Images et textes sur 'Insolites'

 

La Reine

Vendredi 2 juillet 2010

La Reine Elizabeth IILa Reine, une oeuvre d’Enkel Dika.  Certains pourraient être choqués par cette fusion de portraits entre le visage du Joker, version Heath Ledger et la tête royale de la Reine de l’Angleterre.

La Reine vieillit. Ne vous la trouvez pas ? Le temps file, les rides se creusent et le monde s’en passe de nous tous un jour ou autre, que l’on soit reine, prince ou roturier. La seule différence, le temps file bien moins fluide et doux pour un roturier.

Bon, à ceux et celles qui trouvent cette image offensante. Une excuse facile : héhé! C’est de l’art! ;-)

À bien y penser, c’est peut-être la raison pour laquelle nous voulons être artistes : à défaut être noble… pardon! de la noblesse, nous pouvons être artistes et de nous soustraire de toute contrainte : c’est de l’art. Ben voyons!

C’est ça qui est ça.

Le plus petit et le plus grand

Vendredi 26 mars 2010

Une autre façon de faire partie de l’histoire : être le plus petit homme ou le plus grand homme de son temps.

Le plus petit n’est plus de ce monde. Le plus grand refuse de se faire mesurer de nouveau, perdit ainsi sa « couronne »  Guinness. Une triste histoire. Le Roi est mort! Vive le Roi!

Voici la photo de l’ex plus petit homme au monde accompagné par les mains de l’ex plus grand homme au monde.

le plus petit homme et le plus grand hommeImage : REUTERS/Osman Orsal

Voiture d’art environnemental

Mardi 26 janvier 2010

Chaque époque produit des artistes à l’image de son temps. Seul un petit nombre entre eux devient des témoins de l’esthétisme et des aspirations de leurs contemporains par une production artistique soutenue et transcendante.

Cette voiture d’art… euh, environnemental, agglutinée d’objets plastiques fondus, faisant peut-être référence à la surconsommation de la vie moderne, à l’urgence d’actions concrètes par rapport au réchauffement climatique, ou encore, à l’appel d’une conscientisation… mais de quoi et de qui?  Vue à la Biennale de l’art contemporain de Tokorozawa, au Japon.

Deviendrait-elle un auto artistique, une oeuvre représentative de notre époque? Nous en doutons un tout petit peu. :-|

Voiture d'art environnementalImage : Creative Commons, par mocrowalrus

Pluie d’or sur Staufen

Dimanche 24 janvier 2010

Par Pirchirinarmor

Portrait de Faust, peintre anonyme du 17eL’homme qui obtint la gloire à titre posthume et qui fit pleuvoir une pluie d’or sur Staufen et bien d’autres bénéficiaires…

Le sorcier Faust prétendait fabriquer de l’or à partir de rien (pourquoi pas d’une sordide histoire) : c’est fait. Les recettes des dizaines de livres, représentations théâtrales et autres films ont dû atteindre un certain chiffre entre temps… et faire la fortune, tant matérielle que spirituelle, de plus d’un artiste ou éditeur…

Quant à Staufen, elle tire de la visite de la maison de Faust, fièrement ornée d’une magnifique plaque commémo- rative et du tourisme faustien de belles recettes… Le contrat passé avec Anton von Staufen a finalement été honoré. A titre posthume… Le contrat ne mentionnait peut-être pas de délais ?

… Staufen, une ville entre les griffes du démon ? Hantée par le fantôme de Faust ?

Staufen est une ville très engagée dans la protection de l’environnement. Et lorsque le conseil communal décide en 2006 de réhabiliter l’hôtel de ville, elle décide de faire appel à la géothermie pour son chauffage. Ce qui fût dit fût fait : sept puits de forage sont creusés dans la terre par un spécialiste autrichien…

Et c’est la catastrophe ! Des fissures apparaissent dès 2007, plus de 200 maisons sont entre temps toutes lézardées…

Les scientifiques prétendent que les forages ont mis l’eau de la nappe phréatique en contact avec une couche de gypse de Keuper de 75 mètres d’épaisseur, Guillaume Geefs, Diable/Lucifer (Cathédrale Saint-Paul de Liège)et que la réaction de cette dernière avec l’anhydrite entraîne une augmentation du volume de ce gypse. C’est la raison pour laquelle la terre, à Staufen, se soulèverait chaque mois d’environ un centimètre. Ce qui fait 20 centimètres en tout depuis lors, sachant que le processus de gonflement se poursuit…

Les impies ! Les mécréants ! Nul ne pense qu’il n’est pas bon d’aller remuer les entrailles de la terre, où l’on dit que se trouve le royaume des enfers… là où repose Faust…

Histoire, rêve, mythe, réalité… ne s’entremêlent-ils pas dans le lacis inextricable d’un monde d’illusions ?

(Fin)

Utilisation du fonds public

Dimanche 15 novembre 2009

Ce soir, une caricature de l’excellent Garnotte, un autre caricaturiste québécois émérite. Du dessin ligne-contour bien maitrisé est un art du vide et plein.

Les signes avant-coureurs de l’épuisement de matières premières incitent progressivement les humains à une remise en question de sa consommation effrénée et insouciante des dernières décennies. Il suffit d’être un tantinet informé, la prise de conscient est un sujet d’actualité. Mais la prise de conscient ne rend pas conscient ce qui ne l’est pas, semble-t-il.

Aujourd’hui, un retour sur la distribution de cendriers portatifs en 2007 par la Ville de Montréal, une autre décision administrative sanctifiée par Marcel Tremblay, jadis également responsable de la propreté au comité exécutif de la Ville de Montréal.

En 2007, le jovial Mon Oncle Marcel, frérot du maire souhaitait responsabiliser les fumeurs montréalais en leur donnant la possibilité de se débarrasser de leurs mégots de façon propre. « Les citoyens [...] n’aiment pas voir les trottoirs et les rues de leur ville couverts de mégots. Je suis convaincu qu’ils seront enthousiastes à cette solution. »

Ainsi, 100 000 cendriers portatifs sont distribués au nom de la propreté. Coût de l’opération : $400 000.

fonds publicÀ défaut d’être un visionnaire et avoir du flair politique, si Marcel Tremblay était au moins calculateur, il aurait faire acheter 33 333 paires de crampons à glace à 12 piastres avec les 400 000 dollars de fonds public pour des citoyens radins, insouciants et téméraires. :mrgreen: Il serait peut-être encore conseiller à la Ville de Montréal aujourd’hui et continue de dépenser les fonds publics pour vous et nous les Montréalais.

Dites, entre-nous, pas trop fort, SVP! Si Marcel n’était pas frère à Gérald, aurait-il été conseiller élu à la Ville de Montréal? Tenez, sans le projet Une île une ville, Gérald Tremblay aurait-il été élu maire de Montréal?

Idée de décoration pour Holloween

Mardi 20 octobre 2009

Décoration Halloween

Duct taper son frère au mur le soir du 31 octobre pourrait être une idée folle…mais artistique pour fêter Halloween. Mais soyez rassuré, aucun enfant n’est mis en danger dans cette image. C’est juste une photo manipulée.

Savez-vous qu’est-ce que le duct tape? Eh bien, c’est le fameux « tape gris ». Un ruban adhésif inventé par 3M, très résistant. On l’utilise souvent dans la construction. Il existe de nombreuses couleurs.

Si cette image était vraie, on l’aurait appelé installation, une forme d’art contemporain qui date des années 1960.  Les artistes en installation tentent souvent de modifier la perception de l’oeuvre d’art et l’expérience artistique du spectateur par la mise en scène d’une oeuvre qui intègre parfois plusieurs médiums, tantôt dans la nature, tantôt dans un lieu de diffusion traditionnel. Bien que l’installation soit considérée comme une forme d’art récente, le défi artistique demeure similaire aux autres formes d’art, plus anciennes : introduire le spectateur dans l’espace pictural, suggérer un sens, modifier la perception, déclencher le processus de réflexion, etc.

Si cette scène de duct taper son frérot… ou sa petite soeur était une installation, la petite fille orientale aux pieds nus, tenant un rouleau de tape aurait joué le rôle de personnage qui introduit le spectateur dans l’espace de l’oeuvre. Tenez, cette autre petite fille joue un rôle similaire dans ce célèbre tableau de Rembrandt.

Une autre petite fille

Mouches et créativité

Mardi 13 octobre 2009

Pour bien soutenir le billet de ce soir, des images de mouches.

En passant, que ceux qui éprouvent du dégoût de corps morts s’abstiennent! Il y a quand même un brin d’air macabre malgré la créativité ludique débordante de ces scènes de mouches mortes. Merci à Jo pour les images hilarantes!

Mouche et créativité Mouches mortes
Mouches acrobats Compétition de mouches sprinters
Mouches mâles Mouche en équitation Images: Magnus Muhr

Dès que l’on aborde un sujet traitant de prés ou de loin la mort, la sensibilité de certains est à fleur de peau. Voulez-vous un exemple? Tenez, plusieurs n’apprécient guère la morte d’une souris. Mais bon. C’est comme ça la vie. Nous y habituons lentement. Par contre, un échange avec un lecteur nous a ravis aujourd’hui. Il nous a reconduit sur le processus artistique d’Hirst. Bref, tout s’équilibre dans le grand cycle de la vie.

Revenons sur ces images de mouches mortes, selon vous, est-ce de l’art? Il y a manifestement de la créativité, mais est-ce suffisant de les considérer comme étant des oeuvres d’art? Si c’est signé Hirst, et bien, elles seraient assurément considérées comme de l’art. Sinon, on pourrait les considérer de l’art insolite. Pourquoi?

Une partie de la réponse se trouve dans la définition d’un produit. Une oeuvre faite de mouches mortes signée Damien Hirst est un produit artistique et culturel qui répond à la définition du cycle de vie d’un produit. Il s’agit d’une règle définie de notre société moderne. Elle régularise le fonctionnement de la productivité, fondement de l’économie. Quant à ces images de mouches, elles ne sont que l’embryon d’une idée créative.

Une autre partie de réponse réside dans cette variation sur un terme de mouches, qui illustre par son vocabulaire visuel la limite de cette belle créativité macabre mais délirante. Malgré l’illustration de lieux communs, cette créativité ne génère guère de sens autre que la représentation humanoïde des mouches. Néanmoins, ces images de mouches mortes font sourire. Elles nous procurent un moment de détente bénéfique pour parler de l’art. En espérant que ce soit tout autant pour vous!

Fesses de Lleona interdites aux baisers

Lundi 28 septembre 2009

Gérone, la ville de l’Espagne connue pour sa statue médiévale représentant une lionne agrippée à une colonne, interdit que l’on embrasse les fesses de sa lionne, la Lleona de Gérone!

Une tradition locale… disons une superstition veut que tout voyageur se doive de baiser les fesses de Lleona pour que la chance soit de son côté durant son séjour au pays d’ailleurs. Voilà maintenant que la pandémie de la grippe A H1N1 bouleverse les moeurs et coutumes de la Gérone. Devant le risque de propagation du virus grippal A que représente les baisers en quête de chance, la Ville de Gérone a retiré l’escalier qui conduit aux fesses de la lionne… pardon, à la statue porteuse de chance.

Ce dont plusieurs ignorent, l’authentique statue est au Musée d’art de Gérone, la Lleona dont son derrière est maintes fois embrassées n’est qu’une pâle copie.

Ah! C’est fâchant! Ces tricheurs d’artefact!

Les fesses de Lleona de Gérone interdites aux baisers
Photo : J. Soler

Virus de la grippe A H1N1

Vendredi 25 septembre 2009

Aujourd’hui, de l’art insolite…

Une sculpture de verre du virus de la grippe H1N1 est exposée à partir d’aujourd’hui à la Wellcome Collection de Londres, une galerie spécialisée… tenez-vous bien, dans la vision artistique de la science et de l’histoire. « J’ai créé cette sculpture pour réfléchir sur la pandémie imminente de grippe A H1N1 et sur la fascination générale autour du sujet, tel qu’il est présenté dans les médias », a expliqué l’artiste.

L’oeuvre est baptisée « Grippe porcine ». Elle a été achetée par la galerie pour 5000 livres sterling. L’exposition se terminera le 18 octobre.

La sculpture a été réalisée par un jeune artiste dénommé Luke Jerram. Il compte à son actif artistique plusieurs sculptures en verre de virus et de bactéries, notons, la grippe aviaire, le sida et l’E. coli.

Et puis, qu’en pensez-vous de cette oeuvre insolite?

Virus A H1N1

Comment jouer au Lying Down Game

Mardi 22 septembre 2009

Aviez-vous entendu parler du jeu « Lying Down Game »?

Si vous aviez des amis facebook, vous le sauriez peut-être. Le « Lying Down Game » est fort populaire sur l’Internet. Si vous souhaitiez d’y participer, voici comment ça marche le « Lying Down Game »…

Il suffit de trouver un endroit et de s’y coucher à faire semblant de stopper la mort. Oky! Disons, à faire le mort pour freiner la mort. Vous devez nécessairement avoir un ou une complice qui vous prend en photo. Ensuite vous mettez la ou les photos sur le net, par exemple, vous partagez ces clichés inusités avec vos amis facebook. Voilà! Le tout est joué. Plus l’endroit où vous vous allongez est surprenant et original, plus c’est intéressant selon les internauts adeptes du jeu « Lying Down ».

Selon certains adeptes du jeu « Couche-toi et fais le mort », leurs manifestations sont interprétées comme étant le retour à la nature, un geste créatif et écologique.

Se pourrait-il que le monde s’ennuie, ou encore, c’est juste pour le plaisir? Voici une image de l’authentique « Lying Down Game »

Lying down Game Facebook

Un ours imitateur du « Lying Down » dans la nature.

Lying down Game

Et maintenant le « Lying Down Game » selon Rembrandt, une preuve tangible que Rembrandt est un vrai artiste visionnaire! Nous vous avons promis un autre billet sur Rembrandt. Et bien, le voilà! :-)

Lying down Game selon Rembrandt

Merde géante!

Mardi 26 mai 2009

Plusieurs artistes contemporains s’intéressent à la merde depuis les années 1960.

SVP! Ne cherchez pas le côté péjoratif, cherchons ensemble le positif aujourd’hui! Rappelez-vous, nous avons toujours dit que l’art est à l’image de la vie. Voici une installation de l’artiste américain Paul McCarthy, « Complex Shit » – un gigantesque amas de crottes de chien gonflables. L’oeuvre a été exposée au Zentrum Paul-Klee, à Berne.

Merde géante
Image : AFP

Pour des non-habitués à l’art contemporain, ne vous contentez pas au sens primaire du mot « merde », ne vous lancez pas trop rapidement sur une piste de signification mythique et profonde. Ce n’est pas bien de vous précipiter, ni dans l’une, ni dans l’autre. Pour comprendre une oeuvre parfois difficile à cerner, il faut se laisser imprégner, sentir… (au sens propre, SVP!) sa présence.

Nous, nous nous sommes demandé que signifie le mot « Complexe » dans le titre… et  nous sommes arrivés aux questionnements suivants :

  1. Est-ce pour désigner l’ensemble de sentiments humains et de représentations, souvent acquis dans l’enfance, partiellement ou totalement inconscients, pourvus d’une puissance affective qui organise la personnalité affective de chacun?
  2. Est-ce un ensemble d’immeubles ou d’installations qui concourent à un même but, sous un même toit? Cela signifie-t-il que chacune de ces gigantesques matières fécales en crottes brunes représente symboliquement une partie d’un complexe imaginaire?
  3. Ou peut-être, signifie-t-il que ce tas de merdes de chien est composé de nombreux éléments reliés entre eux d’une telle façon qu’il soit difficile à analyser et à comprendre?

Voyez-vous, il y a là un début de quelque chose… réfléchissons ensemble! Si ça vous tente… ;-)

T-shirt unique

Mardi 19 mai 2009

Cette oeuvre unique est réalisée à partir de photographies par l’artiste suédois Simon Berg.

- Ne soyez pas incrédule… ;-)

Car il n’y a qu’un exemplaire, il fait partie de la collection de l’artiste. Voilà pourquoi nous l’avons nommé t-shirt unique, à moins que vous préfériez l’appeler t-shirt peau, t-shirt torse nu ou t-shirt sexy

T-Shirt