Images et textes sur 'Nouvelles'

 

J’aurais voulu être un artiste

Mercredi 12 novembre 2008

En ce lendemain du jour de l’Armistice qui a mis fin à la Grande Guerre, nous aurions voulu écrire quelques lignes sur la frontière, la guerre, la paix et l’espoir. À notre manière, nous aurions cherché dans notre cerveau d’artiste une ou deux images, quelques lieux communs pour orner ces lignes, maladroitement exprimées, mais toujours authentiques et parfois, ça arrive qu’elles soient émouvantes. Mais un courriel d’une amie a détourné le cours du billet de ce soir.

- Dites, Artistes, de quoi votre amie a-t-elle écrit dans son courriel pour que vous ailliez changer votre fusil d’épaule? De plus, vous nous en parlez ici, sur ce blogue? Puisque vous êtes des gens curieux, vous nous l’auriez ainsi demandé, n’est-ce pas? ;-)

- De l’art.  Évidemment, de quoi d’autre que les arts pour émouvoir des artistes comme nous? :-|

Si nous avions écrit ce soir sur le Jour du Souvenir, nous aurions utilisé le « Champ de coquelicots près de Vétheuil » de Monet, avec Madame et Fiston, ici et là. C’est très connu et vous avez sûrement vu ce tableau-là. Ce n’est pas du grand Monet, mais l’image enferme des sentiments filiaux. Elle se prête bien au jeu de ce billet qui ne sera, malheureusement, jamais écrit. Car le bonheur de vivre en temps de paix, et cette lumière si vivace du Sud de la France qui caractérisent si bien des Monet de jeunesse nous semblent si appropriés pour le sujet.

Si nous n’avions pas changé d’idée pour le sujet de ce soir, un autre tableau aurait pu accompagner ce billet du lendemain du Jour de l’Armistice de la Première Guerre : « La rue Mosnier aux drapeaux » de Manet, pour son soleil radieux et aussi pour ce personnage dans le coin inférieur gauche du tableau, de dos, au béret et à la veste bleu poudre, large d’épaules. Nous nous demandons chaque fois s’il avait été un combattant, ou encore simplement, un infirme de naissance. Peut-être, un accidenté. Vous le savez, à cette époque, les chemins de fer serpentent tout Europe. Il a même l’air en train de chantonner La Marseillaise.  L’entendez-vous?

Le tableau « Rue Mosnier aux drapeaux » de Manet est beaucoup moins connu que le « Champ de coquelicots près de Vétheuil » de Monet.

Mais, rien de tout ça à cause de ce courriel de notre amie. À la place, nous vous parlons de ces possibles rêves fourchés; ces rêves de carrière artistique de plusieurs enfants des générations futures, disparus; ces rêves « J’aurais voulu être un artiste », désir inassouvi des comptables agrées, des hommes et femmes d’affaires, des professionnels à l’esprit cartésien de demain à cause les arts à l’école ne sera bientôt qu’une option et non une matière à laquelle nos petits Québécois apprennent à créer des oeuvres d’art.

Mon Dieu, l’heure est grave! Les arts à l’école comme une option, c’est comme cet adorable chaton qui nous tend sa petite patte et vous implore son désarroi : SVP! J’aimerais être un artiste

J’aurai voulu être un artiste - Les arts à l’école, ce sera bientôt une option

Réagissez pour sauver l’avenir des arts au Québec! Vite! Imaginez un peu votre fille en Céline Dion sur les Plaines d’Abraham, votre fils en Guy Laliberté, votre nièce en Angèle Dubeau, votre neveu en Robert Lepage, vos petits-enfants en Guy A, en humoriste, en chanteur populaire… ou comme nous, méconnus, tenir un blogue d’art qui vous disant jour après jour : moi, moi et moi, nous sommes si bons, mais personne ne s’intéresse à notre art! 8O

Ainsi, un autre jour s’achève. À ceux qui s’intéressent aux arts, le texte de la pétition et ses signataires…

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Une femme géorgienne

Dimanche 10 août 2008

Notre dernier petit texte sur les trois artistes « défenseurs » des innocents a été écrit tout juste après celui sur Srebrenica. Comme nous étions insatisfaits du texte, le brouillon est resté là plusieurs jours. Encore aujourd’hui, nous demeurons insatisfaits. Nous aurions aimé ajouter un 4e artiste, contemporain, Anselm Kiefer.

L’œuvre de Kiefer est construite autour du sens de la matière, de la mémoire, de l’absence, du manque. Mais surtout, ne serait-ce pour déplaire aux inconditionnels de Kiefer, que d’évoquer une dimension moins visible, mais fondamentale dans l’oeuvre de Kiefer: lui-même, l’homme, l’artiste et… le grand créateur. Eh oui, tout artiste travaille pour son alter ego et celui-ci peut prendre parfois une dimension gigantesque.

Cependant, de mêler ces aspects du travail artistique de Kiefer au texte qui traite les œuvres de Rubens, Picasso et Motherwell nous semble apporter plus de confusion que clarté. Bien entendu, si nous n’allongions pas le texte.

Au premier jour du blog MY Arts, nous avons choisi comme orientation de rester simple et accessible avec nos petits textes, pour deux raisons: nous sommes particulièrement malhabiles en écriture et l’un des artistes parmi nous, celui au cerveau à la Homer Simpson déteste particulièrement les longs textes. Ne l’invitez pas à une séance de lecture à la recherche du temps perdu. Vous le tuerez au bout de vingt minutes et ce, même avec du thé et des madeleines. C’est assuré!

Au lendemain de la mise en ligne du texte sur le massacre des Innocents, notre monde connaît à nouveau la guerre. Nous sommes tombés sur cette photographie de Gelb Garanich de Reuters. Une Géorgienne blessée dans l’attaque des Russes sur Gori, en Ossétie du Sud. Pourtant, la veille, Poutine était à Beijing, de bonne humeur et il prodiguait de grandes accolades à ses pairs.

Sur cette image, que de désarroi d’une femme géorgienne, point de vernis humain, ni de moi-artiste surdimensionné.

On vient nous faire signe. Oui… d’accord! Semble-t-il que ce n’est pas tout le monde qui connaît Kiefer… même s’il est entré au Louvre.

Une femme géorgienne

On n’aime pas ces seins nus

Mercredi 6 août 2008

On n’aime pas ces seins…

Mais, les voyez-vous bien? Ils sont formidables, n’est-ce pas? Ils défient même la gravité. Bah, voilà le sujet pour aujourd’hui: on n’aime pas ces seins nus.

Vite! Y a-t-il un artiste dans la salle? Cachez ce sein gauche afin que nous ne saurions voir! Vous dites: Non, mais, pas possible! Pourquoi? Ils sont beaux ces seins nus! Pourtant, le geste profane est posé, si si, le sein gauche est censuré!

D’abord, Silvio. L’avez-vous vu? Il n’est pas grand. Pas facile pour un petit homme qui joue un grand rôle. Demandez à Sarkozy. Depuis le « oui » nuptial de Carla, elle ne porte plus de talons hautes en présence de lui. Écoutez! Quand la tête de Monsieur arrive sous le sien de Madame, même si l’on est grand dedans. Ça froisse une tantinet l’équilibre intérieur de Monsieur. Son Zen est inévitablement dérivé sur la voie d’accotement. D’accord, si l’on partage une vie de couple. Cela aide généralement Monsieur à mieux accepter sa petite taille. Dans le cas de Silvio, c’est différent. Vous savez qui est Silvio maintenant? Pour les autres, une photo de Silvio, Silvio Berlusconi.

Silvio Berlusconi et Tiepolo

Il est le 73e, 78e, 80e président du Conseil des ministre de l’Italie. Comme tout grand homme, le chemin de sa vie est parsemé d’obstacles, mais il triomphe! En mai dernier, au moment de sa 3e réélection, il a fait décorer la salle de presse du Palais Chigi à Rome où siège la présidence du Conseil italien, d’image d’un tableau célèbre de Tiepolo, peintre vénitien, un grand artiste que l’histoire de l’art n’a pas su lui donne toute la place qu’il mérite.

Nous disons… Ah! Ça nous revient! Pas facile, la vieillesse… la mémoire nous lâche et le cerveau divague. :-| Berlusconi, homme de culture, a choisi l’image qui sert de toile de fond de la salle solennelle du Conseil le tableau La Vérité dévoilée par le temps de Tiepolo. C’est formidable.

Mais, avec le temps, des photographes, perspicaces, créatifs et malignes, livrent à répétition au grand public des clichés sur lesquels, Berlusconi, la tête sous les seins ou devant la boule de lumière tenue dans la main de Madame Vérité. Franchement! On ne peut ironiser sur le pouvoir et ridiculiser un chef d’État indûment, sans que ce dernier mette son pied d’autorité à terre. Le sein gauche de la Vérité est maintenant voilé, censuré!

En passant, merci Renart L’éveillé! Votre billet sur Branchez-vous qui parle de blog MY Arts nous touche. Que dire de plus… allons! Finissons ce billet. Décidément, le cerveau d’artiste vagabonde aujourd’hui.

En terminant, nous aimerions mentionner que nous n’avons pas trouvé mieux dans notre modeste bibliothèque que cette image partielle du tableau de Tiepolo. Si vous visitez les musées italiens ou des châteaux décorés par Tiepolo, observez les nuages dans les tableaux du Maître vénitien. Ne vous laissez pas méduser par ses couleurs éclatantes et ses pom-pom girls antiques à la tendre chair souple. Ses nuages jouent un rôle de soutien essentiel et structurel dans ses vastes compositions spatiales. Sans ses nuage, l’univers pictural de Tiepolo perdrait son éclat céleste.

Tant de choses à dire sur ces nuages et sur son dessin, et que dire de ses gravures… Bon, ce sera, pour une autre fois ces affaires d’artiste. Un dernier point, si vous êtes un amateur de Tiepolo, laissez faire la montée de lait de ces historiens d’art et de ces journalistes qui crient au scandale. Bordel! Ce n’est qu’une image laminée, plastifiée que l’on a censurée.

Monstre de l’humour

Jeudi 31 juillet 2008

Monstre de l’humour

1932 – 2008
Vittorio

Le créateur du Monstre de l’humour – symbole du festival Juste pour rire

Portraits de Barack Obama

Samedi 19 juillet 2008

Portrait de Barack Obama

Vous avez vu juste si ces visages vous semblaient familiers. Il s’agit d’une fresque murale publicitaire, vue et captée par B. Snyder de Reuters, à Boston. Ce sont des portraits de Barack Obama combinés à des portraits de l’ancien président américain Abraham Lincoln.

Tout laisse croire que M. Obama est un candidat présidentiel de grande valeur aux yeux des Américains. Il a possiblement aussi la capacité de chausser les « bottines » du président des États-Unis si l’on se fie à son cheminement politique récent, et ce, depuis son célèbre discours à l’ouverture de l’investiture de John Kerry en 2004. Avec sa victoire sur les Clinton, on le compare de plus en plus à John F. Kennedy. Bien que Kennedy soit un grand président dans le cœur des Américains, il n’a toutefois pas eu le temps de réaliser beaucoup exploits politiques durant son court passage à la Maison Blanche. Si Barack Obama était élu président en novembre, souhaitons-lui, chance et succès! Abraham Lincoln a été un grand président. Nous verrons bien de la réelle signification de ce fameux changement d’Obama. Si Dieu le veut, bien entendu!

Mais diantre! Heureusement, nous avons placé l’image de la fresque de portraits de Barack Obama au début de ce petit texte. On croirait un changement de vocation du blog MY Arts… :-)

Voici un extrait de The Audacity of Hope de Barack Obama. On dirait que le secret du succès d’Obama réside, pour l’instant, dans sa formulation.

Je suis contre les politiques qui favorisent systématiquement les riches et les puissants au détriment des Américains moyens. Le gouvernement a un rôle essentiel pour garantir des opportunités à tous. Je crois dans l’évolutionnisme, l’approche scientifique, et que le changement climatique est un fait. Je crois dans la liberté d’expression, fut-elle politiquement correcte ou incorrecte [...] Je crois dans le libre marché, la concurrence et l’entrepreneurship [...] J’aimerais que le pays ait moins d’avocats et plus d’ingénieurs. Je pense que les USA dans le monde ont plus souvent été une force du bien qu’une force du mal. J’entretiens peu d’illusions sur nos ennemis. J’admire le courage et la compétence de nos soldats. Je regrette la politique basée uniquement sur l’identité raciale ou sexuelle. Je crois [...] que nos valeurs sont au moins aussi importantes que le produit intérieur brut.

Qui est Banksy?

Jeudi 17 juillet 2008

Ne cherchez plus comme vous cherchez Charlie dans où est Charlie… On a trouvé Banksy! Le plus célèbre graffeur a été démasqué par le Daily Mail de Londres!

Vous dites, mais qui est Banksy? Bon, si vous ne le connaissez pas. Voici sa biographie sur Wiki. Ses oeuvres, au pochoir, sont très convoitées. Elles se vendent très cher aux enchères, mais parfois, un peu moins. Voici l’une parmi tant d’autres. Un Banksy vendu aux enchères l’an passée. C’est un très bon artiste.

Comme point de départ de l’enquête journalistique du Daily Mail, une photo de Banksy, supposément prise en 2003, en Jamaïque. À lire l’article sur Daily Mail Online, si cela vous amuse, en voici le lien. La plus cocasse? Sur notre très sérieux Radio-Canada RDI, on répète à l’émission de Durivage, ladite primeur… sans doute, par la faute d’un recherchiste stagiaire paresseux… :-|

Selon Daily Mail Online, Banksy n’est pas Robert Banks comme l’on a toujours cru, mais Robin Gunningham. Il a fait ses études à l’École Cathédrale de Bristol. Son père Peter Gordon Gunningham, 66 ans, était un gestionnaire de comptes. Bref, ses parents sont riches, divorcés et à la retraite. Contrairement à ce que l’on pense, Banksy n’a pas été un enfant d’une famille de la classe moyenne. Les journalistes enquêteurs ont parlé à son père et à sa mère, sans toutefois arriver à confirmer leur source. Semble-t-il, Banksy a commencé à faire des graffitis à neuf ans.

Bon, vous connaissez maintenant qui est Banksy, mais surtout de sa véritable identité. Parlons de l’art de Banksy! Et cette image-là, ne la trouvez-vous pas intéressante? Ô les changements! L’espoir, l’avenir… et la menace!

Qui est Banksy?

Caricature d’Obama

Mardi 15 juillet 2008

Selon un récent sondage… euh, national! ;-) 17% d’Américains pensent que Barack Obama est un musulman. Récemment, l’entourage d’Obama refuse à deux musulmanes de faire figure d’arrière-plan dans une séance photo avec le candidat démocrate, néanmoins présidentiel. Hier, L’hebdomadaire américain The New Yorker publie une caricature représentant Barack Obama en musulman, et son épouse Michelle Obama en militante islamiste. Disons qu’il y a peu de place à l’interprétation avec cette caricature d’Obama.

Caricature Obama

Ils ont peur aux États-Unis, et ils aiment avoir peur. Ils ont élu W deux fois. Malgré ce candidat parfait pour le changement. Ils ont peur, encore.

Publié en couverture, ce dessin intitulé « Les politiques de la peur », sur lequel on a réuni un amalgame de symboles. Tout d’abord, M. Obama lui-même en Mr. President, sa douce moitié et bien-aimée en First Lady, et le dorénavant célèbre « poing contre poing » du 3 juin 2008 du futur couple présidentiel. Ensuite, le Bureau ovale, le jilbab, la coupe de cheveux afro, le pantalon de treillis, les bottines de combat, le fusil Kalachnikov, le portrait d’Oussama ben Laden et le drapeau américain qui brûle.

Bon, pouvons-nous ajouter quoi de plus à cela? Peut-être que la caricature est un art quand la satire, la réflexion et un bon dessin sont au rendez-vous. Quoi de plus? Peut-être, si ça vous tente, un passage du livre de la Voie et de la Vertu pour terminer.

C’est pourquoi la sagesse nous enseigne que la voie étincelante paraît sombre.
La voie qui progresse semble reculer.
La voie juste semble pleine d’embûches.
La vertu parfaite semble vide de sens.
La blancheur éclatante paraît terne.
La vertu généreuse semble inutile.
La vertu la plus ferme semble fragile.
La vérité bien ancrée a l’air de vaciller.
Un très grand carré nous empêche de voir les points extrêmes.
Le trop grand vase est impossible à modeler.
La musique céleste est au-delà des sons.
Une image très grande ne peut-être cernée.
Le Tao est caché.
Il n’a pas de nom.
Il est et il n’est pas.
Mais c’est lui qui maintient le monde.
Il en est le sens.

Sous le choc

Dimanche 4 mai 2008

Nonnnn! La saison du Canadien de Montréal est terminée prématurément!

Est-ce que les amateurs sont tous sous le choc comme cet homme qui exprime l’insupportable pression d’une visite au célèbre musée viennois, le Kunsthalle? … une publicité artistique efficace pour représenter une émotion intense.

Sous le choc

Les ruines du Manège militaire de Québec

Dimanche 6 avril 2008

Manège militaire de Québec

Avec l’incendie du Manège militaire de Québec, l’un des patrimoines architecturaux québécois est parti en fumée comme l’on dit. Une immense perte qui défigure, depuis vendredi soir, le paysage de la Vieille Capitale. L’absence de ce monument fera davantage sentie dans le cadre du 400e anniversaire du Québec. Le maire de Québec entend reconstruire le Manège militaire. Si le pouvoir politique local a une influence certaine, toutefois, le Manège demeure une propriété de l’Armée canadienne, et probablement du domaine du Ministère de la Défense.

Puisque le Manège militaire devait être utilisé comme site d’événements dans le cadre du 400e, le Maire Labeaume a lancé l’idée de le recouvrir et de recréer artistiquement les ruines, le temps des célébrations. Une excellente idée! D’ailleurs, on parle de demander une intervention d’artistes Land Art, Christo. Sachons tous qu’une œuvre emballée par le couple Christo coûtera des millions de dollars et du temps. Pas sûr que l’idée est financièrement viable, sauf si la France y participe, financièrement et « diplomatiquement » pour convaincre les Christo. Cependant, il y a, sans doute, des artistes québécois qui ont le talent, la capacité et le désir de mener un tel projet artistique. Car le temps est, dans ce cas-ci, une ressource toute aussi déterminante que le financement.

Ruine romantique

Bon, les ruines du Manège demeurent maintenant pour quelque temps, même si le Manège était reconstruit. Les ruines sont aussi un excellent sujet de création artistique. Des photographes nous feront voir prochainement des belles prises, sans doute. L’un des artistes célèbres, qualifié par certains penseurs de peintre de Dieu, Caspar David Friedrich utilisait les ruines pour évoquer la présence de cette force de la nature, indescriptible, redoutée et mystérieuse qui est aussi, un symbolisme important de la pensée romantique.

Crayons de couleur Crayola

Jeudi 3 avril 2008

Crayola crayons de couleur

Les parents de jeunes enfants ont probablement entendu parler des 8 nouveaux Crayola par leurs petits.

La célèbre entreprise a demandé l’avis de vos petits experts, si si, vos amours, ;-) la nouvelle tendance en matière de crayons de couleur! Maintenant c’est à votre tour de sortir le portefeuille pour encourager le côté artiste de vos enfants!

Afin de choisir les couleurs populaires en 2008, Crayola a fait appel à plus de 20 000 enfants au Canada et aux États-Unis. Ces couleurs nommées Kids’ Choice Colours se retrouvent dans les boîtes de 64 crayons de cire, marqueurs et crayons de couleur. Savez-vous que vos 20 000 petits artistes ont non seulement défini les couleurs populaires, mais aussi le sens des couleurs pour eux.

Voici les significations des huit nouvelles couleurs Crayola:

Populaire : une teinte de rose vif qui illustre la célébrité instantanée.
Serre-moi fort : une chaude teinte de brun représente la chaleur du foyer familial.
Arbre généreux : un ton de vert brillant représente l’engagement des enfants d’aujourd’hui à l’égard de l’environnement.
Heureux pour toujours : une teinte de bleu symbolise l’optimisme des jeunes pour la paix et la charité.
Meilleurs amis : un violet représente l’amitié.
Aventure au soleil : un orangé vibrant représente le dynamisme des enfants et un mode de vie actif.
Super content : un jaune éclatant est la couleur des rêves qui se réalisent.
Génial : un rose cendré symbolise l’ambition qu’ont les enfants d’atteindre l’excellence.

Révélateur, n’est-ce pas? Pour terminer ce petit billet de vendredi, sachez qu’il est important d’encourager le côté créatif d’un enfant. Il est tout aussi important de le soutenir lorsqu’il arrive à la préadolescence, le moment où la représentation naturaliste et cartésienne prend le dessus sur les couleurs. La plupart des enfants cessent de développer le dessin à cet âge. Car ils trouvent souvent leurs dessins moches par manque de ressemblance à la réalité.

En attendant, achetez-leur ces nouveaux Crayola! ;-)

Violence sur la glace

Samedi 29 mars 2008

La saison de la chasse aux phoques débute aujourd’hui. Certains préfèrent probablement l’appeler la saison de la violence sur la glace. Sous peu, les Sir McCartney, vieille Dame Bardot et Cie de ce monde surgiront de nouveau à la télévision pour nous rappeler combien le Canada est une terre cruelle pour ces pauvres bêtes innocentes, ces Agnus Dei arctiques.

Violence sur la glace

Au Québec, la violence sur la glace a un nom depuis une semaine : Roy – Père et fiston Jonathan. Ailleurs, il y a les tiraillements civils, politiques et religieux aux pieds de l’Himalaya. Quand des Tibétains protestent, se fâchent et pleurent. Certes, les vagues de compassion et d’indignation se mettent en branle à travers le monde. Quand un régime politique qualifié d’autoritarisme aux yeux de l’Occident, puissance en devenir, sinon, l’est déjà, a la main mise sur le petit peuple du Toit du monde. Cela ne peut qu’échauffer nos esprits pacifiques, même les plus lucides. Finalement, malgré ce début du printemps encore emmitouflé, la violence sur la glace est partout.

Comme quoi, quand le Bon, la Brute et le Truand sont faciles à identifier, la justice n’est plus une affaire de salon. Ça nous réchauffe l’esprit, au moins! :-| Pendant ce temps, nous sommes fort occupés à notre besogne d’artistes, les mains dans la poussière et le corps dans la cave. Il nous est alors venu à l’esprit ces mots de Goethe – avec Voltaire, c’est le monde ancien qui finit. Avec Rousseau, c’est un monde nouveau qui commence. Comme nous avons peu de temps pour écrire ces jours-ci, nous vous laissons sur ces mots simples de Rousseau – si la volonté générale peut errer.

(…) la vérité ne mène point à la fortune, et le peuple ne donne ni ambassades, ni chairs, ni pensions.

Il s’ensuit de ce qui précède que la volonté générale est toujours droite et tend toujours à l’utilité publique : mais il ne s’ensuit pas que les délibérations du peuple ont toujours la même rectitude. On veut toujours son bien, mais on ne voit pas toujours. Jamais on ne corrompt le peuple, mais souvent on le trompe, et c’est alors seulement qu’il paraît vouloir ce qui est mal.

Il y a souvent bien de la différence entre la volonté de tous et la volonté générale; celle-ci ne regarde qu’à l’intérêt commun, l’autre regarde à l’intérêt privé, et n’est qu’une somme de volontés particulières : mais ôtez de ces mêmes volontés les plus et les moins qui s’entre-détruisent, reste pour somme des différences la volonté générale.

Du Rousseau, n’est-ce pas fascinant, simple, mais pas nécessairement évident? Savez-vous qu’il a préféré se consacrer à la vérité plutôt qu’à sa progéniture? Bon, assez de potin! Pendant que vous réfléchissez sur lui et sur notre époque, nous allons replonger dans la poussière… Ouf! Il n’y a rien de facile, la vie et l’art. Comme ces femmes, pour qu’une cause soit vue, on paie au prix de leur corps. C’est fou, le corps nu ne fait pas que vendre de la bière, de la voiture… et du linge, bien évidemment!

Manifestation contre l’usage de la fourrure

L’ombre plane sur Castro…

Mardi 19 février 2008

En janvier 1959, le dictateur Fulgencio Batista fuit. Fidel Castro et ses barbudos prennent le pouvoir au Cuba.

En mars 2003, au moment où le Parlement a réélu le Lider Maximo pour un sixième mandat, Castro déclare « Je promets que je serai avec vous, si vous le souhaitez, aussi longtemps que j’aurai le sentiment que je peux être utile, et si la nature n’en décide pas autrement avant, pas une minute ni une seconde de plus, a-t-il dit. Maintenant, je comprends que mon destin n’était pas de me reposer à la fin de ma vie. »

L’ombre plane sur Fidel Castro

En octobre 2004, Castro trébuche et tombe après un discours, se brisant le ménisque gauche et le bras droit.

En juillet 2006, sa dernière apparition en public et son dernier traditionnel discours de la Fête de la Révolution. Suite d’une opération pour une hémorragie intestinale, Castro cède temporairement le pouvoir à son frère Raul.

Aujourd’hui, il annonce la fin de sa vie active. Désormais, l’ombre plane sur le dernier des révolutionnaires du 20e. « Tu ne mourras jamais! » lui disait Hugo Chavez lors d’un entretien, c’était le 14 octobre 2007.

Fidel Castro, symbole d’une époque, d’une révolution et d’un idéal social qui restera inaccessible à jamais.