Archive pour la catégorie 'Insolites'

 

Cassoulet, une recette gagnante

Dimanche 16 novembre 2008

Tout le monde convient que la promotion et la visibilité vont de paire. Aujourd’hui, une petite histoire de cassoulet, une recette gagnante pour tout artiste à la recherche d’une visibilité… de qualité!

Le soir du 4 novembre dernier, alors que Time Square est noir de monde pour célébrer la victoire du 44e président des États-Unis, deux Français déploient une banderole « Cassoulet » et une mention « Cassoulet For ever » sur carton, un peu plus modeste. La banderole est immédiatement repérée par la caméra de la chaîne ABC qui survole le ciel de New York et qui fait un gros plan sur ce mot bizarroïde aux yeux des Américains. L’image, vue par quelque 13 millions de téléspectateurs à ce moment restera de longues minutes à l’antenne. Il s’agit d’un numéro humoristique du « Grand Journal » de Canal Plus, orchestré par Yann Barthes et son ingénieur du son, tous les deux de l’équipe du « Petit Journal People ».

Le Cassoulet du 4 novembre, à New York

L’application de la recette gagnante pour une promotion sans frais a été récidivée vendredi dernier. On a brandi une feuille sur laquelle on peut lire le mot « Cassoulet » derrière un député européen lors du congrès du Parti socialiste.

Cassoulet, une recette gagnante

Si jamais, vous verrez  le 8 décembre prochain à la télé de Radio-Canada, un homme-sandwich portant des pancartes « MY Arts for ever » ou « Blog MY Arts » derrière un journaliste-reporter, ne soyez point surpris par une autre application de la recette gagnante du « Cassoulet » . :-)

Une image vaut mille mots - Prendre le train

Lundi 10 novembre 2008

Tout le monde ou presque tout le monde connait l’adage « Une image vaut mille mots », ou encore, si vous préfériez sa version améliorée ;-) « Une image vaut mieux que mille mots ».

Il est plus aisé de fabriquer des images de nos jours qu’auparavant… nous voulons dire… une époque du passé. L’adage perd peut-être un peu le sens profond de la difficulté de fabriquer une bonne image suggestive. D’abord, nous avons bien plus d’outils de fabrication d’images que l’on avait. Cela facilite la tâche d’obtenir une image, et l’évolution des connaissances sur la perception aide grandement les faiseurs d’images parmi lesquels, nous incluons évidemment les artistes qui font des images.

Ah les artistes. Vous le savez, c’est devenu un métier à mille usages : chanteur, acteur, acrobate, clown, compositeur, photographe, graphiste, performeur, danseur, musicien, décorateur, designer et plus encore. Tant de mots pour biens les nommer. Mais, combien c’est mystique à les appeler tous artistes.

En ce moment, un flash traverse probablement votre esprit critique qui pourrait se résumer comme suite : hé! Artiste! Accouche! Arrêtez de tourner autour du pot

Haaaaha! Voilà! Une image qui vaut mille mots : tourner autour du pot! :-)

Bon, cessons de divaguer! « Prendre le train ». Voilà le 2e sujet de ce billet, de ce soir.

Si vous avez un certain âge, ou encore, un âge certain, vous avez surement eu la chance de voyager une ou deux fois en train. Si vous avez à expliquer l’expérience de prendre un train à une personne, tenez, à un enfant qui n’a jamais pris le train à l’aide d’une image qui vaut mille mots. Quelle serait cette image-là?

Pas évident, n’est-ce pas? Cela vous demanderait certainement un effort pour illustrer cette expérience-là.

D’ailleurs, « prendre le train » en Europe n’a pas la même signification que « prendre le train » en Amérique du Nord. L’histoire du train est écrite différemment sur ces deux continents. La proximité des pays européens et le vaste territoire Nord Amérique offrent une expérience bien différente. Si le chemine de fer canadien qui relie l’Est et l’Ouest avait une notion d’unification d’un grand pays; de nos jours, nous avons des banlieusards qui prennent le train pour le train train quotidien. Tenez, juste sur le territoire européen, passer une journée sur un train en Espagne est une expérience forte différente qu’un voyage sur un train qui sillonne l’Angleterre, la France et la Belgique. L’odeur, le bruit, le paysage, le service, le confort, tout est différent. Sur quoi doit-on se concentrer pour illustrer l’expérience d’un voyage en train? Et que dire du Transsibérien, de l’Orient Express ou d’un TGV qui traverse la Chine du Nord au Sud…

Voyez-vous, pas évident d’illustrer l’expérience et l’émotion qu’éprouve un passager en prenant un train. Et cette image-là, qu’en dites-vous? 8O

Une image vaut mille mots - Prendre le train

Sarah Palin - Hockey Mom

Lundi 8 septembre 2008

Sarah Hockey Mom Palin

Sarah « Hockey Mom » Palin, vous la connaissez maintenant, ou presque. Sarah Palin pourrait passer comme un coup de vent à la manière de plus de la moitié des colistiers américains. Dans deux mois, on pourrait dire « Sarah Qui » ou bien,  Sarah « The American Pitbull » qui aurait contré la montée fulgurante de Barack Obama. En a-t-elle la capacité? C’est le pari risqué que John McCain a pris.

La stratégie républicaine se précise.

On mise sur le patriotisme, le sacrifice, le devoir, la conviction religieuse, la vie au quotidien — « The Simple Life » pour contrer le Rêve et le changement d’Obama. On met à l’avant-scène une Sarah « Hockey Mom » Palin, version américaine de mère de famille ordinaire qui s’occupe de leurs enfants hockeyeurs; une mère au foyer dévouée à la vie de sa progéniture. Mais aussi, une mère qui a eu des responsabilités sociales et professionnelles.

Bon, Mom Palin l’a donc joué très « Mère au foyer » durant son discours d’acceptation de sa candidature. Avant de dévoiler l’autre visage du personnage « Hockey Mom » par cette blague :

- Vous connaissez la différence entre une Hockey Mom et un Pitbull ?

- Le Rouge à lèvres*.

La « Pitbull » Palin s’est révélée, avec mordant et sarcasme à propos d’Obama.

Voilà un homme qui a écrit deux fois ses mémoires, mais qui n’a jamais rédigé une seule loi ni fait la moindre réforme […] Voilà un homme qui a fait du travail communautaire […] mais moi, j’avais des responsabilités comme mairesse.

Pour le moment, Sarah Palin ne s’est pas écroulée sous la pression des médias. Elle fera peut-être perdre McCain en novembre prochain ou, bien avant. Mais en attendant, elle a du mordant. Qui sait, nous aurions peut-être le privilège d’assister à un combat entre « We can change» et the « American Pitbull Revolution».

Oups, que faire? Rien d’artistique, ni de l’art dans ce billet, même si nous avons photoshopé cette image pour vous amuser. Réfléchissons vite… euh… pas capable… le cerveau est en pause. :-(

Ah! Il est de retour.

Connaissez-vous l’art de gouverner un grand pays? L’art de gouverner un grand pays, c’est comme faire cuire de petits poissons. Il faut les laisser mijoter doucement sans les manier. Sinon, ça finit en miette. Un gros poisson comme Obama, il faudrait l’écailler si l’on veut faire une bouillabaisse plus tard pour le peuple.

Connaissez-vous l’histoire de la bouillabaisse antique? Non? Il s’agit d’une soupe concoctée par Vénus, déesse au foyer malheureuse. Elle l’a fait manger à Vulcain pour l’endormir, avant de se rendre chez Mars pour ses moments célestes. Vénus n’aurait jamais été colistière américaine! … mais évidemment, elle est romaine.  :roll:

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* Pour les non-initiés de ce sport nordique qu’est le Hockey, Sarah Palin fait référence au bâton de hockey.

« Je veux être une icône. »

Samedi 6 septembre 2008

« Je veux être une icône. » Voilà la dernière déclaration de Beyoncé, après son histoire de photoshop. Elle ne veut être rien de moins qu’une icône.  Nous nous demandons si quelqu’un de son entourage avait expliqué à la belle le sens réel du mot « icône ». Le vrai papa Beyoncé n’a probablement pas fait cela.

Cette déclaration de la vedette américaine et internationale a été révélée dans l’édition britannique du magazine Marie-Claire :

J’en marre d’être une pop star. Je ne veux pas être la fille hot. Je veux être une icône. Je crois que j’ai accompli beaucoup. […] Je pense aussi que l’on me voue beaucoup de respect, ce qui est plus important que tout trophée ou le nombre d’albums vendus. Je crois que j’en suis venue à un point où je pense qu’être une vedette pop n’est pas suffisant.

Icône

Et bien, en voici trois icônes de l’Histoire : la Vierge Marie, la Joconde et l’unique Marilyn Monroe.

La première est l’une des principales idolâtries du Christianisme depuis la Renaissance; la deuxième, le portrait d’une femme immatérielle - oeuvre considérée comme étant le patrimoine de l’humanité; la troisième, la mort l’a figé dans le temps comme une étoile qui brille longtemps après son épuissement. L’arrêt brusque de la vie de Marilyn a su lui éviter la décrépitude inévitable de l’âge, en préservant ainsi son éternelle jeunesse.

Ainsi, l’éternelle jeunesse s’est jointe à l’éternel féminin de la Joconde et à la virginité perpétuelle de Marie. Hélas! La belle Beyoncé n’en possède aucun de ces trois critères qui pourraient lui procurer cette dimension iconographie de sa personne, tant souhaitée. Triste.

Que la chanteuse chante!

Papa Beyoncé Knowles?

Mardi 26 août 2008

Savez-vous que la chanteuse américaine est au cœur d’une polémique qui captive de nombreux internautes? Si si, plusieurs blogs culturels en parlent, ;-) le visage de la chanteuse RnB aurait été éclairci sur les photos de la dernière campagne de L’Oréal Paris pour les produits Feria Hair Color.

C’est choquant! Encore le maudit Photoshop! On ose faire pâlir les couleurs de la sexy Beyoncé Knowles au pays de Barack Obama! Ainsi, affichant un chevelure blonde au couleur blé, Beyoncé y apparait dans la version américain du magazine de mode Elle avec un teint pâle qui se rapproche de celui des autres vedettes et égéries de l’Oréal. Même New York Post se mêle.

« Le géant de la beauté L’Oréal semble avoir blanchi Beyoncé Knowles dans une publicité choquante, en éclaircissant numériquement son teint, rendant méconnaissable cette vedette internationale. » Quand une vedette américaine et internationale est méconnaissable sur photo, c’est comme l’identité nationale bafouée à la Pauline Marois - «Quoi?! Pas de Fleur de Lys aux JO de Pékin? » C’est inacceptable! :-|

Papa Beyoncé Knowles?

Maintenant, regardez celui-là! Mais non, ce n’est pas Papa Beyoncé Knowles, mais bien Citoyen Belley**. Vous ne le connaissez fort possiblement pas. Nous vous présentons, le premier noir immortalisé par un artiste blanc, avec dignité et décorum. En passant, on ne l’a pas blanchi. Le Citoyen Belley, fier allure, semble en grande conversation à bâtons rompus avec le Tout Puissant. Probablement sur l’art, la couleur de la peau, la difficulté d’imiter la nature, etc.

Quoi? Vous voulez voir comment on a pâli la belle Beyoncé? Vous êtes vraiment comme ce grand artiste québécois disait : « On ne veut pas savoir, on veut voir. » Quel artiste visionnaire, ce Deschamps-là!

Beyoncé Knowles et les effets L’Oréal Paris

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** « Portait du citoyen Belley, ex-représentant des Colonies » - 1797, par Girodet, peintre romantique français.