Images et textes sur 'Gravure'

 

Tatou, GPS et eau-forte…

Mardi 28 septembre 2010

C’est bien rigolo quand on regarde la photographie de cet artiste chinois qui se fait tatouer une carte de la Chine dans son dos. En passant, nous allons faire un petit tour chez Oncle Sam pour affaire demain. Ne vous inquiétez pas! Nous sommes munis de GPS pour le chemin. :)

Blague à part, c’est du sérieux cette affaire de tatou dans le dos que nous vous avons parlée hier. Le projet Longue Marche auquel participaient les quelque 250 artistes a été suspendu quelque temps après son début, en 2002. Nous ignorons la raison et nous avons cherché sans avoir trouvé d’explication sur le net hier. Qin Ga, cet jeune artiste chinois sans visage au dos tatoué a décidé de reprendre le bâton du pèlerinage en 2005, lui-même, accompagné de photographe et tatoueur pour aller au bout du parcours et immortaliser sa performance. Voici une suite de photos sélectionnées.

Jeune artiste chinois

Saviez-vous quoi? En ce moment précis, en regardant ces images, nous pensons à l’eau-forte de Rembrandt. N’ayez craint! Nous ne fumons pas d’herbes illicites! Nous expliquons.

À l’époque de Rembrandt, on utilisait surtout le cuivre­ pour l’eau-forte. Comme vous le savez maintenant même si vous ne le saviez pas, pour obtenir des images d’excellente qualité, Rembrandt, lui, il faisait évoluer son image au fur à mesure, et faire tirer plusieurs copies à chaque étape.

Cet jeune artiste chinois a appliqué tout simplement ;-) la notion d’état en gravure de Rembrandt, chaque image est autonome. Voici Les trois croix de Rembrandt, état 2, état 3 et état 4.

Bon, voilà et A+!

Squelette de femme mexicaine

Dimanche 19 septembre 2010

La Catrina, squelette mexicaine

Encore un petit billet variation sur un thème, aujoud’hui, de la squelette de femme mexicaine, La Catrina. Une photo du défilé du 200e anniversaire de la révolution mexicaine, par Felipe Courzo.

Ce personnage de squelette de femme est un des symboles artistiques du jour des morts mexicain. C’est l’historien de l’art Jean Charlot, après la redécouverte d’une eau-forte de l’artiste graveur mexicain José Guadalupe Posada, a rendu quelque temps après la révolution mexicaine La Catrina populaire.

La Calavera de la Catrina

Voilà la gravure en question, pour les intéressés. C’est de l’eau-forte sur zinc. Le zinc est plus dur que le cuivre, une plaque de zinc favorise donc un tirage à grand nombre tout en préservant la netteté des lignes imprimées. Mais les puristes de l’eau-forte privilégient l’utilisation de plaques de cuivre. Pourquoi?

Car les lignes rongées par l’acide sur une plaque de cuivre conservent mieux la souplesse de celles-ci comme si elles étaient dessinées à la main, alors que sur zinc, les lignes deviennent rigides comme témoigne cette gravure de Posada. Un peu comme utiliser du botox pour rendre un visage moins ridé. Le visage peut apparaitre plus jeune mais moins expressif.

Supplice… à l’espagnol

Dimanche 6 juin 2010

En parlant du supplice, de l’intérêt supérieur qui guide les actions des êtres et de leur vicissitude, quelques images extraites de la série « Désastres de la guerre » de Francisco Goya.

Nous vous prévenons : Coeur sensible à s’abstenir…

Goya est un artiste qui affectionne la représentation de la douleur et particulièrement de cette nature humaine qui vacille entre la beauté sublime à la maya, nue ou habillée, et la laideur abjecte… humaine.

supplice espagnol

Supplice, par Goya

Désastres de la guerre - Quoi peut-on faire de plus, Goya

"Ils en profitent", extrait de la serie "Désastres de la Guerre", Goya