Images et textes sur 'Actualité musée'

 

Film sur l’art

Mercredi 15 octobre 2008

Le Musée des beaux-arts de Montréal propose les Matinées de film sur l’art aux amateurs d’art pour les deux prochains dimanches, jusqu’au 26 octobre. Les films primés du denier Festival du Film sur l’Art de Montréal (FIFA) seront projetés à l’auditorium Maxwell-Cummings sur Sherbrooke, pour les habitués.

Ce dimanche, Looking for an Icon des Néelandais Hans Pool et Maaik Krisjgsman qui ont remporté le Prix du meilleur film éducatif et By the Ways, a Journey with William Eggleston des Français Vincent Gérard et Cédric Laty qui ont remporté le Prix du jury, sont projetés dès 14 heures.

Dimanche prochain, ce sera Here After, suivi de Jimmy Rosenberg - The Father, the Son & the talent.  Allez! Tout le monde au Musée! :-)

Pour vous inciter d’aller voir le film de Hans Pool, à noter que le ce film d’art  a comme toile de fond quelques photos très célèbres du photojournalisme. Captées sur le vif, elles racontent les quelques moments dramatiques que notre monde a connus. Ces images ont eu un tel impact sur la société qu’elles sont devenues des symboles de leur temps.

Film sur l’art - FIFA

Looking for an Icon des Néelandais Hans Pool et Maaik Krisjgsman a sélectionné quatre photos primées, qui sont commentées par leurs auteurs et par des personnalités éminentes du monde de la photographie:

  • La photo d’Eddie Adams représentant l’exécution publique d’un prisonnier vietcong à Saigon en 1968;
  • La dernière image du président Salvador Allende à la suite du coup d’État au Chili en 1973, l’autre 11 septembre,  signée d’un photographe anonyme;
  • Le cliché de Charlie Cole représentant un étudiant faisant seul face aux tanks sur la Place Tienanmen, à Beijing, en 1989 et
  • La dernière photographie, de David Turnley montrant un soldat en pleurs qui vient d’apprendre la mort d’un ami pendant la Guerre du golfe en 1991.

Musée Saatchi

Lundi 6 octobre 2008

Le sujet d’aujourd’hui: le Musée Saatchi.  Vous diriez peut-être, « Qui est celui-là? Où ça, ce musée? »

Minuuute. Ce n’est qu’un prétexte le sujet du Musée Charles Saatchi. Nous voulons vous parler de Saatchi, une légende vivante du monde de l’art contemporain. Mais pas facile avec un nom étrange comme celui-là. 8O La raison pour laquelle nous avons ajouté le mot « Musée ». Ça sonne plus familier comme dans « Musée du Louvre », contrairement à Tate, MoMa, Met, Rijks, etc.  Tous des noms à coucher dehors.

Non. Vous les trouvez plus faciles? Bon, vous nous embêtez juste pour avoir raison, n’est-ce pas?! :roll:

Charles Saatchi est celui qui a cru en Damien Hirst - l’artiste de l’art contemporain le plus riche au monde et l’artiste le plus remarquable de la première moitie du 21e siècle… ça, c’est selon nous. Vous nous direz dans 40 ans si nous avions vu juste.

Oups! C’est loin ça. Nous serions très vieux si nous étions encore vivants, probablement avec une hanche et des genoux en plastique, les yeux en verre bionique, un coeur mécanique… tout ça se fera dans le nouveau CHUM, rue St-Denis, à Montréal!  Pensez-vous que l’on pourrait aussi faire changer notre cerveau quand il ne sera plus opérationnel, dans le sens, ne plus en mesure de penser? Ô, la Science, mère de toutes les espérances!

Que parlions-nous? Ah oui! De Saatchi et du Musée Saatchi! :-)

Saatchi a acheté au Young British Artist fringant et controversé que fût jadis Hirst, une tête de vache en décomposition, objet indigne du mot « Art » pour certains. Saatchi a aussi contribué à lancer la carrière de l’Américain Jeff Koons, qui, s’il n’est pas le 2e artiste contemporain le plus convoité de notre monde, sera parmi les 3 premiers.

Les acquisitions d’oeuvres d’art par Charles Saatchi, ex-publiciste au talent remarquable, peuvent lancer non seulement la carrière d’un artiste de façon phénoménale. De plus, il conditionne les tendances du marché de l’art. Vous dites sans doute, l’une ne va pas sans l’autre.

Ce nouveau musée à Charles Saatchi est dédié à l’art contemporain. Son fondateur souhaite notamment faire intéresser au grand public l’art contemporain. On espère plus d’un million de visiteurs par an. L’objectif est clair et net comme l’on dit au Québec : Y a pas de niaisage!

Pour lancer son musée, Saatchi mise sur trois éléments : un lieu in, des bons associés et des artistes de talent. D’abord, le bâtiment de style néo-classique et circulaire de 6,500 mètres carrés, à Chelsea - Le Duke of York’s HeadQuarters.

Musée Saatchi

Ensuite, Charles Saatchi s’est associé à la maison d’enchères Phillips-De Pury & Company pour permettre une entrée gratuite au grand public. Qui veut payer pour aller voir une exposition d’art contemporain? D’accord, il y a des artistes. Ensuite, qui d’autres? Saatchi a tout compris.  C’est aux riches collectionneurs de payer les frais de commission le soir quand ils achèteront les oeuvres exposées. Brillant, n’est-ce pas? Si nos politiciens ont vraiment à coeur la gratuité des soins de santé pour tous… Néanmoins, il y a là, des pistes à réflexion.

L’exposition inaugurale « La Révolution continue: l’art contemporain chinois » se tiendra jusqu’au 18 janvier 2009. Les têtes d’affiche? Deux artistes chinois déjà célèbres pour mousser le tout : Zhang Xiaogang, connu pour ses portraits de Popa, Moman, grande soeur, frérot et camarades, ou une quelconque combinaison, inspirés des portraits de famille. Le 2e artiste chinois célèbre fait partie de l’exposition, Yue Minjun, avec ses visages hilares, ainsi que 22 autres artistes moins connus, que nous vous épargnons les noms tous différents. Voilà! Le compte est bon, 24 artistes chinois pour la suite de la révolution de l’art contemporain au Musée Saatchi.

La Révolution continue: l’art contemporain chinois

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Charles Saatchi est un collectionneur et homme d’affaires très discret. Né en Irak en 1943 dans une famille juive prospère.

Il a fait fortune en créant en 1970 avec son frère Maurice l’agence de publicité Saatchi & Saatchi, qui deviendra dans les années 1980 la plus importante au monde. L’agence a été notamment chargée de la campagne électorale de Margaret Thatcher en 1978. 

Pour ceux qui aiment la précision, la Dame de fer a eu un règne de 10 ans et une carrière de 20 ans débutant le 20 juillet 1970.

Art du crâne, Art du diamant ou Art de Damien

Samedi 4 octobre 2008

À partir du 1er novembre jusqu’au 15 décembre, le Rijksmuseum d’Amsterdam présentera une exposition qui intitule « Pour l’Amour de Dieu ».  Le célèbre crâne incrusté de diamants, signé Damien Hirst sera la pièce de résistance de l’expo qui partira en tournée mondiale après son arrêt de six semaines au Rijksmuseum.

Une fois de plus, Damien Hirst nous fait voir son immense savoir-faire et la continuité de sa stratégie marketing du comment promouvoir son art. Chaque événement qui touche de prés ou de loin le nom de l’artiste anglais est et sera encensé par les médias. Conséquemment, chaque événement ayant associé à Hirst participe à la consolidation de son empire artistique.

Pour accompagner l’art du diamant d’Hirst, on a réuni autour du crâne une sélection d’oeuvres d’art du 17e siècle de la collection du Rijksmuseum. Avis aux intéressés, « Pour l’Amour de Dieu » ouvre le bal des festivités de la Nuit des musées d’Amsterdam.  Si jamais, l’opulence de la richesse et la parabole d’Hirst vous ennuient, il y a toujours le fameux tableau « Ronde de nuit » de Rembrandt à quelques pas plus loin pour assouvir votre faim dévorante de la culture.

Art du diamant, Art de Damien

Grenouille crucifiée

Jeudi 4 septembre 2008

Êtes-vous étonné par cette œuvre controversée?  Une grenouille crucifiée pour parodier le symbole du Christ crucifié.

Au musée d’art moderne de Bolzano en Italie, une sculpture de l’artiste allemand Martin Kippenberg représentant une grenouille crucifiée tenant une chope de bière dans une patte et un œuf dans l’autre suscite la controverse et provoque la colère parmi les croyants catholiques. Même le pape Benoit XVI avait protesté.

Tout laisse croire qu’après s’en être pris aux musulmans, quelques artistes contemporains à la recherche de notoriété, et ce, avec la complicité de quelques petits musées régionaux, également à la recherche de visibilité s’attaquent cette fois-ci aux catholiques. Bon, et la prochaine cible? Les bouddhistes?

Nous mentionnons à quelques reprises ici que l’art n’est plus un représentant de l’idéal platonique et classique. L’art d’aujourd’hui est à l’image de la vie. Cette grenouille crucifiée en est un autre exemple parmi tant d’autres, l’art contemporain patauge entre les extrêmes, à l’image de la nature humaine.

Savez-vous que 2008 a été désignée par la communauté scientifique internationale comme étant « l’Année de la grenouille »? Bon, vous saviez ça.

Mais, savez-vous que l’on a trouvé une grenouille sans poumon qui respire par la peau dans une région reculée dans l’Indonésie cette année? Bon, ça, vous la saviez également…

Bon bien, nous n’avons plus rien à ajouter dans ce cas-ci. Allons écouter le discours de John McCain pour terminer la soirée. En espérons qu’il dise quoi de bon.

Grenouille crucifiée

Design japonais, conception du vide

Lundi 1 septembre 2008

Par Mélibée

Pompompidou… comme disait Betty Boop, ou presque… Je sens que j’ai été un peu injuste à propos du Centre George Pompidou.

Alors, je reprends. J’ai vu deux choses de bien…  lors de ma visite…  au Pompidou, du design japonais et de la conception du vide

La première, du design japonais - une chaise d’un designer japonais, Tokujin Yoshioka.  Je vous mets des photos…  Malheureusement, pas le droit de toucher dans le Musée.  C’est toujours comme ça dans les musées… Tant pire pour des toucheux…  Bon…  C’est comme ça.  Dommage cependant que Tokujin Yoshioka ait laissé le tube de carton dans lequel le produit est enfourné…  ça enlève l’évanescence de la chaise… ou plutôt ça ajoute une couche de protection…  enfin, tout dépend du point de vue…  et comme une photo vaut mille mots, alors je vous en mets plusieurs.

Tokujin Yoshioka Design

Design Made in Japan

Design Japonais

Une chaise de design japonais

La deuxième chose qui était bien…  l’entrevue que donne l’architecte Dominique Perrault. « Les onze mots de l’architecte », un entretien réalisé par Richard Copans…  À défaut de pouvoir vous déplacer, vous pouvez trouver des extraits sur le web…  Toutefois, je ne suis pas d’accord avec sa conception du vide…  Mais l’entrevue est vraiment bien.

Ça y est le soleil est maintenant levé… il était temps… Bon allez, une autre belle journée qui commence.  Hop, tout le monde debout.

Musée du crime

Dimanche 13 juillet 2008

Un coup fatal, droit au coeur. Oh, Seigneur! Mais qui l’a tué?! ;-)

Musée du crime

Cette image photoshopée a été réalisée par un artiste au pseudo nom de Juicetank. L’oeuvre insolite est disponible parmi d’autres images, également manipulées et modifiées sur Photoshop par des artistes en art numérique. Si vous êtes intéressé, une impressionnante banque d’images comme celle-ci n’attend qu’à flirter avec vous sur le site 1000 worth. Un véritable musée virtuel d’œuvres numériques où des artistes nous livrent les fruits de leurs efforts artistiques. Un mélange d’habileté, d’imagination et de délire surréaliste.

Cette image-ci est dérivée d’un tableau du peintre américain, Constant Mayer, peint en 1865. La scène témoigne un drame humain de la Geurre Civile américaine. L’œuvre fait partie de la collection du Musée de l’art américain de Tuscaloosa, en Alabama.

En parlant de nos voisins du Sud, depuis quelque temps, un nouveau musée voit ses jours sur leur territoire. À Washington DC, il y a maintenant un musée national du crime et du châtiment. Un musée interactif où l’on offre au public d’enquêter sur des lieux du crime, de combattre un criminel - « Paf! T’es mort! », ou de se mettre dans la peau d’un Hors-la-Loi.

On pourra également pratiquer une autopsie sur un mannequin cadavre, se livrer à une simulation de chasse à l’homme dans une voiture de police et bien d’autres divertissements… du bien et du mal qui éveilleraient une conscience nouvelle chez quelques visiteurs au pays du paradoxe.

Mais si le crime et le châtiment vous déroutent, visitez la Galerie nationale d’art de Washington, aile gauche, aile droite. C’est gratuit. D’excellentes oeuvres classiques qui vous invitent à la découverte de son immense collection de peintures tout aussi riche que celle du Metropolitan de New York. Si vous aimez l’art moderne, juste de voir ou de revisiter l’énorme mobile suspendu de Calder dans le vaste atrium lumineux, et le Lavender Mist: Number 1, 1950 de Pollock, cela vaille déjà le déplacement. Sinon, une panoplie fascinante de musées du Smithsonian Institution vous fournira assurément une surdose d’histoire, de sciences, de génie civil et d’autres.

Si vous tenez absolument à des nouveautés muséales, autre que le National Museum of Crime and Punishment, deux autres nouveaux musées à Washington DC, le Newseum et le musée de cire Madame Tussauds. Tiens, tiens… une autre succursale de cette dame célèbre! ;-)

La tête du dictateur

Vendredi 11 juillet 2008

Il suffit trois petites minutes pour faire tomber la tête d’un des dictateurs notoires de l’histoire moderne. Dès les premiers instants de l’ouverture du Musée Madame Tussauds de Berlin, on a décapité la statue de cire d’Adolf Hitler.

Avant sa rentrée parmi les quelque 70 effigies de personnages-clés de l’Histoire dans la célèbre Maison de Madame Tussauds, version berlinoise, la statue en cire du dictateur nazi a fait couler beaucoup d’encre en Europe. La controverse demeure entière sur la présence d’Hitler parmi eux. La direction du Musée a pris un pari autant que cet homme arracheur de tête. Interpellé par la police, l’homme de 41 ans explique que la motivation de son geste est un pari avec ses amis. Tout cela fait maintenant partie de la petite histoire des faits divers de la saison estivale.

La tête du dictateur

Semble-t-il que le Musée n’a pas encore pris de décision concernant l’éventuel retour de la statue décapitée. Nous nous demandons si l’on considère ce type de statue comme étant une oeuvre d’art. Chose certaine, si elle avait été signée par l’artiste italien Cattelan, elle en serait une, sans doute.

Le Hitler en cire, à genoux en train de prier de Cattelan fait partie maintenant de la fameuse collection privée d’art contemporain de François Pinault. Qui est François Pinault? ;-) Si vous lisez notre blog, point de présentation ne requiert. Sinon, par ici, ici aussi… et . Cette œuvre de la série Lui de Cattelan est perçue comme une « humanisation » du Führer. Elle a déclenché un tollé de protestation en 2002. Depuis, le silence fut. Sauf peut-être, la présence du nom de l’artiste parmi les manchettes dites culturelles, ponctuées de ces fluctuations du marché d’art, et de ces records aux enchères, dont plusieurs, signés Cattelan. Comme quoi, savoir choquer et savoir se vendre sont les mamelles d’une réussie artistique certaine… et d’empire financier.

Course à pied

Mardi 1 juillet 2008

Une chose que l’on ne peut reprocher aux grands musées de notre époque, c’est l’immobilisme ou le conservatisme. ;-) La Tate Britain de Londres nous présente une œuvre d’art vivante! Work No. 850 de Martin Creed : à intervalles réguliers, des coureurs parcourent en sprintant les 86 mètres d’une galerie au cœur du musée.

Chaque jour entre le 1er juillet et le 16 novembre, une cinquantaine de coureurs vont s’élancer toutes les 30 secondes pour courir aussi vite que possible. Entre chaque départ, une musique s’élèvera dans la galerie, genre, «Oyé oyé! Tassez-vous! » musical… bien entendu, et l’espace nécessaire sera libéré pour laisser place au coureur suivant.

Le communiqué de Martin Creed mentionne que la source d’inspiration de l’œuvre vient de l’amour pour la course à pied. Car l’artiste aime courir et un tas de gens courent dans la vie.

Work No. 850 se veut l’expression la plus pure de la vitalité humaine, a souligné la Tate Britain, estimant que cette oeuvre présente la beauté du geste humain dans sa forme la plus pure, une ligne entre deux points répétitive et pourtant variable à l’infini.

L’œuvre de Martin Creed est marquée par l’exploration de la vie quotidienne et de ses manifestations physiques comme vomir (Work No. 503 - 2006), déféquer (Work No. 600 - 2006) ou avoir des relations sexuelles (Work No. 715 - 2007). Cette création pour la Tate s’inscrit dans la lignée de Work No. 227 Lumière s’allumant et s’éteignant (2000) présenté dans l’exposition consacrée à l’artiste après sa victoire au Turner Prize en 2001.

Course à pied

Avez-vous une préférence parmi les oeuvres nommées? Nous, nous trouvons que l’élan du coureur sur la photo est très intéressant! La photo est prise par Shaun Curry, d’AFP.

Pourquoi voler des œuvres impressionnistes?

Mardi 12 février 2008

Vous avez sans doute entendu parler hier de ce vol de tableaux en Suisse! Il serait le plus grand de l’histoire de la Suisse. Rien de moins! Même dans sa mésaventure, la Suisse s’en sort avec les honneurs… Il ne s’agit pas de n’importe quel vol! Mais du plus grand de son histoire! Ne trouvez-vous pas que l’on exagère et que l’on abuse les superlatifs?

Notre monde est stimulé, à tel point que nous ne nous contentons plus des petites choses simples de la vie. Il nous faut les gratte-ciel les plus hauts, les entreprises les plus performantes, de richissimes millionnaires toujours plus riches, des Miss Univers les plus sexy… et écologiques, des tableaux les plus dispendieux, des vols les plus spectaculaires, etc. Nous sommes condamnés à être plus, et encore plus. Il nous arrive souvent d’oublier la Grenouille et le Bœuf d’une belle taille. Oups, pas facile d’être artiste, surtout avec un blog… ;-)

Pourquoi voler des oeuvres impressionnistes

Mais bon sang! Pourquoi voler des œuvres impressionnistes? En voici 10 raisons :

  1. Les petits musées européens n’ont pas les moyens de sécuriser ses lieux.
  2. Les maisons d’enchères organisent des soirées mondaines d’encan. Mais il y a pénurie d’œuvres impressionnistes.
  3. Interpole se déclare impuissant à agir.
  4. Il s’agit en fait d’une initiation pour voleurs, afin de se faire accepter dans un groupe de malfrats, mais d’amateurs d’art.
  5. La Suisse a besoin d’attention médiatique.
  6. Un milliardaire excentrique veut bâtir une collection d’oeuvres impressionnistes privée. Avons-nous bien dit une collection d’œuvres d’art privée?!
  7. Le musée veut toucher la prime d’assurance des œuvres volées afin de financer un projet obscur.
  8. Ce vol est une mauvaise blague, les quatre tableaux seront retournés dans quelques jours avec un mot d’excuse.
  9. Euh…
  10. Encore euh… nous manquons carrément d’inspiration. :-) Veuillez nous proposer les deux dernières raisons de ce plus grand vol d’œuvres d’art de l’histoire de la Suisse.

Pour de plus amples informations sur les vols, veuillez consulter notre dossier vol d’œuvres d’art.

Picasso volé à Sao Paulo

Vendredi 21 décembre 2007

Eh oui, encore un Picasso volé! Mais, cette fois-ci, on a volé un très bon tableau signé Picasso. Le moins que l’on puisse dire, le vol a probablement été dicté par un connaisseur.

Le Portrait de Suzanne Bloch de Pablo Picasso (1904) et Le Cueilleur de café du Brésilien Candido Portinari (1939) deux pièces considérées comme les plus importantes exposées au Musée d’art de Sao Paulo.

Selon un communiqué de l’établissement, les voleurs ont sans doute délibérément jeté leur dévolu sur ces peintures qui se trouvaient dans deux salles du deuxième étage. Une caméra de surveillance a enregistré leurs mouvements.

Un Picasso volé à SaoPaulo

Cadeaux Noël artistiques d’Hirst

Samedi 15 décembre 2007

Voilà, Noël arrive… l’enfant prodige de l’art contemporain anglais décide d’offrir à la Tate, pas un, pas deux, pas trois, mais quatre cadeaux Noël artistiques!

« Je suis extrêmement reconnaissant à Damien de sa générosité extraordinaire (…) Quand les prix du marché de l’art sont hauts, notre budget d’acquisition limité, la Tate a une dette vis-à-vis des artistes contemporains à la réputation internationale », a commenté Nicholas Serota, le directeur de la Tate.

Eh oui! Vous avez compris.

Le célèbre artiste anglais et multi-millionnaire, Damien Hirst a annoncé cette semaine le don de quatre de ses oeuvres majeures à la Tate Gallery. Nous pourrons bientôt voir une vache découpée en deux de la tête à la queue comme son bébé, le veau. La mère et le bébé se portent bien, et précieusement conservés dans du formol. La pièce s’appelle Mother and Child Divided, reprend le principe de celles qui ont été montrées au Palazzo Grassi, à Venise en 2006. Cette version, semble-t-il, date de 2007. S.V.P.! Ne soyez pas incrédule! L’oeuvre d’art est un produit comme les autres biens, lorsque la demande est là, l’offre doit suivre. Sinon, le segment de marché sera accaparé inévitablement par un autre produit dérivé, peut-être, de qualité inférieure, ou, de provenance douteuse comme le fœtus-mouette de l’artiste chinois. :-|

Cadeau artistique d'Hirst

Leader de la Young British Artists (YBA), Damien Hirst n’a cessé d’étonner notre monde. La première exposition personnelle d’Hirst date de 1990. Cinq ans plus tard, il est lauréat du prestigieux Turner Prize. Les trois autres cadeaux artistiques d’Hirst à la postérité sont

The Acquired Inability to Escape (1991)
Life Without You (1991)
Who is Afraid of the Dark? (2002) un tableau de la série des Fly Paintings, qui avait fasciné Francis Bacon, deux semaines avant sa mort.

Annexe du Louvre

Lundi 26 novembre 2007

Le 12 novembre dernier, une nouvelle étape du projet a été franchie. La Région Nord - Pas de Calais, maître d’oeuvre du projet de cette nouvelle annexe du Louvre, a approuvé l’avant-projet définitif du Louvre-Lens.

Grâce à ce vote positif, les plans du musée sont désormais arrêtés. L’enveloppe financière est fixée à 127 millions d’euros et le calendrier prévoit la pose de la première pierre à l’automne 2008, la livraison du bâtiment au printemps 2010 et l’ouverture au public fin 2010 du Louvre Lens.

Une autre annexe du Louvre
“Les mineurs ont tant donné à la France que la France peut bien leur donner le Louvre”