Images et textes sur 'Images autour du monde'

 

Un monde d’amour

Mardi 13 mars 2012

Contemplons l’impureté de la couleur de ce coeur d’union pour apprécier ce monde d’amour qui n’est pas toujours d’une couleur pure.

Proust a si bien écrit que dans l’humanité la règle – qui comporte des exceptions naturellement – est que les durs sont des faibles dont on n’a pas voulu, et que les forts, se souciant peu qu’on veuille ou non d’eux, ont seuls cette douceur que le vulgaire prend pour de la faiblesse.

monde d'amour

Visages tristes

Dimanche 15 janvier 2012

La tristesse vient du coeur des arbres. :) Ces visages tristes dessinés offrent une spectaculaire image de désarroi. C’est bien réussi.

Le drame de notre modernité n’est pas que l’on détruit l’environnement sciemment, mais la difficulté de l’être humain de concevoir les impacts de ses exploitations de ressources sur la perspective d’avenir de son espèce et comment ajuster son mode de vie conditionné par la performance du système économique. Couper des arbres n’est pas un drame en soi. Les arbres sont comme toute vie sur la Terre. Ils finissent par mourir un jour. C’est le déséquilibre de la déforestation sur tout l’écosystème terrestre et les impacts négatifs à long terme sur l’évolution de l’espèce humaine qui sont préoccupants.

La tristesse est un sentiment subjectif, l’intérêt d’un système économique sur lequel la vie humaine est construite est une variable à valeur absolue, ou un presque absolu. L’inefficacité des actions humaines visant à améliorer son futur se trouve dans cette opposition de subjectivité éphémère à l’inertie de l’absolu. La vraie question n’est pas de sauver la planète en coupant moins des arbres. Notre planète mourra avant l’extinction du Soleil. Le vrai enjeu, c’est de mieux vivre, en paix et en harmonie avec le reste, ici et maintenant.

visages tristes

Au Caire, on est tous pareils

Samedi 26 novembre 2011

Hier, à la Place Tahrir au Caire, on priait pour le changement. Ça c’est du en dedans, on est tous pareils. S’il y a une chose qui apaise le coeur des êtres, alors cette chose, elle est bonne pour ce peuple, elle est à protéger.

Le vrai changement commence quand on est encore sur le quai, alors que l’esprit habité par la foi du possible nous transporte déjà au bon port. Il reste maintenant à trouver la voie.

Au Caire, on est tous pareils
Photo : Mahmud Hams / AFP /Getty Images

Ambition révolutionnaire

Vendredi 21 octobre 2011

Ambition révolutionnaire
Image : Philippe Desmazes/AFP/Getty Images

L’ambition révolutionnaire : Aujourd’hui La Libye, demain Wall Street. L’idée est enfantine. Le graffiti a été fait à la hâte. Mais le désir du vainqueur demeure tout entier.

Le tyran a eu sa sentence fatale. La joie est passagère même si le coeur de tout un peuple est en fête et la fierté en lice pour un monde meilleur. À partir de maintenant, le bonheur de ce peuple se trouve dans le désarmement de ses seigneurs de guerre et le repos de ses guerriers. Une milice armée s’intéresse au pouvoir, puis à la richesse, ensuite aux mille et un éloges en honneur de leur gloire. Ceux qui savent comment gagner la confiance de ses alliées occidentales accéderont au pouvoir.

Les dirigeants de notre monde se sont félicités pour leur contribution à l’émancipation d’un peuple devant des micros et caméras hier. Demain seraient-ils au rendez-vous avec ou sans le droit de regard à la réserve pétrolière libyenne?

Voilà pour cette image illustrant le pouvoir, la richesse et la gloire : aujourd’hui c’est peut-être encore la Libye, mais demain ce sera la marche vers le temple de la richesse.

Jouet lumineux

Jeudi 13 octobre 2011

Un esprit illuminé qui a vendu son âme au diable ?

Mais non, un jeune homme vendeur ambulant n’ayant que son corps comme présentoir pour faire étalage de son inventaire de jouets lumineux dans un parc à Islamabad, au Pakistan.

S’il avait des allumettes… ou un briquet, s’il tombait de ce ciel crépuscule de flocons de neige, si ce n’est pas le 13 octobre mais le 24 décembre et, s’il avait froid et faim, on pourrait le retrouver le lendemain le sourire aux lèvres quelque part dans ce parc d’Islamabad…

Vous savez, avec des si, on peut réécrire ce billet encore et encore…

Jouets lumineuxImage : AP Photo/Anjum Naveed