Archive pour la catégorie 'Actualité musée'

 

Musée du crime

Dimanche 13 juillet 2008

Un coup fatal, droit au coeur. Oh, Seigneur! Mais qui l’a tué?! ;-)

Musée du crime

Cette image photoshopée a été réalisée par un artiste au pseudo nom de Juicetank. L’oeuvre insolite est disponible parmi d’autres images, également manipulées et modifiées sur Photoshop par des artistes en art numérique. Si vous êtes intéressé, une impressionnante banque d’images comme celle-ci n’attend qu’à flirter avec vous sur le site 1000 worth. Un véritable musée virtuel d’œuvres numériques où des artistes nous livrent les fruits de leurs efforts artistiques. Un mélange d’habileté, d’imagination et de délire surréaliste.

Cette image-ci est dérivée d’un tableau du peintre américain, Constant Mayer, peint en 1865. La scène témoigne un drame humain de la Geurre Civile américaine. L’œuvre fait partie de la collection du Musée de l’art américain de Tuscaloosa, en Alabama.

En parlant de nos voisins du Sud, depuis quelque temps, un nouveau musée voit ses jours sur leur territoire. À Washington DC, il y a maintenant un musée national du crime et du châtiment. Un musée interactif où l’on offre au public d’enquêter sur des lieux du crime, de combattre un criminel - « Paf! T’es mort! », ou de se mettre dans la peau d’un Hors-la-Loi.

On pourra également pratiquer une autopsie sur un mannequin cadavre, se livrer à une simulation de chasse à l’homme dans une voiture de police et bien d’autres divertissements… du bien et du mal qui éveilleraient une conscience nouvelle chez quelques visiteurs au pays du paradoxe.

Mais si le crime et le châtiment vous déroutent, visitez la Galerie nationale d’art de Washington, aile gauche, aile droite. C’est gratuit. D’excellentes oeuvres classiques qui vous invitent à la découverte de son immense collection de peintures tout aussi riche que celle du Metropolitan de New York. Si vous aimez l’art moderne, juste de voir ou de revisiter l’énorme mobile suspendu de Calder dans le vaste atrium lumineux, et le Lavender Mist: Number 1, 1950 de Pollock, cela vaille déjà le déplacement. Sinon, une panoplie fascinante de musées du Smithsonian Institution vous fournira assurément une surdose d’histoire, de sciences, de génie civil et d’autres.

Si vous tenez absolument à des nouveautés muséales, autre que le National Museum of Crime and Punishment, deux autres nouveaux musées à Washington DC, le Newseum et le musée de cire Madame Tussauds. Tiens, tiens… une autre succursale de cette dame célèbre! ;-)

La tête du dictateur

Vendredi 11 juillet 2008

Il suffit trois petites minutes pour faire tomber la tête d’un des dictateurs notoires de l’histoire moderne. Dès les premiers instants de l’ouverture du Musée Madame Tussauds de Berlin, on a décapité la statue de cire d’Adolf Hitler.

Avant sa rentrée parmi les quelque 70 effigies de personnages-clés de l’Histoire dans la célèbre Maison de Madame Tussauds, version berlinoise, la statue en cire du dictateur nazi a fait couler beaucoup d’encre en Europe. La controverse demeure entière sur la présence d’Hitler parmi eux. La direction du Musée a pris un pari autant que cet homme arracheur de tête. Interpellé par la police, l’homme de 41 ans explique que la motivation de son geste est un pari avec ses amis. Tout cela fait maintenant partie de la petite histoire des faits divers de la saison estivale.

La tête du dictateur

Semble-t-il que le Musée n’a pas encore pris de décision concernant l’éventuel retour de la statue décapitée. Nous nous demandons si l’on considère ce type de statue comme étant une oeuvre d’art. Chose certaine, si elle avait été signée par l’artiste italien Cattelan, elle en serait une, sans doute.

Le Hitler en cire, à genoux en train de prier de Cattelan fait partie maintenant de la fameuse collection privée d’art contemporain de François Pinault. Qui est François Pinault? ;-) Si vous lisez notre blog, point de présentation ne requiert. Sinon, par ici, ici aussi… et . Cette œuvre de la série Lui de Cattelan est perçue comme une « humanisation » du Führer. Elle a déclenché un tollé de protestation en 2002. Depuis, le silence fut. Sauf peut-être, la présence du nom de l’artiste parmi les manchettes dites culturelles, ponctuées de ces fluctuations du marché d’art, et de ces records aux enchères, dont plusieurs, signés Cattelan. Comme quoi, savoir choquer et savoir se vendre sont les mamelles d’une réussie artistique certaine… et d’empire financier.

Course à pied

Mardi 1 juillet 2008

Une chose que l’on ne peut reprocher aux grands musées de notre époque, c’est l’immobilisme ou le conservatisme. ;-) La Tate Britain de Londres nous présente une œuvre d’art vivante! Work No. 850 de Martin Creed : à intervalles réguliers, des coureurs parcourent en sprintant les 86 mètres d’une galerie au cœur du musée.

Chaque jour entre le 1er juillet et le 16 novembre, une cinquantaine de coureurs vont s’élancer toutes les 30 secondes pour courir aussi vite que possible. Entre chaque départ, une musique s’élèvera dans la galerie, genre, «Oyé oyé! Tassez-vous! » musical… bien entendu, et l’espace nécessaire sera libéré pour laisser place au coureur suivant.

Le communiqué de Martin Creed mentionne que la source d’inspiration de l’œuvre vient de l’amour pour la course à pied. Car l’artiste aime courir et un tas de gens courent dans la vie.

Work No. 850 se veut l’expression la plus pure de la vitalité humaine, a souligné la Tate Britain, estimant que cette oeuvre présente la beauté du geste humain dans sa forme la plus pure, une ligne entre deux points répétitive et pourtant variable à l’infini.

L’œuvre de Martin Creed est marquée par l’exploration de la vie quotidienne et de ses manifestations physiques comme vomir (Work No. 503 - 2006), déféquer (Work No. 600 - 2006) ou avoir des relations sexuelles (Work No. 715 - 2007). Cette création pour la Tate s’inscrit dans la lignée de Work No. 227 Lumière s’allumant et s’éteignant (2000) présenté dans l’exposition consacrée à l’artiste après sa victoire au Turner Prize en 2001.

Course à pied

Avez-vous une préférence parmi les oeuvres nommées? Nous, nous trouvons que l’élan du coureur sur la photo est très intéressant! La photo est prise par Shaun Curry, d’AFP.

Pourquoi voler des œuvres impressionnistes?

Mardi 12 février 2008

Vous avez sans doute entendu parler hier de ce vol de tableaux en Suisse! Il serait le plus grand de l’histoire de la Suisse. Rien de moins! Même dans sa mésaventure, la Suisse s’en sort avec les honneurs… Il ne s’agit pas de n’importe quel vol! Mais du plus grand de son histoire! Ne trouvez-vous pas que l’on exagère et que l’on abuse les superlatifs?

Notre monde est stimulé, à tel point que nous ne nous contentons plus des petites choses simples de la vie. Il nous faut les gratte-ciel les plus hauts, les entreprises les plus performantes, de richissimes millionnaires toujours plus riches, des Miss Univers les plus sexy… et écologiques, des tableaux les plus dispendieux, des vols les plus spectaculaires, etc. Nous sommes condamnés à être plus, et encore plus. Il nous arrive souvent d’oublier la Grenouille et le Bœuf d’une belle taille. Oups, pas facile d’être artiste, surtout avec un blog… ;-)

Pourquoi voler des oeuvres impressionnistes

Mais bon sang! Pourquoi voler des œuvres impressionnistes? En voici 10 raisons :

  1. Les petits musées européens n’ont pas les moyens de sécuriser ses lieux.
  2. Les maisons d’enchères organisent des soirées mondaines d’encan. Mais il y a pénurie d’œuvres impressionnistes.
  3. Interpole se déclare impuissant à agir.
  4. Il s’agit en fait d’une initiation pour voleurs, afin de se faire accepter dans un groupe de malfrats, mais d’amateurs d’art.
  5. La Suisse a besoin d’attention médiatique.
  6. Un milliardaire excentrique veut bâtir une collection d’oeuvres impressionnistes privée. Avons-nous bien dit une collection d’œuvres d’art privée?!
  7. Le musée veut toucher la prime d’assurance des œuvres volées afin de financer un projet obscur.
  8. Ce vol est une mauvaise blague, les quatre tableaux seront retournés dans quelques jours avec un mot d’excuse.
  9. Euh…
  10. Encore euh… nous manquons carrément d’inspiration. :-) Veuillez nous proposer les deux dernières raisons de ce plus grand vol d’œuvres d’art de l’histoire de la Suisse.

Pour de plus amples informations sur les vols, veuillez consulter notre dossier vol d’œuvres d’art.

Picasso volé à Sao Paulo

Vendredi 21 décembre 2007

Eh oui, encore un Picasso volé! Mais, cette fois-ci, on a volé un très bon tableau signé Picasso. Le moins que l’on puisse dire, le vol a probablement été dicté par un connaisseur.

Le Portrait de Suzanne Bloch de Pablo Picasso (1904) et Le Cueilleur de café du Brésilien Candido Portinari (1939) deux pièces considérées comme les plus importantes exposées au Musée d’art de Sao Paulo.

Selon un communiqué de l’établissement, les voleurs ont sans doute délibérément jeté leur dévolu sur ces peintures qui se trouvaient dans deux salles du deuxième étage. Une caméra de surveillance a enregistré leurs mouvements.

Un Picasso volé à SaoPaulo