Archive pour la catégorie 'Monuments'

 

Arènes de Lutèce, entre mes deux visites

Jeudi 25 septembre 2008

Par Mélibée

Arènes de Lutèce, entre mes deux visites - Il y a un peu plus de dix ans que j’ai vu cet endroit pour la première fois. Il s’y en dégageait une très belle ambiance. On pouvait très bien sentir la présence des lieux, sentir le temps.

Arènes de Lutèce, entre mes deux visites

Mais là, mais là, ça ne va pas du tout, du tout… avec ces magnifiques bancs de parc verts, ces balustrades bon marché et ces poubelles d’allure internationale.  Non, mais c’est devenu un rond-point. Dites, vous connaissez l’intégration urbaine, messieurs les fonctionnaires…  je sais, je sais… je rouspète. Mais admettez que c’est une horreur.

Qui a pris cette décision… une chance que je ne suis pas empereur, enfin, impératrice… Des têtes rouleraient! :?

Bon, je vais me calmer. :-)

Il y a tout même une notion de sécurité publique qu’une Administration des services publics doive considérer… je sais. Mais contemplez le gâchis, voyez par vous-même… si vous êtes assis ici… regardez ce combat silencieux entre les vestiges d’hier et ceux d’aujourd’hui. J’exagère, vous dites? Pas du tout, pas du tout. L’intégration urbaine ça existe, vous savez. Ce n’est pas qu’un concept, mais une réalité concrète.  Allez… pardi!!!  Un p’tit effort pour moi la prochaine fois quand je vous rendrai visite.

Pour terminer sur une note pastorale, quand vous irez dans l’arène. Il vous faudrait gravir les gradins et redescendre par le petit escalier qui donne sur la rue.

C’est coquet et magnifique. L’espace de quelques marches et l’on se croirait en campagne.

Arènes de Lutèce

Massacre de Srebrenica

Lundi 4 août 2008

Radovan Karadzic, l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie et le présumé instigateur du massacre de Srebrenica est maintenant devant la justice. Il a fallu le poids économique de l’Union européenne et 13 années pour forcer les gens qui couvraient Karadzic à l’élaguer… enfin. Un exemple bien concret de la main justicière du pouvoir économique: Pas de Karadzic, point d’Union européenne pour la Serbie!

On considère que le massacre de quelque 8000 musulmans par les forces serbes bosniaques en 1995, comme la pire tuerie qu’Europe ait connue depuis la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, il y a à peine 50 ans entre 1945 et 1995. Que dire maintenant du Vietnam, 1964 et de l’Irak, 2003?

Un jour, on érigera un monument commémoratif pour ces millions de civils irakiens tués sur la Place où l’armée américaine a détrôné la statue de Saddam Hussein. Son double trouvera l’écho aux États-Unis, pour les Boys morts. Espérons que dans un futur non lointain, la science trouverait un remède à cette vicissitude qu’est la conscience humaine.

Massacre de Srebrenica

Pour accompagner cette petite pensée, une photo de la pierre commémorative pour le massacre de Srebrenica, située à l’entrée du Mémorial de Potocari, près de Srebrenica, sur laquelle on peut lire le décompte symbolique et funèbre. On dirait que la lumière tourne son dos à cette triste épisode de l’humanité, une autre.

Christ Rédempteur

Mercredi 12 décembre 2007

À peine élu comme l’une des 7 Nouvelles Merveilles, le Christ Rédempteur de Rio de Janeiro perd ses pierres à cause d’infiltrations d’eau.

Le Christ Rédempteur perché sur le Corcovado de la baie de Rio de Janeiro, commence à donner des signes de vieillissement, forçant ainsi les autorités du gouvernement régional de Rio à annoncer une réfection de près d’un million de dollars pour empêcher la chute de pierres sur le balcon où déambulent les visiteurs.

Christ Rédempteur

Monument à De Gaulle

Dimanche 18 novembre 2007

En 1992, un monument commémoratif à Charles de Gaulle est érigé au parc Lafontaine, à Montréal. Un obélisque moderne et abstrait, conçu par l’artiste Oliver Debré. Depuis, certains s’interrogent ouvertement sur sa pertinence et la réelle portée symbolique de cette œuvre. On parlait alors d’une coexistence de l’art abstrait et de l’art figuration : l’obélisque de Debré et le buste Hommage à De Gaulle d’Aslan au parc Lafontaine. Mais la proposition a été rejetée par les deux administrations municipales successives, Bourque et Tremblay.

Il est légitime de se demander si l’art abstrait n’avait pas ses limites dans la représentation du témoignage de respect, d’admiration et de reconnaissance, surtout quand on parle de l’art public.

Lorsque notre histoire contemporaine s’estompera de la mémoire collective future, le buste de De Gaulle aidera à mettre un visage sur le nom, mais encore, que signifie ce visage d’un vieux monsieur si l’on ne connaît pas son histoire? Alors que l’oeuvre de Debré, quoique forte représentative et symbolique par sa portée et par cette veine bleue sur la face éclatée de l’obélisque, trouve peu d’écho dans le cœur des fervents du Général.

Monument à Charles de Gaulle
Image (ci-dessus, gauche) : Carlos Pineda, 1997