Archive pour la catégorie 'Idées'

 

Cassoulet, une recette gagnante

Dimanche 16 novembre 2008

Tout le monde convient que la promotion et la visibilité vont de paire. Aujourd’hui, une petite histoire de cassoulet, une recette gagnante pour tout artiste à la recherche d’une visibilité… de qualité!

Le soir du 4 novembre dernier, alors que Time Square est noir de monde pour célébrer la victoire du 44e président des États-Unis, deux Français déploient une banderole « Cassoulet » et une mention « Cassoulet For ever » sur carton, un peu plus modeste. La banderole est immédiatement repérée par la caméra de la chaîne ABC qui survole le ciel de New York et qui fait un gros plan sur ce mot bizarroïde aux yeux des Américains. L’image, vue par quelque 13 millions de téléspectateurs à ce moment restera de longues minutes à l’antenne. Il s’agit d’un numéro humoristique du « Grand Journal » de Canal Plus, orchestré par Yann Barthes et son ingénieur du son, tous les deux de l’équipe du « Petit Journal People ».

Le Cassoulet du 4 novembre, à New York

L’application de la recette gagnante pour une promotion sans frais a été récidivée vendredi dernier. On a brandi une feuille sur laquelle on peut lire le mot « Cassoulet » derrière un député européen lors du congrès du Parti socialiste.

Cassoulet, une recette gagnante

Si jamais, vous verrez  le 8 décembre prochain à la télé de Radio-Canada, un homme-sandwich portant des pancartes « MY Arts for ever » ou « Blog MY Arts » derrière un journaliste-reporter, ne soyez point surpris par une autre application de la recette gagnante du « Cassoulet » . :-)

Monsieur le Président

Mardi 4 novembre 2008

Ce soir, il y aura un nouveau président aux États-Unis, le 44e président de l’histoire des États-Unis.

On dira sans doute au nouveau président des États-Unis: « Monsieur le Président, mes félicitations! », « Cher Monsieur Président des États-Unis! Quelle belle victoire! » ou « Monsieur le président! Du travail qui nous attend! » Bref, ce Monsieur le Président sera sans doute l’homme le plus félicité de la journée… de la soirée.

Ce nouveau monsieur le Président, le 44e remplacera le numéro 43. Celui-là, si cette séquence de numéros se rend à plusieurs centaines. Rassurez-vous, il demeura pour longtemps un numéro. À moins que les huit années désastreuses de son administration lui réservent une place de choix dans l’histoire. Après tout, l’histoire retient les meilleurs comme les pires. Peu importe la performance du prochain président, au plus, dans 8 ans, un autre président ou une présidente remplacera le 44.

Dans un régime monarchique, la lignée permet de perpétuer la succession du trône. Dans un système politique à parti unique ou le totalitarisme si vous préfériez, un nouveau « Leader charismatique » remplace l’ancien, souvent au titre tout aussi révérencieux comme le « Guide du peuple » ou le « Père de la Révolution » comme si souvent véhiculer dans l’art de propagande communiste de l’autre époque.

Aux États-Unis, grâce à la clairvoyance des Pères fondateurs, il est difficile, quoique pas impossible qu’un tyran s’installe au pouvoir pour plusieurs décennies en pratiquant un culte de la personnalité pour préserver son pouvoir. Cependant, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’art de propagande aux États-Unis.

Oui, Mes sieurs et dames! Ça existe aux États-Unis la propagande. Nous y participons tous un peu, beaucoup ou passionnément!

Monsieur le Président

Savez-vous que l’industrie du cinéma, le 7e art, est la première et la plus grande industrie aux États-Unis? Voici quelques affiches qui mettent en vedette un Monsieur le Président en commandant en chef héroïque, sauveur de la démocratie, défenseur de la liberté, leader politique de la Terre, etc. D’accord, on est loin du W que nous connaissions, même si W avait doit aussi à son film.

Bonjour Monsieur le Président, comment vous vous appelez? Voici, du culte de la personnalité du Monsieur le Président, au cinéma et à la télé.

Monsieur président

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Art de propagande

Samedi 25 octobre 2008

Bien souvent, on désigne l’art de propagande comme étant une affaire liée au totalitarisme du 20e siècle, par opposition à l’expression artistique libre, vaste et diversifiée, généralement associée à des créations artistiques manifestées au sein de la société démocratique et libérale. Or, de l’art de propagande, c’est vieux comme le monde. L’art de propagande n’est pas juste un simple culte de la personnalité, aspect visible et accrocheur, très prisé comme moyen de communication éducationnelle pour endoctriner une population dans sa perception de leur leader politique.

Art propagande de l’empire anglais

L’art de propagande est un outil à la disposition d’un pouvoir politique pour influencer sa population dans l’exercice de sa gouvernance, afin de rendre l’opinion de cette masse populaire maniable. L’évangélisation en est une propagande doctrinaire faite de mots, paroles, images et actions. Une grande partie de l’art occidental est d’ailleurs de l’art de propagande au service d’une religion étatique dissimulée derrière la foi. Une autre partie substantielle de l’art occidental peut être qualifié de l’art de propagande ayant pour but d’enrégimenter au service du pourvoir monarchique. Mais, tout cela n’est pas le sujet d’aujourd’hui. Car tout cela demande bien d’efforts, mais il s’intéresse peu les gens. Donc, sans tomber dans un quelconque placotage d’idéologie, nous réunissons aujourd’hui quelques images glorifiantes pour effleurer un aspect de l’art de propagande du 20e siècle que l’on appelle parfois le culte de la personnalité d’un leader politique, tout cela grâce à ces artistes de l’exposition Barack Obama in Paris, qui nous ont inspiré malgré eux.

Art de propagande de l’Amérique impérialiste

Le culte de la personnalité d’un leader politique a beaucoup évolué au cours de la seconde moitié du 20e siècle avec l’arrivée de la télévision et la démocratisation de la caméra. Cette forme d’art s’est alors diversifiée et subtilisée, devenue encore plus pernicieuse et détournée: de la simplification du message au glissement de sens du vocabulaire choisi et véhiculé à travers les médias modernes, en passant par l’utilisation de la peur - le bon vieux truc qui fonctionne toujours et encore, des témoignages bidon, des apparitions de pseudo spécialistes, mais partisans et faiseurs d’images à la télé, etc.

Le monde n’est-il pas plus simple auparavant? Ô pauvres nous… c’était si simple et évident avant: Dieu, vous et humble serviteur, une trinité de tout usage: ordre, harmonie et simplicité. :-|

Oups! Mon Dieu, qu’est-ce que nous avons dit…là, nous y réfléchissons.  Sans doute, c’est la voix d’un petit artiste cornu, peut-être même un dissident enfermé dans la boîte crânienne de l’artiste qui nous fait écrire ces lignes. 8O

- Dites Docteur, est-ce la cause de ce mal de tête incessant? Non…

- Doh! Allons prolétaires, du travail d’atelier attend de nos mains valeureuses d’artistes !

Art de propagande du Communisme international

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Crise financière : l’art de croire en Dieu

Jeudi 9 octobre 2008

Hé oui! Mesdames et Messieurs, croyons en Dieu pour sortir de la crise financière ou l’art de croire en Dieu!

Bon d’accord, pour éviter un dérapage, nous allons ficeler ce petit texte de ce jeudi… Mon Dieu, un jeudi… un jeudi de paie! Wohoo! Du gras dans nos assiettes ce soir, des côtes de porc grillées qu’affectionne Homer… 8O Mais non, pas Homer le Grec, mais le gros bien aimé Américain de Springfield!

Crise financière - Homer Simpson, un jeudi de paie

Afin d’éviter un possible dérapage en sachant que l’homme qui aime trop son Dieu effraye ses semblables. Nous allons baliser ce petit texte de ce jeudi de paie, de bonnes paroles d’un pape, un président, un philosophe-mathématicien et, d’un écrivain et homme d’État.

Pas mal, n’est-ce pas? :-)

Nous savons maintenant que le plan de 700 milliards de dollars d’Henry Paulson, secrétaire d’état au Trésor américain, n’est pas suffisant pour dénouer la crise financière. Que faire? Nous, les zartistes, nous proposons de croire en Dieu, si! Nous sommes sérieux. :-|

Sa très Sainteté le Pape Benoît XVI nous demande, dans ces moments difficiles, de construire notre vie sur le fondement solide de la Parole de Dieu. « Qui construit sa vie sur les réalités, sur la matière, sur le succès, sur tout ce qui est apparence, construit sur le sable ». Seule la Parole de Dieu est « le fondement de toute la réalité […] Elle est stable comme le ciel, plus que le ciel, c’est la réalité », a-t-il expliqué, le valeureux Pape Benoit XVI.

Au lendemain du 11 septembre, dans un but de stimuler l’économie américaine et d’exorciser son peuple, oeil au beurre noir et du blues dans l’âme, George W. Bush a incité les siens à combattre le terrorisme par un « Allez! Sortez tous! Go shopping, more! » avant d’enflammer deux pays.

Voyez-vous, le principe du rêve de Pierette la laitière au « Sky is the limit » a non seulement produit des crapules crapauds qui se prennent pour des boeufs. Mais aussi une mentalité répandue, du président millionnaire au simple contribuable salarié répondant : consommer, consommer, encore et plus.

Bon d’accord, il ne faudrait pas imputer à George W. Bush tous les maux de l’humanité. De rêve de Pierrette au Rêve Americain, la seule limite est le sans limites, sauf le soudain « Adieu veau, vache, cochon, couvée ». La grenouille se dégonfle avant son prochain gonflement.

Le pari de Pascal*** ou l’art de croire en Dieu, est une pensée qui date, et ce, malgré tout le bien que nous pensions. L’intérêt du pari de Pascal n’est ni la foi, ni la critique de la pensée pascalienne.  Car Pascal est un esprit espiègle qui utilise une fausse dichotomie pour présenter l’idée du pari comme deux choix : croire en Dieu ou ne pas croire en Dieu.  Selon nous, l’intérêt de l’exemple de Pascal est cette mince ligne rouge que représente Dieu, l’ultime limite.  Elle est disparue de la façon de percevoir le monde au détriment du plus loin, plus haut, plus fort, plus vite, et encore.

Et nous arrivons avec cette phrase d’André Malraux, écrivain et homme d’État français pour conclure. « Le drame de la civilisation du siècle des machines n’est pas d’avoir perdu les dieux, car elles les a perdus moins qu’on ne dit : c’est d’avoir perdu toute notion profonde de l’homme. »

Malheureusement, encore une fois, ce petit texte n’a rien d’art. Pas de mots: art, artiste, oeuvre d’art, artistique, artistiquement, etc.  Une idée… voici une photo de Benoit XVI, une image de George W Bush et Henry Paulson, un masque de Blaise Pascal et un portrait d’André Malraux.

André Malraux - Notion profonde de l’homme Bush et Paulson: Moi Président, toi Secrétaire au Trésor Crise financière - Bonnes paroles du Pape Benoit XVI Pari de Pascal, pari de croire en Dieu

Est-ce mieux? ;-)

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*** « Vous avez deux choses à perdre : le vrai et le bien, et deux choses à engager : votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude; et votre nature a deux choses à fuir : l’erreur et la misère. Votre raison n’est pas plus blessée, en choisissant l’un que l’autre, puisqu’il faut nécessairement choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude? Pesons le gain et la perte, en prenant choix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu’il est, sans hésiter. »  Blaise Pascal

Sarah Palin - Hockey Mom

Lundi 8 septembre 2008

Sarah Hockey Mom Palin

Sarah « Hockey Mom » Palin, vous la connaissez maintenant, ou presque. Sarah Palin pourrait passer comme un coup de vent à la manière de plus de la moitié des colistiers américains. Dans deux mois, on pourrait dire « Sarah Qui » ou bien,  Sarah « The American Pitbull » qui aurait contré la montée fulgurante de Barack Obama. En a-t-elle la capacité? C’est le pari risqué que John McCain a pris.

La stratégie républicaine se précise.

On mise sur le patriotisme, le sacrifice, le devoir, la conviction religieuse, la vie au quotidien — « The Simple Life » pour contrer le Rêve et le changement d’Obama. On met à l’avant-scène une Sarah « Hockey Mom » Palin, version américaine de mère de famille ordinaire qui s’occupe de leurs enfants hockeyeurs; une mère au foyer dévouée à la vie de sa progéniture. Mais aussi, une mère qui a eu des responsabilités sociales et professionnelles.

Bon, Mom Palin l’a donc joué très « Mère au foyer » durant son discours d’acceptation de sa candidature. Avant de dévoiler l’autre visage du personnage « Hockey Mom » par cette blague :

- Vous connaissez la différence entre une Hockey Mom et un Pitbull ?

- Le Rouge à lèvres*.

La « Pitbull » Palin s’est révélée, avec mordant et sarcasme à propos d’Obama.

Voilà un homme qui a écrit deux fois ses mémoires, mais qui n’a jamais rédigé une seule loi ni fait la moindre réforme […] Voilà un homme qui a fait du travail communautaire […] mais moi, j’avais des responsabilités comme mairesse.

Pour le moment, Sarah Palin ne s’est pas écroulée sous la pression des médias. Elle fera peut-être perdre McCain en novembre prochain ou, bien avant. Mais en attendant, elle a du mordant. Qui sait, nous aurions peut-être le privilège d’assister à un combat entre « We can change» et the « American Pitbull Revolution».

Oups, que faire? Rien d’artistique, ni de l’art dans ce billet, même si nous avons photoshopé cette image pour vous amuser. Réfléchissons vite… euh… pas capable… le cerveau est en pause. :-(

Ah! Il est de retour.

Connaissez-vous l’art de gouverner un grand pays? L’art de gouverner un grand pays, c’est comme faire cuire de petits poissons. Il faut les laisser mijoter doucement sans les manier. Sinon, ça finit en miette. Un gros poisson comme Obama, il faudrait l’écailler si l’on veut faire une bouillabaisse plus tard pour le peuple.

Connaissez-vous l’histoire de la bouillabaisse antique? Non? Il s’agit d’une soupe concoctée par Vénus, déesse au foyer malheureuse. Elle l’a fait manger à Vulcain pour l’endormir, avant de se rendre chez Mars pour ses moments célestes. Vénus n’aurait jamais été colistière américaine! … mais évidemment, elle est romaine.  :roll:

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* Pour les non-initiés de ce sport nordique qu’est le Hockey, Sarah Palin fait référence au bâton de hockey.