Images et textes sur 'Parlons d'un artiste'

 

On s’en moque

Lundi 12 mars 2012

Il y a de l’auto-dérision au coeur des hommes qui s’en moquent du présent, car l’on peut bien se préoccuper du futur, mais il n’est plus ce qu’il était, comme disait Paul Valéry. Que reste-t-il alors du songe d’un après-midi d’été ? Peut-être, il ne reste que de souvenir d’un coup de soleil sur le nez que la douce brise a fait oublier au dormeur de la chaleur du rayon de soleil. Pauvre nez!

on s'en moque.
Photo : Le monde satirique d’Yua Minjun en 3D : Eh Petit! Rira bien qui rira le dernier.

Correspondant de guerre

Jeudi 23 février 2012

Remi Ochlik, correspondant de guerre.

Après avoir couvert la révolte tunisienne, égyptienne et libyenne de 2011, il meurt à l’âge de 28 ans en Syrie dans le bombardement d’un centre de presse où il se trouvait avec la journaliste américaine, Marie Colvin.

Sa série de douze images intitulée « Bataille pour la Libye » est récompensée récemment par le premier prix du World Press Photo dans la catégorie « Informations générales » et il devait recevoir son prix à Amsterdam le 20 avril 2012. Hier, La guerre a annulé le rendez-vous du photojournaliste avec la consécration de son talent.

Correspondant de guerre Remi Ochlik

Echec de l’inachevé

Lundi 6 février 2012

Le sentiment d’un échec ou l’aveu d’un artiste pour son oeuvre inachevée. Le constat d’une réalité : « je ne finis jamais rie… »

Son auteur: Brad Rose.

oeuvre inachevée

Ai Weiwei, artiste chinois controversé

Mardi 22 novembre 2011

Le plus controversé artiste contemporain chinios, Ai Weiwei, a encore fait sa part pour provoquer les autorités chinois.

A la suite de la publication d’une série de photos montrant lui et 4 femmes nus, une nouvelle enquête policière qui accuse Ai de faire de pornographie.  Dans une précédente enquête, Ai Weiwei a été accusé de fraude fiscale pour un montant de 1,4 million. En signe de protestation et de soutien populaire, les internautes chinois se déshabillent pour Ai Weiwei, ici.

Un tigre et huit seins, le titre de cette suite de photos prises il y a deux ans. :)

ai wei wei

Cause de la mort

Samedi 22 octobre 2011

Autoportrait de Van GoghVan Gogh aurait été tué accidentellement par deux adolescents. Une nouvelle biographie intitulée « Van Gogh : La vie » écrite par deux auteurs américains remet en cause la théorie du suicide pour expliquer la mort de Van Gogh, en 1890, à Auvers-sur-Oise.

Selon Steven Naifeh et Gregory White Smith, coauteurs de cette théorie de la mort de Van Gogh, celle-ci date des années 1930. C’est l’historien d’art John Rewald, après avoir enquêté à Auvers-sur-Oise, serait le premier à émettre cette hypothèse. Mais pour la première fois, la théorie du meurtre est soutenue par l’étude de 28000 documents traduits par plusieurs collaborateurs.

Van Gogh aurait été tué par les frères Secrétan, deux adolescents avec qui le peintre impressionniste avait l’habitude de faire la fête et de se disputer. Le coup fatal aurait été commis après une altercation. Van Gogh aurait menti pour protéger les deux adolescents. Mais il aurait affirmé sur son lit de mort qu’il a voulu se suicider. C’est cette affirmation qui a été largement connue et développée après son décès.

Parfois, nous avons l’étrange impression qu’il se cache une chose inexplicable derrière la soif de vérité hypothétique et le désir du dévoilement des faits. Que peut-il changer si l’on connaissait la vraie cause de la mort de Van Gogh? La cause de la mort d’un artiste connu est importante seulement pour ceux qui ont de l’intérêt. Notre monde aurait tout intérêt d’apprendre à laisser la dignité humaine et le repos éternel aux morts, et ce, même pour un dictateur comme Kadhafi.

Peu de gens n’ont pas vu les images d’un Kadhafi agonisant en boucle à la télé. Pourtant, ce monde assoiffé de vérité ne veut pas savoir la cause de la mort de Kadhafi. Pourquoi?

Il y a des vérités que l’on veut savoir, il y a aussi des vérités que l’on ne veut pas laisser savoir. Tout est une question d’intérêt. Quels sont les enjeux de connaître la cause de la mort de Van Gogh? La vérité? La justice? L’art? Le mythe?

"Personne ici n'a tué Kadhafi."
Image : Philippe Desmazes/AFP. 
Note: Combattant du CNT, Nabil Ali Dagouich, exhibe le pistolet doré du colonel Kadhafi, qu’il a récupéré après avoir participé à la capture du dictateur déchu qui a perdu la vie à Syrte. Accident? Exécution arbitraire? Tirs croisés? Les versions sur les circonstances entourant la mort de Kadhafi continuent de différer.

Art Halloween

Mercredi 19 octobre 2011

Art HalloweenÇa prend peut-être plusieurs mois pour cultiver les citrouilles, quand il arrive la saison pour récolter les fruits murs, il est aussi le temps de la fête des montres, fantômes et créatures terrifiantes, le temps d’une nuit.

Saviez-vous le temps qu’il faut pour créer une œuvre d’art faite de citrouille comme celles-ci? Deux petites heures.  Étonnant, n’est-ce pas?

Ça prendre juste deux petites heures à Villafane Ray pour sculpter ces portraits de citrouille, de l’art Halloween d’un réalisme à couper le souffle. Villafane Ray est concepteur pour DC et Marvel Comics, professeur d’art ancien. Quand on parle de ce type performance, on parle rarement du temps que ça prend pour la conception et de la maitrise du maniement des outils.

art citrouille halloween oeuvre d'art

Lanterne rouge sous le regard de Mao

Dimanche 2 octobre 2011

Grande lanterne rougeOn dirait que ces jours de pluie d’automne refroi-dissent l’ardeur du plus fervent blogueur à mettre en ligne des billets. De l’ombre chinoise des pisseurs de l’autre jour à ces images de la construction de lanterne de réjouissance pour les festivités du 62e anniversaire de naissance de la dynastie rouge, les jours passent.

Ces jours-ci, les mots, les idées et les images n’arrivent pas à se amalgamer pour témoigner le passage du temps de l’existence d’artiste. Peut-être, il y a un peu trop de Laozi. La voie que l’on peut nommer n’est pas la Voie. Le nom que l’on peut prononcer n’est pas le Nom. Le sans nom, c’est l’origine de l’univers; Ce qui porte un nom, il est la source de notre perception.

Le regard posé du bon vieux Mao qui observe son empire du haut de la porte de la Paix Céleste nous trouble. Néanmoins, il nous a conduit à l’auteur de la Roue rouge. Nous vous laissons sur un passage du discours d’Alexandre Soljenitsyne écrit à l’occasion de l’attribution du Prix Nobel pour son oeuvre littéraire en 1970. Mais l’auteur ne l’a jamais prononcer.

[...] Pourrons-nous jamais, percevoir cette lumière dans sa plénitude? Qui aura l’audace de dire qu’il a pu définir les limites de l’art et qu’il en a recensé toutes les facettes? Dans le passé, il est probablement arrivé que quelqu’un l’ait compris et nous l’ait fait savoir, mais nous ne nous en sommes pas contentés longtemps : nous avons écouté, puis nous avons oublié, et nous avons éparpillé cette connaissance de-ci, de-là, pressés comme d’habitude d’échanger ce que nous avions pourtant de meilleur, pour quelque chose de nouveau. Et lorsqu’on nous redit cette vérité ancienne, nous ne nous souvenons même plus que nous la possédions déjà.

L’artiste se considère comme le créateur d’un monde spirituel qui lui est propre : il porte sur ses épaules la responsabilité de créer ce monde, de le peupler et d’en assumer l’entière responsabilité. Mais il est écrasé sous ce fardeau, car un génie mortel n’est pas en mesure de supporter une telle charge. De même que l’homme, après s’être déclaré le centre de la vie, n’a pas réussi à construire un système spirituel équilibré. Et fi l’infortune s’abat sur lui, il en rejette le blâme sur l’éternel manque d’harmonie du monde, sur la complexité des âmes brisées du temps présent, ou sur la stupidité du public.

D’autres artistes, reconnaissant l’existence d’une puissance supérieure, travaillent avec enthousiasme comme d’humbles apprentis sous le regard de Dieu. Mais alors, leur responsabilité : face à tout ce qu’ils écrivent ou peignent, et face aux âmes qui reçoivent leur message, est plus astreignante que jamais. En revanche, ils ne sont plus les créateurs de ce monde ni ne le dirigent. Pour eux, le doute n’est plus possible : l’artiste a seulement alors une conscience plus aiguë que celle des autres de l’harmonie du monde, de sa beauté et de sa laideur, de l’apport de l’homme, qu’il doit transmettre intelligemment aux autres. Et dans le malheur, et même au plus profond de la détresse de l’existence, dénuement, prison ou maladie, sa certitude d’une permanente harmonie ne l’abandonne jamais.

L’irrationalité de l’art, ses éblouissants revirements, ses découvertes imprévisibles, l’influence explosive qu’il a sur les êtres humains, tout cela contient trop de magie pour être épuisé par la vision que l’artiste a du monde, par la conception qu’il a de son art ou par l’œuvre de ses mains indignes. [...]

Une lanterne rouge à Pékin Pékin, construction d'une lanterne rouge
Beijing Chine Lanterne rouge, 62e anniversaire, Beijing

Richard Hamilton

Mardi 13 septembre 2011

Richard HamiltonRichard Hamilton est mort. Le vrai père de l’Art Pop…

L’artiste anglais fait partie des pionniers de l’Art Populaire qui est devenu par la suite le fameux Pop Art, largement popularisé aux États-Unis par Jasper Johns, Andy Warhol, Roy Lichtenstein et autres

L’étiquette est importante. Car qui dit l’art populaire, sonne de l’art communiste ou du réalisme social.

L’oeuvre célèbre de Richard Hamilton, ci-dessous, Just What Is It That Makes Today’s Homes So Different, So Appealing? (1956)

oeuvre célèbre de richard hamilton

Photojournalisme

Lundi 12 septembre 2011

photojournalisme, attentat près de la Mausolée de l'Imam Ali à Najaf

Hier, le monde entier, ou presque, a souligné à l’unisson le 10e anniversaire du 11 septembre. Aujourd’hui, une question, quand est-ce que l’on commémore les milliers de civils irakiens morts depuis le déclenchement de l’Opération libération de l’Irak par George W et Tony Blair?

En ce 12 septembre 2011, Iraq Body Count estime de 102,417 à 111,938 civils irakiens tués dans d’attentats et quelque 250,000 civils irakiens blessés.

Loin de nous l’idée de comparer le nombre de victimes du 9/11 à celui de la Guerre irakienne. Car nul n’a le droit moral de comparer les souffrances des peuples et la douleur de perdre des êtres chers dans de telles circonstances funestes. Nous nous demandons seulement si un jour, nos médias donneraient une journée d’antenne pour commémorer les victimes d’Irak…

Bon, aujourd’hui, une histoire du photojournalisme et l’image d’un attentat irakien près de la Mausolée de l’Imam Ali à Najaf, captée par une photojournaliste américaine.

J’étais assise chez moi – un gratte-ciel qui date de l’époque stalinienne, construit par des prisonniers de guerre allemands, vue sur la rivière de Moscou – quand le deuxième avion a frappé les Tours jumelles. Fixant le téléviseur dans un état de confusion horrifié, mon ex-fiancé et moi nous étions assis là jusqu’à une heure avancée de la nuit, collés à l’écran. Certains réseaux d’information montraient des Palestiniens qui manifestaient leurs joies dans les rues, on parlait des moudjahidines que les États-Unis avaient soutenus pendant la Guerre d’Afghanistan contre l’Union soviétique. C’était du pareil au même, il s’agit d’un gros gâchis pour une région, mais j’étais trop émotive ce jour-là à vouloir considérer les implications de la politique étrangère américaine.

Les États-Unis ont clairement déclaré la guerre aux terroristes. La question était de savoir où et comment couvrir le conflit qui débute. Mon agent new-yorkais m’a encouragé de commencer en Afghanistan, alors que mon ex-fiancé m’a déconseillé vivement, même s’il était un photojournaliste lui-même. Il avait photographié les guerres des Balkans, entre autres, et il a vu plusieurs collègues tués et blessés [...]

Le 2 octobre 2001, j’ai quitté Moscou pour le Pakistan avec un petit sac à dos contenant quelques morceaux de vêtements, mes caméras, un numériseur de film et $800. Je parlais d’une assignation de quatre jours. Deux jours après mon arrivée à Islamabad, je m’étais assise sur mon lit dans un hôtel Best Western à regarder les frappes aériennes américaines contre les talibans d’Al-Qaïda en Afghanistan – les premiers grondements d’un nouveau chapitre de ma vie et un parcours de 10 ans à travers une région dévastée par la guerre.

Elle s’appelle Kate Brooks. (traduction libre du début de son récit de photojournaliste)

Image controversée du 9/11

Dimanche 11 septembre 2011

image du 9/11Photo : Thomas Hoepker

Sur cette image du photographe Thomas Hoepker, prise le 11 septembre 2001, on voit cinq jeunes New-Yorkais décontractés, en discussion au bord de l’eau, quelque part à Brooklyn. Derrière cette scène paisible d’un jour ensoleillé, le terrible nuage de fumée et de poussières de Manhattan avec ses légendaires tours jumelles frappées par les avions détournés par les terroristes.

Qu’en pensez-vous de l’oeuvre, et qu’en pensez-vous de ce groupe de jeunes?

C’est ce que l’on appelle une image vaut mille mots. Mais les milles mots ne décrites pas toujours bien une réalité qui nous échappe quand nous ne sommes que témoins de la catastrophe, sans avoir assisté à la discussion des jeunes qui occupent l’avant-scène de cette image du 9/11.

Il y a eu une controverse quand cette photo a été publiée en 2006. Car le public était choqué par l’attitude insensible de ces jeunes devant la tragédie d’une Amérique blessée dans le fondement de ses valeurs et l’orgueil symbolique bafoué devant le monde entier. Ceux qui aiment porter un regard moralisateur sur cette Amérique blessée et bafouée parlaient de la décadence de l’Amérique et de l’insensibilité de ses nouvelles générations.

Nous pensons que l’on aurait dû indigner du comportement de ce photographe au lieu de critiquer ces jeunes sur la photo. D’ailleurs, l’un des jeunes disait qu’ils étaient « dans un état de choc profond ».

Semble-t-il, l’artiste a retardé la publication de cette photo du 9/11, intitulée Young New Yorkers on the Brooklyn waterfront on 9/11. Si Thomas Hoepker l’avait publié peu de temps après 11 septembre 2001, en même temps que ses autres photos prises lors de cet événement. On aurait critiqué l’indélicatesse de l’artiste de créer une polémique alors que le deuil et la douleur d’avoir perdu des proches étaient encore à fleur de peau pour des milliers américains et des parents et amis des victimes d’autres nationalités.

Évidemment, cette photo qualifiée la plus controversée photo (artistique) du 9/11 aurait suscité autant de réactions si elle avait été publiée plus tôt. Le geste de retarder la publication est une autocensure conformiste d’un manipulateur pour gérer l’opinion publique à sa faveur. Cela évite aussi que cette photo ne soit pas noyée dans une masse d’images de tous azimuts durant les premiers anniversaires du 11 septembre 2011. Le geste de publier cette photo 5 ans après les attentats du WTC est murement réfléchi pour que tout le débat se fasse sur le dos de ces jeunes insensibles. La contradiction créée par la juxtaposition des deux scènes génère inévitablement un sentiment de malaise chez ceux qui font face à cette image, au minimum, un pincement de sourcils pour ce comportement décontracté des jeunes.

Nous voulons écrire quelques mots plus acides au sujet de ce Thomas Hoepker. Mais le mot «pute» a fait dévier notre pensée sur ce que Flaubert a dit à la fin de sa vie de Madame Bovary… cette pute vivra longtemps après ma mort, lorsque moi, je pourris six pieds sous terre.

Nous ne sommes pas très bons pour les citations dictées de mémoire. Nous avons peut-être massacré l’esprit aigre-doux de Flaubert à propos de Madame Bovary. Voilà pour aujourd’hui. Bon démanche et reposez-vous bien!

Mark Rothko

Lundi 5 septembre 2011

Mark RothkoEn parlant du néant et de l’oeuvre d’Opalka, nous avons évoqué Rothko dans notre réponse à Lo. Du coup, une parallèle se dessine entre les dernières oeuvres de ces deux artistes aux concepts picturaux abstraits et méditatifs. Un Opalka, linéaire et continu; un Rothko, introverti et référentiel.

L’art d’Opalka peut sembler aux yeux de certains à des agissements enfantins, mais la simplicité et la ténacité de sa démarche trace une indubitable ligne de quête de l’impossible que peu d’autres a le courage et la lucidité d’accepter avant l’ultime repli sur soi. L’art de Rothko offre des perspectives du néant par de multiples tentatives d’implosion silencieuse et… épidermique.

Voici un vidéo sur une sélection d’oeuvres de Rothko qui peut être intéressant, une excellente introduction, quoique l’évocation des images de la nature et des agissements de la nature des humains peuvent biaiser la perception ou écarter d’une appréciation plus méditative sans référence des oeuvres de Rothko.

L’art n’est plus la perfection classique, mais l’image de la condition humaine multiple. Pour une compréhension approfondie de l’art de Rothko, une visite au Tate s’impose et passer quelques heures devant les oeuvres de Joseph Mallord William Turner, pionnier de l’impressionnisme, serait salutaire. Du coup, vous auriez la clé pour accéder à la dimension vaporeuse et liquéfiée de l’art de Rothko.

Roman Opalka, peintre du néant

Dimanche 4 septembre 2011

Roman Opalka

Depuis 1965, l’artiste né en France de parents polonais peignait le temps en servant des nombres, mais l’infini est une quête perdue d’avance. Roman Opalka a arrêté de compter le mois dernier à 79 ans. Nous avons appris cette nouvelle par sérendipité.

Depuis qu’il a décidé de ne peindre qu’une seule œuvre : « Opalka 1965/1-∞ ». Roman Opalka peignait cinq tableaux par an sur des toiles d’une même dimension, 196 cm par 135 cm. Il ajoutait chaque fois environ 1 % de blanc supplémentaire pour arriver à peindre en blanc sur blanc. Un rêve cher à Malevitch. Après chaque séance d’atelier, Opalka photographiait son visage devant le tableau en cours de réalisation qu’il l’appelle Détail. Chaque Détail s’accompagne d’un enregistrement de sa voix prononçant les nombres pendant qu’il les inscrit au pinceau.

« Ma démarche fondée sur la durée de ma propre existence – d’artiste – a tous les aspects d’un égocentrisme exacerbé, mais elle est avant tout universelle : je ne raconte pas ma vie, mes rêves, mes fantasmagories, je n’illustre rien, je ne suis pas dans l’anecdote, je manifeste l’émotion de la vie, j’exalte la peinture, la verticalité d’un peintre – la verticalité de l’homme. »

Vendredi passé, nous avons mentionné Opalka à un ami quand ce dernier a fait éloge de la puissance des nombres et de l’infini. Comme les portraits contenus dans cette image animée d’hier est si envoutant. Nous avons convoqué l’oracle… Google en tapant le nom de Roman Opalka.

Roman Opalka (27 août 1931 – 6 août 2011), peintre du néant. Il peignait blanc sur blanc depuis 2008.