Images et textes sur 'Actualité musée'

 

Pilules artistiques

Dimanche 10 mai 2009

Pilules

Vous demandez-vous s’il s’agit de la pharmacie d’un hypocondriaque ou d’un patient en phase terminale, ou peut-être, d’une réserve de pilules d’un quelconque laboratoire en recherche biomédicale?

Détrompez-vous, ceci est une oeuvre d’art, une installation artistique pour être précis, de l’artiste anglais, enfant prodige du monde des arts visuels, Damien Hirst. Cette photo est prise lors de la mise en place de son exposition au Musée d’Art moderne de Munich, Allemagne, le 6 mai 2009, par A. Beier de Reuters. Vous demandez-vous peut-être aussi de la raison pour laquelle ces mains gantées? C’est pour éviter d’altérer ces pilules… des objets d’art.

Artistes méconnus de ce monde, ne soyez pas jaloux, SVP! ;-) Travaillez un peu plus… pour comprendre notre monde.

L’un des facteurs du succès d’Hirst est le choix du véhicule qu’il a fait pour chacune de ses créations. À la manière d’utiliser un chevel de Troie, Hirst bâtit et récolte les succès artistiques pour forger sa réputation de l’artiste du 21e siècle en employant des méthodes de production, de Marketing, de mise en marché, de communication de l’industrie de produits de consommation. Il crée des produits artistiques à l’image de notre époque, selon les conventions de notre époque pour satisfaire ce besoin de créer la richesse. C’est tout à son honneur les succès qu’il a connus depuis environ 15 ans.

Évidemment, vous savez tout aussi bien que la valeur de l’art contemporain ne dépend pas de son expression artistique, ni du sens profond de l’oeuvre. Cette valeur se trouve dans le « produit » que représente un artiste et sa création. Elle se trouve aussi dans votre capacité de définir le seuil de tolérance de ce dont c’est une oeuvre d’art de valeur, et de votre implication à faire une oeuvre d’art un chef-d’oeuvre comme lorsque vous déboursez une somme d’argent pour acheter une action boursière.

Jour de la Victoire

Samedi 9 mai 2009

Jour de la Victoire
Image : Sergei Supinsky/AFP

Hier, on fêtait le Jour de la Victoire, version russe. Une femme russe en rouge devant l’une de ces sculptures monumentales du Musée de la Grande Guerre patriotique de Kiev. Sur les lieux du Musée, il y a aussi cette statue wagnérienne, 62 mètres de haut, la Rodina Mat – Mère de la Nation, de Yevgeny Vuchetich.

Depuis quelques années, sans grande surprise, on voit émerger sur le marché d’art des artistes russes contemporains qui récupèrent cet esthétisme que l’on appelle le réalisme social russe ou soviétique, grandiose et solennel, un réalisme idéalisé à la gloire de la nation et du Parti. La jaune génération d’artistes russes est, tout comme leur pays, sur la voie de reconquérir leur statut de super puissant perdu depuis le symbolique effondrement du Bloc de l’Est. Mais cette crise économique que notre monde vive actuellement vient ralentir de beaucoup l’élan de cette marche vers une nouvelle conquête.

De vrai art sur Google Earth

Vendredi 17 avril 2009

De l’art sur Google Earth

Mais non, ce n’est pas l’ombre de Dieu observant sa Création. ;-)

Il s’agit de Miguel Zugaza, directeur du musée du Prado de Madrid, durant la présentation médiatique de 14 tableaux, des chefs-d’œuvre du célèbre musée espagnol, sur Google Earth. Si vous ne l’aviez pas entendu parler, depuis quelque temps, nous pouvons admirer quelques grandes oeuvres, notamment, Les Ménines de Velasquez, Les Fusillades du 3 mai de Francisco Goya, Les Trois Grâces de Rubens, La Descente de croix de Roger van der Weyden, ou encore, Le Chevalier à la main sur la poitrine d’El Greco en haute résolution sur Google Earth, le site d’images satellites du géant américain de l’Internet.

Chaque tableau a été photographié à très haute résolution et à plusieurs reprises. Selon l’information qui se trouve sur le site d’entreprise de Google, la résolution des images est à peu près de 14,000 millions de pixels, c’est-à-dire 1,400 fois plus précises que ce que prendrait un appareil de 10 mégapixels.

- Bon, comment visualiser ces œuvres?

C’est tout simple comme l’utilisation des interfaces Google. À partir de votre navigateur, activez Google Earth et positionnez sur le Musée Prado. Ensuite, il suffit cliquer sur l’icône « Obras maestras », chefs-d’œuvre.  Si la visite virtuelle d’une oeuvre numérisée ne peut égaler, en intensité, l’expérience physique de se trouver devant une toile au musée. Rassurez-vous, Mesdames et Messieurs les amants de l’art,  il n’est qu’une question de temps! Dès que la télévision 3D sera une réalité et accessible, de vrai musée imaginaire s’offrira à vous dans le confort de votre demeure.

En passant, nous avons oublié de mentionner dans le billet d’hier que les débris spatiaux contribuent aussi à maintenir notre amour pour les arts… Ne trouvez-vous pas que c’est plus acceptable, non? :-|

Patrimoine culturel de l’humanité

Lundi 16 mars 2009

Aujourd’hui, un billet de suivi. Un retour sur un sujet abordé dernièrement en passant par la réouverture du Musée d’Irak, à Bagdad, pour finalement aboutir à un texte d’Hugo. Si vous préfériez, du coq à l’âne. :-)

Musée de Bagdad, IrakImage : Anja Niedringhaus/AP

En fin février 2009, un peu moins de six ans après l’invasion américaine de l’Irak, le Musée de Bagdad a réouvert ses portes. Au cours de cette longue période de fermeture, des spécialistes, enquêteurs, soldats, policiers et Interpol ont tenté de récupérer et restituer une partie des collections d’oeuvres assyriennes et babyloniennes, pillées, volées et ravagées durant les premiers jours de l’arrivée des troupes américaines dans la capitale irakienne. Si l’on croit à la Convention internationale de La Haye sur la protection des biens culturels en cas de conflit armé, l’obligation incombe à la puissance occupante… et protectrice.

Hélas, ce ne fut pas le cas en 2003. La mise à sac de la Bibliothèque et du Musée de Bagdad a eu lieu sous les yeux des troupes de l’envahisseur.

Un fait intéressant à retenir, le Musée de Bagdad est reconnu comme le 3e musée du monde en richesse des biens culturels de la Mésopotamie antique, après le British Museum de Londres et le Louvre de Paris.

Patrimoine culturel de l’HumanitéImage : Thomas Coex/AFP

Au cours de cette même semaine de février 2009, il y a eu des enchères à Paris, une mise en vente de la Collection YSL-Bergé au Grand Palais. L’événement a été organisé par la Maison Christie’s de Pinault. Rappelez-vous de la polémique autour des deux têtes d’animaux en bronze ? Compte tenu de l’impossibilité à récupérer légalement les deux antiquités réclamées, par stratagème «Si vous ne nous les restituez pas, nous vous forcerions à vous les garder», un collectionneur chinois, Cai MingChao, a acheté les deux têtes le soir du 23 février, avant de déclarer son refus du paiement. On a su plus tard que Cai dirige une maison d’enchères située à Xiamen. Il est l’un des conseillers du Fonds du patrimoine national de Chine, un organisme paragouvernemental qui a pour but de récupérer des objets pillés au cours du 19e siècle par les puissances européennes.

N’est-ce pas toute une coïncidence que ces deux événements soient déroulés durant la même semaine ?

- Et alors? diriez-vous, peut-être.

En fait, nous nous demandons simplement pourquoi personne ne s’est intéressé à ces deux événements conjointement et pourquoi l’histoire se répète malgré la succession des empires et des conventions internationales renouvelées.

Bref, nous vous laissons sur ce beau texte du grand Hugo que nous avons entendu parler depuis un bon moment sans que nous soyons capable de mettre la main dessus. Voilà, c’est fait pour nous et maintenant, en le partageant avec vous. Bonne semaine! ;-)

Vous me demandez mon avis, monsieur, sur l’expédition de Chine. Vous trouvez cette expédition honorable et belle, et vous êtes assez bon pour attacher quelque prix à mon sentiment ; selon vous, l’expédition de Chine, faite sous le double pavillon de la reine Victoria et de l’empereur Napoléon, est une gloire à partager entre la France et l’Angleterre, et vous désirez savoir quelle est la quantité d’approbation que je crois pouvoir donner à cette victoire anglaise et française.

Puisque vous voulez connaître mon avis, le voici. Il y avait, dans un coin du monde, une merveille du monde ; cette merveille s’appelait le Palais d’été. L’art a deux principes, l’Idée, qui produit l’art européen, et la Chimère, qui produit l’art oriental. Le Palais d’été était à l’art chimérique ce que le Parthénon est à l’art idéal. Tout ce que peut enfanter l’imagination d’un peuple presque extra-humain était là. Ce n’est pas, comme le Parthénon, une oeuvre rare et unique ; c’était une sorte d’énorme modèle de la chimère, si la chimère peut avoir un modèle. Imaginez on ne sait quelle construction inexprimable, quelque chose comme un édifice lunaire, et vous aurez le Palais d’été.

Bâtissez un songe avec du marbre, du jade, du bronze, de la porcelaine, charpentez-le en bois de cèdre, couvrez-le de pierreries, drapez-le de soie, faites-le ici sanctuaire, là harem, là citadelle, mettez-y des dieux, mettez-y des monstres, vernissez-le, émaillez-le, dorez-le, fardez-le, faites construire par des architectes qui soient des poètes les mille et un rêves des Mille et Une Nuits, ajoutez des jardins, des bassins, des jaillissements d’eau et d’écume, des cygnes, des ibis, des paons, supposez en un mot une sorte d’éblouissante caverne de la fantaisie humaine ayant une figure de temple et de palais, c’était là ce monument.

Il avait fallu, pour le créer, le long travail de deux générations. Cet édifice, qui avait l’énormité d’une ville, avait été bâti par les siècles, pour qui ? Pour les peuples. Car ce que fait le temps appartient à l’homme. Les artistes, les poètes, les philosophes connaissent le Palais d’été ; Voltaire en parle. On disait : le Parthénon en Grèce, les Pyramides en Egypte, le Colisée à Rome, Notre-Dame à Paris, le Palais d’été en Orient. Si on ne le voyait pas, on le rêvait. C’était une sorte d’effrayant chef-d’oeuvre inconnu, entrevu au loin dans on ne sait quel crépuscule comme une silhouette de la civilisation d’Asie sur horizon de la civilisation d’Europe.

Cette merveille a disparu.

Un jour, deux bandits sont entrés dans le Palais d’été. L’un a pillé, l’autre a incendié. La victoire peut être une voleuse, à ce qu’il paraît. Une dévastation en grand du Palais d’été s’est faite de compte à demi entre deux vainqueurs. On voit mêlé à tout cela le nom d’Elgin, qui a la propriété fatale de rappeler le Parthénon. Ce qu’on avait fait au Parthénon, on l’a fait au Palais d’été, plus complètement et mieux, de manière à ne rien laisser. Tous les trésors de toutes nos cathédrales réunies n’égaleraient pas ce formidable et splendide musée de l’Orient. Il n’y avait pas seulement là des chefs-d’oeuvre d’art, il y avait un entassement d’orfèvreries. Grand exploit, bonne aubaine. L’un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l’autre a empli ses coffres ; et l’on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant. Telle est l’histoire des deux bandits.

Nous Européens, nous sommes les civilisés, et pour nous les Chinois sont les barbares. Voilà ce que la civilisation a fait à la barbarie. Devant l’histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre. Mais je proteste, et je vous remercie de m’en donner l’occasion ; les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ; les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais.

L’Empire français a empoché la moitié de cette victoire, et il étale aujourd’hui, avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du Palais d’été.

J’espère qu’un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée. En attendant, il y a un vol et deux voleurs, je le constate. Telle est, monsieur, la quantité d’approbation que je donne à l’expédition de Chine.

Film sur l’art

Mercredi 15 octobre 2008

Le Musée des beaux-arts de Montréal propose les Matinées de film sur l’art aux amateurs d’art pour les deux prochains dimanches, jusqu’au 26 octobre. Les films primés du denier Festival du Film sur l’Art de Montréal (FIFA) seront projetés à l’auditorium Maxwell-Cummings sur Sherbrooke, pour les habitués.

Ce dimanche, Looking for an Icon des Néelandais Hans Pool et Maaik Krisjgsman qui ont remporté le Prix du meilleur film éducatif et By the Ways, a Journey with William Eggleston des Français Vincent Gérard et Cédric Laty qui ont remporté le Prix du jury, sont projetés dès 14 heures.

Dimanche prochain, ce sera Here After, suivi de Jimmy Rosenberg – The Father, the Son & the talent.  Allez! Tout le monde au Musée! :-)

Pour vous inciter d’aller voir le film de Hans Pool, à noter que le ce film d’art  a comme toile de fond quelques photos très célèbres du photojournalisme. Captées sur le vif, elles racontent les quelques moments dramatiques que notre monde a connus. Ces images ont eu un tel impact sur la société qu’elles sont devenues des symboles de leur temps.

Film sur l’art - FIFA

Looking for an Icon des Néelandais Hans Pool et Maaik Krisjgsman a sélectionné quatre photos primées, qui sont commentées par leurs auteurs et par des personnalités éminentes du monde de la photographie:

  • La photo d’Eddie Adams représentant l’exécution publique d’un prisonnier vietcong à Saigon en 1968;
  • La dernière image du président Salvador Allende à la suite du coup d’État au Chili en 1973, l’autre 11 septembre,  signée d’un photographe anonyme;
  • Le cliché de Charlie Cole représentant un étudiant faisant seul face aux tanks sur la Place Tienanmen, à Beijing, en 1989 et
  • La dernière photographie, de David Turnley montrant un soldat en pleurs qui vient d’apprendre la mort d’un ami pendant la Guerre du golfe en 1991.

Musée Saatchi

Lundi 6 octobre 2008

Le sujet d’aujourd’hui: le Musée Saatchi.  Vous diriez peut-être, « Qui est celui-là? Où ça, ce musée? »

Minuuute. Ce n’est qu’un prétexte le sujet du Musée Charles Saatchi. Nous voulons vous parler de Saatchi, une légende vivante du monde de l’art contemporain. Mais pas facile avec un nom étrange comme celui-là. La raison pour laquelle nous avons ajouté le mot « Musée ». Ça sonne plus familier comme dans « Musée du Louvre », contrairement à Tate, MoMa, Met, Rijks, etc.  Tous des noms à coucher dehors.

Vous les trouvez plus faciles? Bon… vous nous embêtez juste pour avoir raison, n’est-ce pas?! :roll:

Charles Saatchi est celui qui a cru en Damien Hirst, artiste contemporain le plus riche au monde et, sans doute aussi le plus remarquable de la première moitie du 21e siècle… ça, c’est selon nous. Vous nous direz dans 40 ans si nous avions vu juste.

Oups! C’est loin ça. Nous serions très vieux si nous étions encore vivants, probablement avec une hanche et des genoux en plastique, les yeux en verre bionique, un coeur mécanique… tout ça se fera dans le nouveau CHUM, rue St-Denis, à Montréal! Pensez-vous que l’on pourrait aussi faire changer notre cerveau quand il ne sera plus opérationnel? Ô Science, mère de toutes les espérances!

Que parlions-nous? Ah oui! De Saatchi et du Musée Saatchi! :-)

Saatchi a acheté au Young British Artist fringant et controversé que fût jadis Hirst, une tête de vache en décomposition, objet indigne du mot « Art » pour certains. Saatchi a aussi contribué à lancer la carrière de l’Américain Jeff Koons, qui, s’il n’est pas le 2e artiste contemporain le plus convoité de notre monde, sera parmi les 3 premiers.

Les acquisitions d’oeuvres d’art par Charles Saatchi, ex-publiciste au talent remarquable, peuvent lancer non seulement la carrière d’un artiste de façon phénoménale. De plus, il conditionne les tendances du marché de l’art. Vous dites sans doute, l’une ne va pas sans l’autre.

Ce nouveau musée à Charles Saatchi est dédié à l’art contemporain. Son fondateur souhaite notamment faire intéresser au grand public l’art contemporain. On espère plus d’un million de visiteurs par an. L’objectif est clair et net comme l’on dit au Québec : Y a pas de niaissage!

Pour lancer son musée, Saatchi mise sur trois éléments : un lieu in, des bons associés et des artistes de talent. D’abord, le bâtiment de style néo-classique et circulaire de 6,500 mètres carrés, à Chelsea – Le Duke of York’s HeadQuarters.

Musée Saatchi

Ensuite, Charles Saatchi s’est associé à la maison d’enchères Phillips-De Pury & Company pour permettre une entrée gratuite au grand public. Qui veut payer pour aller voir une exposition d’art contemporain? D’accord, il y a des artistes qui iront. Ensuite, qui d’autres? Saatchi a tout compris.  C’est aux riches collectionneurs de payer les frais de commission le soir quand ils achèteront les oeuvres exposées. Brillant, n’est-ce pas? Si nos politiciens ont vraiment à coeur la gratuité des soins de santé pour tous… Néanmoins, il y a là, des pistes à réflexion.

L’exposition inaugurale « La Révolution continue: l’art contemporain chinois » se tiendra jusqu’au 18 janvier 2009. Les têtes d’affiche? Deux artistes chinois déjà célèbres pour mousser le tout : Zhang Xiaogang, connu pour ses portraits de Popa, Moman, grande soeur, frérot et camarades, ou une quelconque combinaison, inspirés des portraits de famille. Le 2e artiste chinois célèbre fait partie de l’exposition, Yue Minjun, avec ses visages hilares, ainsi que 22 autres artistes moins connus, que nous vous épargnons les noms tous différents. Voilà! Le compte est bon, 24 artistes chinois pour la suite de la révolution de l’art contemporain au Musée Saatchi.

La Révolution continue: l’art contemporain chinois

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Charles Saatchi est un collectionneur et homme d’affaires très discret. Né en Irak en 1943 dans une famille juive prospère.

Il a fait fortune en créant en 1970 avec son frère Maurice l’agence de publicité Saatchi & Saatchi, qui deviendra dans les années 1980 la plus importante au monde. L’agence a été notamment chargée de la campagne électorale de Margaret Thatcher en 1978. 

Pour ceux qui aiment la précision, la Dame de fer a eu un règne de 10 ans et une carrière de 20 ans débutant le 20 juillet 1970.

Art du crâne, Art du diamant ou Art de Damien

Samedi 4 octobre 2008

À partir du 1er novembre jusqu’au 15 décembre, le Rijksmuseum d’Amsterdam présentera une exposition qui intitule « Pour l’Amour de Dieu ».  Le célèbre crâne incrusté de diamants, signé Damien Hirst sera la pièce de résistance de l’expo qui partira en tournée mondiale après son arrêt de six semaines au Rijksmuseum.

Une fois de plus, Damien Hirst nous fait voir son immense savoir-faire et la continuité de sa stratégie marketing du comment promouvoir son art. Chaque événement qui touche de prés ou de loin le nom de l’artiste anglais est et sera encensé par les médias. Conséquemment, chaque événement ayant associé à Hirst participe à la consolidation de son empire artistique.

Pour accompagner l’art du diamant d’Hirst, on a réuni autour du crâne une sélection d’oeuvres d’art du 17e siècle de la collection du Rijksmuseum. Avis aux intéressés, « Pour l’Amour de Dieu » ouvre le bal des festivités de la Nuit des musées d’Amsterdam.  Si jamais, l’opulence de la richesse et la parabole d’Hirst vous ennuient, il y a toujours le fameux tableau « Ronde de nuit » de Rembrandt à quelques pas plus loin pour assouvir votre faim dévorante de la culture.

Art du diamant, Art de Damien

Grenouille crucifiée

Jeudi 4 septembre 2008

Êtes-vous étonné par cette œuvre controversée?  Une grenouille crucifiée pour parodier le symbole du Christ crucifié.

Au musée d’art moderne de Bolzano en Italie, une sculpture de l’artiste allemand Martin Kippenberg représentant une grenouille crucifiée tenant une chope de bière dans une patte et un œuf dans l’autre suscite la controverse et provoque la colère parmi les croyants catholiques. Même le pape Benoit XVI avait protesté.

Tout laisse croire qu’après s’en être pris aux musulmans, quelques artistes contemporains à la recherche de notoriété, et ce, avec la complicité de quelques petits musées régionaux, également à la recherche de visibilité s’attaquent cette fois-ci aux catholiques. Bon, et la prochaine cible? Les bouddhistes?

Nous mentionnons à quelques reprises ici que l’art n’est plus un représentant de l’idéal platonique et classique. L’art d’aujourd’hui est à l’image de la vie. Cette grenouille crucifiée en est un autre exemple parmi tant d’autres, l’art contemporain patauge entre les extrêmes, à l’image de la nature humaine.

Savez-vous que 2008 a été désignée par la communauté scientifique internationale comme étant « l’Année de la grenouille »? Bon, vous saviez ça.

Mais, savez-vous que l’on a trouvé une grenouille sans poumon qui respire par la peau dans une région reculée dans l’Indonésie cette année? Bon, ça, vous la saviez également…

Bon bien, nous n’avons plus rien à ajouter dans ce cas-ci. Allons écouter le discours de John McCain pour terminer la soirée. En espérons qu’il dise quoi de bon.

Grenouille crucifiée

Design japonais, conception du vide

Lundi 1 septembre 2008

Par Mélibée

Pompompidou… comme disait Betty Boop, ou presque… Je sens que j’ai été un peu injuste à propos du Centre George Pompidou.

Alors, je reprends. J’ai vu deux choses de bien…  lors de ma visite…  au Pompidou, du design japonais et de la conception du vide

La première, du design japonais – une chaise d’un designer japonais, Tokujin Yoshioka.  Je vous mets des photos…  Malheureusement, pas le droit de toucher dans le Musée.  C’est toujours comme ça dans les musées… Tant pire pour des toucheux…  Bon…  C’est comme ça.  Dommage cependant que Tokujin Yoshioka ait laissé le tube de carton dans lequel le produit est enfourné…  ça enlève l’évanescence de la chaise… ou plutôt ça ajoute une couche de protection…  enfin, tout dépend du point de vue…  et comme une photo vaut mille mots, alors je vous en mets plusieurs.

Tokujin Yoshioka Design

Design Made in Japan

Design Japonais

Une chaise de design japonais

La deuxième chose qui était bien…  l’entrevue que donne l’architecte Dominique Perrault. « Les onze mots de l’architecte », un entretien réalisé par Richard Copans…  À défaut de pouvoir vous déplacer, vous pouvez trouver des extraits sur le web…  Toutefois, je ne suis pas d’accord avec sa conception du vide…  Mais l’entrevue est vraiment bien.

Ça y est le soleil est maintenant levé… il était temps… Bon allez, une autre belle journée qui commence.  Hop, tout le monde debout.

Musée du crime

Dimanche 13 juillet 2008

Un coup fatal, droit au coeur. Oh, Seigneur! Mais qui l’a tué?! ;-)

Musée du crime

Cette image photoshopée a été réalisée par un artiste au pseudo nom de Juicetank. L’oeuvre insolite est disponible parmi d’autres images, également manipulées et modifiées sur Photoshop par des artistes en art numérique. Si vous êtes intéressé, une impressionnante banque d’images comme celle-ci n’attend qu’à flirter avec vous sur le site 1000 worth. Un véritable musée virtuel d’œuvres numériques où des artistes nous livrent les fruits de leurs efforts artistiques. Un mélange d’habileté, d’imagination et de délire surréaliste.

Cette image-ci est dérivée d’un tableau du peintre américain, Constant Mayer, peint en 1865. La scène témoigne un drame humain de la Geurre Civile américaine. L’œuvre fait partie de la collection du Musée de l’art américain de Tuscaloosa, en Alabama.

En parlant de nos voisins du Sud, depuis quelque temps, un nouveau musée voit ses jours sur leur territoire. À Washington DC, il y a maintenant un musée national du crime et du châtiment. Un musée interactif où l’on offre au public d’enquêter sur des lieux du crime, de combattre un criminel – « Paf! T’es mort! », ou de se mettre dans la peau d’un Hors-la-Loi.

On pourra également pratiquer une autopsie sur un mannequin cadavre, se livrer à une simulation de chasse à l’homme dans une voiture de police et bien d’autres divertissements… du bien et du mal qui éveilleraient une conscience nouvelle chez quelques visiteurs au pays du paradoxe.

Mais si le crime et le châtiment vous déroutent, visitez la Galerie nationale d’art de Washington, aile gauche, aile droite. C’est gratuit. D’excellentes oeuvres classiques qui vous invitent à la découverte de son immense collection de peintures tout aussi riche que celle du Metropolitan de New York. Si vous aimez l’art moderne, juste de voir ou de revisiter l’énorme mobile suspendu de Calder dans le vaste atrium lumineux, et le Lavender Mist: Number 1, 1950 de Pollock, cela vaille déjà le déplacement. Sinon, une panoplie fascinante de musées du Smithsonian Institution vous fournira assurément une surdose d’histoire, de sciences, de génie civil et d’autres.

Si vous tenez absolument à des nouveautés muséales, autre que le National Museum of Crime and Punishment, deux autres nouveaux musées à Washington DC, le Newseum et le musée de cire Madame Tussauds. Tiens, tiens… une autre succursale de cette dame célèbre! ;-)

La tête du dictateur

Vendredi 11 juillet 2008

Il suffit trois petites minutes pour faire tomber la tête d’un des dictateurs notoires de l’histoire moderne. Dès les premiers instants de l’ouverture du Musée Madame Tussauds de Berlin, on a décapité la statue de cire d’Adolf Hitler.

Avant sa rentrée parmi les quelque 70 effigies de personnages-clés de l’Histoire dans la célèbre Maison de Madame Tussauds, version berlinoise, la statue en cire du dictateur nazi a fait couler beaucoup d’encre en Europe. La controverse demeure entière sur la présence d’Hitler parmi eux. La direction du Musée a pris un pari autant que cet homme arracheur de tête. Interpellé par la police, l’homme de 41 ans explique que la motivation de son geste est un pari avec ses amis. Tout cela fait maintenant partie de la petite histoire des faits divers de la saison estivale.

La tête du dictateur

Semble-t-il que le Musée n’a pas encore pris de décision concernant l’éventuel retour de la statue décapitée. Nous nous demandons si l’on considère ce type de statue comme étant une oeuvre d’art. Chose certaine, si elle avait été signée par l’artiste italien Cattelan, elle en serait une, sans doute.

Le Hitler en cire, à genoux en train de prier de Cattelan fait partie maintenant de la fameuse collection privée d’art contemporain de François Pinault. Qui est François Pinault? ;-) Si vous lisez notre blog, point de présentation ne requiert. Sinon, par ici, ici aussi… et . Cette œuvre de la série Lui de Cattelan est perçue comme une « humanisation » du Führer. Elle a déclenché un tollé de protestation en 2002. Depuis, le silence fut. Sauf peut-être, la présence du nom de l’artiste parmi les manchettes dites culturelles, ponctuées de ces fluctuations du marché d’art, et de ces records aux enchères, dont plusieurs, signés Cattelan. Comme quoi, savoir choquer et savoir se vendre sont les mamelles d’une réussie artistique certaine… et d’empire financier.

Course à pied

Mardi 1 juillet 2008

Une chose que l’on ne peut reprocher aux grands musées de notre époque, c’est l’immobilisme ou le conservatisme. ;-) La Tate Britain de Londres nous présente une œuvre d’art vivante! Work No. 850 de Martin Creed : à intervalles réguliers, des coureurs parcourent en sprintant les 86 mètres d’une galerie au cœur du musée.

Chaque jour entre le 1er juillet et le 16 novembre, une cinquantaine de coureurs vont s’élancer toutes les 30 secondes pour courir aussi vite que possible. Entre chaque départ, une musique s’élèvera dans la galerie, genre, «Oyé oyé! Tassez-vous! » musical… bien entendu, et l’espace nécessaire sera libéré pour laisser place au coureur suivant.

Le communiqué de Martin Creed mentionne que la source d’inspiration de l’œuvre vient de l’amour pour la course à pied. Car l’artiste aime courir et un tas de gens courent dans la vie.

Work No. 850 se veut l’expression la plus pure de la vitalité humaine, a souligné la Tate Britain, estimant que cette oeuvre présente la beauté du geste humain dans sa forme la plus pure, une ligne entre deux points répétitive et pourtant variable à l’infini.

L’œuvre de Martin Creed est marquée par l’exploration de la vie quotidienne et de ses manifestations physiques comme vomir (Work No. 503 – 2006), déféquer (Work No. 600 – 2006) ou avoir des relations sexuelles (Work No. 715 – 2007). Cette création pour la Tate s’inscrit dans la lignée de Work No. 227 Lumière s’allumant et s’éteignant (2000) présenté dans l’exposition consacrée à l’artiste après sa victoire au Turner Prize en 2001.

Course à pied

Avez-vous une préférence parmi les oeuvres nommées? Nous, nous trouvons que l’élan du coureur sur la photo est très intéressant! La photo est prise par Shaun Curry, d’AFP.