Images et textes sur 'Patrimoines'

 

Cercles de pierres

Dimanche 13 novembre 2011

Sans vouloir apporter quelconque explication à cette installation sans titre d’Aeneas Wilder que nous avons présentée hier, aujourd’hui, une ancienne structure composée de cercles de pierres dans les hauteurs du plateau du Golan.

La publication d’une nouvelle proposition de réponse à cette énigme ancienne du Golan nous amène à parler de ce site mystérieux préhistorique que certains considèrent comme une réponse de la Terre sainte à Stonehenge.

Certains érudits pensent que la structure des cercles concentriques de pierres connue sous le nom de Refayim galgal en hébreu ou Rujm al-Hiri en arabe, était un temple astrologique. D’autres considèrent qu’il s’agit du lieu de sépulture d’un personnage important.

La nouvelle théorie proposée par l’archéologue Rami Arav de l’Université du Nebraska vise à percer l’énigme du site de la roue spectrale. Selon lui, il s’agirait d’un temple astrologique qui comprendrait également un vaste complexe funéraire, une ancienne méthode d’élimination des morts. Arav croit qu’il s’agit d’un énorme exploit pour des gens qui vivaient il y a 6000 ans de construire quatre cercles composés de 42,000 tonnes de pierres.

cercles de pierres
Image : AP Photo / Albatros

Intérieur d’une sculpture géante

Mercredi 15 juin 2011

Intérieur d'une sculpture géante

Tête de cheval géantArrive-t-il à vous à vouloir voir l’intérieur d’une sculpture géante? Et bien, si cela était le cas, voici quelques images d’une sculpture géante en bronze qui vous intéresseraient.

La statue en bronze d’Alexandre le Grand sur son cheval Bucéphale est de 12,5 mètres de haut, debout sur un piédestal de 10 mètres. L’installation de la statue sur la Place de Macédoine fait partie du projet « Skopje 2014 ».

Skopje est la capitale et la plus grande ville de la République de Macédoine, ex-République yougoslave.

D’ici à 2014, « Skopje 2014 » a pour objectif d’effacer la grisaille architecturale héritée de l’ère communiste. Le projet urbanistique couvrira le centre de la capitale de la Macédoine de monuments, d’arches, d’obélisques et de fontaines… quelques nouveaux ponts et des édifices dotés de vastes dômes. Le tout donnerait à la ville une impression de mélange d’architectures classique et baroque.

Façade

Jeudi 8 avril 2010

On dit souvent que le jugement le plus sévère que l’on porte sur nos gestes et actions vienne de soi-même. On dit souvent que notre monde est matériel; des actions sont de courte vue; la performance est privilégiée au sens profond des actions réfléchies. Bref, l’ordre est vu comme étant passé et le degré de désordre croit avec le temps.

Nous sommes tombés par hasard sur cette photo prise sur les chantiers des Grands Moulins de Pantin. On conserve sa façade. Car la façade a une valeur visible. Pour le reste des Grands Moulins de Pantin, c’est de la complication si l’on avait décidé de le préserver au nom de la conservation du patrimoine architectural.

Le visible a une valeur plus grande que l’on peut s’imaginer.

Façade des Grands Moulins de Pantin

Le chantier des Grands Moulins de Pantin a duré trois ans. Il a coûté 100 millions d’euros. Il est situé entre le canal de l’Ourcq et la voie de chemin de fer.

Préparation pour le Nouvel An

Lundi 28 décembre 2009

Des enfants chinois qui se préparent pour l’arrivée du 2010, l’année du Tigre.

Année  du Tigre

Nouvel An chinois 2010

Dans l’apprentissage, il y a l’appropriation des connaissances.

Il y a deux aspects intéressants dans le comportement de prendre à son compte une chose qui n’est pas à soi : «voler» comme dans le plagiat et, «s’approprier». Dans l’action de s’approprier une connaissance, il peut y avoir successivement l’immersion, l’absorption, la compréhension, la réinterprétation, l’appropriation et la revendication. La schématisation du masque africain dans le cubisme de Picasso en est un exemple.

L’action de s’approprier un symbolisme culturel, le transformer en revendication de paternité artistique au sein de la même population est beaucoup plus difficile, surtout dans une société à la culture millénaire. Car la codification est si ancrée parmi cette population, il en est quasi impossible de bien réussir une transgression de sens en modifiant la forme.  Par contre, cela devrait une manifestation de l’exotisme culturel si elle était exposée ailleurs.

Ceux qui ont vécu dans un vieux pays ont probablement déjà entendu quand vient le temps d’un changement, certains ont tendance à demander : mais dites, c’est pour quoi ce changement?

Obama sur le mont Rushmore

Samedi 11 juillet 2009

Obama sur le mont RushmoreImage : Kate Davison-Greenpeace/Reuters

Greenpeace a déployé une bannière à côté du visage d’Abraham Lincoln sur le mont Rushmore. On peut voir un portrait d’Obama inachevé et un message : « l’Amérique vénère les leaders, pas les politiciens! Arrêtez le changement climatique!» 

Greenpeace, habitué à ce type d’intervention spectaculaire livre un message qui semble s’adresser à un public cible. Mais, à qui s’adresse-t-il? S’adresse-t-il à Obama? Puisque l’on parle au nom de l’Amérique; s’adresse-t-il aux dirigeants du G8? Car l’action intervient au moment où Obama et ses homologues participaient au sommet du G8 en Italie il y a deux jours; à moins que le message destine aux Américains, ou simplement, à nous les citoyens du monde afin de nous inciter à ne pas honorer des politiciens de Kodak et de discours? Bref, même si le message semble être simple, sommaire et direct, il laisse quand même à l’interprétation.

Dans un autre ordre d’idée, saviez-vous qui est l’artiste sculpteur du célèbre monument sur le mont Rushmore?

Gutzon Borglum. L’artiste et 400 ouvriers ont travaillé durant 14 ans, soit du 4 octobre 1927 au 31 octobre 1941. Les quatre visages hauts de 18 mètres avaient pour but de commémorer les 150 premières années de l’histoire des États-Unis. Les travaux ont pris fin à l’épuisement du budget voté par le Congrès. Les quatre visages sculptés sur le mont Rushmore ont coûté presque un million de dollars.

Ô l’argent, indissociable « ami »  de l’Art! Un sujet à élaborer, mais pas aujourd’hui, faute de temps. ;-)

Peinture chinoise

Jeudi 4 juin 2009

Ouf! Déjà et enfin vendredi… après un beau dodo, une longue semaine éprouvante.

Bon, fini cette banale intro d’un bref instant de notre humanité éphémère!  :roll: Nous vous présentons une peinture représentant la vie citadine des Chinois d’une époque lointaine, un bref instant de leur humanité éphémère immortalisée. Dommage! Le site du musée ne permet pas une vue agrandie du tableau. Car plusieurs auraient passé de plus longs moments à parcourir, de regards, ces lieux mystérieux, et peut-être même trouver un ou deux artistes orientaux.

Peinture chinoise

Reçu le lien du site web d’une amie qui nous disait de prendre notre temps. Et bien, à notre tour, nous vous disons : prenez votre temps, après tout, c’est vendredi demain! Vous contrôlez la vitesse de défilement du tableau virtuel avec votre souris, un peu difficile à notre goût. C’est peut-être dû à l’âge vénérable de notre souris… Lorsque vous verrez apparaître des cadres blancs, n’oubliez pas de cliquer à l’intérieur des carrés blancs et allumez votre son, si vous étiez curieux.

C’est une peinture très célèbre en Chine. La version originale a été peinte vers 1085-1145, elle se trouve à Beijing. Elle mesure 5 mètres 28 de large et 24,8 cm en hauteur. On dénombre 814 personnages au total. Le tableau a été repeint – une réadaptation de l’image, au cours de la dernière dynastie chinoise. Cette version plus récente, elle se trouve à Taipei.

Le tableau est considéré comme un des grands trésors de Chine. Il existe plusieurs versions du tableau, reproduites, imitées et pastichées, au fil des siècles. Pour mieux apprécier cette peinture chinoise, il faudrait aborder un peu l’histoire chinoise, l’esprit de l’art chinois classique, l’intention de l’artiste, celui de la version originale. Un peu compliqué… tout ça. :-|

Montréal et ses graffitis

Dimanche 31 mai 2009

Il semblerait qu’à Montréal, on dépense cette année 6,1 M$ de fonds publics pour éliminer les graffitis sur les murs des immeubles de Montréal. La Ville de Montréal a publié récemment quelques chiffres qui peuvent intéresser à certains, dont nous-mêmes. :-)

Eh bien! avec 6,1 M$, on peut acheter 13 autobus, semble-t-il.

Le coût pour effacer un mètre carré de graffitis est de 6 $. La Ville doit débourser, en moyenne, 170 $ pour effacer les graffitis laissés par un artiste… graffeur. Si ce dernier se fait pincer, il risque jusqu’à 1000 $ de sanction pécuniaire.

On oublie souvent que laisser sa trace est un désir, disons, profondément enfoui du genre humain. Ce qui est considéré comme socialement inacceptable, la société réprimande, punit et efface. Les dessins laissés sur les parois des grottes d’Altamira et de Lascaux sont tous déclarés de nos jours, patrimoines de l’humanité. Cependant, nous ne savons pas s’ils étaient acceptables à leur époque.

Voilà, un phénomène observable de l’évolution de l’art : des limites de l’acceptable, nous les faisons, nous les défaisons et, nous en inventerons, pourvu que ceux-ci justifient un semblable sens, mais là, encore.

Bonne semaine!

Graffitis

Voyage du retour en Égypte pour un sarcophage?

Lundi 23 mars 2009

L’Égypte exigera le retour d’un sarcophage de l’ère pharaonienne.

Un sarcophage en bois vieux de 3000 ans, pillé et sorti clandestinement de l’Égypte il y a maintenant, plus d’un siècle, a été intercepté par des douaniers américains. Si les autorités américaines n’ont pas encore commenté cette nouvelle, l’Égypte a annoncé, dimanche, par la voix de son Conseil suprême des antiquités (SCA), que cet artefact leur soit restitué immédiatement.

Selon le communiqué du SCA, le sarcophage a initialement été sorti de l’Égypte en 1884. Il date de la XXIe dynastie, qui a régné l’Égypte entre 1081 av. J.-C. et 931 av. J.-C. Il provient de la capitale de l’Égypte ancienne, Thèbes. Le sarcophage est actuellement retenu par les autorités douanières américaines à Miami, en Floride, qui l’ont saisi en provenance d’Espagne. Quant à l’acheteur américain, semble-t-il, l’a renoncé dans de telle circonstance, toujours selon le même communiqué.

Un sarcophage est un cercueil taillé pour prendre la forme de son occupant, décoré d’images et d’inscriptions religieuses dont le but est d’assister l’âme du défunt dans son voyage dans l’au-delà. Comme l’on dit, la valeur d’un objet ne dépend, ni de sa beauté, ni de sa valeur marchand…  Une photo s’impose!

Voyage du retour en Égypte pour un sarcophage?

Patrimoine culturel de l’humanité

Lundi 16 mars 2009

Aujourd’hui, un billet de suivi. Un retour sur un sujet abordé dernièrement en passant par la réouverture du Musée d’Irak, à Bagdad, pour finalement aboutir à un texte d’Hugo. Si vous préfériez, du coq à l’âne. :-)

Musée de Bagdad, IrakImage : Anja Niedringhaus/AP

En fin février 2009, un peu moins de six ans après l’invasion américaine de l’Irak, le Musée de Bagdad a réouvert ses portes. Au cours de cette longue période de fermeture, des spécialistes, enquêteurs, soldats, policiers et Interpol ont tenté de récupérer et restituer une partie des collections d’oeuvres assyriennes et babyloniennes, pillées, volées et ravagées durant les premiers jours de l’arrivée des troupes américaines dans la capitale irakienne. Si l’on croit à la Convention internationale de La Haye sur la protection des biens culturels en cas de conflit armé, l’obligation incombe à la puissance occupante… et protectrice.

Hélas, ce ne fut pas le cas en 2003. La mise à sac de la Bibliothèque et du Musée de Bagdad a eu lieu sous les yeux des troupes de l’envahisseur.

Un fait intéressant à retenir, le Musée de Bagdad est reconnu comme le 3e musée du monde en richesse des biens culturels de la Mésopotamie antique, après le British Museum de Londres et le Louvre de Paris.

Patrimoine culturel de l’HumanitéImage : Thomas Coex/AFP

Au cours de cette même semaine de février 2009, il y a eu des enchères à Paris, une mise en vente de la Collection YSL-Bergé au Grand Palais. L’événement a été organisé par la Maison Christie’s de Pinault. Rappelez-vous de la polémique autour des deux têtes d’animaux en bronze ? Compte tenu de l’impossibilité à récupérer légalement les deux antiquités réclamées, par stratagème «Si vous ne nous les restituez pas, nous vous forcerions à vous les garder», un collectionneur chinois, Cai MingChao, a acheté les deux têtes le soir du 23 février, avant de déclarer son refus du paiement. On a su plus tard que Cai dirige une maison d’enchères située à Xiamen. Il est l’un des conseillers du Fonds du patrimoine national de Chine, un organisme paragouvernemental qui a pour but de récupérer des objets pillés au cours du 19e siècle par les puissances européennes.

N’est-ce pas toute une coïncidence que ces deux événements soient déroulés durant la même semaine ?

- Et alors? diriez-vous, peut-être.

En fait, nous nous demandons simplement pourquoi personne ne s’est intéressé à ces deux événements conjointement et pourquoi l’histoire se répète malgré la succession des empires et des conventions internationales renouvelées.

Bref, nous vous laissons sur ce beau texte du grand Hugo que nous avons entendu parler depuis un bon moment sans que nous soyons capable de mettre la main dessus. Voilà, c’est fait pour nous et maintenant, en le partageant avec vous. Bonne semaine! ;-)

Vous me demandez mon avis, monsieur, sur l’expédition de Chine. Vous trouvez cette expédition honorable et belle, et vous êtes assez bon pour attacher quelque prix à mon sentiment ; selon vous, l’expédition de Chine, faite sous le double pavillon de la reine Victoria et de l’empereur Napoléon, est une gloire à partager entre la France et l’Angleterre, et vous désirez savoir quelle est la quantité d’approbation que je crois pouvoir donner à cette victoire anglaise et française.

Puisque vous voulez connaître mon avis, le voici. Il y avait, dans un coin du monde, une merveille du monde ; cette merveille s’appelait le Palais d’été. L’art a deux principes, l’Idée, qui produit l’art européen, et la Chimère, qui produit l’art oriental. Le Palais d’été était à l’art chimérique ce que le Parthénon est à l’art idéal. Tout ce que peut enfanter l’imagination d’un peuple presque extra-humain était là. Ce n’est pas, comme le Parthénon, une oeuvre rare et unique ; c’était une sorte d’énorme modèle de la chimère, si la chimère peut avoir un modèle. Imaginez on ne sait quelle construction inexprimable, quelque chose comme un édifice lunaire, et vous aurez le Palais d’été.

Bâtissez un songe avec du marbre, du jade, du bronze, de la porcelaine, charpentez-le en bois de cèdre, couvrez-le de pierreries, drapez-le de soie, faites-le ici sanctuaire, là harem, là citadelle, mettez-y des dieux, mettez-y des monstres, vernissez-le, émaillez-le, dorez-le, fardez-le, faites construire par des architectes qui soient des poètes les mille et un rêves des Mille et Une Nuits, ajoutez des jardins, des bassins, des jaillissements d’eau et d’écume, des cygnes, des ibis, des paons, supposez en un mot une sorte d’éblouissante caverne de la fantaisie humaine ayant une figure de temple et de palais, c’était là ce monument.

Il avait fallu, pour le créer, le long travail de deux générations. Cet édifice, qui avait l’énormité d’une ville, avait été bâti par les siècles, pour qui ? Pour les peuples. Car ce que fait le temps appartient à l’homme. Les artistes, les poètes, les philosophes connaissent le Palais d’été ; Voltaire en parle. On disait : le Parthénon en Grèce, les Pyramides en Egypte, le Colisée à Rome, Notre-Dame à Paris, le Palais d’été en Orient. Si on ne le voyait pas, on le rêvait. C’était une sorte d’effrayant chef-d’oeuvre inconnu, entrevu au loin dans on ne sait quel crépuscule comme une silhouette de la civilisation d’Asie sur horizon de la civilisation d’Europe.

Cette merveille a disparu.

Un jour, deux bandits sont entrés dans le Palais d’été. L’un a pillé, l’autre a incendié. La victoire peut être une voleuse, à ce qu’il paraît. Une dévastation en grand du Palais d’été s’est faite de compte à demi entre deux vainqueurs. On voit mêlé à tout cela le nom d’Elgin, qui a la propriété fatale de rappeler le Parthénon. Ce qu’on avait fait au Parthénon, on l’a fait au Palais d’été, plus complètement et mieux, de manière à ne rien laisser. Tous les trésors de toutes nos cathédrales réunies n’égaleraient pas ce formidable et splendide musée de l’Orient. Il n’y avait pas seulement là des chefs-d’oeuvre d’art, il y avait un entassement d’orfèvreries. Grand exploit, bonne aubaine. L’un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l’autre a empli ses coffres ; et l’on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant. Telle est l’histoire des deux bandits.

Nous Européens, nous sommes les civilisés, et pour nous les Chinois sont les barbares. Voilà ce que la civilisation a fait à la barbarie. Devant l’histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre. Mais je proteste, et je vous remercie de m’en donner l’occasion ; les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ; les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais.

L’Empire français a empoché la moitié de cette victoire, et il étale aujourd’hui, avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du Palais d’été.

J’espère qu’un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée. En attendant, il y a un vol et deux voleurs, je le constate. Telle est, monsieur, la quantité d’approbation que je donne à l’expédition de Chine.

Discours de Lincoln

Jeudi 12 février 2009

Aujourd’hui, c’est aussi le jour du 200e anniversaire du 16é président américain Abraham Lincoln. En ce jour où les Américains fêtent l’un de leurs grands présidents, un manuscrit de Lincoln a été vendu pour $3,4M chez Christie’s, à New York.

Habituellement, nous vous parlons des oeuvres d’art vendues aux enchères. Semble-t-il que le montant constitue un record pour un manuscrit d’un discours de Lincoln, lequel a été prononcé le 10 novembre 1864 depuis une fenêtre de la Maison Blanche. Tout juste après sa réélection.

Un ami nous a longtemps parlé des discours de Lincoln comme des chefs-d’oeuvre. Il nous a cité à quelques reprises le 2e discours inaugural de Lincoln en soulignant l’intelligence, l’habileté et l’élégance de Lincoln comme orateur. Pour ce second bicentenaire de la naissance de la journée, un passage du discours que Lincoln a prononcé lors du jour de l’inauguration de son second mandat.

Que ce terrible fléau de la guerre disparaisse rapidement, c’est notre espoir le plus sincère, et notre prière la plus ardente. Mais, si Dieu veut qu’elle continue jusqu’à ce que toutes les richesses accumulées par le travail non payé des esclaves aient été détruites et jusqu’à ce que chaque goutte de sang arrachée par le fouet ait été payée par une goutte de sang tirée par l’épée, alors que ce qui a été dit il y a trois mille ans soit redit aujourd’hui, « les jugements du Seigneur sont justes et bons ».  Sans malveillance à l’égard de qui que ce soit, avec charité envers tous, avec la fermeté du bon droit, tel que Dieu nous permet de le comprendre, finissons le travail dans lequel nous sommes engagés.

Discours de Lincoln

Arènes de Lutèce, entre mes deux visites

Jeudi 25 septembre 2008

Par Mélibée

Arènes de Lutèce, entre mes deux visites – Il y a un peu plus de dix ans que j’ai vu cet endroit pour la première fois. Il s’y en dégageait une très belle ambiance. On pouvait très bien sentir la présence des lieux, sentir le temps.

Arènes de Lutèce, entre mes deux visites

Mais là, mais là, ça ne va pas du tout, du tout… avec ces magnifiques bancs de parc verts, ces balustrades bon marché et ces poubelles d’allure internationale.  Non, mais c’est devenu un rond-point. Dites, vous connaissez l’intégration urbaine, messieurs les fonctionnaires…  je sais, je sais… je rouspète. Mais admettez que c’est une horreur.

Qui a pris cette décision… une chance que je ne suis pas empereur, enfin, impératrice… Des têtes rouleraient! :?

Bon, je vais me calmer. :-)

Il y a tout même une notion de sécurité publique qu’une Administration des services publics doive considérer… je sais. Mais contemplez le gâchis, voyez par vous-même… si vous êtes assis ici… regardez ce combat silencieux entre les vestiges d’hier et ceux d’aujourd’hui. J’exagère, vous dites? Pas du tout, pas du tout. L’intégration urbaine ça existe, vous savez. Ce n’est pas qu’un concept, mais une réalité concrète.  Allez… pardi!!!  Un p’tit effort pour moi la prochaine fois quand je vous rendrai visite.

Pour terminer sur une note pastorale, quand vous irez dans l’arène. Il vous faudrait gravir les gradins et redescendre par le petit escalier qui donne sur la rue.

C’est coquet et magnifique. L’espace de quelques marches et l’on se croirait en campagne.

Arènes de Lutèce

Vide et plein

Mardi 2 septembre 2008

Vide et plein – Le vide est un concept fort abstrait, surtout si le mot est écrit avec grand V. En ce qui concerne le plein, c’est encore un peu plus compliqué. Nous en parlerions une autre fois si la circonstance s’y prête.

Le vide faisait partie de la vision du monde à l’Orient comme il prenait sa tournure philosophique en Occident, et le nihilisme nietzschéen peut revendiquer son apport important à la pensée moderne. Il a même fait des petits parmi des artistes. La pensée, ouf! Un autre sujet délicat, à la fois insignifiante et immensément difficile à aborder.

Le vide en art est un concept tantôt du domaine de la pensée visuelle, tantôt de la conception du modèle abstrait qu’est la pensée de l’artiste. Il faudrait ajouter à cela que la manifestation du concept à travers une matière rend les uns différents des autres : peinture, sculpture, dessin, architecture, céramique, etc.

La conception du vide en art est donc une représentation singulière de la vision du monde de l’artiste. L’emprise tentaculaire de celle-ci puise une part importante de sa source dans les références culturelles de l’artiste. La matérialisation du vide en architecture s’inscrit, sans doute, sur des fondements qui diffèrent de ceux de la peinture ou du design, même si les artistes de divers disciplines peuvent partager une même parenté dans leurs pensées du vide.

Si un architecte est à la fois urbaniste, sa conception du vide se différencie assurément à celle d’un architecte désirant construire un tour qui dominera la perspective panoramique d’une ville. L’originalité de l’architecture récente de Pékin que nous avons vue à la télé durant les JO est formidable. Le libre marché chinois trouve même son affirmation dans un urbanisme hétéroclite et une architecture urbaine de prouesses – « Faites de la place parmi vos vieilleries, admirez la magnificence de la modernité. » Les Chinois feront probablement la même chose que les Occidentaux ont faite. Dans un avenir non-loitain, ils auront leurs Vieux-Pékin, Vieux-Shanghai, Vieux-Autre-Lieu au même titre que nos Vieux-Montréal, Vieux-Québec, Vieille-Lutèce, etc. Néanmoins, la réserve du patrimoine de chaque nation est proportionnellement à la longueur de leur histoire et à la taille de leur héritage culturel. Ça prendra un peu plus de temps aux Chinois à démolir le leur et à réaliser que le vide du son passé prend forme, lentement mais sûrement, à travers leur patrimoine.

Ainsi, le Vide prendra sa place au sein du chaos dynamique, la singularité régnera sur le cosmopolitisme. Lorsque le nébuleux se dissipe, les êtres chercheront leurs semblables, en se découvrant qu’ils sont les uns à côté des autres, à quelques milliards d’années d’espace-lumière et le vide, sans cesse, grandissant.

« Mon Dieuuuu! Mais où êtes-vouuus? » Seul, un écho parviendra à nous, païens. Oups! Terriens.

Vide et plein

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Cette image a été oubliée un jour entre deux pages des Mémoire d’outre-tombe de Chateaubriand. Nous l’avons retrouvé récemment par hasard en écrivant les quelques lignes sur le Cèdre du Liban. Pourtant, nous l’avons cherché, sans succès. L’égarement de cette petite carte postale publicitaire n’a jamais laissé de vide, malgré les années de son absence. Car nous savons qu’elle est là, quelque part parmi ces choses qui nous sont chères.

Le concept graphique de cette image nous semble encore intéressant, même si le temps passe et les tendances publicitaires ont beaucoup évolué depuis 2003. Nous l’aimons encore. Nous en reparlerons dans dix ans… si la vie est toujours au «beau » fixe, peut-être.