  mais chez eux.

Auparavant, l’art de se représenter exprimait parfois une douleur de vivre au moyen de la peinture sur toile, nous sommes arrivés au temps que certains artistes sont allés à utiliser leur corps comme support et matière pour représenter un similaire de souffrance de vivre. Il reste maintenant à décoder ces mots sur son corps pour percer la barrière de la langue et de culture pour comprendre si ce questionnement de soi est-il tout aussi véridique que l’oreille coupée de Van Gogh ou cette colonne brisée de Frida.

Voilà tout, pour le moment.

Zack dort déjà paisiblement. Nous nous sommes dits mais pourquoi nous donner du mal. Le sommeil fait ses toc toc dans la tête… ben coudonc, déjà personne.

La Princesse

Samedi 10 avril 2010

araignée géanteLa princesse, de l’art du 21e siècle. Une forme d’art qui trouve sa raison d’être parmi les gens; une forme d’art qui fait vivre une expérience nouvelle aux gens qui l’entoure.

La Princesse, une production artistique conçue et exploitée par l’entreprise française en art de la performance, La Machine. La Princesse est une araignée mécanique de 50 pieds. Elle est présentée au public dans de défilés, en performance théâtrale ou sous forme d’exposition conventionnelle. La Princesse est une machine de divertissement à générer de revenus pour permettre à sa préservation que plusieurs artistes n’ont pas su comment faire, pour faire vivre leur art et vivre de leur art.

L’art de ce siècle qui débute se manifeste comme étant des plateformes multidisciplinaires, d’amalgame d’expériences humaines et de montage financier: de l’argent, du plaisir et des gens qui font notre monde. L’art évolue. C’est aux artistes de s’adapter. Sinon, point d’art nouveau et, que de prolongements du connu: visionnaire ou académicien.  Un choix à faire. Un prix à payer.

La Princesse, un art qui vit au présent. Mais a-t-elle un avenir? Notre monde s’intéresse-t-il à son avenir? Vous diriez probablement, mais qu’est-ce l’avenir? Le temps, l’espoir, l’inquiétude? L’avenir, est-ce demain, après-demain, le mois prochain, l’an prochain, une génération, une vie… ?

Bon, une chose est certaine, le merveilleux vit, émeut et perpétue. Les histoires de princesse, on aime ça! Youpi! :-)

Princesse

Un défilé de la Princesse

Homme invisible

Lundi 18 mai 2009

Aujourd’hui, la présentation d’un autre artiste contemporain. Une série de photos de sa performance « Hiding in the City » regroupe une quinzaine d’images largement diffusées sur le net, il s’appelle Liu Bolin. L’été passé, il a participé à une exposition de jeunes talents chinois « New Middle Kingdom » au Royal Liverpool Atrium. L’artiste est très sollicité dans le monde des arts.

Voici une photographie de l’homme invisible… presque invisible… heu, bien camouflé… peut-être, c’est plus précis disant que l’artiste s’est dissimulé au travers de ruine moderne… urbaine. Ouf! Vraiment pas facile de s’exprimer.

Homme invisible

Mais cette image-là, n’est-elle pas séduisante comme l’expression artistique? Voyons maintenant ce que l’artiste a dit.

« Se couler dans la société humaine est une façon simple de s’en échapper. […] Les points de vue varient d’un homme à l’autre dans le monde matériel qui est le nôtre. Ainsi varient les manières de rester en contact avec le monde extérieur. Pour moi, j’opte en faveur de l’intégration à la société. Ce n’est pas que je m’immerge dans ce milieu, mais plutôt que ce milieu m’envahit. S’occuper de notre environnement, c’est le message que je veux faire passer au travers de mes œuvres. » ainsi se confie l’artiste qui cultive l’art de la performance, l’art du camouflage, l’art d’intégration à l’environnement, l’art de l’invisible, l’art de l’illusion… dans le texte promotionnel de la galerie qui le représente.

Voulez-vous savoir comment créer des hommes invisibles ou l’art de se dissimuler? Liu Bolin commence par trouver l’endroit où se déroulera sa performance. Ensuite, il se peint et se fait peindre, patiemment, au détail près, pour se fondre totalement dans le paysage choisi. Dans une telle image, l’artiste joue un rôle de trait d’union entre l’arrière-plan et le premier plan. Il renverse ainsi les codes conventionnels de la composition picturale.

- Mais, c’est quoi ces codes machin-trucs, diriez-vous, peut-être. :-|

On passe de l’artiste qui peint à l’artiste qui se fait peindre; de l’artiste-créateur qui crée et magnifie à l’artiste en support à peindre, muet et figé; le corps devant l’arrière-plan devenant à la fois l’illusion de l’arrière-plan, la présence du corps mais l’absence de la personne, etc. Bon, voilà tout pour cette petite présentation d’un autre artiste contemporain très à la vogue : Liu Bolin.

Nous ne commenterons pas ses propos. En voulant les décortiquer, nous risquons tomber dans du mémèrage ou du tartinage. Oups, si ce n’était pas déjà le cas… trop tard, c’est écrit! Ça doit être les effets du printemps! :roll: