Images et textes sur 'Idées'

 

Moutons bleus

Dimanche 10 juillet 2011

Moutons bleus
Image : EPA / Herbert Knosowski

Ils sont deux artistes, Bonk Rainer et Berta Maria Reetz. Au total, une centaine de moutons blues, faits de résine polyester, broutent l’air des villes européennes. Ils sont arrivés sur la Place du Château, Schlossplatz, à Berlin. Les boutons blues font partie d’un projet de tolérance.

Depuis 2010, bien de villes les invitent à venir faire un tour chez eux. On les accueille avec engouement. Le troupeau de moutons bleus passe le temps d’une journée au pied d’institutions ou de bâtiments prestigieux pour promouvoir la tolérance, la paix et le «vivre ensemble». N’est-ce pas une belle carte de visite, joliment illustrée, de se faire connaitre auprès des touristes? Plusieurs achètent, pardon, adoptent l’un de ces moutons résistant aux intempéries de l’artiste pour une modique somme de 130 euros, à la fin d’une journée d’exposition.

Souveniez-vous des flamants roses en plastique dans les jardins? Le message fait toute la différence quand un artiste connait le «besoin» de notre époque.

Bonne semaine!

Madonna

Vendredi 8 juillet 2011

En parlant d’icônes féminins modernes, la Reine de la Pop est entrée à la Maison Madame Tussaud’s,  succursale chinoise, à Shanghai. Madonna bien assise sur une banquette rouge simili cuir. Un jeune garçon chinois semble lui dire: si tu es une vraie personne, tu cligneras tes paupières!

Ha! Voilà, c’est faux.

Si vous n’aviez jamais été voir par curiosité ces statues invraisemblables chez Madame Tussaud’s. Suffirez nous croire sur ces mots, une récente visite chez Madame Tussaud’s nous fait dire qu’il n’y a que du faux clinquant et d’apparence trompeuse dans une maison de effigies en cire. Un petit détail dérangeant. Le temps laisse des marques comme la vie fait vieillir. Des effigies ont souvent des bouts de doigt écorchés et des orteils abimés. L’usure du temps, les extrémités se fragilisent. Plusieurs visiteurs portent une attention si fervente à la caméra qu’ils oublient cette proximité avec leur idole ou vedette de rêve le temps d’une photo n’est que chimère et illusion.

Ne trouvez-vous pas ce rouge flamboyant presque communiste? Il n’en demeure pas moins qu’un simple rouge commun et omniprésent au pays de Mao. Certains diraient que ce rouge sur lequel assis la Reine de la Pop est un rouge de bonheur, un rouge de joie, un rouge typique chinois ou asiatique.

Et bien… bonne fin de semaine.

Madonna, jeune garçon chinois Image: REUTERS/Carlos Barria

Tatou apocalyptique

Samedi 21 mai 2011

Comme la fin du monde telle qu’annoncée n’est pas arrivée ce soir. Allons-y pour un autre billet. Le Seigneur aime sûrement les gens qui font d’efforts dans la vie. Ne l’avait-il pas dit: « Celui qui, dans son constant effort, n’épargne pas sa peine; celui-là, nous pouvons le sauver. »

tatoo apocalystiqueL’arrivée du Jugement dernier, prévue aujourd’hui, a été annoncée par Harold Camping, ingénieur civil à la retraite, qui a bâti un empire médiatique chrétien. Il publicise ses prédictions de fin du monde depuis nombreuses années. Bon, soit son informateur est charlatan, soit son modèle de calcul est défaillant. Peut-être, son empire s’écroulerait sous peu.

Au cas où vous nous demanderiez le choix d’image d’aujourd’hui. Et bien, ça fait l’apocalypse ce corps tatoué. Cette image fait suite aussi à celle d’hier dans laquelle on camoufle le sexe, et aujourd’hui, on le cache… sous l’étoile de l’amour.

Bon. Quoi d’autre à ajouter à ce billet… Finalement, se pourrait-il que nous souhaitions aussi l’arrivée de cette fin du monde?

Rien à faire pour toujours. Nous passerions d’une nuage à l’autre, là en haut à rien faire.

Mon Dieu, l’éternité doit être longue à rien faire, non?!

Ah!

Nous avons lu récemment qu’un chercheur britannique a mis au point un modèle mathématique permettant de prédire l’allure d’un tatouage sur une longue durée. Ian Earnes, de l’University College London, a étudié la dispersion de l’encre sous la peau.

Dès l’instant où l’encre est injectée sous la peau, les globules blancs affluent pour évacuer les pigments, perçus comme étant des déchets par le système immunitaire. Une partie de cette encre est donc éliminée à travers le système lymphatique, tandis que le reste est capturé dans les cellules sous la surface de la peau. Au fur et à mesure du vieillissement, les particules d’encre vont se diffuser sous la peau alors que les cellules se divisent ou meurent. Par le fait même, le tatouage devient flou avec le temps.

Selon l’étude publiée, semble-t-il que les grands tatouages se comportent mieux sur la durée que les plus petits. Voilà, de l’apocalypse au tatou. Un tatou apocalyptique, c’est une question de temps.

Une Heure pour la Terre

Samedi 26 mars 2011

Une heure pour la TerreSigne du temps… à l’instar de bien de villes, Montréal sera plongée dans le noir aujourd’hui le 26 mars, à l’occasion d’Une Heure pour la Terre, édition 2011. Cette action symbolique à la fois individuelle et collective tente de sensibiliser les autres au réchauffement climatique en montrant que chacun peut agir pour aider la cause de cette planète.

On peut peut-être retrouver un certain écho à ce désir d’améliorer le sort de la planète dans l’art de George de La Tour qui décrit si bien l’état d’intériorité individuelle repliée sur soi, mais surtout pour ce désarroi face à l’image du soi-même. Cette flamme, quoiqu’ardente, vacille aisément; elle traduit toute la fragilité de notre condition humaine; elle nous laisse sur cette impression que la valeur tangible des actions humaines se trouve dans des effets émotifs qui agissent sur l’autrui. Le prolongement d’une conscience est un concept abstrait sans réelle valeur, sauf pour son effet bénéfique sur soi. Par là, il se trouve l’essence des tableaux nocturnes de George de Latour, l’âme isolée sans connexion à l’autrui, le seul issu possible est la dimension immatérielle de l’ombre de soi-même.

Le doute

Mardi 22 mars 2011

DouteOn dirait que le doute est un vortex d’implosion qui n’élit domicile que chez des êtres sensibles.

…Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s’armer contre une mer de douleurs et à l’arrêter par une révolte? Mourir.., dormir, rien de plus… et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair: c’est là un dénouement qu’on doit souhaiter avec ferveur.

Qui a dit ceci? ;-)

Le doute est toujours néfaste. Il neutralise les élans intérieurs et réduit les pulsions créatrices en néant … ça endort, ma foi, même un prophète.

Femme, enfant et la Mort

Mercredi 22 septembre 2010

Enfant, femme et la MortIl y a des soirées comme celle-ci, tout est un peu difficile, surtout avec un peu de vin dans le nez, la fatigue dans le corps et le chien docilement couché dans son cousin qui nous jette un regard de temps à autre en lâchant un soupir tout grave. L’esprit de l’artiste est un peu altéré. Après Jenny Saville et Frida Kaklo, une chute de tension dans le sujet : femme, autoportrait, le Mexique, la Mort…  la tendance est donc en pente descendante. La structure des billets d’un blog étant un fil linéaire, il faudrait donc casser la linéarité.

Mais quoi écrire? Difficile de revenir sur les billets en ébauche, presque abandonnés comme le noir dans les autoportraits de Courbet, l’autoportrait de Le Caravage, sans les ténèbres; etc.

Quelques idées autour des autoportraits d’artistes femmes ou simplement femme qui nous trotte dans la tête… Tamara de Lempicka, trop douce et atténuée après Saville et Kahol; les monstrueuses Femmes de De Kooning, cela aurait été trop exigeant comme sujet pour ce soir; Marianne Von Werefkin, expressionniste, mais pas assez connue… ça n’aurait pas intéressé grand monde.

Bon, après ces tergiversations, le chien a encore soupiré et décidé de mettre sa tête entre ses quatre pattes pour dormir. Bon, il est temps pour nous aussi aller faire dodo. Au diable! Nous allons contenter de la facilité… si si! La facilité.

Vous connaissez un peu maintenant Frida Kahlo, le méchant Diego, La Catrina. Et bien, voilà les trois réunis dans la célèbre fresque peinte par Rivera dans les années fin 1940 soulignant les 400 ans d’histoire du Mexique : Le Rêve d’un dimanche après midi dans le Parc de l’Alameda.

C’est quand même curieux, non? Le célèbre muraliste mexicain se représente en enfant pré-ado qui tient la main de la Mort et sa femme, presque comme une mère, derrière lui, la main posée sur son épaule. Quoique, la culture mexicaine est fortement influencée par les moeurs indiennes, la mort a une tout autre connotation que la nôtre. Savez-vous quoi? Le choix de Rivera de se représenter en enfant nous fait penser à l’utilisation d’avatar pour s’identifier dans les échanges sociaux sur le net. Le « moi » représenté est souvent différent du « moi » réel. Qui est le vrai « moi » ?

Tête d’enfant

Jeudi 8 juillet 2010

tête d'enfant géant

Grande tête de bébé

Une tête d’enfant géant, par l’artiste sculpteur hyperréaliste Ron Mueck.

L’art de Mueck est impressionnant pour deux raisons: son réalisme et sa dimension, tantôt surdimen- sionné, tantôt miniaturisé, qui modifient le rapport entre celui qui regarde l’oeuvre et l’oeuvre elle-même.

Si le talent de Mueck est indéniable, la magie de l’art de Mueck se trouve essentiellement dans notre perception.

Il y a quelque temps déjà, nous vous avons parlé de ces portraits mortuaires au Musée de Nicolet. Hier, les deux extraits de la compagne de pub de l’Ambulance St-Jean de Londres, toutes ces images  jouent sensiblement dans la même zone de sujet, soit la vie et la mort. Pourtant, l’un exploite l’empathie pour atteindre la cible de la pub,  l’autre met son accent sur la spiritualité de la démarche du couple d’artistes qui ont produit la série de photographies avant-après pour éviter toute controverse même si la facture de l’oeuvre en est.

Aviez-vous déjà réfléchi sur l’utilité de l’art? Si l’art fait réfléchir, est-il utile?

Bienvenue au paradis!

Lundi 17 mai 2010

Paradis

Eukeuu eukeuuu eukeuuu… Bienvenue au paradis!

Une amie a entendu nos toux de loin et nous a envoyé ce dessin accompagné d’un pamphlet écrit par un médecin du SMG. Quelqu’un qui sait la signification du SMG? Semble-t-il, c’est pour illustrer comment notre monde est fou.

  • 90 personnes attrapent la grippe A H1N1 et tout le monde veut porter un masque.
  • 5 millions de personnes ont le SIDA et l’église interdit l’utilisation de condoms.
  • 1000 millions meurent du paludisme en Afrique : ils sont nés au mauvais continent.

Saviez-vous, avec la grippe A, une grande majorité entre nous a appris à tousser dans le creux de son coude lorsqu’on est dans un lieu public? C’est pas mal quand même, non? La peur de la mort nous force à changer rapidement nos comportements.

Lucian Bute en images

Lundi 19 avril 2010

« Je veux faire partie du Temple de la renommée de la boxe. Je veux prendre ma retraite invaincu. Ce sont de grands objectifs », ainsi déclare Lucian Bute, champion en titre de l’IBF dans la catégorie des super moyens, quelques jours avant son combat expéditif du 17 avril 2010 contre le Colombien Edison Miranda.

Tout laisse croire que Lucian Bute ne se cache plus son objectif ultime. Être un champion du monde en boxe n’est plus un but pour lui, mais une étAndrade contre Bute, 24 octobre 2008ape. Le champion gaucher de 30 ans en veut plus. L’immortalité.

Certains disaient qu’au-delà de l’argent, Lucian Bute gagne des bourses dans les sept chiffres par combat, le champion québécois d’adoption en veut beaucoup plus que l’argent et des victoires.

Nous pensons humblement qu’il s’agit d’une vision erronée de croire que l’immortalité en boxe passe par une paire de gants de boxe accrochée dans la vitrine d’un musée. Si Lucian Bute vise une immortalité « durable », il faudrait bien qu’il continue de gagner des combats avec une maitrise parfaite de son art : rapide, fluide et puissant sur le ring; noble, charmant et responsable à l’extérieur du ring. Il faudrait aussi qu’il gagne encore plus d’argents afin que cela lui permette d’offrir des activités éducatives. Si le bien et le bon durent dans l’esprit des vivants, il fallait bien encore que l’on entretienne. Comme quoi, le salut aux âmes pieux ne se trouve pas dans la prière devant un icône doré, mais bien dans l’esprit de la sainteté, qui passe par endoctrinement.

En attendant, les images des combats qui permettent à Lucian Bute de demeurer champion incontesté, sauf peut-être pour son premier combat contre Librado Andrade, le soir du 24 octobre 2008, il a fallu de peu pour que l’immortalité de Bute se bascule.

Lucian Bute contre Alejandro Berrio, 19 octobre 2007
Lucian Bute contre Alejandro Berrio, 19 octobre 2007

Lucian Bute contre Williams Joppy, 29 février 2008Lucian Bute contre Williams Joppy, 29 février 2008
(Crédit photo : Natalie-Claude Bélanger)

Lucian Bute contre Librado Andrade
Lucian Bute contre Librado Andrade

Lucian Bute contre Fulgencio Zuniga, 13 mars 2009
Contre Fulgencio Zuniga pour sa 2e défense obligatoire, le 13 mars 2009

Bute contre Miranda
Bute contre Miranda, le 17 avril 2010

Moulage

Jeudi 15 avril 2010

MoulageImage : REUTERS/Gerardo Garcia

Les temps changent. Le moulage du corps humain est passé de l’inacceptable à un moyen rapide pour obtenir une copie 3D du corps humain dans sa représentation la plus naturelle.

Nous avons parfois cette étrange impression que les normes de l’acceptable s’assouplissent. Elles se transforment graduellement, elles se métamorphosent et dérivent lentement au point où nous nous demandons si c’est bien encore une question de l’acceptabilité, ou bien c’est l’incapacité humaine de mettre en perspective la qualité intrinsèque d’une chose, et de l’apprécier à sa juste valeur.

La création artistique, bien qu’elle n’est qu’une petite dimension des activités humaines, elle subit et soumis au même mécanisme de mutation en matière de l’acceptabilité. La création artistique s’individualise, se multiplie et se disperse dans ce vaste monde au point où les sujets, même les plus singuliers trouvent manifestement leurs admirateurs. Ils parviennent à s’harmoniser à une panoplie d’intérêts personnels toujours un peu plus isolés, mais en croissance en termes de nombre. Par le fait, l’acceptable se définit souvent par l’acclamation.

Les travaux de moulage de Jason de Caires Taylor nous rappellent de cette histoire de moulage de Rodin. En 1877, Rodin, alors âgé de 37 ans, réalise sa première œuvre majeure : L’Âge d’airain. Une statue grandeur nature d’un jeune homme, en plâtre. Le réalisme de sa sculpture fait une telle impression parmi le public de son époque. On l’a alors accusé d’avoir fait un moulage sur un modèle vivant. Malgré le scandale (à bien y penser, le mot « scandale » est peut-être un peu fort…) le succès retentissant de cette oeuvre a permis à Rodin de mener une carrière florissante de 40 ans.

est-ce du moulage?

L’appréciation du réalisme en art est devenue avec le temps, une affaire ordinaire et sans importance. Par contre, la singularité d’une oeuvre prend du galon dans le monde des arts visuels tant dans son acceptation par le grand public que chez les initiés. On oublie trop souvent que la singularité en art, c’est comme des nouvelles saveurs de croustilles, sans limites. Une fois le goût des chips à saveur nature connu, la suite de l’histoire des croustilles n’est-elle pas qu’une histoire de « maquillage » de goût? De nos jours, autour d’un sac de chips, il y a des gens qui travaillent pour gagner leur vie; des stratèges en marketing pour faire mousser les ventes; des publicistes talentueux pour illustrer le produit au goût renouvelé; des chercheurs émérites de nouvelles saveurs; des consommateurs à la recherche de nouvelle sensation buccale; des dirigeants producteurs de croustilles en quête des performances financières, etc. Ainsi, l’histoire des croustilles se perpétue à l’image du moulage en art. Pouvons-nous de nouveau proclamer : l’art est mort… l’art est recyclé?

Est-ce notre monde qui est fait de paradoxes et de contradictions, ou encore, parce que nous ne sommes pas en mesure d’assimiler les infinies combinaisons de perspectives pour voir notre monde? Une chose est certaine, L’ombre et lumière en volume a poursuivi l’art de Rodin jusqu’à la Porte de l’Enfer. L’audace de De Caires n’a que plongé, pour le moment, ses moulages grandeur nature au fond de l’océan.

Façade

Jeudi 8 avril 2010

On dit souvent que le jugement le plus sévère que l’on porte sur nos gestes et actions vienne de soi-même. On dit souvent que notre monde est matériel; des actions sont de courte vue; la performance est privilégiée au sens profond des actions réfléchies. Bref, l’ordre est vu comme étant passé et le degré de désordre croit avec le temps.

Nous sommes tombés par hasard sur cette photo prise sur les chantiers des Grands Moulins de Pantin. On conserve sa façade. Car la façade a une valeur visible. Pour le reste des Grands Moulins de Pantin, c’est de la complication si l’on avait décidé de le préserver au nom de la conservation du patrimoine architectural.

Le visible a une valeur plus grande que l’on peut s’imaginer.

Façade des Grands Moulins de Pantin

Le chantier des Grands Moulins de Pantin a duré trois ans. Il a coûté 100 millions d’euros. Il est situé entre le canal de l’Ourcq et la voie de chemin de fer.

Se cacher

Mercredi 7 avril 2010

Le divin se cache, parait-t-il.

Les rameaux tressés pour la messe des Rameaux est une véritable oeuvre d’art. Selon la tradition, on reçoit des rameaux coupés en se rendant à l’église le dimanche qui précède Pâques. Alors, iriez-vous à la messe des Rameaux l’an prochain? ;-)

Klee disait que l’art ne représente pas le visible, il rend visible. Ce que Klee ne disait pas, l’art rend visible le sacré au service d’un idéal suprême. Certains diraient, par contre exemple, que l’Islam interdisse la représentation. Sachons que par le fait même, on renforce l’idée du sacré. Le résultat demeure le même.

se cacherImage : REUTERS / Alessandro Bianchi